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cune guerre au-cleliors; mais les disputes recommen- partie du cèrent au -dedans. Icilius , l'un des tril)uns, deniamla |"„ ",' p^ù^îic fjue , dans le quartier de l'Aventin , on cédât au peuple iL"v'îib'ï'' un terrain pour y bâtir des maisons. Cette colline, " -^i-
4^ UISTOIRK ROMAINE.
Diouys.i.io, d'une médiocre liauteiir, et de douze stades de tour ''^' (un peu plus d'une demi-lieue), était renfermée dans l'enceinte de la ville , mais elle n'était pas entièrement habitée : on y voyait une place plantée d'arlires, qui servait à la commodité du public. Les consuls différant de répondre, et tâchant de gagner du temps, le tribun dépêche un huissier aux consuls pour leur commander, de sa part, de convoquer sur-le-champ le sénat , et de s'y rendre sans retardement. Les consuls , indignés d'une démarche si hardie et si nouvelle, font repousser l'huissier porteur de tels ordres par un licteur. Icilius et ses collègues, piqués de cette insulte, se saisissent du licteur et l'entraînent pour le faire mourir. Le sénat, ne voulant pas user de violence, tâche de gagner quelqu'un des tribuns. Mais Icilius avait pris les devants, et leur avait fait jurer qu'aucun ne s'opposerait aux entreprises de ses collègues, toute leur force consistant dans l'union. Cependant ils relâchèrent le licteur, à la prière des magistrats. Le sénat consentit enfin que la loi passât. Elle portait « que les biens légi- « timement acquis par les particuliers sur le mont Aven- « tin demeureraient à leurs maîtres ; que ceux qui se « trouveraient avoir bâti sur des fonds qu'ils auraient « usurpés, ou par force ou par artifice, seraient tenus « de les rendre pour être appliqués au peuple, à conte dition qu'ils seraient dédommagés, selon l'estimation « des arbitres, de la dépense qu'ils auraient faite pour « leurs bâtiments ; que le reste du terrain , qui était au a public, serait partagé gratuitement entre ceux du « peuple j).
11 n'y avait rien que de raisonnable dans cette loi, et le sénat aurait dû l'accorder de bonne grâce, et
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mt'inc prévenir la dcinaiulc tlt's Irihuns : mais ils n'en obtenaient rien (|u';i la pointe de Tépée, tant l'opposition était grande, et devenue connne naturelle entre les deux ordres. Après la promulgation de la loi, les plébéiens s assemblèrent, et tirèrent au sort entre eux les places du terrain qu'on leur avait accordé. Cbacun Y bâtit selon ses pouvoirs. Quelques-uns se joignirent deux ou trois ensendjle , et firent à frais communs les dépenses d'une maison, dont les uns occupaient les prt'miers étages, les autres les derniers. Toute cette année se passa à construire des bâtiments, que le nombre des citoyens, qui augmentait tous les jours, rendait nécessaires.
Mais ce qui fit dans cette dispute une brècbe considérable à l'autorité des consuls, c'est que les tribuns, à l'exemple d'Icilius, se maintinrent dans la possession de convoquer le sénat; eux qui, dans leur institution, n'osaient entrer dans un lieu si respectable, s'ils n'y étaient appelés, et qui attendaient sous un portique <[u'on leur lit savoir ce que la compagnie avait décidé.
Les mêmes tribuns du peuple furent continués.
T. ROMILILS. ^''- ^- =*99-
Av.J.C.453.