I. Hist. univ., t. III, col
SUR TH. -AGRIPPA d'aUBICNÉ I77
Les historiens avec lesquels d'Aubigné a réglé hâtivement sa dette dans la préface ne sont plus cités que fort rarement dans le cours de Fouvrage. Ce sont ceux auxquels il a fait quelques emprunts, sur le patron desquels il a pu se conformer, ou simplement qui ont quelque titre à son admiration. Si grande soit-elle pour Sleidan 1 , « excellent historien » allemand de la Réforme, il l'exprime d'un mot; il renverra à du Haillan* pour quelques détails de négoce, paiera un mot d'éloge à Guichardin, Machiavel, Guillaume de Bellay, Commines, Jean de Serres J . S'il fait plus d'honneur à Montluc et à la Popelinière, en les mentionnant plusieurs fois, c'est à titre de capitaines.
Ronsard même, « gentilhomme de courage, » est cité pour « avoir fait ses légionnaires dans le Ven dosmois, » avec cette remarque étrange sous la plume d'un poète, que « les vers ne lui avoyent pas osté le courage de l'espee. » Dans deux lettres seulement, d'Aubigné, moins dédaigneux, s'est donné plus librement carrière. Un correspondant, dont nous ignorons le nom, s'avisa de lui demander un jour « un rolle des poètes de son temps et son jugement sur leurs mérites, » et d'Aubigné satisfit cette curiosité dans une lettre de six pages 4 . Avant François I er , ce n'est que « barbare grosserie. » Alain Charrier doit l'honneur d'une mention moins à son talent poétique qu'au baiser qu'une princesse déposa sur ses lèvres. D'Aubigné a essayé de faire son profit du « Romman de la Rose et de livres
x. Jean Philtpson, dit Joannts SUidMnus, 1 $06-15 $6.