‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 9 sur 141 · C. HGRATIUS · texte numérisé non relu

C. HGRATIUS

Les Eques et les Sabiiis se mirent de nouveau en Ouorrr «ou-

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campagne, lis ravageaient les terres des Homains et des eiic^Sabins.

4o HISTOIRE ROMAINE.

Dionys...io, alIiés avec une hardiesse et une insolence qui firent

UvAih.\, craindre pour Rome même. Les consuls ordonnèrent °' ^" des levées, auxquelles les tribuns , selon leur coutume, ne manquèrent pas de s'opposer. Quintius , qui avait été dictateur l'année précédente , et qui était revenu de sa campagne, fut d'avis, en cas que les tribuns persistassent dans leur opposition , que les consuls et tous les patriciens , avec leurs clients et leurs amis, prissent les armes et marchassent contre les ennemis. Il était persuadé que leur exemple entraînerait un grand nombre de citoyens, et exciterait le zèle de tous ceux qui aimaient sincèrement le bien public. Il ajouta que, pour lui , il se trouverait des premiers à cette glorieuse entreprise , et qu'il espérait retrouver dans son zèle pour la patrie les forces anciennes de sa jeunesse.

L'avis de Quintius ayant été universellement approuvé , tous les sénateurs , après être retournés chez eux, et avoir pris les armes, se rendirent avec leurs enfants, leurs clients et leurs amis, à la place où le consul C Horatius avait convoqué l'assemblée. Le spectacle de tant de vénérables vieillards qui se dévouaient si généreusement au salut de la république fit une vive impression sur les esprits , et tira les larmes des yeux de presque tous les assistants. Les tribuns sentirent bien qu'ils allaient être abandonnés. Ils firent entendre aux consuls qu'ils avaient une nouvelle proposition à leur faire, qui peut-être ne déplairait point au sénat, et qui pourrait tout concilier.

On crée dix Sur Icur parolc , le sénat s'assemble. Les tribuns, plwe au ^"' y furent admis, déclarent qu'ils sont prêts à con-

iicu de cinq, g^^j^f [j. g^x Icvées , à couditiou qu'au lieu de cincr tri-

Diouys. l.io, 1 1

pag. 6J7. buns on en créerait dans la suite dix chaque année. Il

ne paraissait pas d'abord que cette nouvelle création dût porter aucun dommage à la république. Claudius néanmoins s'y opposa fortement, et fit voir en peu de mots que , bien loin qu'on dût espérer que le peuple devint plus traitable et plus docile quand on aurait multiplié ses magistrats , il en serait plus farouche et plus insolent. Quintius, d'une autorité si respectable, montra au contraire qu'il serait avantageux au sénat qu'il y eût dix tribuns, parce qu'il y aurait moins d'union entre eux quand ils seraient en plus grand nombre. Cette opinion prévalut, et fut confirmée par un arrêt du sénat qui permettait au peuple de créer dix tribuns toutes les années; mais ce fut à condition qu'on ne nommerait, la première année, aucun de ceux qui l'étaient alors. Et comme il était arrivé plusieurs fois que ces sortes d'accords entre le sénat et le peuple avaient été violés après la fin des guerres qui avaient donné lieu de les conclure , afin qu'il n'en arrivât pas autant de celui-ci, on prit le parti de l'exécuter sur-le-champ. Le peuple s'assembla, et désigna les dix tribuns. Ce changement arriva trente-six ans après l'établissement du tribunat.

Les consuls marchèrent aussitôt contre les ennemis , et n'eurent pas de peine à les vaincre,

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