‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 47 sur 141 · Tome Xir. Ilist. Rom. j · texte numérisé non relu

Tome Xir. Ilist. Rom. j

(f quelles sont celles qui ont été ensuite, pendant l'espace « de trois cents ans , conquises sur les voisins de la ré- « publique, et que des particuliers ont acquises en dif- « férents siècles : que le projet d'une loi qui établirait « une égalité parfaite dans la fortune de tous les citoyens « ruinerait la subordination, si nécessaire dans un état, « et que les riches , soit patriciens , soit plébéiens , ne « se laisseraient pas dépouiller si aisément du bien qu'ils « avaient hérité de leurs ancêtres , ou qu'ils avaient « acheté de bonne foi des légitimes possesseurs ; et (c qu'infailliblement une recherche si injuste exciterait « une guerre civile, et coûterait peut-être le plus pur « sang de la république ». Enfin , à force de prières et d'instances, ils agirent si heureusement, que des dix tribuns ils en gagnèrent six qui s'opposèrent à la publication de la loi.

Mécilius et son collègue , outrés de voir sortir l'opposition de leur propre tribunal et de leur collège, traitèrent leurs collègues de traîtres, d'ennemis du peuple , et d'esclaves du sénat. Mais , malgré toutes ces injures, comme il ne fallait que l'opposition d'un seul tribun pour arrêter la poiu^suite et l'action des neuf autres, et qu'il s'en trouva six qui s'opposèrent à la réception de la loi, Mécilius et son collègue furent obligés de se désister de leur entreprise.

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P. CORNÉLIUS COSSUS. An. R. 34o.

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