‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiquesChapitre 6 sur 85 · IV. Palais. Jardins suspendus · texte numérisé non relu

IV. Palais. Jardins suspendus

Diod. 1. -2, Aux deux extrémités du pont il y avait deux palais qui communiquaient ensemble par une voûte, quon avait construite sous le lit du fleuve pendant qu'il était à sec. Le vieux palais des rois de Babylone , situe au côté oriental du fleuve , avait trente stades de circuit , c'est-à-dire une lieue et demie. Tout près de là était le temple de Bel , dont nous parlerons bientôt. Le nouveau palais , situé vis-à-vis de l'autre , au côte occidental du fleuve, avait soixante stades ^ de circuit, qui font trois lieues. 11 était environne d'une triple enceinte de murailles séparées l'une de l'autre par un espace assez considérable. Ces murailles, aussi-bien que celles de l'autre palais , étaient embellies d'une infinité de sculptures , qui représentaient au naturel toutes sortes d'animaux. On y voyait sur-tout une chasse où Semiramis ,

' Une lieue un quart. — L.

de dessus son cheval, lançait un javelot contre un léopard , et où iVinus son mari perçait un lion.

Dans ce dernier palais étaient ces jardins suspendus, ^j^j n si renommés parmi les Grecs ^ Ils formaient un carré i*"^",^?'^!"

1 Strab. 1. 10,

dont chaque cote avait quatre cents pieds. Ils étaient ^.P'"'»,.'^^*^; élevés, et formaient plusieurs larges terrasses posées ca|>. i. en forme d'amphithéâtre , dont la plus haute égalait la hauteur des murs de la ville. On montait d'une terrasse à l'autre par un escalier large de dix pieds. La masse entière était soutenue par de grandes voûtes bâties l'une sur l'autre , et fortifiée d'une muraille de vingtdeux pieds d'épaisseur, qui l'entourait de toutes parts. Sur le sommet de ces voûtes on avait pose de grandes pierres plates de seize pieds de long et de quatre de large. On avait mis par-dessus une couche de roseaux enduits d'une grande quantité de bitume , sur laquelle il y avait deux rangs de briques lies fortement ensemble avec du mortier. Tout cela était couvert de plaques de plomb ; et sur cette dernière couche était posée la terre du jardin. Ces plate-formes avaient été ainsi construites afin que l'humidité de la terre ne perçât point en bas, et ne s'écoulât point au travers des voûtes. La terre qui y avait ete jetée était si profonde, que les plus grands arbres pouvaient y prendre racine. Aussi toutes les terrasses en étaient- elles couvertes , aussi-bien que de toutes sortes de plantes et de fleurs propres à embellir un lieu de plaisance. Sur la plus haute terrasse il y avait une pompe qui ne paraissait point , par le moyen de laquelle on tirait en haut l'eau de la rivière , et on en arrosait de là tout le jar-

' J'ai expliqué la construction de ces jardins , dans la Traduction de Strabon { t. V , p. r63 ). — L.

oAi HISTOIRE ANCIENNE.

din. On avait ménagé, dans l'espace qui séparait les voûtes sur lesquelles était appuyé tout l'édifice, de grandes et magnifiques salles, qui étaient fort éclairées , et avaient une vue très-agréable. Beros. apud Amvtis , femme de Nabuchodonosor , ayant été éle-

Joseph. *' ^ , . .

rontr.ipian. véc dans la Médic , dont Astyage son père était roi,

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