‹ OEuvres completesChapitre 57 sur 73 · LETTRES · texte numérisé non relu

LETTRES

P. 1)1. — A M. d'Arfens. François d'Aarsens, 157a- 1641, fut ambassadeur des Provinces-unies i Venise, en Allemagne, en Angleterre et en France. Richelieu l'estimait tout particulièrement. — Pour l'intelligence de cette lettre et des suivantes, on peut se reporter aux pp. 99-103 de Sa Vii à fis infants. Nous citerons aussi quelques lignes empruntées à l'excellente Notice biographique de M. Théophile Heyer (p. 2\) : « Les années 1610, 1621 et 162a furent une époque de sérieuses inquiétudes pour Genève. De fréquents avis venus de divers côtés faisaient craindre de nouvelles tentatives de la part du duc de Savoie, Charles Emmanuel, qu'on disait invité par le pape à rétablir la messe dans nos murs. Fortifier la ville, s'assurer le secours des alliés, se procurer de l'argent pour se mettre en état de soutenir un siège, telles étaient les principales préoccupations de nos magistrats... Ayant è leur disposition un homme dont le zèle pour le parti réformé n'était pas douteux, un militaire expérimenté qui avait donné de nombreuses preuves de valeur et qui malgré son âge avancé était encore plein de feu, ils mirent à profit ses connaissances et son activité. » — Mef fieurs Deodati, Twain & Calandrînu Jean Deodati était pasteur, ainsi que Benedict Turretini, neveu de M"* e d'Aubigné. Louis Calandrin, fut un des exécuteurs testamentaires de d'Aubigné, et il nous apprend lui-même qu'il était onde de sa femme.

P. i)). — A M. Du Parc d'Archac. Les seigneurs du Parc d'Archiac formaient une branche de la maison de la Rochefoucauld. — Celui-ci était membre du Conseil provincial de la Saintonge. Il fut élu dans rassemblée de novembre 161 1 pour porter à la Reine les remontrances de ses coreligionnaires.

P. i)4- — k defaidt de Buquoy, & fa mort, Charles de Longueval, comte de Bucquoy, général de l'empereur Ferdi-

nand II, après avoir pris Presbourg sur Bethlem Gabor, fut défait et tué devant Neuhautel (Hongrie). — Nous ne pouvons que renvoyer aux mémoires de la guerre de Trente ans pour ce qui concerne le roy de Suède (Gustave Adolphe), le grand Seigneur (Othman 1 1), etc.

P. 1J5. — A M. de Bouillon, vicomte de Turenne, le père du grand Turenne. Voir ci-dessus, p. 40.

— Le Duc, Charles-Emmanuel, duc de Savoie de 1580a 1 6)0. Les ligueurs l'avaient nommé comte de Provence; mais Henri IV lui avait repris le Bugey, le Valromey et le pays de Gex. Après la mort de Mathias, il prétendit un instant au trône impérial.

— la harangue de Trafee. Allusion aux paroles adressées au questeur par Thraséas mourant : Specta, jwenis; in ea tempora nanti es, quitus firmare animum expédiât constanvhus exemplis. (Tacite, Arm., XVI, jj.)

P. 1 }6. — les muguets de Pénélope, qui... laijèrent la maifirejfe en paix. Dans VHifi. unh. (II, col. 1124), d'A. parlant de la folle tentative du prince de Condé sur Angers (1585), rappelle qu'en remettant au prince les clés d'une bourgade qu'il venait d'enlever, il lui dit à l'oreille : « Voici la chambrière de Pénélope, vous-vous en contenterez s'il vous plaifl, ii ne toucherez point à la maiftreiTe. »

— Pfeaume jo # : Viriliter agite & confortetur cor vestrum, omnes qui speratis in Domino. — Pfeaume 44* : Accingere gladio super fémur tuum, potentbsime.

P. 1)7. — A MM. de Graffrier & de Spitj, tous deux magistrats Bernois.

— la fortification de Berne. Voir ci-dessus, p. 10a.

P. 139. — M. Stek, professeur de philosophie à Genève, 1616, avait été appelé i Berne en qualité de commissaire du pays de Vaud.

— A M. Turetin, Benedict Turretini (Voir ci-dessus, p. 1 J 1), député de Genève aux Provinces -unies. C'est sur ses instances que le prince d'Orange envoya aux Genevois, comme ingénieur, M. du Motet, dont les plans furent préférés a ceux de d'A. Voir Heyer, pp. 25 et 26.

244 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 140-Iff.

P. 140. — Afrrôc tyi), « le Maître Ta dit, » comme avaient l'habitude de s'exprimer les disciples d'Aristote.

P. 14a. — un moindre médecin, etc. Comparaison familière è d'A. Voir ci-après, p. 229.

P. 14). — A M, Sarrafin. Voir ci -après, p. 448.

— leur ferviteur au quel ils ont commandé £ en mettre fin adrispjr efcrit. — La lettre ci-après, p. 58$, paraît être un mémoire plus développé sur la matière.

P. 146. — Leopold, l'archiduc Léopold, frère de l'empereur Ferdinand II.

— fefcrivois ces jours à M. le conte de la Suje... Nous n'avons point cette lettre; mais on sait que d'A. ne gardait pas toutes ses lettres, surtout celles qui pouvaient être compromettantes.

P. 148. — mon impunité. On lirait volontiers mon importunité.

P. 151. — ces dou\e mille hommes de pied. Voir ci -dessus, p. 155.

P. 152. — Au Conte de la Suje. Nommé par l'Assemblée de la Rochelle (1620) lieutenant-général des provinces de l'Ile-de-France, Champagne et Picardie, il se rendit en Dauphiné pour une entreprise sur Grenoble. Pris et livré au Parlement, le Roi le fit délivrer. Arrêté ensuite è Lyon, comme il allait rejoindre Mansfeld, la république de Berne le demanda comme général (1622) et le Roi accorda son consentement. Voir pp. 289, 360, etc.

P. 1 54. — fans vouloir aultre recompenfe que à* avoir faiâ encor un feryice à la mai/on de Bourbon avant mourir, passage à noter comme preuve du constant dévouement è la France de d'A.

— A M. le Connefiable, le duc de Lesdiguières, 1 543-1626. Il avait été revêtu de cette dignité en 1622, aussitôt après avoir abjuré le calvinisme à Grenoble. Voir ci-dessus, p. 78.

P. 155. — le précepte de Mucian. Voir dans Tacite (Histoires, II, 76) le discours de Mucien à Vespasien : Simul ipse qui suadet considerandus est, adjiciatne consilio periculum suum. Cf. ci-après, p. 295.

— je vous prie ne me conter point pour fi vieux. D'A. avait

NOTES ET VARIANTES, T. I, P. Iff-I7f. 24f

soixante-treize ans au moment où il faisait cette offre de service. Voir la lettre suivante et aussi la note, p. 214.

P. 156. — Lettre XIII. D'A. était devenu une sorte d'avocat consultant pour les affaires militaires. Voir p. ex. les trois lettres à M. de Saint-Gelays sur l'office de maréchal de camp (pp. 158-174), et la lettre à M. Huguetan sur les sièges (pp. 180-184).

P. 158. — le vieil Marefchal de Biron, 1534-1593, père de celui qui eut la tète tranchée.

P. 1 59. — le Viconte d'Auchy, de la maison de Mailly. Voir la Chronologie militaire de Pinart (t. VI). — Pour Fervaques. Voir ci-dessus, pp. ai, 11 et 25.

P. 160. — le Vidante de Chartres, François de Vendôme.

— la trop grande fuffifance des Grands Maiftres (de l'artillerie) ou leur faveur auprej des Roys. Allusion à Sully que d'A. n'aimait point.

P. 161. — cet excellent Prince, Guillaume de Nassau, prince d'Orange, ou Maurice son fils.

P. 166. — Coué, Couhé, petite ville de la Vienne entre Lusignan et Civray. Voici le passage auquel d'A. fait ici allusion : « Poiâiers nous appelloit, qui voyoit deija Coué affiegé & bruflé par accident, non par defefpoir 8c vengeance, comme on a efcrit : encor qu'un tiers de la garnifon foit péri, enveloppé dans ce feu : il void d'ailleurs l'armée des Princes quitter là S. Maixan : tous les petits chafteaux, comme Montreùil- Bonnin, Diffai, Gençai fc autres, rendus depuis à la fumée de Coué, etc. » Hift. unir., I, col. 421.

P. 174. — chefs d'aeuvrt. Où sont ces exemples des • trois » chefs-d'œuvre que d'A. trouve à propos de montrer? Cette lettre semble inachevée.

P. 175. — A VAmbaJJadeur de Venr\e t auprès des Cantons Suisses, le sieur Squaramelle ou Scaramelli. — On a nié à tort les rapports de d'A. avec la république de Venise. Voir p. 3)6.

— dufacheus 6» intempeftif affaire de M. de Soubi\e, son échec devant le fort de Blavet, à l'embouchure de cette rivière. Voir la lettre suivante*

P. 176. — A M. Durant. Ce Durant, frère du pasteur Durant et de Durant de Haute-fontaine, était colonel au service de la république de Venise.

P. 177. — On imprime THiftoire per/ecutee en quelque lieu d'Almagne. C'est l'édition de î6a6 que l'on imprimait alors à Genève, mais sous la rubrique d'Amsterdam.

P. 178. — que Dieu veille... me donner la grâce de contribuer quelque petit labeur. Voir ci-dessus, p. 155.

P. 18}. — comme à Lufignan. Voir la relation du siège de Lusignan en 1514» Hift. uni»., II, col. 735-738.

P. 184. — A M. de Brederode, probablement le fils du seigneur hollandais Henri de Brederode qui fut le première signer le compromis de Bréda et qui, banni de Hollande en 1 567 par le duc d'Albe, s'était réfugié en Allemagne. Celui-ci rentré en Hollande se distingua comme jurisconsulte et fut ambassadeur des États-Généraux en Allemagne et en Suisse.

— au Roy de Bohême, Frédéric V, Électeur palatin, couronné roi de Bohême en 1619 et depuis chassé de ses États en 1621.

P. 186. — A Monfieur de Sainte- Marthe, Scévole II de Sainte-Marthe, 1571-1650, créé avec son frère Louis, en i6ao, historiographe du roi de France. — Au rolle des illuftres & non pas ceux qu'on y a mis pour avoir efté régents de clajfe, allusion à l'ouvrage du père de ce Scévole, intitulé Gallorum doârina iUujirium elogia.

P. 187. — la paix boiteufe & mal ajfije, la paix de Saint- Germain-en-Laye (1570).

Primus Antonius, Antonius Primus, lieutenant de Vespasien. Tacite (Hist. f II, 86) le qualifie ainsi: raptor, largitor, pace pessimus, bello non spernendus.

P. 189. — Cardinal de Joyeufe, François de Joyeuse, 156a- 1615, frère putné d'Anne duc de Joyeuse, nommé cardinal en 158).

P. 190. — Epernay. Le maréchal de Biron fut tué au siège d'Épernay en 159a.

P. 191. — le duc de Candales. Voir ci-dessus, p. 108.

P. 19a. — A mon fils (i6a6). Pour les relations de d'A. avec son fils à cette date, Voir p. ua. Nous citerons en

outre un assez long fragment d'une lettre (inédite) de Constant d'A., que nous tirons des manuscrits de Bessinges, t. III» fol. 57 et 58. Il rendra plus intelligible la réponse du père :

« Monfieur mon Père, l'honneur de voftre lettre, qui m'a apporté beaucoup de confolation, ne m'a pas mis pourtant hors de peine, d'autant que vous ne m'efclaircuTez point de trois chofes : la première eft qu'on ne me délivrera point l'argent de la compa ignée fans cotion ; è cela j'ay pourveu à voftre fureté, Jt vous doutej de ma conduite, qui eft que, me donnant M. Vaxelles pour plege, vous preniez tout l'argent, fi dans le Daulphiné fc dans noftre voifinage vous voulez ou pouvez faire toute la compaignee, pour que vous m'ordonniez ce qu'il vous plaira, tant pour ce qu'il fault que je levé que pour mon train ; mais fou venez vous que pour l'argent qu'on nous donne, nous demeurerons obligez à mener nos gens jufques prez de Venize, la place monftre, ce qui nous feroit a très grande perte, n'eftoit que nous efperons trois ou cinq ans d'entretien de paix ou guerre, fur quoy nous nous rembourcerons de ce que nous aurons avancé. Le deuzieme poind eft que vous ne me mandez point combien vous me donnez d'hommes, vous fuppliant que ce foit le plus que vous pourrez, d'autant que je gaigne cent lieues que j'aurois à les défrayer. Le troifîeme fc dernier eft que vous ne me mandez pas fi vous me donnez un Lieutenant ou un Cornette ou un Marefchal des Logis, fc auffi je ne puis rien offrir à perfonne. Vous me mandez que rien n'eft refolu, &. ne vous puis ref pondre aultre chofe, fi non que les Vénitiens font refolus d'avoyr de la cavallerie françoife & que nous ferons préférez, tant pour ce que noftre corps eft plus grand que pas un, que pour ce que nous donnons cinq cens efcus au Secrétaire de l'Ambafladeur. Mes compaignons feront le Baron de Semur, qui eftoit Lieutenant du Baron de la Feuillee, fc avoyt une compa ignie de cent Maiftres avec le Mansfeld, M. de Marigny, beau frère du dit Baron de la Feuillee, le marquis de Gouvernet, mon principal camarade, fc moy. Voylà les cinq compa ignies dont tous les Chefs me furpafle-

ront, fi vous ne me fouftenez. Au nom de Dieu, prenez fa peine de me refpondre là de (Tu s, etc. »

P. 194. — vanité.,, qui conduiâ au pareftrefans eftre. C'est la définition du Baron de Fcrnefte.

N.-B. — Dans toutes ces lettres militaires, surtout dans les dernières, on remarque quelque chose du ton de Montluc donnant des instructions aux capitaines de l'avenir.

P. 197. — Lettre I. D'A. voudrait concilier les actes pour le salut de la Cause avec les devoirs envers la royauté et la France. Ce sera pendant dix ans son rôle à l'étranger, rôle d'un factieux peut-être, mais non d'un traître. Il en est toujours demeuré au Béarnais, au partisan; la royauté pour lui, ce sont ou les Valois, ou un chef huguenot renégat. — Pour l'intelligence de cette lettre et des suivantes, nous donnerons ici un court résumé du rôle politique de Henri de Rohan (1579-16)8). Fidèlement dévoué au parti protestant, il eut le tort de le compromettre dans sa querelle contre la Cour. Déçu dans son espoir d'obtenir la survivance du gouvernement de Poitou, que la Reine lui avait promise, il prêta l'oreille aux sollicitations de la noblesse protestante du Midi, passa en Guyenne, prit Lectoure et Damazan, puis fit déclarer Mon tau ban en sa faveur. La paix de Loudun et la défection du prince de Condé décidèrent Rohan à se rapprocher de la Cour. Sully se démit en sa faveur du gouvernement du Poitou (25 juin 1616). Deux ans plus tard, Luynes, son parent par alliance (il avait épousé une Rohan- Montbazon), le soupçonna d'avoir favorisé l'évasion de la Reine; il lui défendit le séjour de Paris et le força de se démettre du gouvernement de Maillezais, qu'il venait d'acheter à d'A., et de raser le Dognon. Dès lors, Rohan n'est plus qu'un factieux révolté. On le trouve à la tête des protestants à Montauban, (1621), à Castres, (1625), à toutes les reprises d'armes sans exception. En 1627, le parlement de Toulouse le condamne à être écartelé. Après la chute de la Rochelle, Rohan convoque une assemblée générale à Nîmes (janv. 1629), mais, abandonné par ses alliés, il fait sa paix à Alais (juin 1629) et se retire à Genève, puis à Venise (16) 1).

P. 198. — Son Alteflê, le duc de Savoie.

P. 199. — Lettre II. Cette lettre est postérieure aux conditions imposées aux Grisons le 15 janv. 1623, et que le duc de Bouillon fut forcé d'accepter le 19 oct. 163 3, quand ses projets de révolte, de concert avec Mansfeld, eurent été déjoués par l'habileté du duc de Nevers.

— un députe bon & fuffifant, le syndic Sarasin. — Bear, Berne? Cf. p. ai a.

P. 300. — SpinoU, Ambroise, marquis de Spinola, général du roi d'Espagne.

— A M. le Chancelier de SiBery. Nicolas Bruslart de Sillery, 1544-1624, chancelier de France en 1607. Il perdit de son crédit après la mort de Henri IV, mais conserva néanmoins les sceaux jusqu'en 1616. — Le début de la lettre rappelle celui de l'épître d'Horace à Auguste (II, 1) ; Cum tôt sustineas, etc. Voir ci-après, p. 558.

P. aoi. — de Yacul de mon yifage, allusion à l'éloignement forcé de la Cour, auquel d'A. s'était vu réduit.

P. aoa. — je tous efcris de mon Oflraàfme, par conséquent après i6ao.

P. 305. — La Fojfè, Nathan Engibaut, fils naturel de d'A. Voir ci-dessus, p. îaj.

P. 306. — A M. de Mayerne, premier médecin de Jacques I" roi de la Grande-Bretagne. Il était né à Genève en 157). Pendant l'été de 1631, il séjourna dans sa terre d'Aubonne ou dans le pays de Vaud.

— t amorce de Bohême. La rébellion de la Bohême commencée contre l'empereur Mathias et continuée avec plus de violence encore par l'Électeur palatin, Frédéric, contre l'archiduc Ferdinand, héritier des domaines et royaumes de Mathias et son successeur è l'empire.

— les paroles fervent aux aulnes hommes pour def couvrir leurs pen- Jêes, mais aux Grands pour les cacher. Le prince de Talleyrand

n'a pas été le premier à dire que « la parole a été donnée à l'homme pour déguiser ses pensées ». Cf. t. II, p. 54.

P. 307. — /on traitxé fHejpagne, le traité de Madrid, 35 avril i6ai.

2fO NOTES 1T VARIANTES, T. I, P. 208-220.

P. 208. — A Madame de Rohm, Catherine de Parthenay, 1554-16)1, qui épousa en 1575 René de Rohan, dont elle eut Henri de Rohan et Benjamin, seigneur de Soubize. Elle subit les rigueurs du siège de la Rochelle.

— le renverfement de ma mai/on fur mes oreilles. Voir ci-dessus, P- 94.

P. aoo. — pour ne déclamer point contre les prudents. Voir ci-après, t. 1 1 , dans Le Caducée ou F Ange de paix, la distinction entre les fermes et les prudents.

P. a 10. — parti/an des M ovules (mauvaise lecture pour Modes?). Voir le Glofaire.

— ceux de la faveur. Voir ci -dessus, p. 97.

P. 211. — A M. de ChqftiUon, le marquis Gaspard de ChAtillon, petit-fils de l'amiral, promu par P Assemblée générale des Protestants au commandement du Bas-Languedoc, puis déchu de ce commandement sur les plaintes du duc de Rohan. Il devait bientôt après remettre entre les mains du Roi sa personne et la ville d'Aigues-Mortes où il s'était renfermé et recevoir en récompense le béton de maréchal.

P. 214. — fi voftre Excellence... mejlime encore capable de donner un coup à'efpee auprej d'elle. Cette offre de service faite par d'A. au comte Mansfeld (1585-1626), au moment où celui-ci, après avoir évacué la Bohême, allait se diriger sur l'Alsace, ne fut pas plus accueillie que celle qu'il devait faire quatre ans plus tard au connétable de Lesdiguières. Voir ci-dessus, p. 155.

P. 215. — ceft ours endormy. L'étendard des Bernois portait comme emblème un ours, en allemand Baer.

P. a 16. — Vefehole de Fribourg, le parti papiste. — & de f autre ville voifine, probablement Soleure.

P. a 18. — la Royne d'Angleterre. Sur les relations de la reine Elisabeth avec les Provinces unies, Voir Hift. univ., III, col. 136 et suiv.

P. aao. — T entrée du Roy à Paris, le 28 janvier i6aa. « La liste des villes qui s'étaient soumises au roi, la certitude où l'on était que la campagne prochaine ôterait aux Réformés leurs dernières espérances, tout cela suffisait bien pour justi-

fier les apprêts d'un triomphe. Huit mille bourgeois armés sortirent de Paris en pompeux équipage à la rencontre du roi, et le conduisirent à Notre-Dame où le Te Deum fut chanté. • Bazin, Hist, de Louis XIII, V, a.

P. aai. — M. de Vie, Garde des Sceauls, Mery de Vie, sieur d'Ermenonville. Nommé Garde des sceaux le 24 déc. i6ai, il mourut le a sept. 1622. « Ce s toit, dit Brienne, un médiocre sujette, un esprit faible, fc il ne pouvoit rien arriver de meilleur au chancelier Sillery, si on ne luy rendoit pas les sceaux, que de les voir en telles mains. •

P. 222. — A M. Lutjelman, magistrat Baslois.

P. 226. — traiàey d la Negrepelice. La ville de Nègre pelisse (Tarn-et-Garonne) fut enlevée d'assaut le 10 juin 1622, et détruite tout entière par le feu; tous les habitants furent passés au fil de l'épée, à l'exception des femmes, dont quelques-unes furent forcées, dit Bassompierre, les autres se laissèrent faire de leur bon gré. Pendant l'hiver précédent, les habitants de cette ville avaient impitoyablement massacré la garnison laissée par le duc de Mayenne.

P. a 20. — la comparai/on... d'un excellent médecin, etc. Voir ci-dessus, p. 14a.

P. ajo. — Lettre XIX. Toute cette lettre, malgré les formules de respect et de politesse obligées, renferme des conseils assez durs aux seigneurs de Berne. • Il fait combien puiflants font les confeils parmy vous, quand ils tendent à l'aife St au profit. • Voir t. IV, p. 36a, l'épigramme XXII « Aux dégénères Suifles. »

P. a^ a. — une explication de Madril. Il s'agit du soulèvement des Valtelins, soutenus par l'Espagne, contre les ligues Grises protestantes. Le maréchal de Bassompierre, envoyé comme ambassadeur à Philippe IV, qui venait de monter sur le trône, obtint un traité signé à Madrid par lequel les troupes espagnoles devaient se retirer de la Valteline et les Seigneurs Grisons accorder un pardon général aux rebelles. Ce traité resta sans effet, et le traité de Lindau (oc t. i6aa) força les Grisons à reconnaître l'indépendance de la Valteline que l'Espagne prenait sous sa protection.

2f2 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 2}3-2f7.

P. aj). — un grand Prince, le roi de France.

P. 2)6-339. — Lettres XXI et XXII. Au moment où la France négociait avec la république de Venise et avec le duc de Savoie pour régler définitivement l'affaire de la Valteline, d'A. offre à tout le monde « fa petite efpee, • mais sans trouver nulle part l'accueil qu'il espérait.

P. 340. — Duc de Longue-ville, Henri 1 1 d'Orléans, duc de Longueville, 1595-1663, était prince de NeufchAtel.

P. 343. — jamais Monarque ne fut bon fupport des Républiques. Il s'agit ici sans doute de l'entreprise sur Gènes, dirigée, d'accord avec le duc de Savoie, par le connétable de Lesdiguières, et qui échoua par le manque des vaisseaux que devaient fournir les Provinces unies.

P. 344. — le jeune Braumrnk, Christian, duc de Brunswick- Lunebourg (1590-1636), qui en 1633 força les Espagnols à lever le siège de Berg-op-Zoom.

P. 345. — M m9 la Contejfe, de la Suze, Charlotte de la Rochefoucauld

P. 346. — comme il fit Tan 1573. En 1573, année de la S*- Barthélemy, le trône de Pologne devint électif après la mort de Sigismond II Auguste. En 1633, Sigismond III défit à Choczim en Moldavie les troupes du sultan Othman II, et lui imposa une paix honteuse. D'autre part l'empereur Ferdinand signait avec Bethlem Gabor la paix de Niklasbourg.

P. 349. — Travailler en Almagne fur la bourfe de la Sereniffime Seigneurie. L'ambassadeur de France, Miron, s'opposa à ce projet. Voir ci-dessus, p. ioj.

P. 355. — le mariage de foftre Prince, Charles !•% roi d'Angleterre, épousa, en 1635, la fille de Henri IV, Henriette- Marie. — Cette lettre est adressée à un Anglais.

— un difcours... fur les malheureux exemples des mariages des Roy s. Voir ci-dessus, p. 63.

P. 357. — A M. de Bulion, Claude de Bullion. (Voir cidessus, p. 108.) Il avait eu, à l'assemblée de Saumur, une vive altercation avec d'A. Il chercha depuis à s'en rapprocher: il lui aurait écrit de Grenoble une lettre pour le prier de retourner en amitié avec lui (3 fév. 1631).

NOTES ET VARIANTES, T. I, F. 2f7-2Ô4. 2f^

— M. le Prince Chriftqfle, fils du margrave de Bade-Durlach. Voir ci-dessus, p. 107.

— par la furprife ÏVliJJe, c'est-à-dire par ruse. On sait qu'Ulysse est celui qui eut l'idée de construire le fameux cheval de bois, dont l'introduction dans Troie amena la prise de cette ville. Probablement aussi d'A. joue-t-il sur le nom du colonel des Grisons, Ulysse de Salis.

P. 358. — un efcu de penfion. Voir ci-après, t. II, p. 69a.

P. 259. — Monfieur mon trej honoré fils, terme purement affectueux, suffisamment justifié par la différence d'âge entre d'A. et le comte de la Suze. Ce dernier d'ailleurs écrivait à d'Aubigné « Mon très honoré père. •

P. 260. — Us éléments humides & froits entre la région du feu & delà terre. Chez les anciens et aussi chez les modernes jusqu'au xvn* siècle, c'.-à-d. jusqu'au moment où le système de Copernic fut définitivement admis par les savants, on expliquait le mouvement des corps célestes par l'existence de plusieurs ciels, ou sphères concentriques à la terre, sur le nombre desquels on a souvent varié. D'A., ci-après p. 435, en compte huit; dans une pièce de vers adressée à Ronsard, il en compte neuf. (Voir t. III, p. 207.) La plus extérieure de ces sphères était le firmament ou empyree, c'.-à-d. la « région du feu, • au-dessous de laquelle se mouvaient les astres; venait ensuite la région de l'air humide et des nuages, et au centre de tout le système se trouvait la « terre » qu'on croyait immobile. Voir, au t. III, le poème de La Création, chants 1 et 11.

P. 261. — Trier, la ville de Trêves.

P. 262. — D'A. ne se lasse pas d'offrir ses services au Connétable, soit directement, soit par l'entremise de M. de Bullion. 11 est tout prêt à reprendre • fa petite efpee qu'il a mife au crochet • et se donne de nouveau comme « homme de fiege fc fans capitulation. •

P. 26 j. — au Baron de Coupet, Daniel de Bellujon, baron de Coppet.

P. 264. — Lettre XLIII . Est-ce bien au duc de Rohan que cette lettre est adressée? La lettre au duc de Rohan (p. 292)

2f4 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 264-283.

semblerait l'indiquer. D'A. ne peut supporter le repos auquel il se voit condamné, et pour servir encore il semble prêt à faire des soumissions. On peut comparer cette lettre avec la lettre XLVI adressée au duc de Candales. (p. a 68).

P. 166. — la nuée de Lyon. Voir ci-après ta lettre XLVII . — Quant à celle qui s'amajfa à Bayoïme en 1567, est-ce une allusion aux suites de l'entrevue de Catherine de Médicis avec le duc d'Albe à Bayonne en 1565? Les Suisses, effrayés de la marche des troupes espagnoles, que le duc d'Albe dirigeait d'Italie en Flandre, s'armèrent pour couvrir Genève.

P. 267. — le Calendrier nouveau. Voir ci-dessus, p. 5 (note).

P. 370. — Vambaffadeur Wak t agent de la Grande-Bretagne en Italie U à Venise.

— per noifa garbugpo (ou garbuglio), litt. : pour nous fais du grabouil ou grabuge.

P. 271. — le commancement du PJeaulme 39. Ce psaume ($8) commence ainsi ; Dixi : custoiiam vias meas, ut non deUnquam in Imgua mea. Posui ori meo custodiam, etc.

— Seçuiran, le Père Gaspar Seguirand, confesseur du Roi, depuis la retraite de Cotton en 1617.

P. 275. — Bellievre. Pomponne de Bellièvre (1529-1607), dont il est fait ici un portrait si comique, négocia avec Sillery la paix de Vervins et devint chancelier de France en 1599.

P. 276. — quand Genlis rouloit temporifer. Voir Hift. uni*., I, col. 239.

P. a 80. — compagnon de la cire verte. Il faut lire tout entière cette belle et fière lettre au prince de Condé, où il lui explique qu'il s'est séparé de lui à Loudun parce qu'il ne voulait pas € demander pardon au Roy. •

P. 282. — Tadvocat Servin. Louis Servin, avocat général au Parlement de Paris. En 1626, Louis XIII, dans un lit de justice, faisait enregistrer des édits bursaux. Les énergiques remontrances de Servin excitèrent chez le roi une si violente colère que le malheureux avocat effrayé se trouva mal et mourut aussitôt. Voir t. IV, p. 587, parmi les Tombeaux du fiylt defainâ Innocent, un quatrain fur la mort de M. Servin.

P. 28). — Au Roy (Louis XIII). Du Donjon, c'.-è-d. du

NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 283-299. 2ff

Dognon. — Pour les variantes du texte, voir t. II, p. 695, où cette lettre a été reproduite à tort.

P. 384. — Sa Sotteté, pour Sa Sainteté (te Pape).

P. 38$. — i7 ne me refie que le taire. Dans cette lettre, adressée a un prince d'Allemagne, probablement au père du « marquis de Chriftofle, • d'A. fait preuve d'une réserve qui ne lui est pas ordinaire.

P. a 86. — le loup cris, probablement Espernon lui-même.

— la defroute et Angers. Voir VHift. unir., II, col. 1138-35.

P. 389. — de la Jêrvitude des prijbns au commandement de 4000 hommes. Voir ci-dessus, p. 153, et ci-après pp. 360 et 518.

P. 390. — mon trej honoré fils. Voir ci-dessus, p. 359.

P. 293. — A M. de Rohan (163)). Voir ci-dessus, p. 364.

P. 39 j . — ce que je vous envoyé pour faire paroi/Ire, etc. Les trois premières parties des Aventures du baron de Fœnefie, auquel d'A. fait ici aHusion, parurent de 1617 à 1620. Cette lettre ne peut donc être antérieure à l'année 1617. Quant à la recommandation relative aux « trois premiers chapitres du fécond tome, • il est difficile de dire s'il s'agit ou non de \'Hi/hire unherfeUe.

P. 395. — Mucian aprenoit àfim maijhe, etc. Voir ci-dessus, p. 155. — M. d*E/coutures. Il est assez souvent question dans les lettres du Conseil de Genève d'un Des Coutures ou de Coustures, notamment à la date du 25 août 1624, où il est dit c que M. d'Aubigny a une intelligence avec le marquis de Baden pour furprendre fc petarder Briflac ou Confiance, que M. de Couftures leur doit fournir 300 chevaux, fc que M. de Rohan promet de taire filer des gens de pied pour fervir à cède exécution, etc. »

P. 397. — vofire nourriture plus digne du Seigneur que du pauvre Gentilhomme. Ceci confirme ce que d'A. dit dans Sa Vie, p. 109. — hamis auctis, c'.-à-d. en leur offrant comme hameçon, comme appét, des honoraires plus élevés.

P. 399. — compendium faciam (je ferai économie) de remerciements de vofire bonne fouvenance, c'.-à-d. je vous épargnerai les remerciements pour, etc.

2f6 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. ?0O-)06.

P. joo. — A chas, roi de Juda, qui éleva des autels aux faux dieux. Voir Rois, iv, 16.

— ils coufteront prej de deux fois [autant], ou plutôt dix fois, puisque taoo escus équivalent è 60 x a X 10. — Ces deux engins nous font voir d'A. sous un aspect tout nouveau, celui d'inventeur d'une sorte de télégraphe ou plutôt de téléphone. Il est à remarquer que G.-L. Lesage qui, au siècle dernier, eut le premier l'idée d'employer l'électricité pour correspondre entre deux endroits éloignés, descendait, par son aïeule maternelle, de Nathan d'Aubigné.

P. joa. — Le pqjjage du Prince de Galles. Charles, prince de Galles, fils de Jacques I er , traversa incognito la France (mars lôaj) pour aller demander en personne la main de la sœur du roi d'Espagne. Cette équipée, qui n'eut aucun résultat, avait effrayé les Réformés, qui y voyaient une disposition du roi Jacques à se rapprocher des Catholiques.

P. 30). — A M. Serrin. Voir ci-dessus, p. a8a.

— eftre corrige' au JHle du fiecle & de Paris. Cest ce qu'il appelle encore, dans la lettre suivante, eftre paffé au rabot de Paris. D'A. avait conscience de l'imperfection de son style; mais cette imperfection même en fait la force et l'originalité. Voir ci-dessus notre Appréciation littéraire, pp. 159-164.

P. 304. — mon bien le plus diminué que je pourray, pour laisser le moins possible à son fils.

P. jo6. — pour reparer les coups des cyfeaux de Tabjence. Cette métaphore, déjà employée, paraît-il, par d'A. dans un poème de sa jeunesse, L'Abfence (Voir ci-après, p. 357), et répétée depuis dans Les Tragiques (Jugements, p. 307), ainsi que toutes celles que d'A. accumule en cet endroit : « le difeours des abfents, » c.-a-d. la correspondance par lettres, « la plume tirée du pennache de Mercure, • enfin les allitérations, les antithèses et autres recherches dont cette lettre foisonne, montrent bien que d'A., écrivant à la duchesse de Rohan, a cru bien faire en imitant les allégories et le style métaphorique des poètes de son jeune temps. Cf. ci-après, p. 395 et suiv. Voir aussi la lettre « au Roy de la Grande Bretagne • (p. Jji). Les Précieuses héritèrent de ce style qui ne disparut

NOTES ET VARIANTES, T. I, P. îo6-}22. 2f7

qu'après Molière. — a... plant/ des Macîesfur le cour, L'écu des Rohan portait neuf macles d'or (losanges é vidés) disposées en carré sur un champ de gueules.

P. $07. — A M, de Lomenie, Antoine de Loménie, seigneur de La Ville aux Clercs, 1560-16)8, était secrétaire d'État depuis 1606, et son fils, Henri-Auguste de Loménie, comte de Erienne, avait obtenu en 1615 la survivance de la charge de son père.

P. jo8. — les fermes d'un père, de frère, etc. On sait que le capitaine d'Aubigné, frère cadet de l'auteur, fut tué au siège de Monta igu. Voir ci-dessus, p. 42.

P. 309. — pouffer mon Hittoire jufques au temps prefent. Elle s'arrête à la mort de Henri IV, c.-à-d. en 1610.

P. 3 11-) 13. — A M. le Conte [de la Suze?]. Voir cidessus, p. 2 50.

— Lettre XV. Au Père Fulgence, jésuite vénitien. Cette lettre est importante au point de vue de VHifloire de d'A. il y explique sa méthode historique et appuie sur sa sincérité. Il semble aussi tàter le P. Fulgence pour faire imprimer son ouvrage à Venise.

P. 314. — S. A., George Frédéric, margrave de Bade, père du prince Christophe? Voir ci-dessus, p. 107.

— où nous voulons travailler qu'ailleurs, c.-à-d. c plus qu'ailleurs. »

P. 1 16. — Vexce\ de vos courtoifies envers le père & Ufb. Voir ci-dessus notre Notice, p. $0.

P. 1 1 8. — A M. Dadou, Josué de Caumont, sieur d'Ade, époux de Marie, fille aînée de d'A., laquelle venait de mourir laissant quatre enfants.

P. jat. — A M. de La Voyette. H y a, t. III, p. 64, recto, des manuscrits de Tronchin, une lettre de ce la Voyette à M. de Villette gendre de d'A. Il nous serait difficile d'expliquer tous les détails de cette lettre d'affaires, notamment ces mots « s'ils trouvent que la qualité de gendre n'y foit pas contraire. • Ces mots paraissent s'appliquer à d'A. lui-même.

P. ]22. — A M. Manuel. Cette lettre pourrait se placer beaucoup mieux entre les lettres militaires ou d'État.

2f8 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 323-332.

P. 323. — A «Vf. (TExpilly, probablement Claude d'Expilly, président au Parlement de Grenoble, 1561-1636. On a de lui des Poèmes et un traité sur V Orthographe Jrançoijê. — M. Tronchin, celui qui, quatre ans plus tard, devait hériter de tous les papiers de d'A. Voir t. I**, p. 123.

P. 325. — A M. de h Vacherie. Les sieurs de la Vacherie en Franche-Comté appartenaient à la maison de Tournebu, originaire de Normandie. Voir t. l rr , p. 95.

P. 316. — le voyage de M. de Bajjompfcrre. Cette lettre est sans doute de 1625. Cette année, Bassompierre combattait en Suisse l'influence du Saint-Siège et obtenait en faveur des Grisons une nouvelle déclaration de la diète Helvétique.

P. 327. — M. de Fonlehon. D'A. en parle dans son Printemps. Voir t. III, p. 175.

P. 328. — BuJJy d'Amhoife, Louis de Clermont de Bussy d'A m boise. Ce que d'A. raconte ici de ce frivole courtisan est un souvenir de sa jeunesse, du temps qu'il vivait à la cour de Chartes IX, dans la familiarité des Guises et cultivant la poésie à l'imitation de Ronsard. En effet, Bussy fut assassiné en 1579 par le comte de Montsoreau.

P. 330. — Cette cy glorieufe de fa beauté', etc. A propos de l'aventure de Jacques de Montgomery, sire de iorges, M. Tamizey de La roque nous rappelle un récit presque semblable de Brantôme et un autre à peu près du même genre emprunté par M. de Puymaigre à une romance du xv* siècle (La cour littéraire de don Juan II , roi de CastiîU, Paris, 1873, t. I, pp. 26 et 27). — Le récit de Brantôme se trouve t. VU, dise. V I , p. 460 des Œuvres complètes (Dames galantes), édit. Lebel, 1822.

P. 331. — Au Roy de la Grand Bretagne. — Voir ci-dessus, p. 306, la lettre « à Madame de Rohan. • — C'est Jacques I e * qui prit le premier le titre de Roi de la Grande-Bretagne, On sait aussi qu'il était fort instruit, plus peut-être qu'rl ne convient à un prince, et qu'il se complaisait dans les discussions théologiques.

P. 332. — la nuiâ indigefte d'AJJuents, la nuit d'insomnie pendant laquelle ce prince se fit tire les Annales de son

NOTES ET VARIANTES, T. I, P. îp-^ff. 2fÇ

règne et reconnut le service que lui avait rendu Mardochée. Voir dans la Bible, Esther, en. vi.

P. 334. — /* donner au Seigneur Philippe BurîamachL Cette remise d'un exemplaire de VHifioire au sieur BuHamachi ne doit pas être confondue avec l'envoi du manuscrit actuellement conservé au British Muséum. Cf. ci-dessus, p. 19».

P. 336. — pour y loger celles d'un Cordelier. D'A. veut-il désigner le pape Sixte-Quint, qui releva sur la place Saint- Pierre l'obélisque que l'empereur Caligula avait fait transporter d'Egypte à Rome? Cf. t. IV, p. a 86.

P. j)7» — non in Jpeckm compofita, allusion au reproche que les Jésuites faisaient k d'Aubigné de ne faire qu'tn apparence profession d'impartialité. Cf. ci-dessus, p. 31a.

P. 338. — [la hayne] que je fuporte de M. tTEJpemen. Voir ci-après, pp. 35a et 353.

P. 340. — le PJeaume iaa. C'est le psaume Ai te leva* oculos meos qui habitas in cœlis. On y lit (verset j) Miserere nostri, Domine, quia muhum repleti sumus despectione.

— Lettre XXXV*. Cette lettre complète ce que d'À. a dit de son fils dans Sa Vie, p. 110. Elle doit être antérieure à la lettre V 1 1 (p. 296), car elle ne ferme pas, aussi formellement que la première, toute issue à une réconciliation.

P. 344. — Dyaire (journal), de M. de Lesdiguières. Voir ci-dessus, p. 337.

P. 346. — yoftre beau père, le duc de Sully, dont le duc de Rohan avait épousé la fille Marguerite de Béthune en 1605.

P. 351. — les mémoires qu'aporta de Rome ce Baronius. C'est surtout dans Sa Vie que d'A. fait une mention expresse de ces mémoires. Voir ci-dessus, pp. 91 et 9a.

P. 35a. — L'inimitié du Duc d'EJpernon. Voir ci-dessus, pp. 89-91 <* M 8 -

P* J55 è — Producat Deus. En écrivant à M. d'Expîlly, d'A. fait volontiers montre d'érudition. Ici, non content de citer Virgile, en l'estropiant un peu (Êgl., I, v. 3 et 4), il modifie un de ses vers (Ibid, v. 6) : O Melibae, deus nobis hetc otiafecit. — Voir ci-après la lettre V! .

P. 356. — Mufct obfietricis, etc. Ces deux vers sont-ils de d'A. ou de d'Expilly? Nous ne saurions le dire.

— En ce poème perdu. Cf. t. 1 1 1 , p. 99. L'allégorie que contenait ce poème, et dont d'A. Tait ici l'analyse, semble avoir été encore présente à son esprit quand il écrivait à M** de Rohan. Voir ci-dessus, p. 306.

P. 558. — une fiance qui pourfuit ainjy. Voir le Di/cours par fiances, t. IV, p. 518.

— Cum totfufiineas, etc. Horace (Epit. Il, 1). — AUobrogas, le Dauphiné. — Voir la lettre à M. de Sillery, p. 200.

P. 359. — la voye d'abolition. Voir t. P r , p. 379.

P. 360. — A M. le Conte de la Suje. Voir ci -dessus, p. 290.

P. 361. — pour couvrir fa pauvreté. Ce gentilhomme est encore un des originaux du Fœneste. D'ailleurs toute cette lettre écrite « à propos de bottes » peut se rapprocher de l'endroit des Aventures (I, 11, p. 387) où Fœneste prend la défense des bottes. Voir aussi t. II, p. 560.

P. 363. — faire la Cajfandre. Voir, t. IV, les épigrammes XXI et XXIV.

P. 364. — Ma refponfefut. Voir t. !•% p. 94.

— ejfaya que ma vieilleje avoit plus de verdeur, etc. Voir t. I*% p. 111.

P. 366. — me condiimnent à un quatriefme tome. Ce quatrième tome n'a jamais été achevé : les manuscrits de Bessinges n'en conservent que les matériaux à peine ébauchés.

P. 367. — mes épigrammes latins. Ce que l'on a conservé de ces épigrammes ne pouvait entrer dans notre édition.

P. 368. — Additions à VHifloire univerJeUe dans la seconde édition. Voir p. ex. 'pour les « apoftegmes ftgnalez à la mort des martyrs », t. I, col. 95-111.

P. 369. — Lettre XVIII. Le commencement de cette lettre, qui manque dans les manuscrits de Bessinges, a été donné par M. Heyer. Elle est adressée au Petit Conseil de Genève et datée du ao juillet 1619 :

• Meilleurs, outre l'ardente affeâion que tous les vrais Creftiens portent a voftre excellente cité & l'obligation qu'elle a fur moy de ma principale inftru&ion, la Vérité que je fers

NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 369-^97. 2Ôl

m'a fait defirer de voir parmi d'autres tableaux refplendir les vertus que Dieu a faites par fa dextre, etc. »

P. 371. — la fentence du Chajîelet. Voir ci-dessus notre Notice bibliographique, p. 203 .

P. |7). — le prefent de Thrafee. Voir ci-dessus, p. 1)5.

— s'unir aux violants, c.-â-d. aux fermes. Voir le dialogue du Caducée, t. 1 1 , p. 90 et suiv.

— Lettre III [sans suscription], mais évidemment adressée à M. de Montausier. Voir la lettre IV, p. 382.

P. 381. — j**Jp ere donner le jour à ces chqfes. On sait que la plupart des écrits théologiques ou polémiques de d'A. ont disparu, soit pendant sa vie fan achette les impreffions entières, comme on a fait de deux livres polémiques miens, pour les jetter au feu» P* {8}), soit après sa mort. Ici d'A. semble surtout désigner le traité De difftdiis patrum.

P. 382. — M. de Montaufier. Les barons de Montausier, de la maison de Sainte-Maure, étaient protestants. Le fameux Charles de Sainte-Maure, marquis, puis duc de Montausier, abjura peu de temps avant d'épouser Mademoiselle de Rambouillet en 1645.

P. 38). — la couverte Inquifition, celle que les Jésuites exerçaient secrètement sur les livres.

P. 385. — autant d'eau qu'en contiendront une quoque d'auf. D'A. fait mention de cette dispute et de l'incident ici relaté dans la Vie, pp. 73 et 74.

P. 386. — Lettre VI, adressée, sans doute encore, à M. de Montausier. — Rapprocher cette lettre de ce qui est dit dans Sa Vie, pp. 78-81.

P. 389. — la gajufre du Courtauh. Cf. t. Il, p. 430.

P. 390. — le Jefukte Cotton, 1564-1629, qui fut le confesseur de Henri IV et de Louis XIII.

P- 395 - — ifi un rude homme.... il eftoit aux rudiments. D'A., triomphant, ne peut résister au plaisir de faire un jeu de mots.

— Mes volages, etc. Voir t. III, p. 297.

P. 397. — la vérité* a attache' à ma ceinture la clef du temple de Thonneur. Par cette métaphore de mauvais goût,

d'A. veut faire entendre qu'il est un des rares Réformes qui se sont fait un point d'honneur de ne jamais fléchir.

P. 398. — que vojtre fils vous eft foufirait par les Jefuittes. Il ne faut pas confondre ce fils • révolté • avec Tancrède de Rohan, né seulement en décembre 16)0. Celui dont il est ici question mourut jeune et de maladie, du vivant de son père. Voir ci-après, p. 40a.

P. 399. — 'Apvcûpat. Voir ci-dessus, p. 110.

P. 400-401. — Lettres XI et XII. Les renseignements nous manquent pour éclaircir les obscurités de ces deux lettres. Nous nous contenterons de faire remarquer que le nom de Thyamis est celui d'un personnage du roman grec d'Héliodore, intitulé Theogène et Char idée. Pour la « méditation» nous renverrons à notre t. II, pp. 111-125, et pour «le fervice des Macles, • à la p. p6, ci-dessus.

P. 40a. — Lettre XIII. Cette lettre est une épttre consolatoire à l'imitation des anciens philosophes et en particulier de Senèque.

— la perte de deux enfans. Voir ci-après, p. 446.

P. 405. — A M. V Eve/que de Maillerais. Voir ci-dessus, p. 94. — Cette lettre et les deux suivantes n'offrent qu'un faible intérêt; nous ne nous y arrêterons pas.

P. 416. — les toiles d'Anacharfis. On sait que le Scythe Anacharsis comparait les lois des Grecs à des toiles d'araignée, qui n'arrêtent que les mouches.

P. 419. — Defpautere. La première édition de la Grammaire latine de Despautère parut en 1597.

P. 420. — Guittot le Songeur. Voir le Glojfaire.

A M. Tompfon. Ce Tompson serait-il le George Thompson, auteur de La chajè de la befle romaine, Genève, 1611, in-S*? — Cette lettre est curieuse : d'A. veut pour les futurs pasteurs protestants une éducation de combat, fondée sur la logique et les subtilités de la dialectique.

P. 422. — M. de la Rivière, premier médecin du Roy. Sur ce personnage, Voir ci-après, t. II, p. 324.

P. 424- — un jeune homme... muet. D'A. fait mention de ce muet dans Sa Vie, pp. 92-93.

P. 425. — des huiâjphares qui font fous le ciel empiree. Voir ci-dessus, p. 260.

F. 43I. — Lettre IV . D'A. croit aux « Sorciers, aux Magiciens, aux Démons; • mais il voudrait une juridiction éclairée, et non des « Juges de village • ou des € Prévôts • intéressés, pour prononcer sur les faits de sorcellerie et de possession. Voir les lettres suivantes et ci-dessus notre Appréciation littéraire, pp. 1 a 1-124.

P. 439. — qui condamnoit les hommes aux mines, c'.-à-d. d'après leur mine.

P. 4)4. — efoant arrefté à Lyon. Voir Sa Vie, t. !•% p. 12.

P. 4)6. — il n'y a point de Magiciens tels qu'on les eft'une... mais feulement des Sorciers qui trompe^ par le Diable... trompent les autres. Cf. p. 4*1, où d'A. distingue les démons en deux bandes : ceux qui servent le diable, voués à lui (nais démons), et les trompeurs ou charlatans (faux démons).

P. 44a. — à Y Hercules. Ce doit être l'enseigne d'un drapier dont la boutique était voisine du Petit Pont à Paris.

P. 444. — Je nefay s'il îeuft peu faire, mais je ne le voulus pas ejfayer. Aveu naïf de crédulité qui est à noter.

P. 445* — mon abrège" dé Logique. Cet abrégé a disparu.

P. 446. — & autres termes bien Jeans. Malgré le soin que d'A. semble apporter à simplifier l'enseignement de la Logique et à lui ôter tout caractère pédantesque, il en est encore aux habitudes scolastiques, et l'on sent trop que Descartes n'a pas encore publié son Discours de la Méthode. Voir ci-dessus la lettre A mes enfants {p. 419) et la lettre A M. Tompfon (p. 420).

— Immédiate fens entredeus. Lire : immédiat, fans entredeus.

— avec vos frères. Voir ci -dessus, p. 40a.

P. 447. — Ce cornette. Voir Les Tragiques, t. IV, p. 50.

P. 44t. — cette mai/on qui foifimnoit d'un père & de quatre enfans & à 9 une four. — Philibert Sarrqfin, médecin i Lyon, reçu habitant de Genève en 1551, mort en 1573, avait eu de Louise de Genève, d'abord à Lyon, Jean-Antoine, Théophile le Loyse; puis à Genève, Jean, Théodore fc Enoch, ce qui fait cinq fils. — Jean-Antoine, 1547*1598, eut deux fils: Jean,

né en 1574, auteur du Citadin, premier syndic à Genève en i6j6, et Philibert, né en 1577, du Conseil des Deux Cents en 1600. — Jean, frère du précédent, 1553-1610, fut du Conseil des Soixante. — Quant à Loyfe, 1551-162), qui fut considérée comme un prodige dès son enfance, elle 9e maria trois fois : à Jean Larchevéque de Rouen, réfugié à Genève, 1571 ; à Etienne Le Duchat, de Port-sur-Seine, autre réfugié, 1581, et à Marc Offredi de Crémone, 160a.

P. 450. — lettre [sans suscription), semble adressée encore à M. de la Rivière.

P. 45). — A M. Certon. Cette lettre est à rapprocher de V Introduâion aux vers mesurez et de ces vers eux-mêmes, que nous donnons t. 111, pp. 271-29). On trouvera, dans les indications de d'A., quelques lacunes que nous ne pouvons combler.

P. 454. — Von demande en vain, etc. J'ai cherché vainement ces deux vers dans l'excellente édition d'Estienne Jodelle publiée par M. Marty-Laveaux (Pléiade française).

P. 455. — j'en ay fait un petit livre, les Petites ouvres méfiées. Voir ci-dessus la Notice bibliographique, p. 190.

P. 457. — leur barbare grojjerie. Ce jugement peut être rapproché de celui de Boileau et servir de circonstance atténuante à ce dernier.

— ayant ofé à Vage de vingt ans, et même avant. Voir t. III, p. 207.

— qui eftoit fa Cajandre. Voir au t. I des Œuvres de Ronsard (édit. Marty-Laveaux, 1887 et suiv.), pp. î- ,a 4> les Amours de Cajandre, et au t. 11, p. 168, l'Ode XV 11, « Mignonne, allons voir fi la rofe... •

P. 460. — fa première Semaine, de laquelle je n'ay befoin de rien dire. Nous aurons l'occasion de revenir sur l'œuvre de Dubartas à propos de La Création de d'Aubigné (t. III).

P. 461. — Gamon... voulait picourer fur le tombeau de Dubartas. Christophe de Gamon, d'Annonay, publia en 1609 un poème, intitulé La Semaine de la Création du monde, et divisé en sept journées.

P. 464. — Pour toucher un mot du particulier de mon ouvrage.

NOTES ET VARIANTES, T. I, P. 464-475". 2<Sf

Cette lettre semble indiquer que d'A. avait composé ou qu'il voulait composer un Trait/ sur la musique, dont il adresse ici la première partie à M. de Bouillon. Dans une lettre À M. de Rohan (p. 294), il parle aussi de ses « bonnes fc grandes mufjques. • — Voir aussi la lettre suivante.

P. 466. — le cuiftnier Camus. Est-ce un nom propre? On vient de dire qu'il était « turquet du nez. • Cf. t. II, p. 614: «Celle qui le fuivoit eftoit camuze comme un [chien] turquet. »

— A M, de Lomenie (161 8). D'A. n'a pas tenu sa promesse, car nous donnons ci-dessus, p. 307, une autre lettre à M. de Loménie, datée de 1624, l'année même de la mort du chancelier, où il revient sur ses « trois pendons oftées, ■ etc. H y confirme l'envoi de « très ezprez fc grands mémoires, • mais ces mémoires ne concernent pas les affaires d'Orient, qui sont en effet bien superficiellement traitées dans YHift. unir. Cf. la lettre « à M. de Seaux, • pp. 470 et 471.

P. 467. — Selim, le vaincu de Lépante. — Tekmajes de Perfe, Thamasp I w . — Voir ci-après la lettre XVI, p. 470.

P. 47a. — A M. Goulard, Simon Goulart, 1543-1628, réfugié à Genève depuis la Saint- Barthélémy.

— mettre de Vhuyle en ma lampe. Cette expression rappelle un vers d'Ét. Jodelle, cité par Charles de la Mothe et terminant un sonnet, où le poète mourant applique au roy Charles IX, le mot d'Anaxagore à Périclès :

Qui fe Jert de la lumfe au moins de l'huile y met.

— la publique difpute... avec le Cardinal du Perron. Voir ci-dessus, t. I", pp. |7)']89.

P. 473. — quelques Hrrets anonintes ou imprime^ foubs d'autres noms. Voir la Notice bibliographique, p. 211.

P. 474. — me réduire à rHifloire. Il semblerait, au dire de d'A., que c'est pour obéir à un ordre exprès du Synode de Gap (oct. 1603) qu'il a entrepris la rédaction de son Histoire. — Pour les emprunts réciproques de d'A. et de de Thou, Voir notre Appréciation littéraire, pp. 151, 152.

P. 475- — ks verfets 17 et it m " du Pjalme7\ (70* de la Vul-

gâte). En voici le texte : Deus, docmsti me a jwentute mea & usque nunc pronuntiabo mirabitia tua. — Et usque in senectam et senium.

P. 477. — A mon frère, c'est-a-dire, son beau-frère, le frère de sa femme, Renée Buriamachi.

P. 478. — Lettre II. A M. C, c'est-à-dire, d'après M. Paul Marchegay, qui a fait une étude particulière de cette lettre (1876), a M. AugujHn de Confiant, gouverneur de Marans, Huguenot énergique et compagnon d'armes de d'A., d'où l'expression « Mon frère • que celui-ci emploie au début de sa lettre. — Pour le fond, comparer cette lettre avec le ch. v (!*• p.) du Baron de Fanefle.

P. 479. — Le brun charojfê & charron. Le sens du mot charron est obscur, mais il parait bien désigner une sorte de voiture ou de char. On lit dans la Vie de S. Martin, p. 1 14 :

Et cil qui alkr ut po$ùnt

En cbtwrotu porter Si faijbtent.

P. 4*0. — M. de Fauleto. M. Marchegay croit qu'il faut lire « de Fonlebon, » personnage plusieurs fois cité par d'A., notamment ci-dessus, p. 397, où l'expression « jouer du fublet » est justement mise dans sa bouche.

— de qui la tôlerie ha voUé les maijons, jeu de mots (a ruiné les maisons). — Les Surimeau et les Mwrsay sont deux familles dont héritèrent les enfants de d'A., du chef de leur mère, Suzanne de Lezay.

— brave BuJJy. Voir ci-dessus, p. ja8.

— Tonduprej. M. Marchegay lit : « ton du Prez. • P. 481. — M. du Plessis, Duplessis-Mornay.

— M. Fabariere, est, sans doute, Jacques des Nouhes, seigneur de la Ta ba ri ère, qui épousa en 160$ le seconde fille de du Plessis, Anne de Mornay. Le mot fpofo est également une erreur pour fuocero, puisqu'il s'agit du beau-père.

— fait voir dans lefons de fin peu, c'.-â-d. fait pénétrer les regards dans le fond de son humilité.

P. 48). — Lettre V. Cette lettre paraît avoir été écrite en 1634, au moment où dix mille Français et Suisses entrèrent chez les Grisons.

NOTES ÏT VARIANTES, T. 1, F. 486-JOÎ. 267

F. 486. — Le 22 novembre 1626. En ce mois même, Soubise, resté en Angleterre, et Rohan poussaient secrètement la Grande-Bretagne À faire la guerre contre la France en faveur des Huguenots.

F. 488. — fa nUe de Lyndos, Lindau, en Bavière.

P. 492. — mon Septentrion. A la fin de chaque livre de VHifioire, les affaires étrangères À la France sont racontées sous quatre chefs, formant autant de chapitres intitulés : Orient, Midy, Occident & Septentrion.

P. 49). — le Prince de Maugor. Ce personnage nous est tout à fait inconnu.

— AÛritophile &fon amie, d'Aubigné et son Hiftoire.

P. 494. — les trois fieaus de Dieu, la guerre, la famine et la peste, dont Dieu offrit le choix a David, en punition de ses fautes.

P. 495. — Lettre XVI. Cette lettre est évidemment de Tannée 1698. Il y est question, entre autres choses, de la campagne de Condé, Montmorency et d'Épernon, contre Rohan, dans le Bas- Languedoc, campagne qui fut sans résultat; il y est aussi fait allusion à Richelieu (Dieu nous garde d'un confeil de prefire) 9 lequel fut vainqueur de la Rochelle en octobre 1698.

P. 497. — le grand Admirai, Coligny, dont Rohan semblait vouloir reprendre le rôle.

P. 499. — A Monfeigneur le Duc de Montbajon, Louis ou plutôt Hercule de Rohan-Guéménée, duc de Montbazon. — le Marefchal de Boifdauîphin, Urbain de Laval, marquis de Sablé, nommé maréchal de France en 1597. — le beau-pere, le connétable de Luynes, qui avait épousé M IU de Montbazon, Marie de Rohan, depuis duchesse de Chevreuse.

P. 501. — [Au Roy Louys Xlll\ Cette lettre menaçante semble, aussi bien que la suivante, être une composition de cabinet, sans but précis; elle est trop violente, malgré son éloquence, pour avoir été mise sous les yeux du Roi.

P. 503. — Ces fauconiers, le connétable et ses frères.

— Qjiand les trois frères n'avoyent qu'un cheral. On lit dans Tallemant des Reaux (t. I er , p. 399) : « Albert de Luynes avoit

268 NOTES ET VARIANTES, T. 1, P. fO^-fl^

deux frères avec luy. L'un se nommoit Bran te, et l'autre Cadenet. Ils estoient tous trois beaux garçons. Cadenet, depuis duc de Chaunes et mareschal de France, avoit la teste belle et portoit une moustache, que de luy on a depuis appelle une cadenette. On disoit qu'à tous trois ils n'avoient qu'un bel habit, qu'ils prenoient tour & tour pour aller au Louvre, et qu'ils n'avoient aussi qu'un bidet... Le prince de Tingry donna sa fille à Bran te, qu'on appel la depuis cela M. de Luxembourg. •

P. 505. — Je nefçay s* ils.», n'aymeront point mieux poffêder le Royaume que V attendre à venir. Expression à la Tacite.

— le grand dejfein. Voir ci -après, p. 585. — lafeâepeJHfere, les Jésuites. Sur une des faces de la pyramide élevée sur l'emplacement de la maison de Pierre Chastel, on lisait, en parlant du coupable : inalis magifiris ufus, &fcho1d impie sotericum, eheu, nomen ufurpantibus, et sur une autre : pemiciofijf.

faâionis harefi peftifera imbutus. Voir Hifi. univ., III, 471, 47a.

P. 506. — ceft arbaleftier, Guillaume Tell.

P. 509. — Qpand Dieu frappe l'oreille, etc. Cf., t. IV, p. 241 .

— Dit, exerça, fit droit, [&] vengeance, etc. Cf., 1. 1 V, p. a66. P. 510. — année qui n'eft pas finie & qui a enlevé* pour fa

partfept Souverains. Cette année est-elle l'année i6a 1? Elle vit mourir le roi d'Espagne Philippe 111, le pape Paul V, l'archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas, Cosme 1 1 de Médicis, duc de Toscane, le connétable de Luynes, et, peut-être comme ce dernier, d'autres souverains de fait, sinon de titre.

— Monfieur, frère de ce Roy, François, duc d'Alençon, puis d'Anjou, mort le 10 juin 1584 à Château-Thierry, après de violents vomissements de sang. Il venait d'essayer inutilement de s'emparer d'Anvers. Voir, t. IV, p. 337.

P. 5 1 ) . — les trois frères, De Luynes et ses deux frères. Un peu plus loin il les appelle le triumvirat.

P. 514. — comme il n'y a rien défi vray femblable que le vray. On peut soutenir l'opinion contraire; Boileau a dit :

Le vrai peut quelquefois u'iire pas vraisemblable.

NOTES 1T VARIANTES, T. I, P. fl6-f33. 269

P. 516. — Toute cette lettre ironique semble être un pastiche de la Satyre Menippée.

P. 517. — furere & écart, lisez: urere &fecare.

P. 518. — mon trés-honoré fils, M. le comte de la Suze. — Voir ci-dessus, pp. 390 et 291.

P. 531. — mon livret, les Petites ouvres méfiées.

— PJaume 7 $ (72 de la Vulgate) : Qjtam bonus Deus his qui recto sunt corde, — Pfaume 84 (8) ibid) : Qjtam dilecta tabernacuîa nia, Domine, virrutum : concupiscit et déficit anima mea in atria Domini.

P. $32. — A Madame des Loges, Marie Brun eau, née vers 1585, à Sedan, morte en 1641. Ses contemporains ont vanté son esprit et son style épistolaire. Balzac l'a chantée en vers sous le nom d'Uranie. On lit, dans une notice trouvée par M. de Monmerqué parmi les manuscrits de Conrart : « Sa maison étoit une académie ordinaire. Il n'y a aucun des meilleurs auteurs de ce temps-ci, des plus polis du siècle, avec qui elle n'ait eu un particulier commerce, et de qui elle n'ait reçu mille belles lettres. » — cefie pièce degrojfie. Ce sont encore les Petites ouvres méfiées.

P. 53 <. — les miennes qui ne Jurent achevées <f imprimer. Ce sont les Méditations fur les Pfaumes (Voir t. III), qui parurent pour la première fois en 16 jo, dans les Petites ouvres méfiées. Voir notre Notice bibliographique.

— Les prifonnieres m'ont efcrit deus fois defpuis leur liberté. Voir t. II, pp. 88 et 89.

— le privilège d"Obigni (d'Aubigné). Voir ci-dessus, p. 85.

— la nuée du refrefchiffêment, etc. Allusion à la colonne de nuages qui, pendant le jour, guidait les Israélites dans le désert et qui, pendant la nuit, se changeait en colonne de feu. Exode, XIII, st.

P. 537. — le fiege de Privas. Cette ville fut prise le 39 mai 1639.

P. 5)1. — Lettre à Madame. Voir sur cette lettre importante notre Appréciation littéraire, p. m et suiv., et notre Notice bibliographique.

P. 53). — Monfeigneur le Duc voftre mary, Henri de Lorraine, duc de Bar.

270 NOTES ET VARIANTES, T. I, P. f)6^f6f.

P. 5)6. — une Royne Angloi^e mente à la mort, Jane Gray, qui eut la tête tranchée en 1554» — Pour les ver» qui suivent, Voir Les Tragiques (Les Feux), t. Il, p. 155. On y remarquera quelques variantes peu importantes.

P. 5)9. — les facrifices des Li/irois* Les habitants de Lystre en Lycaonie, voulant offrir des sacrifices aux apôtres Paul, et Barnabe, comme à des dieux descendus sur la terre, ceux-ci les repoussèrent avec horreur en déchirant leurs vêtements. — • efioyent foutre honneur. On lirait volontiers « d'autre horreur • ou plutôt * d'autre humeur. •

P. 544* — fiuî,Jeuî & feulement. Voir le martyre de Montalchine, t. II (Tragiques), p. 168.

P. 547. — pleine de larmes. Variantes» pleuré de larmes et pleurs et larmes*

P. 549. — la DaMoifelle de Graver on. Voir t. II (Tragiques), pp. 16), 186 et 187. Les vers ici cités ont été remaniés et transposés dans le poème; ainsi les vers 7 et 8 de la p. 550 offrent dans Les Tragiques une variante beaucoup plus claire.

P» 557- — A Madame de la Trimoutlle, probablement la veuve de Louis III de la Trimouille, premier duc de Thouars, mort devant Melle le a* mars 1577. Il était catholique.

P. 558. — A Mtmfeigneur le Duc de Thoars, Claude de la Trimouille, second duc de Thouars, 1566-1604, embrassa la religion réformée et maria sa sœur au prince de Condé (1585).

P. 56a. — de Pumbelîe, nom douteux. On a proposé Parabelle. Ne serait-ce pas Parabere, lieutenant de Poitou?

P. 56). — A Monseigneur de la Trimouille, Henri, troisième duc de Thouars, 1599-1674, abjura le calvinisme en 16*8.

P* 564. — A M. Ejffêrteau, procureur au siège de Niort et homme d'affaires de d'A.; — M. Du Vanneau, Louis de Lezay, seigneur du Vanneau, frère d'Ambroise de Lezay, le père de Suzanne, épouse de d'A. — Cette lettre a été citée en note par Th. La va liée (La famille d'Auhigné, p. 11); elle a été aussi publiée dans les études numismatiques de M. Benjamin Fillon.

P. 565. — A Madame de Vilette, Louise, la « bien-aimée fille • de d'A*, celle qu'il semble désigner par l'expression de Mon Vnique, lettres XIV et XXIII, pp. 567 et 577.

NOTES ET VARIANTES, T. I, f. f66. — T. Il, f. II. 27I

P. 566. — M. fa F. Cette abréviation signifie que la lettre a été écrite par • sa femme, • Renée Buriamachi, qu'il appelle « mon fecretaire, • et le» trois aUphs remplacent la signature de d'A. Il en est de même de la lettre suivante (XV) et des lettres XXI, XXIII et XXIV.

?• 573* — M* de Rohan... Gouverneur de la province. Voir cidessus, p. 197 (Notes),

P. J76. — envoyer mon defbauché dans Y armée de Danemark. Voir notre Notice biographique, p. 5 1.

P. 578. — Monfieur je trouvoâ mal. Il s'agit de d'Aubigné.

P. 58a. — un offre duquel Vemced-r, etc. D'Épernon lui avait fait offrir deux cent mille livres comptant.

P. 58). — lettre XX VU* Voir notre Introduction, p. vu.

P. 585. — le grand defpnng. Voir ci -dessus, p. 505, et aussi t. II (Tramé fur les guerres civiles), p. 14 et suiv.

P. 590. — la Cour ratent, rue de Genève, ainsi nommée parce qu'elle était le rende&>vous ordinaire des courtiers, courratiers, de commerce. — le Pafquir, ou les Pâquis, lieu de pâturage.

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