‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiquesChapitre 67 sur 85 · ALCÉE · texte numérisé non relu

ALCÉE

Sa patrie était Mitylène, ville de Lesbos. C'est de lui que le vers alcaïque a tiré son nom. H fut l'ennemi déclaré des tyrans de Lesbos , et en particulier de Pittacus, qu'il ne cessa de déchirer par ses vers. On dit que dans un combat où il se trouva , saisi de frayeur , '^^p 9^ il jeta bas ses armes et se sauva par la fuite. Horace ^ raconte de lui-même une pareille aventure. Les poètes

se piquent moins de bravoure que de bel-esprit. Quin-

■ Et la 56' selon Harles. — L. onera lyrâ sustinentem. » ( Lib. lo ,

» <c Stesichorum , quàm sit inge- cap. i. )

nio validus , materia2 quoque osten- 3 Tecum Philippos et celerem (ugam

dunt , maxima bella et clarissimos S"" • "''«^'^ """ •"""* parmuli.

j ^ . . . . r Hor.iT. W. 7, lib. 2.,

canentem duces , et epici carminis ^ ' '

Herod. 1. 5,

|3o lllSTOIRt ANCIENNE.

tilien ^ dit que le style d' Alcée était serre , magnifique , châtie; et, ce qui met le comble à son éloge, qu'il ressemblait fort à Homère.

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