‹ OEuvres completesChapitre 62 sur 73 · CONFESSION CATHOLIQUE DU SIEUR DE SANCY · texte numérisé non relu

CONFESSION CATHOLIQUE DU SIEUR DE SANCY

P. aj$. — Nicolas de Harlay, sieur de Sancy, 1546-1639, fidèle serviteur de Henri III et de Henri IV, comme conseiller, capitaine, ambassadeur et surintendant des finances, est devenu surtout fameux pour avoir changé et rechangé de culte suivant les circonstances. C'est ce qui a donné lieu à la sanglante satire de d'Aubigné, satire souvent aussi injuste

278 NOTES IT VARIANTES, T. II, P. 2}f-2}7-

que spirituelle. L'historien de Thou a rendu à Sancy la justice qui lui était due.

— Eve/que d'Evreux, Jacques Davy, plus connu sous le nom de cardinal du Perron, 1556-1618, fut nommé évéque d'Évreux en 1595.

P. a)6. — mon Convertijfeur . On donna ce nom à l'évêque d'Évreux parce qu'il s'attribuait la gloire d'avoir converti Sancy, le baron de Salignac et autres qui suivirent l'exemple de Henri IV, à la conversion duquel il avait été également employé.

— l'antiphaticque, c'.-à-d. le contraire. Var., lantipatique. — Les variantes données ici sont celles de l'édition de 1744-

— Hyacinthe Catthamie ou Calamité. On a voulu reconnaître sous ce nom le malheureux Joseph de Boni face, sieur de la Mole, objet des regrets de la reine de Navarre. Voir ci-après le Divorce fatyrique, p. 659.

— Caylus & fes compagnons, de Quélus, de Maugiron et Saint-Mégrin, tous trois mignons de Henry III.

P. 237. — mettre au vent. Var., mettre en avant.

— feu Monfieur de Sponde, Jean de Sponde, frère atné de Pévêque de Pamiers (Voir ci-après, p. J45)« Après avoir écrit contre ceux qui conseillaient à Henri IV de se faire catholique, il se convertit lui-même à l'exemple du roi et publia une Déclaration des motifs de sa conversion. Il mourut peu après, en 1594» méprisé d'Henri IV lui-même et empoisonné, dit-on, par sa femme. Voir ci-après, p. $6j.

— Y Abbaye de Sainâ Martin, Le savant Guillaume Postel mourut en 1581 à l'abbaye de Saint-Martin des Champs, à Paris. Le controversiste Palma Cayet s'y retira aussi en 1595 après son abjuration. — Var., de samct Mathurm. Cette variante s'explique parce qu'on attribuait à saint Mathurin le pouvoir de guérir la folie.

— Fort VEvefque, la prison dite le For PÉvéque k Paris. — Maifire Pierre, probablement Pierre de Belloy, de Montauban, qui fut plusieurs fois emprisonné pour avoir soutenu contre les Guises les droits de Henri I V à la couronne, et qui, en 1590, fut nommé avocat général au parlement de Toulouse.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 237-24I. 279

— la prifi de Bayonne. Voir Hi/î. unir. (III, col. 405) : « de Sponde, pour preuve de fa converfion, trama une entreprife fur Bayonne, 4t fe demefla de Tes compagnons, qui furent rouez. • (159).)

P. a 3 8. — la conjuration faite par elles deux de Broùagt. Var., par eux deux dès Brouage.

— Monfieur Raimond, Florimond de Raimond, conseiller au parlement de Bordeaux, d'abord huguenot, puis converti au catholicisme en 1566, mort en 1600.

— ce pauvre Miniftre de Montauban, Michel Beraud, qui disputa à Mantes contre le cardinal du Perron en 1593. Quant au livre publié par celui-ci, il avait paru sans aucun titre en 159-; mais, Tannée suivante, Daniel Tillenus y fit une réponse, qui fut imprimée sous ce titre : Reponje au traité dufieur du Perron, de f Infuffifance de TEfcriture Sainte & de la Necejpte £ Autorité des traditions non efcrites.

— Morlas, Jean de Morlas, bâtard du président Salettes, devint conseiller du Roy en son Conseil d'État et privé et surintendant des magasins de France; il mourut à Maçon en IS9J. Converti au catholicisme depuis dix ans au moins, il n'auroit osé déclarer sa conversion que le jour même de sa mort.

P. 259. — circumfcrite de TEftat. Var., dans TEftat.

— tant defeges heureux. Var., tant de fujets fournis.

— à bechenej. Var., tJ bechevet.

P. 240. — les Bulles de Sa Sainâeté. C'étaient les bulles par lesquelles le pape Grégoire XIV envoyait en France le cardinal Cajetan pour procéder à l'élection d'un roi catholique (1 er mars 1590^.

— la bonne Catholique de Tournon. Cette ville et son seigneur, le comte de Tournon, maintinrent toujours les Jésuites, malgré les arrêts du parlement de Paris.

— Bernard, de Confideratione, lib. II . Ce passage de saint Bernard se trouve traduit en français dans Le Songe du Verger, liv. II, ch. 166.

P. 241. — le Pape peut difpofer du droiâ contre tout droià, etc. Cf. Tragiques (àiiferes), t. IV, p. 65.

28o NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 2.4 I -246.

— d'avoir goufle' le plaifir [de faire'] fahare, etc. Var. , d'avoir fait faltar.

— le livre de Monfieur Cayer. Ce livre était intitulé : Difcours contenant le Remède contre les Dijfolutions publiques, prefeme à MM. du Parlement. — Cayet niait qu'il en fût l'auteur.

— qu'ils appelloyent en fon temps Alex, papa. Ces mots manquent dans l'édition de 1744.

— pour fe garder de V& calera. Var., pour fe garder des rufes.

— après qu'il eut règne' cinq ans, etc. Voir Hi/r. unir., Ill, col. $36 et 337.

P. 343. — le fis de... pour avoir..., le jeune Troïle SaveJ//, neveu de l'ambassadeur d'Espagne, coupable d'homicide, qui fut exécuté à Rome en 1585. Il avait, suivant les uns, dou\e ans, suivant d'autres, dix-neuf. Cf. Hift. uniy., ///, col. $27.

— pour defmejler le chifre. Var., peur les déchiffrer.

— 6* l'aage qui n'eftoit pas encoresfait. Ces mots nécessaires pour le sens manquent dans l'édition de 1744.

— Prevoft de Beaulieu. Voir ci-après, p. 515. P. 24). — pour eflire un Dieu. Var., pour excommunier un

Dieu.

P. 344. — les Papes eftoyent pajles comme... Var., les Papes pouvoient pajfer comme*..

P. 345. — Monfieur Benoijl, René Benoît d'Angers, curé de Saint-Eustache, mort en 1608. Il y a une lettre de Henri IV, du 9 juin 159), où il dit à ce curé qu'il a jeté les yeux sur lui pour opérer sa conversion; — Berenger, dominicain, prédicateur ordinaire de Henri III; — Chauveau, curé de Saint- Gervais. Voir Hifl. univ., III, col. 502.

— fix cents b tant. Var., foixante fr tant. j

P. 346. — les Conformiez de Sainâ François, par frère Barthélemi de Pise au xiv* siècle; imprimé pour la première fois à Milan en 1510; — le Doétrinal deSapience, par Guy de Roye, archevêque de Sens, mort en 1409; — le Jardin des Ames defolees, par Yves Magister; — le Mariai, attribué à divers auteurs et l'un de ces livres où le culte de la vierge Marie tend à se substituer à celui de Jésus-Christ, 14)0-1530; — les

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 246-248. 28l

Sermons de Menot, le cordelier Michel Menot, 1450-1520; — le Manipulus curatorum, composé vers ij^o par Guy de Mont-Rocher, imprimé à Paris en 1473 et traduit en français sous le titre de Doârvnal des curés; — Stella cîericorum, du xv* siècle, imprimé à Paris, chez Marnef; — Lava cru m confcientiae [omnium sacerdotum], imprimé à Leipzig en 1497; — Summa peccatorum, par le P. Benedicti, Cordelier (Lyon, 1 5 84) ; — la Légende dorée, de J. Voragine, évéque de Gènes, écrite d'abord en latin et de laquelle sont dérivées les Vies des Saints; — le Livre des taxes (Voir ci-après, p. 350); — la Vita Chrifti, du Chartreux saxon Ludolf, qui vivait au xiv* siècle, traduite en français par le Cordelier Guillaume le Menard. D'A. le cite à la fois pour l'équivoque obscène à laquelle il donne lieu et par allusion à Jean Christi, chanoine et théologal de Nantes, qui se signala par son zèle contre la religion réformée.

— l'un de ces Prélats, Renaud de Beau ne, archevêque et primat de Bourges, puis archevêque de Sens sous Henri I V, mort en 1606, à 79 ans. Il était petit-fils du fameux Semblançay. — Quant au primat de Lyon, Pierre d'Espinac, il fut accusé, en effet, d'inceste avec sa belle-sœur et avec sa sœur Grisole. Voir la Satyre Ménippée (Harangue de Monfieur de Lyon).

— Je n'approuve pas. Var., Il n'approuve pas.

— i'Alcoran de Saind François, ou des Cordeliers, composé d'abord en allemand par le D r Érasme Albere, du Brandebourg, puis traduit en latin et imprimé en 1543 sous ce titre : De Stigmatifmo Idclo, quod Francifcum vocant, Blajphemiarum 6r nugarum Lerna,feu Alcoranus Francifcanorum.

P. .247. — Richeome, le jeune Louis Richeome, de Provence, assistant du général de Tordre, Acquaviva.

— Sainâ Germain, évéque d'Auxerre, qui vivait au temps d'Attila.

— Blaije d'Anjou. Var., Pav\é d'Anjou.

— Frère Jacopon. Voir ci -après, p. 606.

P. 348. — & pour les Joldats de ce temps &.., le pratiquoh. Dans l'édition de 1744, la lacune est ainsi comblée : & pour les Joldats de ce temps, c'eft ce qu'ib pratiquent.

P. 249. — VAbbé Effrem, saint Ephrem, moine syrien et diacre de l'église d'Édesse au iv* siècle. Voir dans la Vie des Pères du désert, le trait de ce saint que d'A. a cherché à ridiculiser.

— ÏHifloire Ethiopique, ou les Amours de Theagène le de Chariclée, par Héliodore, évèque de Trica, en Thrace, au iv* siècle.

-K a$o. — habeat jatn Roma pudorem. Ju vénal (Sat., II,

— klmt des Taxes, imprimé en 1570 (ou plutôt en 1520) sous le titre latin de Taxer (et non Taxa) Cancellarùt Apostolica, traduit en Emanais en 1564 par Antoine du Pinet, et depuis plusieurs fois rèmiprimé.

— Mon Dieu. Var., Met Dieu, provincialisme.

P. 351. — par fa Bulle. On prétendait que le cardinal François de Sourdis, archevêque de Bordeaux, étant allé à Rome pour le grand jubilé de 1600, en avait rapporté cette bulle, dont il devait, disait-on, se servir pour son usage personnel à cause de certains péchés habituels dans sa famille.

— im chappelet. Sur le honteux emploi des chapelets et grains bénits, Voir ci-après, pp. 384 et 385.

P. 254 — ces perfemnes Jacrees. Cette phrase semble inachevée. L'édition de 1744 y ajoute ces mots qui ne sont pas dans le manuscrit : • n'y ayent été trompés, ayant perdu leur temset la reconnoiflance qu'ils meritoient. »

— H on oman en/on livre De regno vulvarum. Le jurisconsulte François Hotoman, dans sa Franco- Gallia, soutient, il est vrai, que les femmes ne doivent avoir aucune part au gouvernement du royaume; mais d'A. a sans doute pensé aussi à une épigramme anonyme qui parut vers 1561 et qui était dirigée contre Marie Stuart, Elisabeth, Marguerite d'Autriche, duchesse de Parme, Catherine d'Autriche, régente de Portugal, et surtout Catherine de Médicis. En voici le début :

Vulva régit Scoios, Angles quoque vuJva gubernat,

Flandres et Batavos nunc notha vulva régit ; Vuha régit populos quos signât Gallia Porta,

Et fortes Galles itala vulva régit, etc.

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 2f4-2f7. 28}

— n'ayant plus que deux places. Lorsque Mayenne se soumit, il ne possédait plus que Chalon-sur-Saône et Soissons.

— pour fe le faire irrumer. Var., pour se faire irrumer.

— La Sainâe qui règne, Gabriel le d'Estrées.

— V oncle Sourdis. François d'Escoubleau de Sourdis, qui avait épousé la tante de Gabrielle d'Estrées, Isabelle Babou de la Bourdaisière.

— fon Gouverneur, Chiverny.

— le Grand, Roger de Saint-Larry, Grand-Écuyer, depuis duc de Be 1 1 égard e Se maréchal de France. On le disait au mieux avec la belle Gabrielle.

P. 355. — Lignerac, Saint Chamont de Lignerac, confident de Mayenne. — la Baftide, Jacques de la Vigne, sieur de la Bastide, l'un des quarante-cinq de Henri III et celui qui, à Blois, porta le premier coup au duc de Guise.

— les petits images de la Cour, les enfants de France, et surtout les enfants naturels de Henri IV.

— V Amalgame, parce que ce fut lui qui, après le combat de Fontaine-Française (1595), négocia la réconciliation du duc de Mayenne avec le Roi.

— La Varenne, Guillaume Fouquet, sieur de la Va renne, avait commencé par être cuisinier de Madame, sœur du roi. Voir ci-après, p. 305 ; — a fait la paix d'Efpagne, ou paix de Vervins (1598). Il fut tout au plus chargé de missions secrètes en Espagne, pour préparer les esprits à la paix.

P. a 56. — au trou fainâ Patrice, caverne d'Irlande, située dans une Ne du lac Neagh (Ulster) et où la croyance populaire voyait une entrée du Purgatoire. Cf. Hersart de Villemarqué, Légende celtique, pp. 105-108.

P. 257. — le Comte d'Auvergne, Charles de Valois, Grand- Prieur de France, d'abord comte d'Auvergne, puis duc d'Angouléme, était fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet. Arrêté une première fois avec le maréchal de Biron, il fut relâché; mais, en 1604, ayant pris part à la conspiration dirigée par sa sœur la marquise de Verneuil, il fut de nouveau arrêté et enfermé à la Bastille, où il demeura jusqu'en 1616.

284 NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 2^J-l6o.

— des fin enfance. Var., enfin abfence.

— le Comte de Soijfons, Charles de Bourbon, comte de Soissons, qui avait essayé d'épouser, malgré la volonté de Henri IV, la sœur de ce roi, Catherine de Navarre.

— Tiers Parti : ce parti, composé des mignons du feu roi et de ceux qui refusaient d'obéir à un roi huguenot, s'était formé pendant le siège de Chartres en 1591.

— dire adieu à Madame. Var. à fa bonne Dame.

— Nojan eft fort propre à jouer des couteaux. La coutellerie de Nogent-le-Rotrou a été longtemps renommée.

— à faire fin ejlat alternat f. Déjà en 1589 le Parlement de Tours avait proposé à Henri IV d'assurer la paix en associant à la couronne le vieux cardinal de Bourbon. Or, en matière d'offices ou de charges, on appelait alternatif l'état de deux personnes revêtues de la même fonction, qu'elles exerçaient tour à tour.

— Le comte du Lude, François de Daillon, comte du Lude. P. 358. — les venues. Var., les avenues.

— au mal content. Rabelais, parmi les jeux de Gargantua, fait mention du jeu de maucontent.

— Le Cardinal de Bourbon. Var., le Cul de Bourbon.

— Mdiftre Guillaume, Le Marchand, de Louviers, bouffon du cardinal de Bourbon. On a publié sous ce nom une satire intitulée : Inventaire de fiixante~dix livres trouves en la bibliothèque de M* Guillaume. Voir notre Notice bibliographique, p. ao6.

— pour la bonne fortune de fin frère. Var. f pourfa bonne fortune. P. 359. — Bello\ane, Jean Touchard, abbé de Bellozane,

de l'ordre des Prémontrés, un des promoteurs du Tiers Parti, mourut en 1596 au moment où il venait d'être nommé évéque de Meaux. — La femme de Sancy se nommait Marie Moreau.

— fait montre des clefs de Saint Pierre. L'édit. de 1744 ajoute : • comme des paflV partout aux bourfes des idiots. »

P. a6o. — les receptes de H ans Carvel. On peut lire ce conte dans Rabelais (Pantagruel, 111, a8) et La Fontaine (Contes, II* p., conte 12 e ), sans compter le Pogge, l'Arioste, etc.

— favois pris cette haquenee. L'édition susdite ajoute encore

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 200-266. 28f

• pour foulager mon ..., fans penfer qu'elle dût broncher fi fouvent. »

P. a6i. — ia prinfe d'un Roan (Rouen), dont le siège fut si longtemps soutenu par Villars; — chefs de Thoulouje, etc. H s'agit de Henri de Joyeuse; — d'Orléans, de Claude de la Châtre, depuis maréchal de France; — de Poiâiers, de Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf; — de trois frontières de Bretagne, de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur : ce dernier ne fit sa paix qu'en 1598.

P. a6a. — quand ce fera â vous d obtenir une loy. Cette loi est l'édit de Nantes.

— qu'il lafaloit impetrer. Var., qu'il falloit impetus.

— du Roy qui riefl pas Pape. Var., qui n'est pas du Pape.

— une Admirauté& beau Gouvernement. André de Brancas, sieur de Villars, fut nommé en 1594 amiral de France et gouverneur de Rouen et Calais. Cf., t. I, p. 3 5.

— à leur ombre. Var., à leur nombre.

P. 26). — efi à menées. Var. efi amené et entre à trouppe.

— l'oiseau, Voir le Glossaire. Var., le hoyau.

— & s'enquérir qui n'a pas encore difné. Var., et fur la monnoye de fa réputation mandier quelque pauvre repas.

— La Limaille, Jean Robert la Limaille, dit le capitaine la Limaille, mort au siège d'Amiens en 1597.

— rien fait. Var., rien volé.

— indignes de jufiification. Var., de récompenjê.

P. 264. — TApologie du Roy. Voir le Journal de l'Estoile t. IV, édit. de 1744, où elle est donnée comme étant de M m » de Rohan.

— hiftoire à propos. Var., à ce propos.

P. 265. — par les menées. Var., par les mains.

P. 266. — Rebours, fille d'un président à Calais. — Dayel, jeune Grecque, sauvée du sac de Chypre en 1 57 « » devint une des filles de la cour de Catherine de Médicis. — Faujfeufe, dite « la belle Fosseuse », était fille de la cour de Marguerite de Valois. Voir Brantôme.

— Yhifloire de Marroquin, etc. Voir ci-après, pp. 47J-476.

— Pancoujfaire, boulangère. Voir le Glossaire.

286 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 267-274.

P. 267. — du Sieur de Gerdreft. Var., Jardrets, Hadrits.

P. 368. — un vieux chien, nommé Citron. Voir t. I , p. )6. — Après ces mots « fur le liét du Roy, » 00 lit aussi : « fe mourant de faim fc chafle de tous coftez. »

— H fit fouvenir l'autheur, d'Aubigné.

— en haine de vingt cinq ans, Var., dix-huict ans.

— le petit fils du Chancelier de VHoJpital, Michel Huraut de l'Hôpital, sieur de Bel-Esbat et de Fay, chancelier de Navarre.

P. 370. — Belouet, paroisse de l'élection de Lisieux en Normandie. (Voir ci-après, p. 440.) Le fait eut lieu en 1 $75-

— une grande playe. Var., une grande place.

— le peuple brujlant de bonnes intentions ferme Us yeux, etc. Dans l'édit. de 1744» on lit : le peuple brûle de bonnes intentions, et le reste de la phrase est supprimé.

P. 371. — le Démoniaque de Laon. Lisez : la Démoniaque, Nicole Aubry de Vervins, en 1565.

— fut foigneux. Var., fut feigneur.

— ÏEvffque d? Angers, Charles Miron, depuis archevêque de Lyon.

— la Diablerie de Saint Maixant. Voir Rabelais, Pantagruel, IV, «,.

— trop curieufe inquifition. Var., très cuneufe.

— fon père, Marc Miron, sieur de l'Herraitage, premier médecin de Henri III.

P. 27a. — Marthe, Marthe Brossier, fille d'un tisserand de Romorantin. Voir ci-après, pp. 4J7, 4)8. — Bayle déclare ce conte suspect.

— Monfieur Matras d'Angers, René Bautru des Matras, assesseur au prësidial d'Angers et maire de cette ville en 1604.

— fuffent pajfe\ à la monftre..., un des luges. Var., fuffent examme\ premièrement par l'Eglife.

P. 27]. — s'il votdoit. Var., fi l'on vouloit.

— Hautin de la Rochelle, Hierosme Ha u tin, libraire.

— Notre Dame des Ardilliers, près de Sa u mur.

P. 374. — eftoit fort contraire à ces inventions..., &fi feftois. Var., eftoit fort contraire à ces faifeurs de fables, & fi feftois.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 274-279. 287

— obedientiam expoftulat. Var., cœcam obedientiam.

— aux fontaines de Pougues. Var., aux fondations.

— aux mefcreans. Var., aux méchants.

P. 275. — Madame de la Chaftre, Jeanne Chabot, veuve de René d'Anglure, épousa, après 1 594, Claude de la Châtre, depuis maréchal de France. — La seconde de ses cinq filles, Marie, était femme de Charles de Balzac, seigneur de Marcoussy. — Quant au Seigneur de Montigny, François de la Grange, il était lieutenant-général du Roy dans le Dunois et le Vendomois et il fut depuis maréchal de France.

— Sainâ Laurent dis eaux, prés de Beaugency, sur la Loire.

— la Sous-dame. Var., la four daine. — Plus loin ce même mot a été travesti en « la fœur pénitente. »

— avoir non enterrée, mais..., fe trouva. Var., avoir été enterrée, fe trouva.

P. 376. — Madame de la Chaftre lui aidqft à faire fortir. Var., on fa fortir.

P. 27 f. — en fait un Traiété. Var., en a fait. — D'après Le Duchat, ce traité aurait été publié vers 1594.

P. 278. — le Livre des Marchands, imprimé, sans nom d'auteur, à Neufchétel, en 1534*, réimprimée Frenkenthal en 1 588, sous le titre de Livre des marchands, oupluftqft des affronteurs ou vendeurs de hapelourdes. On a aussi de Louis Régnier, sieur de la Planche, le Livre des marchands de Paris, dirigé contre les Guises (1565), et de Jean Chassa n ion l'Excellent Traite de la marchandise des Preftres (Hanau, 160$); — le Chevalier Chreftien, écrit en latin par Érasme, traduit en français et imprimé à Lyon par Etienne Dolet; — Sac & pièces, etc., attribué à des ministres de Genève; — /'Inventaire des reliques, composé par Calvin en 1543 et depuis réimprimé.

— en Catholique Romain. L'édit. de 1744 ajoute : « pour le repos de fa confcience. »

— l'an 1585. Var., 1583 et 1546.

P. 379. — dix mille martyrs, etc. Ce sont dix mille soldats que l'empereur Adrien aurait fait massacrer à Alexandrie pour n'avoir pas voulu sacrifier aux idoles.

— Y Ange Gabriel. Entre ces mots et les pierres de lafeneftre,

l'édition susdite intercale maladroitement a une hache (en note un han) de S. Jofeph fendant une bûche. »

— un efternuëment, etc. Voir ci-après p. 4*8.

— la vertu des Sainâs Joyaux. Var., defainct Goyaux.

— la Sarbatane. Cf. le conte de VHermite de La Fontaine. P. 280. — Rochepot, Antoine de Silly, comte de la RochepoU

— le grand Prieur, le chevalier Salviati (Cf. p. 186) et Camille étaient deux italiens attachés à la personne de Henri III.

— Réveillon, Louis d'Ansinville, sieur de Réveillon.

— Vousparlej comme une femme. Cf. Hift. univ., 1 1 1, col. 358. P. 281. — Sainâ Severin. Cf. Hift. univ., III, col. a*s et

3 10. — Duhalde 6» Soupitre, valets de chambre du Roi et pourvoyeurs de ses plaisirs.

— Le Roy lui répliqua, etc. Ce passage est ainsi modifié dans Tédit. de 1744 : « Le Roy lui répondit : Je vois bien que vous tenez le parti des femmes; mais je vois que vous n'êtes pas ignorant, etc. »

P. 2 8a. — Comte de Maulevrier, Charles de la Mark, comte de B renne et de Maulevrier, était capitaine des Cent -Suisses de la garde du Roy.

— du jeune Rofni, Philippe de Béthune, le plus jeune des deux frères du duc de Sully.

— Appelle^ tous ainfi ma tante. Var., n'appelle^ pas ainfi ma tante. Tallemant, qui raconte aussi cette anecdote (Voir t. I* r , p. 14), l'applique à la princesse de Condé et il modifie ainsi le premier vers : c'eftfort mal connoiflre ma tante.

P. a8j. — Si je contois les efpoufailles. Voir Tragiques (Princes), t. IV, p. 95.

— adveiîlé. Var., agenouillé. Voir le Glojfaire.

— le Connejîable, Henri de Montmorency; il ne fut créé connétable qu'en 159).

— Les jeunes Deputej des Etats de Blois. L'énumération qui suit est transposée à la fin de la phrase, dans Tédit. de 1744.

— de\ le temps de fa farbatane. Vers 1580. Cf. Hift. univ., II, col. 1031, et aussi notre t. IV, p. 10a.

P. 384. — Monfieur Pinarx, Claude Pinart, sieur de Cramailles.

— fut adjoufté. La parenthèse qui suit n'existe pas dans l'édit. de 1744-

— avec grains bénits.,,, Gringuenaudes. Var., avec grains qu'on appelait bénits, et autrement quiriquenaudes.

P. 285. — ChaJriUon, François de Coligny, fils de l'Amiral. — Chambaret, Louis de Pierre Bussiere? Var., Chambret.

— le coup de tonnerre. Cf. Hifi. uni*., III, col. 337.

P. a 86. — ce me/chant Comte de La Rochtfoucaut. Voir ci-après, p. J49.

P. «87. — Picard. François le Picart, docteur de Paris et doyen de Saint-Germain-l'Auxerrois, 1 504-1 556.

P. 288. — Maifire Pierre Ponfet, ou plutôt, suivant Le Duchat, Maurice Poncet, docteur en théologie dans l'Université de Paris, mort en 1586.

— Gentilhomme Prefcheur. Var., gentil prefcheur.

— Renardière de Bretagne. Voir ci-après, p. 586.

P. 389. — au Pfeaume 105... les Apoftres. Var., à la page 2^0.

— qui fe font communément fervir ainft. Var., qui fe font par commandement fervir amfi.

— les Chombes bief mes. Ces trois mots manquent dans l'édit. susdite. Nous ignorons ce qu'ils veulent dire.

P. 290. — avant les offrir à Saturne. Var., ayant que de les immoler.

— fempU/foient d'hommes vivons. Depuis ce dernier mot jusqu'à de/quels Theopompe, trois lignes manquent encore.

P. 291. — Sainâ Mathurin. Ce saint était invoqué pour la guérison des fous.

— d'entre nous. Var., de nous trois.

— fur les Pythagoriciens. Var., fur les Pythagoriciemens.

— Monfieur du Bouchage. Henri de Joyeuse, 1 567-1608, maréchal de France en 1597, avait été une première fois capucin sous le nom de P. Ange, de 1587 à 1592; il reprit le froc en 1599. On connaît les vers de Voltaire (Henriade, chant iv) :

Vkitux, piniUnt, courtisan, solitairt,

Il prit, quitta, reprit la tairas* & la haire.

2ÇO NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 29I-296.

— une croix qui pefint comme tous les Diables, Var., une croix de poids infupportable.

— Monfieur de ètontpenfier, François de Bourbon, gouverneur de Normandie, mort en 159a.

— le mjftere de la moralité. Var., le maijhre de la morahté.

— Babeht, Cordelier, se signala par sa fureur contre les Huguenots, dont il fit pendre un grand nombre. Ceux-ci l'ayant pris a Champigny en Poitou, le pendirent à son tour.

P. 29a. — voulait oûir. Var., attoit ouïr. — Voir sur cette procession Hift . uni*., III, col. 1 10.

P. 395. — un bel ambajfade. Var., un emploi.

— Le Comte macquereau... pratiqua. Var., H pratiqua.

— N'ay-je pas fait conmftre à Sainâ Bujtache. Var., n'aàje pas connu.

P. 394. — 2a Duchejfe de Guyfe, Catherine de Cleves, sœur cadette de Henriette de Clèves, duchesse de Nevers.

— Comte de la Chappéle, Fraoçois d'Esooubleau de Sourdis, d'abord comte de la Chapelle-Bertrand, prit les ordres et devint cardinal et archevêque de Bordeaux. — Son frère cadet, Virginal d'BfcoubUau, lui succéda dans le titre de comte de la Chapelle et se fit ensuite nommer duc d'Alluye. La mère de ces deux comtes était tante de Gabrielle d'Estrées. Cf. ci-dessus, p. 254.

— le Cardinal de Florence, Alexandre de Médicis.

— li fingêjje du Cardinal. Voir ci-après, p. 647 et Hifl. univ., I, col. %.

— le Collège remontrant à Sa Sainteté, comme il avoit fait. Var., le Collège lui remontrant qu'il avot fait.

— lui fufcita par le moyen de... fon homme, un Confejfeur. Var., lui fufcita un confejfeur.

P. 29$. — Qui dédit ante duas. Distique traduit ainsi t

D* trois couronna, la première Tu prêts, ingrat & fuyard; La féconde court grand hasard; Un ravoir fera la dernière.

P. 296. — des ouvres pies. Renardière... fur ce mot d'autres pies, mais Ponfet, etc. Var., des auvres pies; mais Poncet.

— ■ que la verolle retenoit. L'édition de 1744 ajoute « et cinq qui ètoient en couche. »

— Sure/m, ou Sorraine, maître d'hôtel du duc d'Anjou, puis maréchal de camp, sous les ordres de Fervacques.

P. «97. — L' Eve/que... de Xainâes, Nicolas Cornu, mort en 1617; — VAbbeJfede Xainctes, Françoise de La Rochefoucauld, morte en 1607. Sa sœur Jeanne était la prieure du Pont-1'Abbé.

— la refponfe de VervUle, François Eeroalde, sieur de Verville, auteur du Moyen de parvenir, et fils de Mathieu Beroalde. Voir I, 7.

P. 398. — & n'y a rien qui deftruife tant les ri fier es. Manque dans l'édit. de 1744*

— les mare/chaux de Montmorency & de Cojfé, le premier, François, fils aîné d'Anne de Montmorency et frère de Dam ville; le second, Artus de Cossé-Brissac ; ils furent enfermés à la Bastille en 1575 et la Cour fut accusée d'avoir voulu les empoisonner.

— Rouet, fils de Louis de la Renaudière de la Guiche, seigneur de PIsle-Rouet en Poitou ; — Lymeul, Isabelle, fille de Gilles de la Tour, baron de Limeuil en Périgord.

P. 399. — plus vigoureux. Var., pour être vigoureux.

— Je Jauva. Cette retraite du prince de Condé fut le commencement de la seconde guerre de religion en 1567.

— Morlas. Cf. ci-dessus p. 238, ci-après p. 303, et aussi Hift. univ., III, col. 405.

— fon gibier. Voir, fes crédules.

P. 300. — du pays dejapience. c'.-à-d. de Normandie.

— fait J âge. Var.,^aif haye.

— le pauvre deSponde. Cf. ci-dessus, p. 257.

— Dandelot, Charles, fils afné de l'amiral de Coligny. Voir Hift. univ., III, col. 46).

P. 301. — de Guerres. Cf. ci-dessus, p. 237.

— le Baron de SaUgnac, Jean de Gontaut-Biron, qui avait épousé Marguerite Nuraut de l'Hospital.

P. 30a. — l'Indice expurgatoire. Voir ci-dessus, p. 245. P. 303. — resjoûit les boyaux 6* le ventre de Parifiere. Var., qui rejouit le cour d'un chacun & remplit le ventre d'un parafite.

292 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 303-307.

— la femme de Santeny. Ce Santeny ou Santiny fut Tait intendant des finances après la mort de d'O.

— à chajfer Efpemon de Provence, lorsque Henri I V, en 1 594, donna le gouvernement de celui-ci au jeune duc de Guise.

— les Princes en Carrabins. Après ces mots, on lit encore dans l'édit. de 1744 : « les partifans en momie, s'il platt à Dieu, notifiée au gibet, et en nos jours des infolens en des Souverains et des Princes à la mode, in partibus infidehum. »

— quant difpari domino dommaris? Voir ci-après, p. 644.

— en potages fEftat, /es poulets de chairs en poulets de papier. Var., en hrpotages (ou tripotages) £ Etats & les poulets de papier en poulets de chair humaine. D'A. dit ailleurs de ce personnage : • Un nommé La Varenne, premièrement eu i fi nier de M"** Catherine, fœur du Roy, longtemps fon porte-manteau, depuis devenu fon confeiller d'Eltat. •

— Lanfac, Louis de Saint-Gelais Lansac; — Lavardin, Jean de Beaumanoir, sieur de Lavardin; — Marquis de BeUe-lfle, Charles de Gondi, fils du maréchal duc de Retz; — Protqfius, le cordelier, Jean Protaise.

— Le feu Evefque de Valence, Jean Montluc, père de Balagny, gouverneur et prince de Calais, maréchal de France, marié d'abord à Renée de Clermont d'Amboise, puis à Diane d'Estrées, l'atnée des sœurs de Gabrielle.

P. 304. — un bel argument . Var., un plus bel argument.

— le Prejident Brijfon &fes compagnons furent pendus au petit Chételet. D'A. a confondu avec Loucha rd et trois autres des Seize que Mayenne fit pendre au Louvre.

— réconciliée au Dieu de paix. L'édit. de 17)4 ajoute : « par la prédication de fa parole. »

P. J07. — Mathurine, femme folle, qui suivait la Cour et y était tolérée pour ses bouffonneries. — jeune du Perron, Jean Davy, sieur de la Guette, frère cadet de Pévéque d'Évreux.

— Sainére Eglife Romaine. Var. t Jainte Mère Églije Reformée.

— Vignolles, Bertrand, baron de Vignoles, en Saintonge, capitaine des gardes du roi de Navarre, puis maréchal de camp, était huguenot et se fit catholique pour plaire à la veuve de Charles de Montluc, petit-fils du maréchal.

P. 308. — Sainte Marie du Mont, Henri Robert Aux-épaules, baron de Sainte-Marie du Mont, se convertit en 1600. Il mourut en 1607.

— Chefitaye, la Chesnaye-Lalier, qui devint, après sa conversion, gentilhomme ordinaire de Marie de Médicis.

P. 309. — le petit La Roche. Voir ci-après, p. 648. — Zamet, Sébastien Zamet, financier italien, 1549-1614, était fils d'un cordonnier. — La Varenne. Voir ci-dessus, p. 303.

— fes contenances. Voir ci-après, pp. 387-393, et aussi t. IV., p. 109.

P. 310. — s'en effuyoit les mains. Voir ci-après, p. 565.

— les Preftdents d'AubervUîe & de Commartm. Pour le premier, on lit aussi d'Aubeville et JambepUle (Le Duchat). Quant à Louis Le Fèvre, sieur de Caumartin, il fut président du grand Conseil et conseiller d'État, puis garde des sceaux en 1622.

P. 311. — à la mode de Gratiane. M 11 ' de Gratiane était une des filles de la suite de la princesse de Navarre.

— la Marquifede GuerchevUle. Antoinette de Pons, qui épousa d'abord Henri de Silly, comte de la Roche-Guy on, puis Charles du Plessis-Liancourt, premier écuyer et gouverneur de Paris.

P. 312. — Engoulevent, bouffon de la Cour, comme M* Guillaume et Mathurine elle-même. — SybUlot, cité plus loin, est un autre bouffon.

— f abolition de la Fin. Jacques de la Fin, onde du vidame de Chartres, découvrit au Roy la conspiration du maréchal de Biron et reçut en récompense des lettres d'abolition pour tous ses crimes passés; il fut tué en 1606 sur le pont Notre- Dame et ses assassins ne furent point poursuivis. — la légende de Samâ Nicaife, satire sanglante dirigée contre Claude de Guise, abbé de Cluny et auparavant abbé de Saint-Nicaise de Reims. L'auteur de ce pamphlet était un certain Dagoneau, sieur de Vaux, juge de Cluny.

P. 313. — le petit homme..., faune de création. H s'agit des pratiques insensées auxquelles se livraient encore les adeptes des sciences occultes, notamment ceux qui croyaient à la possibilité de créer artificiellement un être humain, Vhomunculus. On peut lire à cet égard Pa race! se, De Natura rerum,

294 NOTES ET VARIANTES, T. II, P. ^l^lé.

II, i, p. 86 (édit. de 1658). Goethe s'est inspiré de ces idées au début de son Faust.

— On m'a vifite, ejprouve chej la Princeffe. Var., Bn ma vifite che\ la Princejê.

— les precurfeurs. Var., les predécejêurs.

P. 314. «— Bonniere, Huguenot, gentilhomme servant chez le roi de Navarre; — Guedron et du Conrcy, deux célèbres musiciens du temps.

— la furintendance des chanteurs. Var., des Chartreux.

— i7 ne faut pas fume leurs enivres. Var., faire leurs aunes.

— Cela pourra Jeryir. Var., Celle-là pourra fervir.

P, 515. — la Brofje, Pierre Loyer d'Anjou, sieur de la Brosse, philosophe, jurisconsulte et poète; — Beaulieu, Théophraste Bonju, sieur de Beaulieu, conseiller et aumônier du roi. 11 ne doit pas être confondu avec le prévôt de Beaulieu (p. 24a), ni avec le secrétaire d'État, Martin Ruzé, sieur de Beaulieu, cité un peu plus loin.

— la Conneflable, la femme de Henri de Montmorency, Louise de Budos, morte en 1 599, ou Laurence de Clermont, qui lui succéda.

— l'Abbé de Tyron, le poète Philippe Desportes, oncle de Mathurin Régnier, 1546-1606.

— le Comte de Tonnerre, Charles-Henri, comte de Clermont-Tonnerre, vicomte de Tallard.

— la fable des eftrons. Var., des efirons qui difent.

P. §i6. — Vitry, capitaine des gardes du Roy; — le Cêmte de Soiffbns. Voir ci-dessus, p. 357.

— avec fa mine. Var., à voir fa mine.

— // commance par conclu/ions, etc. Passage altéré et fort obscur. Dans ces mots « par conclurions a faut-il voir une allusion au mariage que le comte de Soissons voulait conclure avec la sœur du roy? et dans ces trois mots Rempino ou rampino (croc), força (fourche), impica pour impicatura (pendaison), une autre allusion à l'état misérable dans lequel Henri IV laissait ses vieux officiers?

— Salette, ou Sallctte*, chanoine d'Évreux. — Condel, prieuré du diocèse de Chartres.

NOTES 1T VARIANTES, T. II, P. 317-324. 20f

P. j 17. — la tiarre du Pape. Var., la thiarre du Diable.

— empqfter par l'ambition. Var., emporter par f ambition.

— porcs d'ejlae. Var., pères d'élite.

P. 319. — nos Miniftres gagne\. Voir \iifi* unit., III, col. 501 et suiv. — cinq morts, Rotan, de Serres, de Vaux, Morlas, Sellettes; Vautre chajfe, Cayet.

— comme de commencer la meffe par un Et. Voir ci-après, p. 4^$.

P. 320. — ufer du Samâ Décret. Parmi les recueils des Décréta les, on appelle communément le Décret, le Saint Décret, celui de Gratien, formé en 1151 et qui fut depuis complété par Grégoire IX et Boniface VIII.

— une venue à cepqffàge. Var., une touche à ce pajage.

P. )22. — frère GHUs. Voir Y Apologie pour Hérodote, ch. 22.

— à r ancien modelU. Var., à ^ancienne mode*

— en l'honneur de Chris. Var., pour V amour de Clovis.

— le prix qui leur efi ordonné* Après ces moto, on lit dans Tédit. de 1744 : • La Chandeleur, qu'eft-ce autre chofe que le Februaria des Anciens, avec leurs chandelles allumées; Arvalîa, ce que Ton fart au temps des moiffons ? & la veille de la S. Jean n'eft autre chofe que Palilia, fête de Paies, Déeffe des troupeaux, que l'on croyoit garantir de tous maux, en les feifant pafler près des feux que l'on allumoit durant la nuit. »

P. jaj. — au bon homme Bénoift. Est-ce le curé René Benoit? Voir ci-dessus, p. 24$.

— Sa'mâ Foutm, corruption de saint Photm ou Pothm, premier évéque de Lyon.

— prmdrent Ambrun, en 158$.

— un Priape de bois. Var., de trois pièces.

— Quand ceux d'Orange ruinèrent, etc., en 156a.

— de Cruas. Var., de Chris.

P. 324. — la Rivière, premier médecin de Henri IV, mort en 1605. C'était un catholique peu ardent. Il a publié en 1578 des Aphommes contenant un abrégé de la doctrine de Paracelse. Voir, t. 1, pp. 422 et suiv., plusieurs lettres de d'A. adressées à ce médecin.

— il efl Papifie pour la réputation. Va p., U eft Romain pour le profit.

— Mai/ire Cernais, Philqfophe de Magné, près de Niort. Voir ci-après, p. 548.

— plufteurs adverbes, comme corporellement, etc. On comprend qu'en parlant de l'eucharistie, les prédicateurs catho>liques devaient user fréquemment de ces adverbes.

— Ce paillard. Var., Ce gaillard.

— Biffbuje, de Viçose ou Viscose, secrétaire du roi de Navarre, puis secrétaire d'État. — de Royan, Gilbert de la Trimouille, marquis de Royan. Son titre d'ambassadeur en Canada n'est qu'une plaisanterie.

— comme Bridoye. Voir Rabelais, Pantagruel, III, 57.

P. 325. — Le Curé des EfchUlti, ou Eschilais, village de Saintonge, du ressort de Pont-de-Xaintes. Voir ci-après, p. 588.

— à F aube. Var., à V autel.

— frère Jan Bonhomme, Han ou Hans, religieux minime du couvent des Bons-Hommes, près de Paris, fameux par la violence de ses sermons. Il mourut en 156a.

— coûiîles de Lorraine. Voir Rabelais, Pantagruel, II, 1 et III, 8.

P. 326. — tant de nuages. Var., tous les nuages. P. 127. — les filtres d'Empereur de Rome. Var., le titre de Roy des Romains.

— fautheur du livre intitulé Carolus Magnus redivivus. Jean Guillaume S tu le. Ce livre parut à Zurich en 1597, et fut réimprimé en 1612.

P. j 28. — la bourfe du Grand Duc, de Toscane. Var., la Cour.

— les bénéfices fans cures, sans cure ou charge d'âmes. Voir Hift. univ., III, col. 408.

P. $20. — la Diane des Ephefiens. « Qui examinera bien ces quatre dernières lignes, verra qu'elles attaquent Henri IV, M. de Rosni et la duchesse de Beaufort. » [Le Duchat.]

P. 3 jo. — Quelque goufi defalut. Var., Quelque jour defalut.

— je refolus d'obliger en moi. Var., j> me re/olus en moi <? obliger.

— affoiblir le parti Huguenot. Voir pour tout ce chapitre I V VHifi. univ., III, iv, 11.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. ^1-^4. !2Ç7

P. 331. — du Fay, petit-fils du chancelier de l'Hôpital et chancelier de Navarre. Cf. Hifl. imrv., III, col. 501.

— infiniment trompeur. Var., jufiement trompeur.

— Madame Martine, femme d'un médecin du prince de Condé, était la maîtresse de du Fay.

— la clef des féaux de Nafarre. Var., féaux de nature.

P. 332. — les Confifioriaux fi» bruflables. Les premiers étaient ceux qui se refusaient à ce qu'on relâchât jamais rien de la sévérité de la discipline; les bru/tabîes, les Huguenots, qui, sans être bien instruits de la discipline de la religion réformée, étaient néanmoins prêts à tout souffrir pour sa doctrine.

— remittereKerp. Chrifiianar noviffimum cafum. L'édit. de 1744 traduit : « quitter à la chrétienneté Ton dernier échec, » et ajoute: « c'.-à-d. donner et quittera la chrétienté Tes intérêts particuliers, pour la fauver de fa ruine. »

— celui qui le féconda, Michel Beraut, ministre de Montauban. Cf. ci-dessus, p. 238.

— pour le moins. Var., finon pour le moins.

— inutile à nqflre Religion. Var., à nqftfe Eglife.

— Salvaifon, Jacques de Salvaison, gentilhomme du Périgord, renommé pour son habileté & surprendre les places. Voir de Thou et les Commentaires de Montluc.

P. 333. — Serres, Jean de Serres, ministre à Orange. Voir Hifl. univ., II, col. 1004, et III, col. 405. — Chouppes. Voir ci-après, p. 35a.

— en ce temps-là, c'.-â-d. en 1594.

— Source, ancien de Cour, qui fit faire de fi beaux fermons à Mermet. Var., Source, ancien, de la Cour qui a fait de fi beaux fermons, & Marmet.

— Vijfou\e. Voir ci-dessus, p. 324; — Lomenie. Voir t. I, p* 307; — Mainetille, partisan des princes de Lorraine et conseiller d'État depuis 1585; — de Royan. Voir ci-dessus, p. 324.

P. 334. — je monftre qu'ils font, etc. Var., ils montrent qu'Us ont.

— de leurs Apoflres. Addition de l'édit. de 1744, « pour fe défaire des princes peu complaifans à leurs maximes. •

— Fougajje, François de Fougasse, sieur de la Bartelasse.

— du Prince de Condé. Le Duchat Ut « du prmce de Conti, > P. 335. — Nil habet infelbc, etc. Juvénal, Sot. III, v. 15a.

Cf. ci-après, p. 37 «•

— rend les hommes ridicules. L'édit. de 1 744 ajoute : « lt cootemptibles, tendant au port propofé par navigation.. ., mais changeant de route U de vent. Philofophons, etc. »

— le dejfem d'ejtre Huguenot. Var., le dejfèin des Huguenots.

— Quant au contraire fay nu. Var., Quant au contraire feus. P. 336. — leur rompre la foi. Var., rompre leur foi,

— Cheredame, un descendant, sans doute, de Jean Cheradame, professeur de grec sous François t".

— bénéfice de BandouUle, prieuré situé alors dans le diocèse de Maillezais et depuis dans celui de la Rochelle.

— pojfederont la terre. Var., hériteront la terre.

— voici la claufe. Var., voyej la camfe.

P. 337. — Quelle aife peut-il avoir. Var., Qjtellejoye peut-il y avoir.

P. }| 8. — Je vids la fiance qu'ils avoient en une ame agitée. Var», Se vids en France qu'ils avoient une âme agitée.

P. 340. — au livre de du Pleffis, le livre De l'Infiitution, UJage & Doâtrine de VEuchariftie (i$o*).

— il y a environ dix kutâ ans. « Il est bien fur que la ConfeJSon de Sancy, qu'on peut dire avoir été commencée auffitôt après que cet homme fe fût fait Catholique, fçavoir vers le printemps 1597, fut augmentée & pourfuivie par l'auteur pendant plus de vingt ans : cela paroit non-feulement de cet endroit-ci, mais auffi de ce qu'ailleurs (p. 310) oa y elle le quatrième livre du Baron de Farneste, qui conftamment n'a paru qu'après l'année 1619. » (Note de Le Duchat.)

P. 341. — cet orthodoxe, probablement le Trait/ orthodoxe de l'Eucharifiie, imprimé à la Rochelle, auquel Cayet répondit en 1595.

— effleurer les matières. Var., ajfiirer les matières.

— c'eft lefiyle le plus courtifan. Var., ceft le plus courtifan. Il s'agit du Traité de la Méfie que le jésuite Richeome écrivit contre du Plessis. Ce même Richeome avait fait parattre

en 1 597 trois Discours fur les Miracles, Us Saints & les Images, et en les dédiant au Roi il les comparait à trois bataillons de vieilles troupes. Cf. t. I, pp. 405-411.

— le livre de la Vérité défendue, lourde réponse que publia en 1 595 le même Richeome, sous le nom de François des Monta ignés, contre le plaidoyer prononcé en 1594 par M* Antoine Arnaud en faveur de l'Université de Paris, plaidant contre les Jésuites.

— croquons, qui portoient morions àore\. Ces croquants sont les mauvais raisonnements contenus dans des livres bien reliés et dorés sur tranche.

P. 343. — ô* le teftament qu'il fit en mourant par lequel il donne,.. Var., qui donne. Cest le jésuite Clément du Puy qui fit courir le premier le faux bruit de la mort de Théodore de Bèze et attira par là sur lui-même, et sur son ordre, une foule de pamphlets mordants.

— Pajfevent. Plusieurs auteurs se sont déguisés sous ce nom ; mais ici c'est Théodore de Béze qui, sous le nom de Benedictus Passavantius, avait publié, en 155), contre le président Lizet, une épftre en style macaronique, dont le succès avait été considérable.

— le Curé de Sainâ Gervais, peut-être Jean Lincestre, un des plus fougueux prédicateurs de la Ligue.

— la feue bonne femme Royne fa compagne, Catherine de Médicis. Voir Hifl. univ., 1, col, 198.

— ce livre de Saint Clément. Les Conftitutions apoftohques, au chap. 46 du VII* livre.

P. 545. — du temps. Var., du temple.

— Campianus, Edmond Campian. Voir t. I, p. 59.

P. J44. — Monfieur S' Panigarole, évêque d'Asti. Voir loc. cit. et ci-après, p. $90.

— ÏEvefque de Bitonte. Cornelio Musso, évêque de Bitonto, dans la Pouille.

— lorfur. Il faut lire : lorfer ou far (leur sera). Cf. Nift. uni»., II, col. 54a.

— Reboul, Guillaume Reboul, auteur de méchantes satires contre les Réformés, changea de religion, puis se vit forcé de

se réfugier à Rome, où, ayant écrit une pasquinade violente contre le pape Paul V, il fut condamné à mort et exécuté en 1611.

— la confcience d'un converti. Var., la confcience en fufpens d'un nouveau converti.

— le Doâeur Boulanger, le jésuite Jules-César Boulanger, aumônier du Roy, né à Loudun d'un médecin natif de Troyes. Il fut le premier à attaquer le livre de du Plessis et s'attira par là une verte réponse qui le réduisit au silence.

P. 345. — m magnis voluiffè fat efl. Voir la procession des États de la Ligue (Satyre Ménippee, p. 48, édit. Ch. Read, 1876).

— Michau. Ce nom, dit Le Duchat, déguise peut-être celui de Michel Béraud, et Maiftre Augufle doit être quelque neveu de Jules César Boulanger.

— de la Provence, d'où a toute heure venoient qui avoient veu. Var., de la Provence, qui avoit vu.

— Ventru de Doremet, protestant qui, ayant changé de religion, fit pour son entrée en l'Église catholique un traité Sur la réunion des Religions.

— Sponde le jeune, Henri deSponde. Voir ci-dessus, p. aj?.

— la vefve, de Jean de Sponde, son frère aîné.

P. 346. — M . Reymond, Florimond de Raimond. Voir cidessus, p. 2)8.

— leurs plaintes imprimées, sur l'ordre de l'assemblée de Chatelleraut, en 1597.

— Rabefne, Jean de Rabesne, seigneur d'Usàon.

P. 348. — quœ virilibus curis, etc. C'est du Fay qui attribua le premier à Catherine de Médicis cette observation de Tacite sur Agrippine, femme de Germanicus (Ann., VI, a 5).

— le Prince Portion, Antoine de Croy, prince de Porcian, qui en 1565, sur l'ordre du maréchal de Montmorency, gouverneur de Paris, s'opposa à l'entrée dans cette ville du cardinal de Lorraine. Celui-ci se vengea de la peur qu'il avait eue en faisant empoisonner le prince de Porcian (Hift. univ., I, col. 290). Voici le premier couplet de la chanson à laquelle il est fait ici allusion :

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 348-^fl. }OI

Le Cardinal feu venoit A Paris i grand puijance, Et avecauet luy amenait Des Guifards plains d'arrogance, E/psrant par fon pouvoir Faire le penpie ff mouvoir, Comme il a fait autrefois En abufani de deux rois.

Mais moufUur le Marefckal

Luy fijl bien fa faulce .

Fj,fy/fydm Cardinal Qui eh... en fes cbaujfes.

— les nouvelles du tableau. Le pape avait envoyé au cardinal, pour le remercier de son zèle en faveur du Saint-Siège, un tableau de Michel-Ange représentant la Vierge tenant entre ses bras l'enfant Jésus. Un Lucquois, ennemi du cardinal, avait trouvé moyen de se faire remettre ce tableau par le messager, ainsi que la lettre d'envoi, et lut avait substitué un autre tableau, où le cardinal de Lorraine, la Reine sa nièce, la reine mère et la duchesse de Guise étaient représentés nus et mutuellement entrelacés.

F* )49* — A Millau, Milhau, en 1 574. La paix qui fut concédée aux Réformés est la paix de Monsieur («576), qui remplaça celle de la Rochelle.

— M. de Pybrac, Guy du Faur, seigneur de Pybrac, l'auteur des Qyatrains moraux, 1529-1584. Voir tout le récit de cette scène, Hifi. unir., II, col. 978, 979.

— defrobees à St- Martin de Tours, en 156a.

— le Comte rejpondxt. Voir ci-dessus, p. a 86.

P. 350. — Pour touchervos afnes. Voir Hifi. unir., I , col. 196.

— le Roy de Navarre ayant envoyé Aubigne. Dans Sa Vie, d'A. fait allusion à ce voyage. T. I, p. 49.

— du pauvre potier Maifire Bernard. Bernard de Palissy mourut de vieillesse (1589?) à la Bastille où il avait été enfermé. Quant à la visite que le roi lui aurait faite, d'A. est le seul qui en fasse mention. Voir Hifi. uni?., III, col. 298, et aussi notre t. IV, pp. 185 et 186. — Les deux fours (p. J51.), ses compagnes de prison, étaient filles de Jacques Foucaud,

}02 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. JJI-^fé.

procureur au Parlement (et non de Sun-eau, comme le dit d'A.); elles furent pendues et brûlées en 1588.

P. 353. — La VaUiere. C'est à l'Assemblée de Chàtelleraut (1 596) que ce gentilhomme huguenot parla ainsi.

— Caîignon et Charnier. Pour le premier, Voir Hift. univ+, II, col. 1075. — Daniel Charnier est bien connu; il fut tué d'un coup de canon au siège de Montauban en 1621 : son gros ventre a excité la verve des chansonniers du temps. On lit dans le Mercure de France (t. VIII, p. 60$ et 606) une chanson qui commence ainsi :

Ommier avoit ka/ti f fort Son gros ventrt contre la mort Pour fe rendre d elle imprenable, Que, pour avoir le compagnon, Elle a eu he/oin de can o n , Sa faux n'ejUnt affe\ capable.

Ce ventre ejbit fi gras & gros, ek.

— Chouppes, Pierre Chouppes, gentilhomme poitevin, député des provinces d'Anjou, Touraine, Maine, Loudunois et Vendomois à l'assemblée de Sainte-Foy en 1594.

— i/ vous transpercera le cour. D'A. s'est complu à répéter en beaucoup d'endroits cette sinistre prédiction. Voir t. 1 , p. 69.

P. )5j. —On m'appelle O. Varillas (Hift. de Henri III) rapporte que le marquis d'O ne souffrait pas qu'on ajoutât une seule lettre à son nom. Ce qui rend plus mordante la réplique du député, c'est que d'O était surintendant des finances.

— la ComteJJe de la Guiche, la belle Corisande. Voir t. I , p. 51.

P. 354. — Madame de Duras, probablement Marguerite de Grammont, femme de Jean de Durfort, vicomte de Duras, qui fut tué près de Libourne. Voir t. I, p. 47.

P. 355. — Ce font ces fuggejles. Var. Ceft dans ces glorieux rencontres.

— Us grues d'Ibicus. Dans l'édit. de 1744, une singulière inadvertance a fait mettre grues de Pyrrhus,

P. 356. — Comte de Permijfion, nom donné à la Cour et

dans plusieurs satires du temps, à des ignorants qui se mêlaient d'écrire sans savoir le français, qui, p. ex., appelaient terre de permij/Jion, au lieu de promijfwn, un terroir gras et fertile. Voir le Nouveau langage François-italianife' d'H. Estienne, Dialogue a 4 .

— enfonnant le toxin, pour empêcher les Huguenots d'entendre les paroles du ministre Jean Malot, qui prêchait près de l'église (Noël 1561).

— Sainâ EJpin. Var., Saint Crejpin.

— pour leurs erreurs en la foy, Var., pour la foy.

P» 357- — fe Cardinal Alain, Guillaume Alain, prêtre anglais, de la province de Lancastre, qui fonda à Douai un séminaire anglais, depuis transporté à Reims par le cardinal de Lorraine. V Apologie d'Alain parut en 1581 et il ne fut nommé cardinal qu'en 1587.

P. 358. — V Archeyefque VaUegrand, Paul Huraut de l'Hôpital, seigneur de VaUegrand et frère de du Fa y. Il fut nommé archevêque d'Aix en 1595.

— Qj/i dabit, etc. Properce, IV, vin, a$.

— dans Menerbé, près de Carcasionne, sous Innocent III. — D'A. cite une autre Menerbe « au pied des Alpes, entre La Code U Meaubec. »

P. $59. — tous ces Hyrlandois. Voir Hift. unir», III, col. 689.

P. j6o. — Sainàfe Foy, Arnaud Sorbin, successivement prêtre de Monteig en Quercy, recteur de Sa in te- Foy, diocèse de Toulouse, prédicateur du Roi en 1568, mort évéque de Nevers en 1606. Il ne fut jamais évéque de Sentis; ce fut le recteur Guillaume Roze, mort en 160a. Selon Mézeray, ce dernier aurait échangé sur la fin de sa vie son évéché de Senlis pour celui d'Auxerre. Voir la Satyre Menippee. %

P. )6i • — le Pont aux Meufniers, à Paris, iur le petit bras de la Seine que traverse aujourd'hui le Pont Neuf; il s'écroula en 1596. — La Vallée de mifere est aujourd'hui le quai de la Vallée. Voir Hifl, uni*., II, col. 55a.

— fin mari, Henri Darnley, dont la mort tragique, en 1567, fut attribuée à Marie Stuart.

— Malheureufe Religion. Cf. ci-dessus, p. 3 44*

— du vieillard (ou du vieux) de la Montagne, le chef de la secte des Assassins dans le Liban.

P. 56a. — & vous fçave\ ce qui eft dit de ceux qui veulent perdre leurs âmes, que... Var., & il eft dit, que...

— Maurevel, François de Louviers-Morevel.

— Mouy, Claude de Vaudré, sieur de Moûy, en Picardie.

— Mouy le fils, Arthur de Vaudré.

— la Chambre des méditations. Sur cette prétendue chambre .où l'on a dit que les Jésuites chapitraient et endoctrinaient ceux qu'ils voulaient employer à leurs desseins homicides, Voir La Politique des Jésuites (Cologne, 1689, p. 106 et suiv.).

— le pitoyable Montferrand, l'impitoyable gouverneur de Bordeaux en 157a. Il fut tué en 1574 devant Gensac.

P. j6$. — CheJJé & Ma : Ué Benhart, le premier, Robert Chessé, Cordelier; l'autre, Jacques de Maillé Benehard. Tous deux en 1589 essayèrent de livrer la ville de Vendôme au duc de Mayenne; Biron les fit mettre À mort. Chessé mourut avec courage; Benehard, après de lâches et inutiles supplications.

— Plejps de Corné, Pierre le Cornu, sieur de Plessis de Cdme, gouverneur de Craon en Anjou. Voir Hift. unb., III, col. 6ja.

— Fontenelle, Guy Eder de Beaumanoir, baron de Fontenelle; il fut rompu vif en 160 a comme complice du maréchal de Biron.

— nos Martyrs de Blois, Henri, duc de Guise, Louis, cardinal de Guise, tués en 1588, et leur père, François, duc de Guise, assassiné par Poltrot de Méré, en 1563.

— l'autre par fa femme. Voir ci -dessus, p. aj8.

— Ç Bourgoin, prieur des Jacobins, confesseur de Jacques Clément; — S* Guinard, Jésuite, complice de Pierre Chàtel;

— S* Joanïlle, qui essaya en 158a d'assassiner le prince d'Orange, Guillaume de Nassau; — S* Garnet, le Jésuite Henri Garnet, l'un des auteurs de la conspiration des poudres, pendu et mis en quartiers à Londres, en 1606.

— le Prefident Brijfon, président du Parlement de Paris pour les Ligueurs, pendu par. les Seize en novembre 1591 ; — les

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 363-372. 30f

cinq Martyrs, Loucha rd, Auroux, Emonot, Ameline, tous quatre des Seize, et un certain Barthélémy, pendus le 4 déc. suivant par le duc de Mayenne; — le Sainâ Boureau, Jean Rozeau, qui ne fut pendu qu'après la réduction de Paris.

P. $64. — i* Père Henry £ Anvers, Jésuite qui, d'après un libelle du temps, aurait été brûlé à Anvers le 2 avril 1601, comme sodomite; — S,., de Saumur. Ce serait, d'après la Vie de M. du Plessis, un moine nommé Anastasio de Vera, entaché du même vice : il Fut pendu en 100a. Ses deux complices, VeJcoUer & le Sergeant, qui ne furent que foùettej, se nommaient l'un Nicolas Gérard et l'autre Mathieu Rolland.

— le Comte de la Rochefoucaut. Voir ci-dessus pp. 386 et 349.

— un exercice de leur pieté fort eftrançe. L'édition de 1744 ajoute : « mais familier à cette forte de faints. »

P. 365. — Cotton. Ce père, allant au Louvre le soir assez tard, en février 1604, fut attaqué et blessé par des pages et des laquais qui le poursuivaient en criant : « Vieille laine, vieux coton. »

— M. S. Baumier. Voir ci-après, pp. 497-499.

P. 366. — Ce badin de Luat, Ange Cappel, sieur du Ltiat, frère putné du ministre Louis Cappel, prétendait descendre de la maison de Courtenay.

— Du Fay. Le Franc & libre Difcours qu'il avait composé en faveur du roi de Navarre en 1588 lui avait valu la faveur de ce prince; il la perdit quatre ans après, pour en avoir abusé autant que pour avoir changé de religion. Cf. ci-dessus, p. ))i.

P. 367. — le Mini/ire de Vaux, Gilbert de Vaux, ministre à Milhau. Voir Hift. univ., III, col. 626.

— que vous fçavej. De bon heur. Var., que vous fçave\ avoir promis leur perfide entremife de bonne heure.

P. 368. — le Synode National de Montpellier, en 1598. P. 570. — un petit centonet. L'édit. de 1744 n'en donne que la traduction.

P. 371. — une faute. Var., une feinte.

P. 37a. — pour fauver ma vie. Voir ci-après, p. 639.

— le Chevalier de Genève. Var., lefieur de Gennes.

Jo6 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. ^7*J— ^8l .

P. 373 • — Ejebolius, quitta la religion chrétienne pour le paganisme, en j6a ; mai 6 après la mort de l'empereur Julien, il demanda à rentrer dans le christianisme, en donnant les marques publiques d'un profond repentir.

— au Crucifix. Var., à un Saint renverfe.

LIS AVANTUMS DU BARON DE FAENESTE.

?• J77» — ou pour tage, ou pour les affligions. D'A. avait environ soixante-quatre ans lorsqu'il écrivait les premiers livres de cet ouvrage. Il vivait retiré et mécontent dans sa forteresse du Dognon.

— je trouvai moyen d?en defrober une grande partie. Par un singulier mélange de timidité et d'amour de la gloire, d'A. a presque toujours imaginé des subterfuges puérils pour présenter ses ouvrages au public. Cest ainsi que Les Tragiques lui furent d'abord offerts comme « un larcin de Promethee. »

— Ta ftXftîa. Ce sont sans doutes les Epigrammes latines contenues dans le VI* volume des manuscrits de Bessinges. — Cette préface parut pour la première fois en tête du Livre quatrième; mais dans l'édition de 1650, — elle fut transportée en tête de tout l'ouvrage.

P. 579- — difcours graves 6* tragiques. Ces deux épithètes désignent YHifioire univerfelle, dont la première édition est de

1616 et Les Tragiques, qui parurent la même année, sans nom d'auteur.

P. $8o. — un faux Poiâevin. L'épithète faux était un sobriquet commun à tous les Poitevins; mais ici elle peut faire entendre que le vieil Enay dissimule sa malice sous un air de simplicité et de bonhomie. On remarquera aussi que d'A. était Saintongeois et qu'il se dissimule sous \efaux titre de Poictevin.

— quelque voifin. Var., quelque homme de rencontre (édit de

1617 seulement). Ce voisin est-il le seigneur de Beau jeu, qui n'apparaît que dans la quatrième partie?

P. )8i . — Ai guerre d'Aunix, en 1616, lorsque, après l'arres-

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 381-389. 307

ta t ion du prince de Condé, le duc d'Ëpernon leva des troupes dans l'Aunis pour marcher contre les Rochelois, qui venaient de s'emparer du château de Rochefort-sur-Cha rente.

P. 383. — celui de Monceaux, près de Meaux, créé pour Gabriel le d'Estrées-, — de Madric, Madrid, dans le bois de Boulogne, bâti par François I er , en 1529.

P. 384. — Vous vous enfermej de demie lieue de rivières, à cause du confluent de la Sevré et de l'Autise, où se trouve Maillezais.

— s'il n'y en a dus, afin de pouvoir dire vous, sans se compromettre, ou s'exposer à une méchante affaire en tutoyant quelqu'un mal à propos.

P. 385. — exterminé, pour « déterminé. » Voir ci-dessus, p. 356, ferr* de permiffion, pour • terre de promission. »

— Monfur de Cafteau-bkux, Joachim de Château-Vieux, catholique ardent et qui était du cabinet de Henri III. Il ne se soumit à Henri IV qu'après son abjuration. Voir Hiji. uni»., III, col. 2*5 et 35 j.

— le ruven (ruban) du foulier. Var., le lien dufoulier (1617).

— & d'autres grades acquis, n'est pas encore dans fédit. de

P. 386. — la rigur des ordonnances, contre le duel.

— Madame de Bonneval, Jeanne de Lastours. Voir Tallemant, t. VII, p. 3)4.

— d'un couquin, c.-à-d. « au sujet d'un coquin. »

P. 387. — Pour pareftre. On lit dans un pamphlet du temps, La Mode qui court a prefent (Paris, Fleury Bourri quant, 161 3, in-ia) : «Un ramoneur Lombard entendant les merveilles des bottes... jura... qu'il viendrait en achepter deux paires... tafeher par ce moyen de pareftre : c'est le mot qui court. •

P. 388. — S. Michel y gentilhomme ordinaire du Roi.

— certes. Var., certaines.

— Charanton. C'était à Charenton, hors de la ville, que se trouvait le temple des Réformés de Paris.

— Ponpignan, Biaise de Montluc, petit-Bis du maréchal.

— monteroit un tiers dabantaye. Var., montreroit.

P. 389. — au vujc du perpunt. Voir Montaigne (I, 49), Des Couftumes anciennes.

308 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 389-394.

— Monfur, le duc d'Épernon. Brantôme dit qu'à la Cour • on ne l'apelloit que Monfieur Amplement, comme fils ou frère de Roy, bien que M. d'Alençon vefquit. »

— un vraffard de pierrerie. Voir Tallemant, t. I, pp. 1 1 5 et

— à la trône qui mode, plaisanterie pour « à la mode qui trotte. »

P. 390. — c'eft pour en mourir. Voir ci-dessus, p. j 10.

— là où il aboit, les rencontres où il avait montré. Var., i/ a, ou i/ aboit.

— Crequi & S. Luc. Charles de Blanchefort, sire de Créqui et de Canaples, gendre du connétable duc de Lesdiguières, mort en i6j8; et Timoléon Saint-Luc, 1 580-1644, fils atnédu grand maître de l'artillerie François de l'Espinay Saint-Luc, tué devant Amiens en 1595; il devint maréchal de France.

— de Nonaim, fi bous boulej. Ici s'arrête rénumération des couleurs dans l'edit. de (617; elle va jusqu'à gris de Un dans celle de 1619. Tout ce qui suit, jusqu'à la couleur d'aminé, a été ajouté et mis entre crochets dans l'édit. de i6jo.

P. J91. — Guedron, célèbre musicien. Voir ci-dessus, p. 514.

— Beringand, Beringhen, premier écuyer de la grande écurie du Roi.

— Comment, encores ?... Ne difputons point du langage, mais, ne se trouve point dans l'édit. de 1617.

P. J9J. — Monfur de Guise, Charles de Lorraine, fils du duc Henri de Guise, assassiné à Blois. — Monfur, le duc d'Épernon. Voir ci-dessus, p. 589.

P. $9$. — le cadet de Paulqjlron. Il y a sur les limites de la Gascogne et du Languedoc deux Polastrons : l'un dans le Gers près de Lombez, l'autre dans la Haute-Garonne, au sud de Muret, près de Fousseret.

— le franc bordelais ne valait que quinze 6ols tournois.

— pouffer. Var., poufier (courir la poste).

P. 394. — Carvon vlanc, à 10 kilo m. de Bordeaux; — Aigre et Billrfagnen (Villefagnan), dans la Charente.

— le Comte de Merle. On ne sait trop quel est ce personnage. Ce n'est peut-être d'ailleurs qu'un nom en l'air.

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. ^O^Of. JOO

P- 39 S* — Monfur de la Barene, La Varenne. Voir ci-dessus, p. 355.

— Guilîerbal, Guillerval, près d'Ètampes.

P. 396. — Monfur de Roquélaure, Antoine, baron de Roquelaure, 1543-1635, créé maréchal de France en 1614.

— // mefoubenoit de Varvalefte. Peut-être ce comte logeait-il rue de l'Arbalète; mais Faeneste croyait qu'il s'agissait d'une place où l'on s'exerçait au tir de l'arbalète.

P. 397. — Monfur de Monte/pan, Antoine-Arnaud de Pardaillan, marquis d'Antin et de Montespan, baron de Gondrin, mort en 1634.

— Monfur de Loux, très probablement le baron de Lux, sur qui, ainsi que sur son fils, le chevalier de Guise vengea la mort du Balafré (janvier 161 3). Voir Bouille, Hist. des ducs de Guise, t. IV, pp. 370-374.

— ye maufrois livrement. Var., je m'y effrois (1617).

— Vertaut, le poète Jean Bertaut, mort en 161 1 ; — Malerve, François de Malherbe; — Mathiu, Pierre Mathieu, poète et historien, 1 563-1 63 1 .

P. 398. — bu roujfeau, celui qu'il avait rencontré près de la Tricherie.

— bouoit ayee lou Roi, lisez : youoit abec.

P. 399. — le mefme roujfeau des houpelandes. On en est aux conjectures sur ce personnage. Le Duchat y voit le Brilbaut dont il est question plus loin, pp. 473-476; Mérimée, d'Aubigné lui-même.

P. 401. — ni chins courans, ni aufeaux. Cf. la lettre à M. C., t. I, p. 480.

— fagneurs, saigneurs, jeu de mots par rapprochement avec Seigneurs.

— Manefchal de Montmoranci. Voir ci-dessus, p. 298. — Cette ambassade eut lieu en 157a.

P. 403. — Qjieitaine, pour «capitaine.» Voir t. I, p. 194, et H. Estienne, Dialogues du Nouveau langage François-haUanife'.

P. 405. — La guerre de Savoie, en 1600. — ce malhurus Prefire, le légat du Pape, le cardinal Aldobrandini. Voir Hifi. univ., III. col. 655-668.

^IO NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 40f-4l4.

— celle de Juliers, en 1 61 1 , après la mort de Henri I V. Voir Bazin, Hist. de France sous Louis XIII, t. I ,r , pp. 1 14-116. — du Manefchal de la Chaftre, Claude, baron de la Châtre, m. en 1614. — le -prince Maurice, de Nassau.

— La troifiefme pierre, en 1615, terminée en 1616 par la paix de Loudun. — lou Manefckau de Vois Dauphin, Urbain de Montmorency- Laval, seigneur de Bois-Dauphin. — cette guerre dtAunix, en 1616. Voir ci-dessus, p. 381.

P. 406. — La Fin en mourra. Voir ci-dessus, p. pa.

P. 407. — f abois une amie.,. Tout ce qui suit, jusqu'à de plus grande qualitai (page suivante), manque dans l'édition de 1617.

— efcoûiUej, équivoque pour escolliers.

— le Goulu, Nicolas Goulu, de Chartres, et non de Loudun, gendre de Jean Daurat, auquel il succéda en 1567 comme professeur de grec. Sa femme, Madeleine Daurat (la Goulue), était aussi une savante helléniste.

P. 408. — Madame Varat, Catherine de Pommeuse, fille d'Estienne du Puget; son mari était premier commis des finances. Voir Tallemant, t. VI, pp. a 19 et 224.

P. 409. — Vahny, Balagny, le brave de la Cour, petit- neveu de Biaise de Montluc, tué en duel vers 1 6 1 j ; — Pompignan, son cousin (V. p. )8S) ; — Begole, gentilhomme du roi de Navarre ; — lou cabdet de Suj, de Suze, frère putné de François de la Baume, comte de Suze; — Bajané Monglas, Robert de Harlay, sieur de Montglas, premier maître d'hôtel de Henri IV. — Bilemor et les suivants nous sont inconnus.

P. 410. — Je ne donnèrois pas un eftiflet. . . Hijtoiregraphes. Var. de l'édit. de 1617 : je ne donerois pas un denier de M. de Roquemadour... de toutes bos hiftoire grâces.

P. 41 1. — celle de Luçon, en 1570.

— Boudrie\-bous donc effacer... offices de la couronne. Au Ire passage de plus de 30 lignes qui ne se trouve pas dans l'édit. de 1617.

P. 413. — Père Couton, le jésuite Cotton. Voir ci-dessus, p. 117.

P. 414. — & [ils] nous ont fait defplaifir de les Jupprimer,

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 4I4-423. }I1

c'.-à-d. les prières. Ce passage, jusques à la pareille, ne se trouve que dans l'édition in-ja de 1617.

P. 4 1 $. — fui à bous dire que. Le reste du chap. x 1 et le chap. xii ont été ajoutés dans Pédit. de 1619, avec le raccord : Mais changeons perpaux (p. 430).

— Sur gères, dans la Charente-Inférieure. — Dongnon, le Dognon de d'Aubigné.

— faire un pais noubeau, à cause des marais qui défendaient les approches du Dognon.

P. 416. — le Lignoux, capitaine d'aventures, mort à Dieppe en 1589 d'une blessure au talon reçue devant Rouen.

P. 418. — a preube per darré, c'.-à-d. avec une armure qui les garantisse par derrière. — a quo es barrât, c'.-à-d . « et voilà l'affaire faite. •

— Chicot. Ce bouffon de la cour de Henri III et de Henri IV était Gascon; il mourut des suites d'une blessure reçue au siège de Rouen en M92.

— S. Jumo, Saint-Junien, dans la Haute-Vienne, près de Rochechouart.

— le Vicomte de Turenne, plus tard duc de Bouillon.

P. 430. — Monfur de Themines, frère du cardinal de Richelieu, nommé maréchal de France en 1616, peu après avoir arrêté dans le Louvre le prince de Condé.

— Barbm, contrôleur des finances en 1616; — Claude Mangot, premier président au Parlement de Bordeaux, puis secrétaire d'État en 1616 et peu après garde des sceaux.

— Madame la Marefchale, d'Ancre, Leonora Galigaî. Var., Madame la duchejje (1617).

P. 4âi. — 6* cela n'eft pas... & de wrai. Sept lignes ajoutées dans Tédit. de 1619.

— Qpand le Paon. Ce sonnet se trouve dans les Petites ouvres mejlees, p. 166.

P. 4*3 . — Toutes les éditions de 1617 ont avant le second livre du Famefte l'avis Aux leâeurs suivant : « Meffieurs, vous avez fait fi bonne chère au baron de Faenefte, qu'il a netoyé fa robbe, s'eft adimanché pour retourner à vous, It vous mène avec foy le cadet, auffi folaftre que luy, hors mis qu'il

}I2 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 423-430.

luy efchappe quelque traiét de Théologie moderne. Ne laiflez pas de le voir : il n'enfonce point & s'arrefte gueres fur ces mattieres : car il ne prend rien à cœur. Ce que vous en pouvés attendre, c'eft qu'il eft du fiecle «t qu'aux trai&s de fon vifage, vous vous reffou viendrés de quelques-uns de voftre cognoiiîance. » C'est cet avis qui a fait croire à une édition du premier livre publié à part ou dans quelque recueil du temps; mais personne ne l'a encore rencontrée.

— Scaliger, le célèbre érudit Joseph-Just Scaliger d'Agen, 1540-1609. — Mejfurs de la Santé Marthe, Scévole et Louis de Sainte-Marthe, autres érudits, nés à Loudun en 1571, et morts, le premier en 1650, le second en 1656.

P. 424. — ce DefunéUs. Il y avait alors un lieutenant criminel de robe courte du prévôt de Paris, qui s'appelait Jean Defunctis. Fœneste n'aimait pas à retrouver son nom dans une prière.

— & quauquommet petit, c'.-à-d. et quelque petite chose, une bagatelle, un rien.

P. 435. — la MeJJe commence par un Et, Ceci n'est pas exact. Ce n'est qu'au troisième répons que le clerc dit : Et introibo. Cf. ci-dessus, p. 319.

P. 426. — Monfurle Manefchal, de Roquelaure, si je ne me trompe [Mérimée]. Cf. p. 427.

— Père Seguirand. Voir t. I, p. 271. — Char on, l'auteur du Traite de la SageJJe, 1540-160$, avait publié en 1600 à Bordeaux un recueil de Seije Difcours chrétiens, où il est souvent question de l'Eucharistie.

— Cafaubon, Isaac Cazaubon, célèbre érudit, 1559-1614. P. 428. — S. Front, cathédrale de Périgueux.

— un imbentaire des reliques. Calvin a écrit un pamphlet qui porte ce titre.

P. 430. — lou Varon de Court aumer & le Sur de Canifi. Le P. Cotton embarrassé, pour ne pas donner raison au baron qui était huguenot, avoua bien que l'intention était nécessaire, mais qu'il suffisait que le consécrant la témoignât par ses démonstrations extérieures. Ce jugement ne satisfit aucune

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 430-447. 313

des deux parties, et au lieu d'un bon cheval que devait payer le perdant, le baron offrit au sieur de Canisy un courtaud, dont celui-ci se contenta. Voir ci-après p. 4)) et t. I, p. 399. P. 4jj. — Gabriel Biel, professeur de théologie à Tubingue, mort en 149 5.

— Pour le mot re\e\ [relais] et pour le baron H a relais, au titre du chapitre, Voir le Glossaire, au mot hareler.

P. 435. — la paix de Lodun (Loudun), en 1616, où la Reine et les Princes dupèrent les Réformés.

P. 4)6. — aux Hardïlieres, N.-D. des Ardilières, près Sa u mur. P. 437. — Marthe la démoniaque. Voir ci -dessus, p. 272.

— Rappin, Nicolas Rapin, un des auteurs de la Satyre Menippee, 1540-1608.

P. 440. — le Preflre de BïUouët, Bisson de Belouet, près d'Orbec, en Normandie. — D'A. exagère, en parlant du cardinal de Lorraine. Voir Hijl. univ., II, col. 769.

P. 441. — firent déclarer Berne, en 1509. Les Jacobins (ou Dominicains) n'admettaient pas, contrairement aux Franciscains, le dogme de l'Immaculée Conception. Pour faire triompher leur opinion, le prieur de Berne imagina de faire apparaître la Vierge à un moine crédule, appelé Jetzer, et de lui faire dire par la bouche de Notre Dame que la doctrine des Dominicains était la véritable. La fraude fut découverte et le prieur fut condamné à être brûlé publiquement avec trois de ses complices (} 1 mai 1 509). Voir D. de Foë, His» toire et réalité des apparitions, ch. 14.

— les enfans qu'on faifoit reffufciter, autre miracle qui s'opérait au couvent des Augustins. Voir Ant. Froment, Actes et gestes merveilleux de la cite de Genève, ch. 35.

P. 444. — Dabo t'Ai. C'est le Tentateur qui parle ainsi. Cf. Évang. Saint Luc, IV, 6.

P. 445. — Y eftranye pajjaye de Charon. Voir ci-dessus, p. 4*6.

P. 446. — en ferio, équivoque entre le sens de ferio, je frappe, el ta figure de syllogisme appelée ferio.

P. 447. — « Clochard. Est-ce du Purgatoire et du Limbe que vous dites? Je vous veux faire victus, comme fit notre ministre à ce capucin de l'autre semaine. Est-il pas vrai que le ciel est

314 NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 447~4fO.

totil d'une pièce? Que dites-vous?» « Vous le voulez

bien ! Le mettre n'e que faire que vous lui aidiez. Eh bien» est-il pas vrai qu'il est fort et) route.»—*» «Et puisqu'il faut disputer d'une voûte, c'est moi qui en suis aiaftw - Iaisem ? j'ai fait toutes les caves de céans, et il y en a une qui a 30 brasses: et si à cette heure vous vouliez venir percer un purgatoire ou bien y gratter des limbes, pour faire choir et chavirer la maison, je vous souffrirois le faire? et notre Seigneur qui est plus grand mettre que vous, laissera-t-il percer des caveaux pour faire un purgatoire et des limbes? Dites ? »

P. 448. — « Mathe. Monsieur, voyez-vous, je n'entends point toutes ces vétilles; Clochard a beau faire pirouetter son bonnet devant les yeux des gens quand il parle : il me souvient qu'une fois vous lui demandiez s'il vous vouloit vilbrequiner la cervelle. — Cl. C'est ma manière, mais voilà le bonnet à terre. — M. Voyez, Messieurs, il y a une chose pour quoi je serai toute ma vie de la Messe, et Clochard, qui est un beau parleur, ne me sauroit gagner de ce côté. Est-il pas vrai que les noisetiers fleurissent toujours à la Notre- Dame? — Cl. Eh bien, pourquoi cela? — M. C'est que l'Église l'a bien ordonné. — Cl. Est-il pas vrai qu'il y a deux ans qu'il n'y a point eu d'hiver et que cette année encore les noisetiers n'ont point donné fleur? Voudrois-tu dire qu'il y auroit eu fête toute l'année? — A#. Vertudieu! par là tu ne me feras pas changer; voyez-vous, Monsieur le baron, un sot avise bien une béte : ne changez jamais, pas plus que moi. •

P. 449. — Monfur lou Duc, le duc d'Épernon.

— en changeant de quelque nom feulement, c.-à-d. que le nouveau propriétaire donnera son nom au domaine confisqué.

P. 450. — routurier. Var., roturier et routier.

— Tadon, faubourg de la Rochelle.

— qu'ainfifoit de bous. Ce souhait délicat termine heureusement cette lettre, dont le style prétentieux et recherché rappelle celui de Thomas Diafoirus.

— V homme que Von cher choit. Ce mode de divination existe

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 470-467. Jlf

encore en Orient. On peut consulter un passage très intéressant du Commentaire sur r Exode & les Nombres du comte L. de Laborde, p. 22 et suiv. [Mérimée].

P. 451. — Un Italien. D'A. veut sans doute désigner ici le Florentin, Cosme Ruggteri, confident de Catherine de Médicis. Il mourut en 1615.

P. 453. — méfie de S. Roch. Ce saint passait pour préserver et guérir de la peste.

P« 455» — Cayer, Pierre Victor Palma Cayet, 1535-1610, auteur d'un grand nombre d'ouvrages de polémique, d'histoire,, d'érudition, de magie, etc.

— lou petit homme. La recherche de la génération de l'homme (Cf. ci-dessus, p. jij) était à cette époque, autant que celle de la pierre philosophale, l'objet des expériences des amateurs de sciences occultes; c'était, en même temps, un moyen de duper les gens crédules, dont abusaient volontiers les charlatans de toute espèce.

— que je ne vous nommerai -pas. D'Aubigné lui-même. Voir 1. 1, p. 4)6 et notre Notice littéraire ci-dessus, p. îaj et suiv.

P. 456. — Monfieur Gilht, Jacques Gillot, 1 550-1619, conseiller au Parlement de Paris et l'un des collaborateurs de la Satyre Menippee.

P. 457. — 6* deboit en efire. Var., et [/*] debois en estre.

P. 458. — Etiam nos, poma natamus. Voir ci-dessus, p. 515.

P. 459. — Nous bous mettrons la caiffe dans la tefte. Le curé de Saint-Eustache s'étant pris de dispute avec Jean du Pont- Alais, celui-ci le coéffa de son tabourin. Cf. un récit analogue dans les Contes de Bonav. Des Periers (édit Nodier, p. 140).

P. 460. — tous efperonneç. C'était une inconvenance d'entrer au Palais avec des éperons. En 1610, Concini, l'ayant fait par mégarde, eut fort à s'en repentir.

P. 461. — Le commencement du chapitre xiv jusqu'à : // arrive de crans accident, n'a été ajouté qu'en 1619.

P. 466. — à Nqfire Dame, faubourg de Saintes, sur la rive droite de la Charente.

P. 467. — au pré lou Roi, terrain compris entre l'abbaye Sainte-Marie des Dames et la Charente.

3 16 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P, 467-481.

— Therac, Thézac, entre Saintes et Royan.

— Encorloupis... appeller en duel. Addition de l'édit. de 1630.

— Jehan Foutaquin. D'après Le Duchat, Jean Foutaquin turelureest le refrain d'une chanson qui se trouve au feuillet 111 b. de la a* partie de la traduction française du livre de la Lésine (Paris, 1604). Cf. ci-après, p. 614.

P. 469. — Cofme, Cosimo Ruggieri.

— Cctfar, Jean du Chastel, fameux a ffronteur, mort en 1615.

— lou petit Preftre, inconnu.

— lou Cure* Sont Saturnin, à Toulouse?

— Louys de MarfeiUe, Louis Gaufridi, curé des Accouls à Marseille, brûlé en 161 1.

P. 470. — Taffius ei, c'est-à-dire en lisant à l'envers « je suis fat» et de même p. 471 pour les mots, te uo fel Jaruaut et te uofel iaruaj.

P. 473. — Marroquin. Voir ci-dessus, p. 266, et aux poésies, Tode XX11, t. III, pp. 165-168.

— Duras, Jean de Durfort, vicomte de Duras, chambellan du roi de Navarre.

— Brilbaut, Jean-Baptiste de la Châtre, seigneur de Breuillebaut, écuyer du roi.

P. 474. — Frontenac, Antoine de la Buade, seigneur de Frontenac, écuyer du roi et son premier maître d'hôtel en 1607*

P. 481. — Avertissement du troisième livre, qui ne se trouve pas dans l'édition de 1630 : « L'Imprimeur au Lecteur. Le baron, continuant fes voyages, nous a donné matière pour un troifiefme [livre], lequel (fuivant ma promette) je vous envoie. Et pource que Pimpreflîon des deux premiers m'a efté comme arrachée des mains (bien que r'imprimez fur ma copie en plufieurs lieux & diverfes fois), j'ai prié l'autheur de les revoir, ce que j'ai obtenu, avec augmentation de plufieurs bons contes fc vers fur les fujets. Partant, je fais marcher les trois enfemble, & les deux aifnez les premiers. J'efpere qu'avec le temps nous pourrons voir un quatriefme, l'humeur du baron n'eftant pas d'eftre oifif, ni la mienne fans occupation. » Cette quatrième partie, que nous donnons ciaprès, ne parut qu'en 1630.

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 482-490. jlj

P. 482. — Madamoifette Caboche, la fille ou la femme d'un fameux entremetteur du temps.

P. 483. — nous emportons tousjours quelque feryiette : Cf. Racine (Les Plaideurs, I, 4) '

ElU eu/ dm Bnvetier em porté Us ferviettes Plilo/t que tU rentrer au logis Us mains nettes.

P. 481. — Maffigni, Massignac ou Massignat, près de Montembeuf (Charente).

P. 485. — S. Cire, Saint-Ciers, près de Manies (Charente).

— Charle Anthoine, chef de Bohémiens.

— la petite Egypte, tribunal d'appel imaginaire que le prétendu condamné invoque pour duper le public qui s'attendait à le voir pendre. Voir Tallemant des Réaux, t. VII, p. 485.

P. 486. — qu'il porta.,, accoucher. Addition postérieure à l'édit. de 1619.

P. 487. — Mejfire Julien, Cure de Boulie. Il y a deux Bouille dans les Deux-Sèvres et un dans la Vendée ; mais il y a aussi près de Niort un village de Vouillé, qui pourrait bien être la cure en question. Quant à Mejfire Julien, ce nom rappelle le maître JuUien cité peu honorablement par Sully dans ses Economies royales, t. I, p. 519.

— S. Rémi, endroit voisin de Niort et de Saint-Gelais.

P. 488. — Il y avoit lors... un prefent. Cette fin de chapitre ne se trouve pas dans l'édit. de 1619.

— S. Gelais. Voir t. I, p. ) 1.

P. 490. — la Bithe, et ÏEJirïlle, citée plus loin, sont des villages voisins de Niort, du côté de S. Pezenne.

— harangue en poiâevin. « Voilà, mon maître, que, passé ce jour, vous ne me verrez jamais; je suis venu vous dire adieu et à ma maîtresse que voici. Cela me fait grand courroux de m'en aller hors du pays pour trois misérables faux témoins. » ... • Voyez-vous, mon maître, je n'avais plus qu'un terrain de quatorze boisselées, clos d'une muraille de sept pieds... il faut dire que c'était une baronnie que cette terre; elle n'a chômé de vivant d'homme; les voisins en sont tous dépendants et tenus de la fumer. Voyez-vous, mon ami, je pensais

3 1 d NOTES ET VARIANTES, T. II, P. 490^.498.

le garder et que, par le moyen de cette pièce, je n'aurais plus faute de pain; mais quand ma ménagère a été morte de maladie, ma foi, j'ai tout vendu et les barbouilleur» de papier sont ici è l'Etrille qui m'attendent pour achever. »

P. 491. — « Ma foi, mon maître, vous me disiez jeudi, quand je vous demandai quatre francs à emprunter, que

vous n'aviez pas un denier. • « Je sais bien maintenant

où c'est à cette heure, M. le Bailli. Par la vertudieu, Matelin a été le maître à ce coup; il est bien vrai qu'il a une part dans la pièce, mais elle n'est pas toute à lui. •

P. 49a. — « Ma foi, c'est le cimetière qu'il vous a vendu. • P. 49} . — la Roche- Boijfèau, Charles de Souvigné, seigneur de la Roche- Boisseau, se signala par ses mœurs dépravées et sa tyrannie. Il se maria trois fois, étrangla sa seconde femme, Yolande de Bourré, en 1600, fut condamné à mort, mais ne fut exécuté qu'en effigie, et vécut encore vingt ans, enfermé dans son château qui n'avait pu être forcé.

— noces de Bâché. Voir Rabelais, Pantagruel, IV, 1a.

— Maulevrier, près de Cholet (Maine-et-Loire).

P. 494. — Douai, Doué, près de Saumur, même département.

— chanter le beau pinceau, allusion à une chanson alors connue, dans laquelle on disait sans doute que le vin est le pinceau du nez.

P. 495. — Villebois. Est-ce bien le château de Villebois près d'Agen? ou n'est-ce pas plutôt le hameau de Villebois dépendant de Lavalette, dans la Charente?

— ce grand ongle qu'il porte. Cette mode a subsisté pendant tout le xvii* siècle. Témoin l'observation d'Alceste dans le Misanthrope (II, 1) :

E/Lcc par l'ongle long qu'il porte au petit doigt, etc.

P. 496. — Efcure ou Escures. Mérimée suppose qu'il s'agit de Lescure près d'Alby; il y a aussi non loin de Pau et près de Lambeye, une petite ville d'Escurés, et plus près encore de la capitale du Béarn, l'ancienne petite ville de Lescar.

P. 497. — le médecin Baumier, Voir ci-dessus, p. 565.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 498-706. pO

P. 498. .— M'arme. « Sur mon arae, c'est qu'il n'y a plus de dévotion, depuis qu'on va à cheval. — C'est une mule, dit l'autre. Vont-ils pas bien sur bêtes aux Àrdilières, et les curés les beaux premiers?... C'est pourtant un homme bien fantasque; il a baillé à sa femme un cotillon pour qu'elle ne couchât pas avec lui, et un autre [lui a donné une robe] pour qu'elle ne couchât pas seule. Il y a un an à cette Chandeleur qu'il m'avait pris pour le mener à Parthenay; je pris le sentier à cause de la boue. Cordieu, il se fâcha contre moi et dit que je le menasse par le grand chemin, le chemin de l'Eglise catholique et du [S.] Père. — Ma foi, fis-je, ce n'est pas le plus chevauchant, ni le plus court. Voici mon homme qui s'en va par le beau milieu. [Dieu] garde mon âme! ils n'avaient pas traversé, sa mule et lui, la largeur d'un sillon, qu'ils chaviraient dans une fondrière où il ne paraissait que les oreilles de la mule et le chapeau du médecin. Il fallut avoir des gens pour les arracher de là. Diantre, fis-je après, est-ce là le chemin de l'Eglise? J'avais bien ouï dire à Guillemard de Champdeniers que le grand chemin de charroi mène tout droit en perdition. »

— Chandene^, Champdeniers, à 20 Ici 1 . N. de Niort.

— cria : le cofie, c'est-à-dire qu'il avait mal au côté. P. 499. — Chorals, Chauray, à 8 kil. S.-E.

— Pillas, nous est inconnu.

— Maifire François. Voir dans Rabelais (Pantagruel, IV, 15) comment Villon se vengea du cordelier Tappe-coue.

P. 500. — qui ne s'efi point feigne, tant il avait hâte de rendre ses devoirs à son hôte. '

— les Oufches, gentilhomme protestant. Voir Hift. univ., 111, col. 35.

— faboir Vhure à la chandelle. On lit un trait d'ignorance tout à fait semblable dans la treizième ferée de Bouchet.

P. 501. — compagnon de S. Auguflin. Ce père de l'Église n'admettait pas l'existence des Antipodes. Voir Cite' de Dieu, XVI, ix. Cf. aussi Lactance, Inftit. dût., III, xxiv.

P. 503. — Prince de Condé. Il fut arrêté le i* sept. 161 6.

P. 506. — Cathoulique, mauvais jeu de mots sur cette

PO NOTES ET VARIANTES, T. II, P. fo6-f22.

expression, qui en grec veut dire : universelle et par conséquent commune, publique.

P. 507. — parlé à maffe. Var., parle amasse (édit. Mérimée, avec cette note, amassa en gascon, ensemble).

— Grand Jean, Jean Petit, maîtres d'armes du temps.

— Valeri, Vallery, dans l'Yonne, près de Sens?

P. 509. — Glenay, village près de Bressuire (Deux-Sèvres).

P. 511. — Hiftoire de Pautrot. Ce joli conte a été introduit pour la première fois dans l'édition de 1630; maison remarquera qu'il se rattache assez mal à la fin du chapitre précédent. D'après Mérimée il a été tiré des Facéties de BebeUus; on le trouve aussi dans les Sermon es conrivales de Gassius et dans les contes d'Eutrapel. L'imitation de Sterne est le dernier récit du Voyage sentimental.

— la rue des Marai\. Cette rue n'existe plus; elle avait commencé à être bâtie en 154), à la suite de la rue du Colombier.

P. 51a. — Une Dame de NoailU, Jacquet te de Parthenay, femme de Sébastien de Barbezieres, baron de Nuaillé.

— le Sieur de Pautrot, Mathurin de S. Gelais, sieur du Pontereau.

— Biraut. Elle aurait dû prononcer virote, ce qui signifiait en espagnol trait d'arbalète et en gascon tout autre chose.

P. 515. — De Bourron. De Thou (liv. 99) cite un nommé Sallart, sieur de Bourron. La maison de Bourron était originaire du Brabant.

— arnigme de Filajfe . Filajfe est le mot même de l'énigme.

— le tapis eft mis. Le déjeuner fini, on desservait et l'on recouvrait la table d'un tapis.

P. 516. — Manejchal <f A/ai. Si ce maréchal a réellement existé, ce ne pouvait être qu'un maréchal de camp; il n'y a point eu de maréchal de France de ce nom. — Il existe dans l'Indre-et-Loire, près de Tours, deux Azay, A^ay-sur-Cher et AyayJe-Rideau.

P. 522. — C'est de la corde qu'on Je Jert, etc. Cette corde, appelée mèche ou boutefeu, servait à allumer la poudre des arquebuses et des mousquets.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. f24-f34- ^1

P. 524. — un Poète Chreftien, Claudien (Troisième Consulat d'Honorius, vers 96). Ce poète n'était pas chrétien, comme on Ta cru longtemps, mais à tort.

P. 526. — un Signur qui aboit à Chartres, etc. François d'Escoubleau de Sourdis, gouverneur de Chartres, sous Henri IV. Voir ci-dessus, p. 254.

P. 527. — y Les alliances en font changées. Il s'agit en effet d'un frère et d'une saur, M. de Guise et la princesse de Conty, Louise Marguerite de Lorraine. Voir Tallemant des Réaux, t. I, p. 84.

— Jenevieres. Var., Vanechieres. Le Duchat voit sous ce pseudonyme le maréchal de Lesdiguières. Quoi qu'il en soit, la réputation de sa seconde femme, Marie Vignon, était des plus mauvaises.

P. 528. — Bougoin, le même sans doute que celui dont il a été question, t. I, pp. 47 et 48.

— Qji'il riroit en Eflé, etc. Il faut supposera cette épigramme un sens obscène; autrement elle n'aurait aucun sel.

— Place aux veaux. Plusieurs places de Paris ont porté ce nom. Au commencement du xvn* siècle c'était une place entre le quai de la Grève et le quai Saint-Paul.

P. 52Q. — Monfur bu Aianefchal, le maréchal d'Ancre, Concini.

— Stincs. Ce nom est hollandais, mais le personnage est inconnu, ainsi que les huit autres pirates qui l'accompagnaient. Si de pareils aventuriers ont jamais existé, c'étaient les précurseurs des Flibustiers, si fameux pendant la seconde moitié du xvn siècle.

P. fjo. — Madame, Léonora Galigaï femme de Concini.

— Mangot & Varvin (Barbin). Voir ci-dessus, p. 420.

— Maran et V Aiguillon sont deux petits ports de la Vendée : le premier près de la pointe de même nom, l'autre à l'entrée de la Sèvre Niortaise.

P. 5j 1. — la Générale Chau. Autre personnage inconnu. Mérimée voit ici un nom anglais, Show.

— Cette licorne et ce pélican sont des pièces d'orfèvrerie. P. 5}4. — M. de ÏOrme. Ce nom convient parfaitement à

J22 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. f 34-^48.

un tel affronteur : ceux qui se laissaient prendre à ses promesses pouvaient aller les attendre sous l'orme.

P. 5 } 7 • — des fires £ des chapperons de drap. Les sires sont les marchands, et les chapperons, leurs femmes.

P. 541. — le petit Taillur, sans doute è cause de son origine. Cette phrase, depuis Je bous puis ajfurer, est dite par Fœneste.

— la Poulette qu'ib ont ejleinte. L'impôt de la Paulette, créé en 1605 pour neuf ans, fut renouvelé en 1614 et nullement supprimé; mais le bruit de la suppression devait avoir couru.

P. 545. — ce quatrin. L'édit. de 1619 ne donne en effet que les quatre derniers vers. Les quatre autres ont été ajoutés depuis par l'auteur, sans qu'il ait songé à modifier le mot quatrin.

— Philippes. Var., Alexandre (1619). L'auteur a corrigé luimême son erreur et il ajoute un 5 à Philippe pour la mesure du vers. Mérimée a remplacé Philippes par PhUippus.

— Don Guichot. La première partie du don Quichotte de Cervantes avait paru en 1605; la seconde partie, en 1615.

P. 546. — Calopfe, serait, d'après Le Duchat, le baron de Beauvoir (naXi &|*î). Mérimée pense que c'est plutôt Jacques de Pons, baron de Mirembeau (mire en beau), beau-frère de Riou, cité au chapitre suivant. — Sous le nom de personnages véritables, d'Aubigné trace dans ces deux chapitres le plan d'un ouvrage conçu évidemment sur le plan du roman de Cervantes.

P. 547. — feu Segur, Jacques de Ségur-Pardaillan, gentilhomme d'honneur et de probité, mais très crédule.

— Brocart, Jacques Brocard, Piémontais, auteur de plusieurs livres sur la Sainte Écriture, remplis, dit Le Duchat, « d'erreurs très pernicieuses, principalement en matière de révélations et de prophéties. »

— Renaudiere, ou plutôt Renardière. Voir ci-après, p. 586.

— Bodin, le pubiieiste Jean Bodin, 1550-1596, auteur d'un traité De la Republique.

P. 548. — Mademoifelle Sevin, la petite Sevin, folle de la

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 5-48-^7. ?2J

reine de Navarre. Elle entendait parler des pèlerinages faits en vue d'avoir des enfants.

— Madame de Bonneval. Voir ci-dessus, p. 386.

— Prince Malaife. Est-ce le prieur de Crato, don Antonio, fils naturel de l'infant don Luiz et prétendant au trône de Portugal? En 1585 il était à la Rochelle dans une gène fort grande, et c'est alors qu'il vendit à de Sancy le fameux diamant connu sous ce nom.

— Confiantin, Robert Constantin, mort en 1605, auteur d'un Lexique grec-latin en 2 vol. in-fol. (Genève, 1566).

— Maiftre Gênais. Voir ci-dessus, p. 3 24.

— Bous eftes philojophe, c'est-à-dire vous êtes fou, à moinsqu'it n'y ait ici une allusion à l'amour philosophique. V. t. II, p. 286.

P. 549. — & comme dit Coton, vefie de jugement. Ajouté depuis 1619. — Au lieu de vefvc, la phrase demanderait veufs; ou bien d'A. a-t-il connu ces deux vers du poète Maynard, 1582-1646 :

Ton dif tours tfi une nuit Vtnve de lune & d'efloiln?

P. 552. — Ars, près de Cognac. Le seigneur d'Ars, Josias de Brémond, était de la maison de Pons; il fut député de la noblesse aux États-Généraux de 1614.

— Saugeon, Saujon, près de Saintes. Le baron de Saugeon était Eusèbe de Campet.

P« ÎSJ- — Cherveux et Chef -boutonne sont situés dans les Deux-Sèvres.

— Riou, Jacques de Beauinont, sieur de Rioux, qui avait épousé Jeanne de La porte.

P. 554. — Pons, près de Saintes.

— h Dame, fa coufine, Antoinette de Pons, qui épousa Henri d'Albret, baron de Miossens. Les sires de Pons faisaient remonter leur origine à /Elius Pontius, petit-Bis de Pompée et fondateur de la ville de Pons.

P. 557. — le 20 d'Exode. C'est le chapitre qui contient les commandements de Dieu.

P. 559. — le Sieur de Beaujeu, avait commandé sous le duc

^24 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. JfO-féy.

de Bouillon en 1587, et en 1589 il était un des chefs des Suisses qui formaient la garde du Roi.

P. 560. — la vataille de Saind Pierre, en 1628.

— la vataille du pont de Sey, en i6ao.

— celle de Tr abonne, en 1025.

— Arnaud, Pierre Arnauld, fils d'Isaac Arnauld, intendant des finances sous Henri IV. Il fut maistre de camp d'un régiment de carabins qu'il avait levé à ses frais. Il conseilla la construction du fort Louis, pour incommoder les Rochelois; d'où le surnom d'Arnauld du Fort, qui lui fut donné.

— les Procureurs de Londres. Voir t. I, p. j6o, une lettre de d'Aubigné au baron de Vijan.

P. 563. — un vrabe Duc, le duc de Retz.

— du Comte Saind-Aignan, qui essaya de charger avec un escadron, mais ne fut point secondé.

P. 564. — cette mefchanceté au Palais. Voir ci-dessus, p. 460.

— Vinventeur Sainâ Michel. Voir ci-dessus, p. 388.

— quand ils ont de grands cheveux, comme étant suspects de vouloir cacher la place de leurs oreilles coupées en punition d'un méfait.

— faire le tour par la bille. Cette punition équivalait à une exposition publique.

P. 565. — pédants du bieux temps, du temps où le règlement de 1535 interdisait encore à certaines personnes le port de la barbe.

— Monfur lou Bidafme, François de Vendôme, vidame de Chartres.

— & s'y ejfuia les mains. Voir ci-dessus, p. j 10.

— un de/es Efcuiers, d'Aubigné.

— Ont les garcettes fur le front. Le mot garcette, en espagnol garceta, boucle de cheveux, est pris ici avec un double sens facile à comprendre.

P. 566. — Y armée qui alloit a la Balteline. Elle était commandée par le marquis de Cœuvres pour le roi de France, le duc de Savoie et les Vénitiens.

P. 567. — qui porte Vefcarlatte, probablement le cardinal François de Sourdis, archevêque de Bordeaux.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. f68-f8l. J2f

P. 568. — Papnem, Pappenheim.

P. 569. — quibont 6aaa a aaa a, c'est-à-dire k bride abattue, en pressant tout le monde. On trouve la même expression figurée dans Rabelais, à la fin du Prologue de son III* livre; seulement le 6 est remplacé par un G. On pense que c'est une onomatopée, imitant le cri des valets de chiens excitant une meute.

P. 570. — le Duc d'Agaran, probablement le duc de Bellegarde, connu à la cour sous le nom de M, le Grand et qui fut envoyé en 1616 auprès du duc de Savoie. — Au sujet des pieds puants, Cf. Tallemant des Réaux, t. I e *, p. 61.

— en ces dus guerres, etc., en Languedoc, où les protestants étaient commandés par le duc de Rohan, 1625-1629.

P. 571. — Le Sieur de la Cheje, personnage inconnu.

P. 574. — m' appelli Perot. Imité du Scelto di facétie del Piovano Arlotto ed altri, Venise, 1599. Voir aussi le Praxis jocandi, Francf., 1603. (L. D.).

p » 57 5» — un pacquet, cacheté des armes de Portugal. Tiré du Lingua d'Erasme, et appliqué à l'Abbé Malotru dans le Furetierana (L. D.).

P. 578. — la guerre de Monfieur le Prince, de Condé, Henri de Bourbon, allié aux Protestants contre la reine régente et le maréchal d'Ancre : elle fut bientôt terminée par la paix de Loudun, 1616.

— On penfoit que ce fut un majle. Le mot guide, dérivé de Pital. guida, était alors du féminin. .

P. 579. — pour la laijfer buide, c'est-à-dire pour n'y point loger de soldats.

— la charge, de la répartition des troupes.

— Monfur, le prince de Condé.

P. 580. — les menées & entreprifes du Limoufin. En- 160-1 ou 1605, probablement, mais les données sont trop vagues, pour qu'on puisse préciser.

P. 581. — autant de pribautal avec Sa Majeflé a mon retour qu auparavant. Tout ce récit est rempli d'anachronismes. Les faits racontés sont tantôt postérieurs, tantôt antérieurs a la mort de Henri IV ..

326 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. j8l-f9I.

— Frontenac. Voir ci-dessus, p. 47 j.

— Arte\, Arthey, dans les Basses -Pyrénées.

— Temant, mot corrompu pour Hagetmau, dans les Landes.

— la ComteJJê, de Guiche, la belle Corisande.

P. 58a. — font leur preuve de cinq cents ans. D'Aubigné possédait une généalogie de sa maison qui remontait à iojo (Voir t. I er , p. 48); mais peut-être n'y croyait-il guères.

P, 584. — ef eus, petits s'entend, des écus de Bordeaux, ne valant que quarante-cinq sols. Voir ci-dessus, p. 591 .

— une fenejlre. On prononçait sans doute unefenefle, et ces armes étaient de celles qu'on appelle parlantes.

— Renardière. Voir ci-dessus, pp. 386 et 547.

P. 585. — maloedis, maravédis. Sur le revers de ces monnaies était gravé Pécu de Castille et Léon, supporté par les colonnes d'Hercule.

P. 586. — Guarigues, ou Garigues. C'est le nom d'une noble famille de Castres. Ci-dessus, p. 548, Y Abrégé de l'Almanac ne contenait que trente-quatre mains de papier; il s'est accru à la façon de Gascogne.

P. 587. — Sponde, Jean de Sponde. Voir ci-dessus, p. 2^1,

P. {88. — Guilbidonin, ou plutôt Guillebedouin, nom donné au Réformé qui se laissait gagner par la cour. Mérimée le traduit par trompe-massacreurs, de guille, trompeur et bédouin, assassin. Voir dans la Satyre Menippee la description des tapisseries de la salle des Élats (quatrième pièce).

P. 589. — en la Confeffion de Sanci. Voir ci -dessus, p. $2 s-

— la bielle de Meijec. Voir ci-après, p. 6)4.

P. 590. — Quis tanto, etc. Cette plaisanterie nous a été rapportée par Macrobe, Saturn,, II, j.

— un Grec, Démosthène. Voir, entre autres, Plutarque, Vie des dix Orateurs, VIII.

— Croucodile. Voir Lucien, Les seâes à ï encan, 22.

— Panigarole. Voir t. I, p. 59.

P. 591. — le plonge, en la chaire, en s'agenouillant pour dire une courte prière.

— toujfit en E-la, mit le hjut moût devotieufement. Var., tous-

NOTES ET VARIANTES, T. II, P. f9I-6o6. 327

fit en E-la, mi, la, ut f moult devotieufement. — Dans l'ancienne musique E4a était le plus haut ton de la voix.

P. 595. — Monfur Sant Longis, saint Longin. S. Jean, qui insiste sur le détail du côté percé d'un coup de lance (xix, 31-35), ne dit point le nom du soldat qui porta le coup.

— le Comte de Brijfac. Voir Hifl. univ., III, col. 113.

P. 596. — les Bretons à Fontenai. Voir Hifl. univ., Il , col. 697.

— Maillé Benneard. Voir ci-dessus, p. 36$.

P. $98. — une tefle de mort. Voir Érasme, De ratione concionandi, et H. Estienne, apologie pour Hérodote, ch. ^9.

P. 599. — Lou prince de Guimeney, Louis de Rohan, premier prince de Guimené, qui avait épousé Léonore de Rohan, dame du Verger.

— Denee, près d'Angers.

— Madame de Mercure, femme de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur. — Il y a là une allusion à quelque aventure galante de la duchesse.

P. 600. — cefl du Cordelier Portugais, Jacques Suarès, docteur en Sorbonne et prédicateur du roi Henri IV.

P. 601. — comme vous les pouve\ avoir levej. Var., avoir leus, (édit. Mérimée).

— un jeune Pafleur. Ce conte, mis en vers, se trouve dans les Œuvres meJUes de M. de R. P., p. 17a (Amst., 172a). L. D.

P. 60a. — le quamquam, son discours, sa thèse. — On donnait ordinairement ce nom aux thèses latines de philosophie et de théologie soutenues en Sorbonne, parce qu'elles commençaient presque toujours par le mot quamquam.

— Chambres mi-parties, cours d'appel, composées de juges catholiques et protestants en nombre égal, pour connaître des affaires religieuses et politiques.

P. 603. — BeUignan, probablement Beringhen, secrétaire du Roi.

P. 604. — ce rhaud de Defunctis. Voir ci-dessus, p. 434.

P. 605. — une bieille Chrome que. Cet événement est relaté dans la continuation de Monstrelet, et aussi dans la Chronique fcandaleufe, sous l'année 1478.

P. 606. — Louis de Marfeïlle. Voir ci-dessus,, p. 469.

328 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 6o6-6l6.

— lous Mercures, le Mercure français, sous l'année 161 1. L. D.

— Le pape Boncompagne, Grégoire XIII.

P. 607. — Pourquoi porta deux ans, etc. Ceci est tiré de la Mappemonde papifte. p. 89. (L. D.) Quant aux quatre lignes qui suivent, c'est une note de d'Aubigné, qui a été insérée maladroitement dans l'édition de 1630.

— au Curé d'Onjin. Tiré de V Apologie pour Hérodote, ch. xv. P. 609. — Jori, Jouy en Josas, près de Versailles.

— VAbbçjJe de Montmartre, Marie de Beauviller, maîtresse de Henri IV.

P. 610. — V Abbaye de Maubuyffbn, près de Pontoise.

P. 611. — au jeune Oraifon, André d'Oraison de Soleillas, nommé en 1576 à Pévêché de Riez, se maria en 1585 et depuis servit en Guienne sous le maréchal de Matignon.

P. 61 a. — ce que nous avons dit ailleurs. Voir p. 444.

P. 613. — la Terne, près de Mansle, dans la Charente.

P. 614. — Jean Petaquin. Répétition adoucie d'un récit déjà fait ci-dessus, p. 467.

— Bourdeille, le conteur Brantôme.

— un Chancelier à grand nej. Mérimée croit y voir Pierre d'Espignac, archevêque de Lyon, appelé le chancelier de la lieutenance, dans la Satyre Menippee.

P. 615. — Dominic de Jefu-Maria, moine vagabond, qui passait pour prophète. Gabriel Naudé en parle dans son Apologie. Voir aussi le Mercure français, i6ao, p. 435.

— Godemard. Voir le Glossaire.

— Cardinal d'Efi, le cardinal Hippolyte, Bis de Lucrèce Borgia, mort en 157a, ou son neveu le cardinal Louis d'Esté, mort en 1 586. On ignore ce que peut être cette Chafiellane de Milan.

— lEve/que de Sifteron, Aimeric de Rochechouart, d'après Le Duchat, ou son successeur, Antoine de Cuppis, d'après Mérimée.

P. 616. — faite à Paris, le..., en 1590, pendant le siège de Paris. — Il y a ici comme une réminiscence de la procession de la Ligue dans la Satyre Menippee.

— Lamognon, Chrétien de Lamoignon, président à mortier, mort en 1636.

— la Procureufe Le Clerc, femme du ligueur Bussy Leclerc, qui avait été maître d'armes avant d'être procureur.

— Puifgenat, ou Pigenat. La Satyre Menippee mentionne deux frères de ce nom.

P. 617. — Incefire, Lincestre, curé de Saint-Gervais. Cf. t. IV, p. i 4 J.

— Madame de Belin, femme du gouverneur de Paris pour la Ligue.

— h journée de S. Clou, le jour où fut assassiné Henri 111.

— Madame de Nevers, Henriette de Clèves, femme de Louis de Gonzague, duc de Nevers. Elle était bossue; la boiteuse était Madame de Montpensier, belle-soeur de Madame de Guise.

P. 618. — cefie rove rouge, la casaque de drap rouge dont il a été parlé ci-dessus, p. 587.

— le caillou ylanc de l'dpoucatygfe. Voir Apocalypfe, II, 17, et aussi t. IV, p. 149.

P. 624. — La bataille de Sainâ-Pierre, où le marquis d'Uxelles, qui marchait au secours du marquis de Mantoue, fut repoussé par le duc de Savoie et les Espagnols, en 1628.

P. 635. — le Sieur d'Ayacete, le financier florentin Luigi di Ghiaceti, plus connu sous le nom de comte deChâteauvilain.

— fon veau père. Jacques du Blé, marquis d'Uxelles, avait épousé Claude Phelypeaux, fille de Raymond, seigneur d'Herbaut, conseiller d'État et trésorier de l'Epargne.

P. 6*6. — la bataille de Pragues, 8 novembre 1620. P. 627. — Ponts, Pons, dans la Charente-inférieure.

— Monfieur d'Elbauf, Charles de Lorraine, marquis, puis duc d'Elbeuf.

— un Comte de Champagne. Voir Hift. unir. II, col. 941.

— Canife, Kanisa, ville de Hongrie, près de la rive droite de la Theiss. — La belle retraite du duc de Mercœur qui commandait les Impériaux eut lieu en 1601.

P. 628. — Doou s'en penfe, etc., c'est-à-dire « d'un côté pense l'âne [être frappé], de l'autre l'ânier (toucadour), » litt. « le toucheur. »

— des hures à l'ufage de Jean le Coca, c'est-à-dire sans

doute les Heures à l'ufage de Troyes, imprimées à Troyes, chez Jehan Lecoq.

— fine requit est une faute pour fine requirere, trad. latine de la formule ordinaire : toutes au long, fans riens requérir.

— Varletta & Menotus. Les sermons du dominicain fra Gabriele di Barletta et du cordeiier Michel Menot ont été souvent réimprimés au xvi* siècle.

— 4e la bUille impreffion, c'est-à-dire en caractères gothiques, ce qui en rendait la lecture plus difficile.

P. 639. — Gerro, c'est-à-dire fat, diseur de sornettes. Ce n'est pas un nom propre.

P. 6)i. — du Monin. Est-ce bien *Ëdot»ixl du Monin, le poète philofophe, mort sous Henri 111, comme te suppose Le Duchat?

— Place aux veaux. Voir ci-dessus, p. 528. — Nous n'essaierons pas de rechercher le nom de toutes ces dames galantes. Remarquons seulement que les expressions Monfieur et Madame désignent, au dire de Le Duchat, La Va renne, l'ancien cuisinier, et sa femme.

P. 6jj. — les efpinards de M. de Vandofme. H. Estienne, dans son traité De la conformité du langage françois avec le grec (p. a8, édit. Feugère), cite, sans nommer la personne (Guillaume du Bellay), un trait d'ignorance tout a fait semblable.

— Madame, Catherine, soeur du Roi.

— la Ducheffe, de Beau fort.

— la Farnache. Var. F a mâche. Ne serait-ce pas la Garnache, près de Challans, dans la Vendée?

P. 6j). — le Mont du Chat, entre la France et la Savoie.

— au petit Chevalier, La Varenne, le fils.

P. 6)4. — Perrette, sobriquet par lequel les Huguenots désignaient l'Église catholique, comme fille de saint Pierre.

— Madame de Merfec. Voir ci-dessus, p. 589.

P. 6j6. — Achaj fi» Jefabel, habiUej en Amazones. Mérimée propose la correction : Achab, & Jefabel, habillée en Amajone.

— Og, roi de Basan.

— Seon, Sihon ou Sehon, roi des Amorrhéens. Voir Nombres, xxi, ai et 34.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 636-644. 33 1

— un pourtraiâ... que je rCofe dire, celui de Henri IV?

— Sua Santità, Paul III.

P. 6)7. — le Comte de Buendia. Voir Hifl. i/mV., I, col. 166. P. 6} 8. — {Ignorance. Cf. t. IV, p. 128.

— qui efioit gaucher. C'était du moin» l'excuse qu'il croyait pouvoir donner.

P. 639. — Lyberius, le pape Liherius, 552-356.

— comme faifoit Sanci. Voir ci-dessus, p. 37a.

— Zambres, Zamri, roi d'Israël?

P. 640. — le Myfiere d'iniquité. Cet ouvrage, imprimé à Saumur, chez l'auteur, fut condamné par la Sorbonne, le 19 août 161 1.

— du Moulin, le jurisconsulte.

— Cachât, la Baftide, etc. Voir ci-dessus, p. 255.

■ — le Chancelier de Birague, René de Birague, exilé Italien : accueilli à la cour de Charles IX, il aurait conseillé la Saint- Barthélémy.

— Boulanger, aumônier du Roi. Voir ci-dessus, p. 344.

— le Roman de la viâoire de ÏEglife, autrement la Viâoire de la Vérité au jésuite Richeome.

— le Curé de Saind Euftache. Voir ci-dessus, p. 459.

P. 641. — un Mare/chal de France, Balagni? Voir p. 303.

P. 642. — Li Paresse. Cf. I. IV, p. a$6.

P. 64 j. — de Montgomeri, celui qui blessa Henri II.

— de Montbrun, Charles du Puy de Montbrun, capitaine protestant.

— d'Aumont, Jean d'Aumont, maréchal de France.

— GiVry, Anne d'Anglure, seigneur de Givry

— de Thoars, Louis de la Trémouille, duc de Thouars.

— Montbaroty René de Marec, sieur de Montbarot.

— Pralim, Ch. de Choiseul Praslin, capitaine des gardes.

— le feu Marefchal de Rei, Albert de Gondy.

— le Sieur de Lanfac, Louis de Saint-Gelais.

— Maiflre Rene\ René Bianchi, Milanais, empoisonneur et meurtrier.

P. 644. — un Pantalon à barbe grife, Henri IV. Voir Tallemant des Réaux, t. I , p. 8, note a.

3]2 NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 644-649.

— Dijpari Domino Dominaris. Allusion au successeur de Henri IV.

P. 645. — la Conneflable, de Lesdiguières, Marie Vignon. P. 646. — Vlnfolence. Cf. t. IV, p. 131.

— Madame de S. Du, Madame de Duras?

— la pauvre Epicaris, la courtisane Épicharis. Cf. Tacite, Annales, XV, 57.

— le Conneflable Montagu, probablement Jean de Montaigu, grand maître de l'hôtel du Roi, décapité en 1409.

— Gonjalve, de Cordoue, le grand Capitaine, mort en 151$. P. 647 — Rocendolf, Rockendorf, colonel allemand.

— le Vidame de Chartres, François de Vendôme.

— Odet de la Noué, fils du brave François de la Noue.

— le brave Mouy, Isaac de Vauldray, sieur de Moûy.

— Ragot, mendiant et bouffon du temps de François I er .

— du H aide, premier valet de chambre de Henri III.

— l'héritier de Piene, ou Pienne, de la maison d'Hallevin.

— // Cardinale délia Simia. Voir ci-dessus, p. 294. Il s'appelait Innocent. Jules III en fit un cardinal; mais il ne devint jamais pape.

P. 648. — le petit la Roche, fut employé par Henri 1 1 1 dans ses négociations avec le roi de Navarre. Cf. p. ^09.

— car Bélat. Lire : Car ou Cari Bélat ou en un seul mot Carbelat.

— le maiftre de la tapijjerie, La Varenne.

P. 649. — Capitaine Poulain, Poulin ou Paulin, général des galères de France et excellent marin. Voir Brantôme, llluflres capitaines François, Disc. 75*.

— ii Burlotte, Claude la Bourlotte, servit l'Espagne dans les Pays-Bas.

— le fruit Je change en canes. Une fable, qui eut longtemps cours, faisait naître l'Oie bernache, soit du fruit d'un arbre, soit de la coquille de FAnatife.

— Je changent en velours, allusion aux marchands, porteurs de chaperons, qui deviennent gentilshommes, coiffés de la barrette de velours.

— au Purgatoire des Damoifelles. Tout gentilhomme, jusqu'à

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P. 649-679. W\

ce qu'il eût été Tait Chevalier, n'étant que simple Êcuyer, sa femme n'avait qualité que de Demoifelle. L. D.

— les Ducs foudroient bien devenir Rois. Cf. t. I , p. 503.

P. 650. — les balafres de leurs pourpoints. Voir p. 568.

P. 651. — fervir de cmquiefme livre à Famefle. Ce cinquième livre n'a pas été composé; le quatrième parut en 16 jo, année de la mort de d'Aubigné.

LE DIVORCI SATYRIQ.UE.

P. 655. — Dans l'édition de 1663, le titre porte : * Divorce fatyrique, en forme de Fadum, pour le. au nom du Roy Henri IV, où il eft amplement difeouru des mœurs & humeurs de la Reine Marguerite, jadis fa femme, pour fervir d'Inftruétion aux Commiflaires députés par Sa Majeflé à l'effet de la réparation de leur Mariage. •

— reigne. Var., domine (1744).

— mais je ne loue point, ny appreuve. Var., mais je n'approuve pas.

P. 656. — nui debonaire bénignité' n'ayant pas abfousjeulement. Var., ma debonnairete ont assej paru, n'ayant pas voulu, que etc.

N. B. — Nous n'indiquerons pour la suite que les variantes les plus importantes, laissant de côté toutes celles qui ne sont que des modifications apportées au style de l'auteur.

— aprti vingt-huiâ ans de mariage. La sentence de déclaration de nullité de ce mariage (conclu en 157a) est du 17 déc. 1599.

P. 657. — & encor les prémices. Var., eurent les prémices, et la phrase est coupée après a depuis abrégé la vie.

P. 658. — jufques à la mort. Martigues fut tué au siège de Saint-Jean-d'Angely en 1569.

— brave & ambitieux. L'édit. de 1744 ajoute : s'il en fut oncques parmi les hommes.

— luy chera. Var., lui chût.

— François, duc d'Alençon.

P. 659. — Henry, Henri 111.

334 NOTES ET VARIANTES, T. Il, *, 6fO-68o.

— il ne la put aymer. Var., i/ ne la put estimer.

— car la nuiâ ayant. Var., car la minuit avenant,

— foubj le nom ftiyacinte. Voir ci-dessus, p. aj6. P. 660. — deguifant. Var., eguisant.

— la Vitry, Louise de l'Hospital, qui épousa Jean d# Simiers, maître de la garde-robe du duc d'Alençon.

— &fes premiers amants. Var., A ces premiers amants.

P. 661. — que fafois bejoin. Var., parce que favois besoin. P. 662. — ou de Villeclaire. Var., ou de ViUequier (qui tous deux ont étranglé leurs femmes).

— b w eft...puis le recevoir]. Tout ce qui est entre crochets est tiré de l'édition de i66j. De même plus loin [A ce nwt... il avoit eflé nourri].

P. 66). — Efpbudian. Var., Esplandian.

P. 664. — Madame de Tirans. Var., de Trans ou de Trance.

P. 667. — Chauny. Var., Choisnin.

— [efloitdes muficiens... N. Dame de Paris]. Addition de 1663 . P. 668. — Sain fi Vincent. Var., Satença.

— du May. Var., du Mer ou du Muy.

— Gefilax de Firmaçon. Var., Agesilas de Fusmaca.

— Goûte Raquette. Var., Gantes Raignettes.

P. 669. — Madame de Marie. Var., de Marce, ou Marje, ou Marignan.

— Mijplac. Variantes, Misselac, Messilac, Marsiliac. P. 670. — Ivoy, Ivoy-le-Pré (Cher)? Var., Juroy.

P. 671. — cefte autre Alcine. On sait que la magicienne Alcine joue un rôle important dans le poème de l'Arioste, ch. vi, vu et vin.

— Lugoly. Voir ci dessus, p. a?4; — a Aigueperse, en 1596. P. 673. — [Vhiftoire efi plaifante... & à toute la Cour], addition de 166).

P. 675. — A ces bois, ces pre\, etc. Cf. t. III, p. i$j. P. 676. — qui commencèrent à Bonivet. On a proposé : à Bajaumont.

— ojant impudemment. Var., O sang impudemment souillé!

P. 680. — tant de palmes, allusion au nom de Julien Dot ou Date.

NOTES ET VARIANTES, T. Il, P.680. — T. III, P. I. ^J"

— [d'un coup depiftoiet... abattre & bqfiir]. Addition de 166). P. 681. — immemorialement. Var., inviciablement. P. 68a. — Elle dorme, je le Jçay bien, etc. Cf. Molière, Misanthrope, 111, 5 :

Elle f/l bien à prier exaâe eu dernier point, btnis elle hnt /es çeut & ne les p*yc point.

P. 68 j. — Deîain, ou plutôt de Loue. Voir l'addition de 166] : [que de Loué, etc.. Je vous diray en paffant],

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