‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 2)Chapitre 66 sur 138 · Tome XI. Hist. onc. I J · texte numérisé non relu

Tome XI. Hist. onc. I J

K)/j riISTOIili: A NCIJiNNE.

Enfin l'histoire prit mie forme régulière, cl fut écrite en prose. Q. Fabius Pictor est Je plus ancien des historiens latins : il vivait du temps de la seconde Liv. lib. ai. guerre punique. L. Cincius Alimentus était du même temps. Tite-Live les cite souvent tous deux avec éloge. On croit qu'ils avaient écrit leur histoire d'abord en grec, puis en latin. Cincius avait fait certainement dans cette dernière langue l'histoire de Gorgias, célèbre rhéteur.

Caton le censeur (J/. PojTiiis Cato) mérite à plus

juste titre qu'eux la qualité d'historien latin : car il

est certain que c'est dans cette langue qu'il avait écrit

son histoire. Elle était composée de sept livres , et avait

Corn Nep po^r titre Origines, parce que dans les second et troi-

iufragm. gi^uie livrcs il expliquait l'origine de toutes les villes

d'Italie. Il paraît que Cicéron faisait un grand cas de

lu Brut, cette histoire. Jani vevo origines ejus iCatonis) quem

Jloreni , aut quod lumen eloquentiœ non liabent r Mais, sur ce que Brutus trouvait cette louange outrée, il y met une restriction, et ajoute qu'il ne manquait aux écrits de Caton et aux traits de son pinceau que certaine vivacité et certaines couleurs qui n'étaient pas ii>id. u. 2ij8. encore en usage de son temps : intelliges nihil illius lineamentis nisi eorum pignientorum , quœ inventa mondiim erant,j7orem et cola rem dejuisse.

On cite aussi parmi ces anciens historiens L. Piso Frugi, surnommé Calpurnius. Il fut tribun du peuple spus le consulat de Censorinus et de Manlius , l'an de Rome 6o5. H fut aussi plusieurs fois consul. Il était jurisconsulte, orateur et historien. Il avait composé des harangues qui ne se trouvaient plus du temps de Cicéron, et des annales d'un style assez bas, au senti-

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ment de cet orateur. Pline en parle plus avantageusement.

Le véritable caractère de tous ces écrivains était une grande simplicité ^. Ils ne connaissaient point encore ce que c'était que délicatesse, beauté et ornement du discours. Contents de se faire entendre, ils se bornaient à un style court et succinct.

Je passe maintenant aux historiens qui sont plus connus , et dont nous avons les écrits.

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