‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 2)Chapitre 7 sur 138 · Tome XI. Hist. anc · texte numérisé non relu

Tome XI. Hist. anc

34 HISTOIRE ANCIF.^NI-.

cissenient. Le poète l'a bien senti; et c'est ce qui lui a fait de temps en temps répandre des fleurs à pleines mains , en quoi sa rivale , la célèbre Corinna , lui a même reproclié l'excès.

jLii. ',,0(1.9.1 Véritablement Horace ne le loue que par le,caractère de sublimité. Selon lui , c'est un cygne qu'un effort impétueux et le secours des vents élèvent jusque dans les nues : c'est un torrent qui , grossi par l'abondance des eaux , renverse tout ce qui s'oppose à l'impétuosité de son cours. Mais , à le regarder par d'autres endroits , c'est un ruisseau paisible , dont l'eau claire et pure coule sur un sable d'or entre des rives fleuries. C'est une abeille qui , pour composer son nectar , ramasse sur les fleurs ce qu'elles ont de plus précieux.

Son style est toujours proportionné à sa manière de penser, serré, concis, et sans trop de liaison dans les mots : l'esprit en découvre assez dans la suite des choses qu'il traite , et les vers en ont plus de force. Le soin d'ajuster des transitions ne ferait que ralentir le feu du poète en donnant à l'enthousiasme le temps de se refroidir.

En parlant, connue j'ai fait, de Pindare, je ne prétends pas le donner pour un auteur sans défauts. Il en a, qu'il est difficile d'excuser; mais le nombre et la grandeur des beautés qui les accompagnent doivent les couvrir et les faire presque disparaître. 11 fallait qu'Horace, bon juge en toute matière, mais surtout en celle-ci , eût conçu une haute idée de son mérite, puisqu'il ne craint point de dire qu'on ne peut , sans une témérité visible, prétendre l'égaler. Pindarum quisquis studet œmulari , etc.

AEiian.i. i3, Piudare eut une dangereuse rivale dans la persanne

tie CoRiNNA, qui se distlngiia dans le même genre de poésie que lui , et qui lui enleva cinq fois la palme dans les disputes publiques. Elle fut surnommée la muse lyrique.

Alexandre - le - Grand , lorsqu'il ruina la ville de Pint.inAiex. Thèbes, patrie de notre illustre poète, rendit, longtemps après sa mort, un juste et glorieux hommage à son mérite dans la personne de ses descendants , qu'il discerna du reste des citoyens de cette ville malheureuse, et dont il ordonna qu'on prît un soin particulier.

J'ai parlé ailleurs de quelques ouvrages de Pindare^ à l'occasion d'Hiéron : on peut consulter l'endroit.

§ VI. Des poètes élégiaques.

Elégie^ selon Didyme, vient de ï £"Xey£iv , dire hélas! selon d'autres, de tkzQ^ >>£ysiv, dire des choses touchantes. Les Grecs, dont les Latins ont suivi l'exemple, composèrent leurs poésies plaintives, leurs élégies, en vers hexamètres et pentamètres entrelacés. Depuis, toute pièce écrite en vers hexamètres et pentamètres a été appelée élégie., quel qu'en fût le sujet, gai ou. triste.

Versibus impariter junctis qiierimonia primùm , Horat. iu

Mox etiam inclusa est voti sententia compos. ^^\^ T"^*"'-

Il ne nous reste aujourd'hui aucune élégie grecque, prise dans le premier sens, si ce n'est celle qu'Euripide a insérée dans son Andromaque, qui ne contient

que quatorze vers. On ne sait point qui est l'inventeur de l'élégie.

llorat. in Quis tamen exij^uos elegos emiserit auctor

poe . Grainmatici certant , et adhuc sub judice lis est.

Comme elle était destinée, dans sa première institution, aux gémissements et aux larmes, elle ne s'occupa d'abord que de malheurs et d'infortunes. Elle n'exprima d'autres sentiments, elle ne parla d'autre langage que celui de la douleur. Négligée, comme il sied aux personnes affligées, elle cherchait moins à plaire qu'à toucher : elle voulait exciter la pitié, et non l'admiration. Ensuite on l'employa à toutes sortes de sujets, et surtout à la passion de l'amour. Mais elle retint toujours son même caractère, et se souvint de sa première origine. Ses pensées furent toujours naturelles et éloignées de toutes recherches d'esprit, ses sentiments tendres et délicats, ses expressions simples et faciles; et toujours elle conserva cette marche inégale dont Ovide lui fait un si grand mérite i^in pedibus vitiitm causa decoris erat\ et qui donne à la poésie élégiaque des anciens tant d'avantage sur la notre.

Périandre, Pittacus, Solon, Chilon, Hippias , écrivirent en vers élégiaques leurs préceptes de religion , de morale, de politique : en quoi ils eurent pour imitateurs ïhéognis de Mégare et Phocylide. Plusieurs des poètes dont j'ai parlé jusqu'ici ont composé aussi quelques élégies; mais je ne rapporterai ici que ceux qui se sont appliqués particulièrement à ce genre de poésie , et je n'en choisirai qu'un petit nombre. Am.m.3:>.jo. Gallinus. Il était d'Ephèse. C'est un des plus an-

SCfEIN'CES ET ARTS. 3'

cicns poètes éiégiaques. On conjecture qu'il tlorissait vers le commencement des olympiades.

MiMiyERMUS, de Colophon, ou de Smyrne. Il était ax.m.34oS. contemporain de Solon. Quelques-iuis le font inventeur du vers élégiaque. Du moins il lui donna sa perfection, et peut-être fut-il le premier qui transporta lélegie des funérailles à l'amour. Les fragments qui nous restent de lui ne respirent que la volupté, et c'est siu" ce pied qu'Horace en parle.

Si, Mimnermus uti censot, sine amoro jocisque Uorat. lib. i,

Nil est jucunduui, vivas in amoro jocisque. rr"t3*'l

SiMOîNiDE, dont les vers étaient si touchants, pour- AN.M.344.; rait être rangé parmi les poètes éiégiaques; mais je lai placé ailleurs.

Philétas de Cos, et Calloiaqie de Cyrène, vé- '*-NM.37a4. curent tous deux à la cour de Ptolémée Philadelplie, dont Philétas fut certainement précepteur, et Callimaque,à ce qu'on croit, bihliothécaire. On regardait Quintii.i.io, celui-ci comme le maître de l'élégie, et celui qui y '^^*" ^' avait le mieux réussi : cujus [elegi'œ) pi'inceps habetur CalUmachus; et on donnait le second rang à Philétas : secundas^ confessione plurimonmi^ Philœtas occupavit.

Voilà le sentiment de Quintilien. Mais Horace paraît déférer le ran» à IMinmernuis au-dessus de Callimaque.

Si plus adposcere vistis, Lil>. 2, Ep. .1,

Fit Mimnermus, et optivo cognomine crescit. t^- *"^1

Callimaque avait embrassé tous les genres de littérature.

38 JIISKJIF. E AiNClENJV£.

§ VII. Des poètes , auteurs cV épigramines .

L'épigramme est une espèce de poésie courte, susceptible de toutes sortes de sujets , qui doit finir par une pensée vive, nette et juste. Ce mot, en grec, signifie inscription. Celles que les anciens mettaient aux tombeaux, aux statues, aux temples, aux arcs de triomphe, étaient quelquefois en vers, mais dont le caractère était une grande simplicité. On a depuis attaché ce nom à l'espèce de poésie dont je parle. L'épigramme est renfermée ordinairement dans un petit nombre de vers : quelquefois pourtant on lui donne plus d'étendue.

J'ai dit que cette poésie était susceptible de toutes sortes de sujets. Cela est vrai, pourvu qu'on ait soin d'en écarter toute médisance et toute obscénité.

La liberté que les poètes comiques s'étaient donnée à Athènes d'attaquer hardiment les citoyens les plus considérables et les plus vertueux ^ , donna lieu à une loi qui défendait de déchirer ainsi par des vers mordants la réputation de qui que ce fût. A Rome , parmi les lois des douze tables ^ , qui condamnaient rarement à mort, il y en avait une qui soumettait à cette peine quiconque, par des vers diffamants, aurait décrié im citoyen. La raison que Cicéron en apporte est bien sen-

I . ...In vitium libellas excidil , et vim «]Nosti;B COntrà XII tablllœ, quum

Dignam lêgc régi. Lex est accepta . perpaucas res capite sanxissent , in

choi-usque , . , . , "

Tuipiter obticuit. ^^'' h^nc quoque sanciendam puta-

(HoEAT. in ..^rte/joff.) veruiit, si quis actitavisset , sive

3 Si mala condiderit in quemquis caiinen coiididi.sset , quod iiifamiain

carmina , jus est „ ^ „ •^- i^ • /r>

, ,. . ■' offerret flaffitiumve alten. » (Lie.

Judiciuinque. '' ^

(HoRAT. lib. 2 , sat. ,.) de Rep. hb. ^,apudD. August. 1. i. cap. 9, Civit. )

SCIENCES ET ARTS. j()

sée et bien remarquable. « Cette loi, dit- il, est sagece ment établie. Il y a des tribunaux à Rome où l'on « peut noiis appeler pour rendre compte de notre con- « duite devant les magistrats; mais notre réputation « ne doit pas être abandonnée à la noire malignité des «poètes, et il ne doit point être permis de former « contre nous des accusations infamantes sans que nous « puissions y répondre et nous défendre en forme dece vaut les juges. » Prœclare. Judiciis enim ac niagistratuiim disceptationibus legitimis proposilam vitam , non poëtarum ingeniis, liabere debemus; iiec probnua aiidire , nisi eâ conditione , ut respondere liceat , et judicLO dejendere.

La seconde exception, qui regarde la pureté des mœurs, n'est ni moins importante, ni moins fondée en raison. Notre pente au mal et au vice n'est déjà que trop naturelle et trop forte, sans qu'il faille encore l'augmenter par les charmes et les attraits de vers fins et délicats, dont le poison, caché sous les fleurs d'une poésie riante, pour me servir des termes que Martial applique aux sirènes % cause une joie cruelle, et par sa douceur enchanteresse porte la mort dans les âmes. Les plus sages législateurs de l'antiquité ont toujours regardé ceux qui font un tel abus de l'art des vers connue des pestes publiques, comme des ennemis et des corrupteiu's dn genre humain , qu'on devait abhorrer et réprimer par les notes d'infamie les plus flétrissantes. De^ si sages lois n'ont pas eu l'effet» qu'on en devait espérer, surtout par rapport à l'épigramme,

' Sirenas , hilarcm navigantium pœnani , Blandasqtie mortes, gaudiuniquc criiJtle.

4o HISïOIIiK ANCIENNE.

qui, de toutes les poésies, est celle qui s'est le plus livrée à l'obscénité.

En gardant les deux règles que je viens d'établir, les épigrammes n'auraient point été dangereuses pour les mœurs, et elles auraient pu être utiles pour le style, en y jetant de temps en temps et avec sobriété des pensées vives, déliées, agréables, telles que sont celles qui terminent les bonnes épigrammes. Mais ce qui était dans son origine délicatesse , beauté , vivacité d'esprit ( c'est proprement ce que les Latins entendaient par ces mots, acutus ^ acumen)^ dégénéra bientôt en une affectation vicieuse, qui passa dans la prose même, dont on s'étudiait à terminer presque toutes les phrases, toutes les périodes par une pensée brillante qui tenait de la pointe. Nous aurons lieu de nous étendre davantage sur ce sujet.

Le père Vavasseur, jésuite, a traité à fond la matière dont il s'agit ici , dans une préface également savante et élégante qu'il a mise à la tête des trois livres d'épigrammes qu'il a donnés au public. On trouve aussi, sur le même sujet, d'utiles réflexions dans le livre intitulé Epigrammatum delectiis ^ etc.

Nous avons un recueil d'épigrammes grecques , appelé Anthologie.

MÉLÉAGRE, natif de Gadare, ville de Syrie, qui vivait sous Séleucus VI, dernier roi de Syrie, est le premier qui a fait un recueil d'épigrammes grecques, qu'il non>ma Anthologie , à cause qu'ayant choisi ce qu'il trouva de plus brillant et de plus fleuri parmi les épigrammes de quarante-six poètes anciens, il regarda son recueil comme un bouquet de fleurs, et attribua une fleur à chacun de ces poètes, le lis à Anytes, la

SCIENCES ET A.RTS. ^\

rose à Sapho, etc. Après lui, Philippe de Thessalonique fit, du temps de l'empereur Auguste, un second recueil tiré seulement de quatorze poètes. Agathias en fit encore un troisième, environ cinq cents ans après, du temps de l'empereur Justinien. Enfin, Planude, moine de Constantinople , qui vivait en i38o, fit le quatrième , qu'il divisa en sept livres , dans chacun desquels les épigrammes sont rangées selon les matières par ordre alphabétique. C'est l'Anthologie telle que nous l'avons aujourd'hui. Il en a retranché beaucoup de sales épigrammes, de quoi quelques savants lui ont su bien mauvais gré.

Il y a dans ce recueil beaucoup de belles épigrammes, fort sensées et fort spirituelles; mais elles ne font pas le plus grand nombre.

ARTICLE II

Des Poètes latins.

La poésie, aussi-bien que le reste des beaux-arts, n'a trouvé que fort tard accès chez les Romains , occupés uniquement, pendant plus de cinq cents ans, de vues et de pensées guerrières, et sans goût pour tout ce qui s'appelle littérature. Ce fut la Grèce vaincue et soumise qui, par un nouveau genre de victoire, s'assujettit à son tour ses vainqueurs , et exerça sur eux un empire d'autant plus glorieux, qu'il était volontaire, et fondé sur une supériorité de lumières qui se fit respecter dès qu'elle fut connue. Cette nation savante et polie, se trouvant liée par un commerce étroit avec les Romains , leur fit perdre peu à peu cet air de gross^ièreté

l\l MISTOIKE A^C1J^NJ\E.

et de rudesse qui leur restait encore de leur ancienne origine , et leur inspira du goût pour les arts propres à cultiver, à adoucir et à humaniser les esprits.

Horat.lib. 2, Grsecla capta ferum victorem cepit, et artes

'^i"*'-^- Intulit ' agresti Latio. Sic horridus ille

Defluxit numerus Saturnius , et grave virus Munditiae pepulére.

Cet heureux changement commença par la poésie , qui s'applique principalement à plaire, et dont les charmes, pleins de douceur et d'agrément, se font goûter avec plus de facilité et de promptitude. Elle fut pourtant elle-même fort grossière et inculte dans les commencements. Ce fut sur le théâtre qu'elle prit sa naissance, ou du moins qu'elle commença à prendre un air plus poli et plus orné. Elle sessaya, pour ainsi dire, dans la comédie, la tragédie, la satyre, qu'elle conduisit peu à peu, et par des accroissements insensibles, à un grand degré de perfection.

Les Romains ayant été près de quatre cents ans sans aucun jeu scénique, le hasard et la débauche leur firent trouver dans une de leurs fêtes les vers "^ fescennins, qui leur tinrent lieu de pièces de théâtre près de six vingts ans. Ces vers étaient rudes, et sans presque aucun nombre, comme étant nés sur-le-champ, et faits par un peuple encore sauvage, et qui ne connaissait d'autres maîtres que la joie et les vapeurs du vin. Ils étaient

' Horace marque ici le temps où 2 Ces vers furent ainsi appelés

la poésie commença à se perfection- d'une ville dÉtrurie, nommée Fes-

ner chez les latins ; car elle était con- cennia, d'où ils furent apportés à

nue à Rome dès le temps de Numa; Rome.

Saliare Kuiin cannen.

( HoKAT. lib. 2 , ep. I. )

remplis de railleries grossières, et accompagnés de postures et de danses.

Fcscennina pcr hune inventa licentia moreni

, . , . . „ ,. Horat. Iib.2,

Versibus altérais opprobria rustica fudit. Epist. r.

A ces vers licencieux et déréglés succéda bientôt une lIv. m.. -,, autre espèce de poëme plus châtié , qui était aussi rempli de railleries plaisantes , mais qui n'avait rien de déshonnête. Ce poëme parut sous le nom de satyre {satura) à cause de sa variété; et cette satyre avait des modes réglés , c'est-à-dire une musique réglée et des danses ; mais les postures déshonnêtes en étaient bannies. Ces satyres étaient proprement des farces honnêtes, oii les spectateurs et les acteurs étaient joués indifféremment.

Livius Andronicus trouva les choses en cet état, Liv. ibiJ. quand il s'avisa le premier de faire des comédies et des tragédies à l'imitation des Grecs. D'autres poètes , en puisant dans les mêmes sources, suivirent son exemple : Nœvius, Ennius, Cécilius, Pacuvius, Accius et Plante. Ces sept poètes, dont je vais parler, vécurent presque tous en même temps dans l'espace de soixante ans.

Dans ce que je me propose de rapporter ici des poètes latins, je ne suivrai point l'ordre des matières, comme je l'ai fait en parlant des poètes grecs, mais l'ordre des temps, qui m'a paru plus propre à faire connaître la naissance, les progrès, la perfection et la décadence de la poésie^ latine.

Je diviserai tout ce temps en trois âges. Le premier comprendra l'espace d'environ deux cents ans, pendant lesquels la poésie latine est née, s'est accrue, et s'est fortifiée par différents progrès. Le second âge sera de

44 IIISTOHIE ANCIENNE.

cent ans environ, depuis Jules César jusqu'au milieu de l'empire de Tibère : c'est le temps où la poésie a été portée à son dernier degré de perfection. Le troisième âge contiendra les années suivantes, où, par des déclins assez prompts, elle est déchue de cet état, et a enfin dégénéré entièrement de son ancienne réputation.

§ I. Preiniei^ âge de la poésie latine. LIVIUS ANDRONICUS.

Euseb Le poète Andronicus prit le prénom à&Livius , parce

m ciiron. ^^'j] ^vait été mis en liberté par M. Livius Salinator,

dont il avait instruit les filles.

An m 3'64 ^ représenta sa première tragédie un an avant la

Cic. inBiut. naissance d'Ennius, la première année après la pre-

Aui. Geii. mière guerre punique, qui était l'année de Rome 5f4,

sous le consulat de C. Claudius Cento et de M. Sem-

pronius Tuditanus : environ cent soixante ans depuis

la mort de Sophocle et d'Euripide, cinquante depuis

celle de Ménandre, deux cent vingt avant celle de

Virgile.

CN. NiEVIUS.

An. M. 3769.

Aul. Gell iib. 17, C.2

Nœvius , selon Varron , avait servi dans la première \ui. Gell. guerre punique. Animé par l'exemple d'Andronique, il marcha sur ses traces, et commença, cinq ans après lui, à donner des pièces de théâtre : c'étaient des comédies. Il s'attira la haine de la noblesse, et surtout iu^aiîtn. c^'un Métellus ; ce qui l'obligea de sortir de Rome. Il se

retira à Utiquo, où il mourut. Il avait composé en vers l'histoire tle la première guerre punique.

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