I. Hist. univ., t. III, col
SUR TH.-AGRIPPA d'aUBIGNÉ 2Ç
il laisse au vainqueur les paroles consacrées : « Mes compagnons, si vos cornettes vous manquent, ralliezvous à mon panache blanc, vous le trouverez au chemin de l'honneur et de la victoire. »
La présence de d'Aubigné au siège de Paris est attestée par deux épisodes. « Il me souvient, lisonsnous dans YHistoirt, qu'ayant retiré en une partie de mon logis quatre femmes et dix- huit petits enfans beaux et plaisants, comme enfans de Paris, au retour d'une cavalcade, nous trouvasmes tout mort et quatre corps incognus qui servoyent de porte au logis; tous les matins, nous avions de tels huissiers à monceaux. » Il prend sur sa foi, « appuyée de sa vue, » un phénomène étrange, produit par la foudre, sur deux seigneurs, en la maison royale de Chaliot, où le roi était allé « pour festiner dix de ses privez 1 . »
La Vie et VHistoire assignent un rôle assez important à notre maître de camp, à Chelles et à Lagny. Ce gentilhomme légèrement blessé dans une escarmouche et « dont il est marri de ne pouvoir donner le nom, » se nomme dans sa Vie. Pour la discussion militaire entre le roi, Biron et le tiers t d'Aubigné, en croyant lever le voile de l'anonyme dans la Vie, oublie qu'il a signé cette conversation dans VHistoire de son AUfh ou signe particulier a . Il y soutenait que ce qu'on jetait dans Lagny « estoit ce qu'il falloit pour perdre et non pour secourir, » et, si son conseil eût été suivi, peut-être Lagny n'eût pas été emporté « sous la moustache du Roy » et la route de Paris ouverte au duc de Parme.
En cette année (15-91), d'Aubigné, de retour en
1. Hisi. wmiv., t. III, col. 327. Voir âtusi notre t. II, p. 28).