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2 H <5" aùôâ^Eia., ipvkfJLia £ûvgdcg;.
Cette pensée de Platon est parfaitement belle, mais ne se fait pas sentir tout d'un coup. M. Dacier l'a traduite ainsi : La jiertè est toujours compagne de la solitude ; ce qui n'offre aucune idée, ou plutôt en présente une absolument contraire à la vérité Car il n'est point vrai que la lierté se trouve toujours dans la solitude. Un homme seul et réduit à lui-même en est peu susceptible , et n'a point d'occasion de la faire paraître. Ce vice demande des témoins et des spectateurs. Aussi n'estce pas là la pensée de Platon. Il veut
dire, que la fierté écarte tout le monde : qu'elle éloigne de nous ceux qui nous devraient être le plus unis:
qu'au lieu que l'affabilité attire du monde de tous côtés auprès des grands, et les fait comme habiter au milieu d'une foule de personnes , même inconnues et étrangères , qui les approchent volontiers , et qui s'empressent de s'attacher à eux ; au contraire la fierté fait autour d'eux un désert, met tout en fuite, et les réduit à demeurer seuls comme dans une solitude , et par là les prive du secours des hommes dont ils ont besoin pour le succès de leurs affaires.
H <5" aùôa'tî'eia, èpnjxîa ÇÔvgucc;. La fiertr réduit un homme à la solitude.
= Rollin explique très-bien cette pensée de Platon , que Plutarque a'-