tome, cJt pouvoir la demander pour un autre. Alexas, ou Alexan
"'aroTta-' ^^'^ ^^ Lciodicée en Syrie, avait tenu un rang très-
"'*'". distingué à la cour d'Antoine et de Cléopatre, et aucun
l'iutarch, o ^ '
des Grecs ne fut de son temps plus puissant que lui. Ce n'était pas par des voies bien honnêtes qu'il était parvenu à cette puissance. Il s'était rendu le ministre et l'instrument de Cléopatre pour captiver et subjuguer Antoine, et pour renverser tout ce que la raison lui inspirait quelquefois de bons sentiments par rapport à Octavie. Antoine, qui avait beaucoup de confiance en ses talents et en son zèle, l'envoya d'Alexandrie vers Hérode pour tâcher de retenir ce prince dans son parti. Mais c'est en vain que les grands se promettent la fidélité de la part des ministres de leurs plaisirs. Alexas trahit Antoine, et demeura auprès d'Hérode. Il osa même, sous la protection du roi des Juifs, se présenter devant Octavien. Il s'était trompé dans son espérance : ses offenses étaient de nature à ne pouvoir être pardonnées. Octavien le fit charger de chaînes, et il voulut qu'il fût transporté dans la ville de Laodicée sa patrie, afin qu'il y subît le supplice à la vue de tous s«'s concitoyens. C'est ainsi qu'Antoine , encore vivant , fut vengé de ce traître.
Hérode s'en retourna dans son royaume en diligence , Octavien ,
/ 1, 1 • ■ /-\ ■ ' passant par
pour se mettre en état dy bien recevoir Uctavien, qui lajudée.est
I i M. l'û i maenifique-
devait passer sur ses terres en marchant contre 1 iigypte. mentrecu et 11 lui fit réellement une magnifique réception à Ptolé- ^"^tode"" maïde , lui donna un repas superbe , à lui et à tous ses J«**«p''amis, au nombre de cent cinquante, et distribua du vin et des viandes à tous les soldats. Il ajouta un présent à Octavien de huit cents talents ; et comme aux approches de l'Egypte se trouvait un désert aride , il y fit voiturer de l'eau en abondance pour les besoins de l'armée. Par toute cette conduite , Hérode donna de lui aux Romains une idée très-avantageuse, et il parut avoir l'ame plus grande que son royaume.
Octavien, continuant sa marche, arriva devant Pé- Péiuse est
livrée à 0<;-
luse. Cette place , très-forte par son assiette , et munie tavieu par la
• • I? A 1 1 . trahisou de
d une bonne garnison , pouvait 1 arrêter plus long-temps, ciéopatre. Mais Séleucus, qui en était gouverneur, n'eut pas le courage de la défendre ; ou plutôt , il avait des ordres secrets de Cléopatre de, la livrer. Car cette princesse n'espérant plus se sauver par Antoine, et se flattant d'être aimée d'Octavien , voulait se faire un mérite auprès du vainqueur de ses trahisons envers celui dont elle avait causé toute l'infortune. Quelque aveuglé que fût Antoine, cet événement lui fit concevoir des soupçons. Mais Cléopatre les dissipa bientôt en livrant à sa vengeance la femme et les enfants de Séleucus.
Dans le môme temps elle fit porter dans un magni- Elle fait por.
^ ter dans son
fique monument qu'elle s'était fait construire, et ou monument
. , , . . , tout ce que
elle avait pratique plusieurs niches et caveaux , tout son palais