STÉSICHORE
Il était d'Himère, ville de Sicile, et se distingua dans la poésie lyrique, aussi-bien que les poètes dont il va être parlé dans la suite. On appelle poésie I3 rique celle dont les vers, c'est-à-dire , des odes ou des stances, se chantaient sur la lyre , ou sur d'autres instruments
I Cave, cave;namque in malos asperrimus Brunck) ; une d'Alcée de Messénie
Parata toJlo cornua
„ , , , . ., ( tom. I, pag. 490); une de Phi-
Ouales Lycambae spretus inhdo gêner, ;. i A-.i i • / tt
, . u .■ n I lippe de Ihessalomque (tom. II. Aut acer hostis bupalo. rr t \
( Epod. 6 [ V. i2.sq. ) pag. 2 35 ) ; une de Théocrite {^Epi-
^ Une de Léonidas de Tarente ^r. 21.) — L. AnaJect., tom. I, pag. 246, éd. 3 Dans celle de Philippe. — L.
la Lacon.
p. ?.oo.
pareils. Stésichore a vécu entre la 87^ et la 47^ olympiade ' . Pausanias , après plusieurs autres fables , raconte pausau que Stésichore , ayant perdu la vue , en punition des vers mordants et satiriques qu'il avait faits contre Hélène , ne la recouvra qu'après avoir rétracté ses médisances par une nouvelle pièce contraire à la première , ce qu'on appelle depuis palinodie. Quintilien ^ dit qu'il chanta des guerres considérables et d'illustres héros , et qu'il soutint sur la lyre la noblesse et l'élévation du poëme épique.