C. SLILPICIUS PiETICIJS. III. A». R
Ar.J.C. Jvi.
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(x- ne fut qu'a[)res plusieurs interrègnes que ces con- d«ij« suis furent nrjmmés. Ils étaient tous deux patriciens. Il j.j^el^.en». s'était passé <in/e ans depuis que les plébéiens avaient ^[\^^'^^^^' été admis au consulat.
Les guerres du dehors occupèrent peu les Romain» : mais les disputes furent vives au-dedans entre les deux «•orps de l'état , sut tout lorsqu'il s'agit de tenir l'assemlilée pour l'éle* tion des magistrats. I^s consuls pensaient qu'étant deux patriciens qui avaient reçu le consulat, c'était pour eux, non-seulement une action de vigueur et décourage, mais un engagement d'honneur <le le transmettre pareillement à deux patriciens. lU ne pouvaient souffrir de partage , et se persuadaient qu'il fallait ou l'ahariflonner entièrement au peuple, ou le lui erdirver «•ntiLr<-ment. Les pléhéiens, de leur coté, frémissant de colère , disaient a qu'ils s<'raient indignes « de vivre, et d'être comptés au nombre des cit£>yens, >t si un privilège que le courage de deux d'entre eux leur rt avait acquis (c'étaient Scxtius et Licinius^, tous ena semble ils ne pouvaient le conserver : qu'il fallait tt plutôt souffrir la domination des rois ou celle des déu cemvirs, ou toute autre encore plus odieuse, que de « laisser deux patriciens remplir ensembi*- le consulat,
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« et de consentir que des deux ordres de l'état, qui « doivent partager également entre eux Tautorité , l'un (( demeure toujours maître du gouvernement, et l'autre « soit condamné à une éternelle servitude. »
Les tribuns ne manquaient pas d'allumer le feu de la discorde; mais lés esprits étaient si généralement et si vivement échauffés, que, dans le soulèvement universel , à peine les chefs se faisaient-ils distinguer. On recommença plusieurs fois l'assemblée sans pouvoir rien conclure. Enfin le peuple , contraint de céder à l'opiniâtre persévérance des consuls , se retira outré de dépit , et suivit ses tribuns , qui lui criaient que c'en était fait de la liberté, et qu'il fallait quitter non - seulement le Champ - de - Mars , mais la ville même , réduite à un honteux esclavage sous l'autorité despoticjue des patriciens. Les consuls, abandonnés par ime partie du peuple , ne laissèrent pas de continuer l'assemblée , quelque peu nombreuse qu'elle fût. On nomma pour consuls.
An. R. /,oi. jyj FA.BIUS AMBUSTUS. III.
Av.J.C.Jji.