‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 4 sur 141 · C. CLAUDIIJS. . · texte numérisé non relu

C. CLAUDIIJS. .

An. R. 1(\\.

P. VALÉRIIJS. II. Av.J.C.458.

Les tribuns, ne remarquant plus la même ardeur Les tribuns dans la plus considérable partie du peuple, que les unfluxbrliit patriciens avaient adoucie par leurs bons offices et par 'uorde'ir" des démonstrations de bienveillance, mirent en mou- l'^'^f'^^'' veulent de nouvelles macbines pour les lui rendre sus- ^^'""/'' li"" pecls. Tout moyen leur était bon, quel([ue injuste et Liv. lib^ 3", quelque odieux qu'il fiit, tant la passion les aveuglait. Ils répandent le bruit dans la ville, et ont le front d'aller dans le sénat même porter la nouvelle d'une conspiration terrible, dont ils ont eu des avis certains

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de plusieurs endroits et par plusieurs lettres : ils les avaient eux-mêmes fabriquées, ce Elle avait, disaient-ils, « pour chef Céson, qui était actuellement dans Rome. « Le dessein était de tuer les tribuns , et de faire maince basse sur le menu peuple. Les anciens du sénat ce avaient chargé la jeunesse patricienne d'exterminer ce la puissance tribunitienne, et de rétablir le gouverec nement sur le pied où il était avant la retraite sur le ce mont Sacré. » Le consul Claudius , qui connaissait bien les tribuns , et qui savait de quoi ils étaient capables, soutint que cette prétendue conspiration était une pure fable, controuvée à plaisir pour alarmer les esprits faibles, et il le prouva clairement par les circonstances mêmes du récit qu'ils en avaient fait. Il en dit autant devant le peuple. Les plus sensés d'entre les plébéiens s'aperçurent aisément qu'on voulait les intimider par de vaines terreurs. Quelques-uns donnèrent dans ces faux bruits, et les prirent pour des vérités. C'en était assez pour les tribuns. I! suffit pour l'ordinaire à ces semeurs de faussetés et de calomnies eju elles fassent impression sur quelques esprits : c'est autant de gagné pour eux.

iicrJonius Peut-étrc que les tribuns avaient eu quelque notion s;ii.ii.,s'c.n- confuse d'un dessein de conspiration qu'on vit effec-

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,.ir<.ie:iiost tivcmeut éclorc bientôt après, et que leur baine avait déteiininé contre les patriciens des soupçons et des craintes qu'ils auraient du tourner contre un ennemi (lu dehors. C'était Herdonius, Sabin fort riche et fort |)uissanl , et encore plus hardi et plus ambitieux, à (lui les dissensions epii rt'gnaient dans llome avaient fait naître l'espérance de s'en re'ndre maître. Aceoml»af^né d'exilés et d'esclaves, qui montaient à plus de

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