‹ OEuvres completesChapitre 30 sur 73 · Hùt. uitiv., t. I", col. 882 et · texte numérisé non relu

Hùt. uitiv., t. I", col. 882 et

SUR TH. -AGRIPPA d'aUBIGNÉ III

rappelle à propos les sentiments de notre historien pour son collègue d'ambassade. D'Aubigné a, comme il le dit, servi son maître « à sa fantaisie » et il est difficilement impartial pour ceux qui, ayant servi le roi à la sienne ou a la leur, s'en sont bien trouvés. Mais qui lui reprochera ses justes sévérités pour la trahison d'un Condé, pour l'insolence dun d'Epernon, dont il connaît « la pesante haine, » pour un apostat comme Sancy , que, dans V Histoire, il a plutôt ménagés?

Pour dire, avec Mérimée, « qu'il n'a point eu d'amis, » il faut oublier, non seulement tant de capitaines qu'il a si chaleureusement vantés « et dont quelques-uns ont dû le payer de retour, un La Noue, par exemple, dont il vante en vingt endroits avec une déférence affectueuse le courage, la clémence et la probité, mais encore un comte de La Suze qui l'appelait son père; toute la famille Rohan, hommes et femmes, avec lesquels il entretient une correspondance si élevée et si touchante ; un Tronchin, le légataire de tous ses papiers, dont il écrit : « Je ne m'ayme pas tant que je crois estre aimé de luy, » un Esaïe Baille, qui l'entoure d'un filial et respectueux attachement. N'oublions pas surtout son meilleur ami, Claude de la Trimouille, dont l'affection suffirait à le venger d'une injuste accusation.

Plusieurs épîtres de consolations, adressées à ses amis dans leurs deuils et afflictions, prouvent son influence morale et son autorité sur leur esprit. Nous avons déjà cité une belle lettre de ce genre à M. de Rohan. La lettre à la sœur du roi % la duchesse de Bar,

i. Voir d-dettut, p. 6$.

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