L. FURIUS MÉDULLINUS. IH
Q. SERVILIUS FIDÉNAS. II.
Q. SULPICIUS CAMÉRINUS. II.
Il ne se fit néanmoins rien d'important cette année.
On ravagea seulement les terres des Falisques et des
Capénates , sans rien épargner de ce que le fer ou le feu
pouvait ruiner.
Une frue Entre plusicurs autres prodiges, la crue subite du
îï'AiiTe''don- ^^^ d'Albe ^ , arrivée tout d'un coup sans qu'il y eût eu
ne heu d'en- jg pluic ct saus Qu'ou cu Vit aucunc causc naturelle
voyer a ' ^
Deipiies. ( car alors la physique était peu connue), attira l'atten-
Rt^ponse de \ .1, , 1/ a
Toracie. tiou des Romams, d autant plus que 1 extrême seche-
Liv. lib. 5, ,,,,,.. , ,
.aj). 15-17. resse de 1 ete avait tan toutes les sources du pays et mis in Cainiio , prcsqu'à sec toutes les rivières. Pour savoir ce que les i>. i3<), i3i. (ijgyj^ présageaient par ce prodige, on envoya des députés à Delphes.
' << Ut sunt mobiles ad super.sli- ' f.aciis Âlbamis , actuellement
tiuneni percul.sae senoel mentes. -> lac d' /llhano. — L. (Tacit. Jnn. lib. i, cap. '28.)
HISTOIRE ROMAINE. 3ig
Il se présenta une occasion d'en avoir l'explication à moins de frais. Comme ordinairement, dans les longs sièges, les assiégés et les assiégeants parlent et se mêlent souvent ensemble, il arriva qu'un Romain fit connaissance et eut de fréquents entretiens avec un vieillard véien qui passait pour fort habile dans l'art de deviner, et qui lui expliqua le prodige dont on était en peine. Ayant trouvé le moyen de l'attirer hors des portes de la ville, il le saisit au corps, et comme il était plus fort que lui, il l'enleva, et, avec le secours de quelques camarades, il le mena devant le général, qui , après l'avoir entendu , le fit conduire à Rome. Introduit dans le sénat, et interrogé sur la crue du lac d'Albe, il répondit qu'il fallait que les dieux fussent bien irrités contre les Véiens, lorsqu'ils lui avaient mis dans l'esprit de découvrir à un Romain ce qui devait causer la ruine de sa patrie; mais que les dieux étaient les maîtres, et qu'il ne pouvait pas aller contre leur volonté : qu'il était donc écrit dans le livre des destins que, quand l'eau du lac Albain se serait accrue, si les Romains la faisaient écouler de la manière dont cela devait être fait , et il la leur enseigna ' , ils remporteraient la victoire sur les Véïens ; qu'avant cela les dieux n'abandonneraient pas Véïes. Quoique frappés de cette prétendue prophétie , les Romains désiraient un meilleur garant, et ils crurent devoir attendre le retour des députés. Cependant on nonnna de nouveaux tribuns militaires.
' Cicéron l'explique en faisant Romains ; que , si elle n'arrivait pas
dire à ce devin que, si l'eau du lac, jusqu'à la mer, ce serait un bon
en s'éeuulaDt , parvenait jusqu'à la signe peureux. (Lib. i, de Divin.
mer, ce serait un malheur poiu- les n. loo. )
A.. R. 3:78. ^' J^iLlUS IULUS.
Av,.r,C.3y/i. L. FURIUS MÉDULLINUS. IV.