L. JULÏUS
La ville de Fidènes, qui était une colonie romaine, Ambassa-
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se rangea cette annee-ci du cote des Veiens , qui avaient romains tués
alors pour roi Lars ïolumnius. Ils ajoutèrent à la ré- je'^Toium-
volte un crime bien plus noir, en tuant par Tordre de "'v^ienL^^*
Tolumnius les ambassadeurs romains qui venaient se ^iv. iib.4,
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plaindre, et demander raison du nouveau parti qu'ils avaient pris. Quelques écrivains , pour couvrir la faute du roi, disent qu'une parole q'.'ii prononça en jouant aux dés fut prise par les Fidénates ,qui venaient le con-
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siilter sur le traitement qu'ils devaient faire aux ambassadeurs, comme un ordre de les tuer. Mais Tite - Live rejette bien loin cette manière de raconter le fait, et montre qu'il est hors de toute vraisemblance qu'un prince consulté par de nouveaux alliés sur un cas aussi grave que celui dont il s'agit ici , eût continué tranquillement son jeu ; et qu'il est tout naturel de penser que le roi leur donna ce conseil pour les engager plus fortement dans son parti par line rwpture de cette sorte , qui ne leur laissait aucun lieu de retour vers les Romains.
Quoi qu'il en soit, ceux-ci commencèrent par ériger près de la tribune aux harangues des statues aux trois ambassadeurs qui avaient été tués : puis ils songèrent sérieusement à tirer vengeance d'un violement si horrible du droit des gens. L'importance de l'affaire empêcha les tribuns d'exciter du trouble. On nomma des consuls.
An. R. ^iS. ]^j. gÉGANIUS MACÉRINUS. III.