‹ OEuvres completesChapitre 65 sur 73 · DEUXIEME LIVRE. — STANCES · texte numérisé non relu

DEUXIEME LIVRE. — STANCES

F. 67. — Tous ceubc qui, etc. Dans le manuscrit Main tenon, cette pièce était intitulée en marge : L'Hermkage fAubigny.

P. 6t. — Par les efferrfanglans (tune avare beauté, pour avoir éprouvé au prix de leur sang tes refus d'une beauté sévère.

P. 71. — Mon fflre foit hyver, c'est-à-dire que toute mon existence soit un long hiver. — M. Read propose, et peutêtre avec raison : Mon eftéjoit hyper.

— L'ufage de mon Uâ. Var., de mon luth.

P. 7* • — Pour ne vouloir faillir. Var., Pour me vouloir fanVir.

— entre nos mains. Var., mes mains.

— Je mourir. Var., le mourir.

P. 7$. — cerf brujlant. On pourrait lire: serf bruslant.

— Mon eflommac pUlé. Variante:

Mon estommac pilU, fespmuche sang s* vie Pmr le chemin qui est marqué de ma douleur ; La beamti de Diane, en s*eslongnant convie A U suivre mon coear, le cors mit le malheur.

P. 74* — Opine diffèrnent plus. Var., qui discernent esmeuj. P. 75. — de leurs grottes. Var., des crevasses.

— Par pitié gafouiUoient. Var., Poussoient divinement.

— O Saine l (Seine?) Var., O saine t exclamation, hosannal P. 7*. — Et de trifies afpeds. Var., et fErynnes aspects.

— Je ne Juisfaciné de douces fictions. Var., Je me sens fascine de leurs douces fictions. Vers qui serait faux aujourd'hui et ferait un faux sens.

P. 77» — Et dit : vis en regret. Var., Vis, cruelle, en regret. — Dans toute celte pièce, les mots cruel, cruelle, cruellement,

cruauté, sont répétés à satiété dans le manuscrit dont s'est servi M. Read; on dirait la copie d'un texte primitif, que d'A. aurait corrigé avant de le destiner à l'impression.

— qu'une chaleur nouvelle Embraje. Var., qu'une rage nouvelle Abiqe.

P. 78. — que leurfentence me/me Punk. Var., que leur cruauté Tenaille.

— Je verray aux Enfers. Var., Là je verray peur toy.

P. 70. — Haï miferaUe amant, commence une autre pièce, chez M. Read.

P. ii. — & au four de mafiame. Var., et au feu de ton yre.

— Sur un lit qui Je courbe aux malheurs. Var., Sur un lit malheureux des malheurs.

P. 83. — fecher de fièvre. Var., sécher de rage.

— Aveugle / etc. Variante :

Aveugle que je rais I quelle mort est plus belle Qu'a coups de sa regards mortels et gmtienx.

— Et plus longue & plus belle 1 Var., plus longue, plus cruelle ! P. 84. — je gajouille. Var.,^V desgorge.

— Le bel a/tre, Var., Le ciel astre.

P. 85. — lajoufrance. Var., la cruauté*.

P. 86. — Ha DeeJJe, etc. Ce vers commence une pièce séparée chez M. Read.

— Ce pèche fait que, etc. Variante :

Ce pèche" me fait triste et klesme, Et qu'en tirannisant moy mesme % Je me desplais en mon esmoy.

— Ne Voyant que pour. Var., N'estant fait que pour.

— Mais cehty la eft plein de folie (vers faux). Variante :

Mais ceîuy la est plein de rage, Qui foretnani en son courage.

P. 87. — Lors, mon ame plus criminelle, etc. Variante :

Je voy là nu faute mortelle, Mon désespoir se renouvelle.

— Le pardon fuit la repentance, etc. Variante :

Le pardon vient de repeniance, Le repentir de coufuoismnce Et de bout* de son peebé.

P. 88. — Bienheureux efl cehty... Cette dernière s tance manquait au manuscrit de M. Read.

— Meflej vos pleurs avec les pleurs. Var., Comme larmes parmi Us pleurs, et six vers plus loin : Parmi les pleurs. Var., parmi les fruits.

— Cignes mourons. Cette stance et la suivante sont fondues en une seule chez M. Read.

P. 91. — Pour de nouveau venir. Var., Pour à jamais revivre.

— mon effence. Var., ma nature.

— le plus doux de la divinité'. Var., le divin de la divinité'.

— faydes autels, etc. Variante:

J*ay des autels fautants comme des amJtres Disux, Et font moy, Dieu secret, t'enfle leor jalousie Pour mon astre tneougneu qui déguise Us Cieux.

P. ça. — le finquiefme fruiû, c'est-è-dire la quintessence. — Cette stance manque encore.

— U tnefprije. Var., je maistrise.

— en viâoire. Var., cruellement.

— Sur toy qui vomiçois. Var., Dessus toy qui vainçois. P. 9), — rechercher. Var., ressembler.

— d'une amour. Var., d'une rage. \

— Ofent. Var., Usent. I P. 95. — en cejlefaifon. Var., en nulle faifon.

P. 96. — De fes. Var., de tes.

— ta foif afpre & fanglante. Var., fj cruauté sanglante.

P. 98. — Mefurent des haulfr Cieux, etc. M. Read n'a pas inséré cette pièce dans son Printemps, comme n'étant bien indiquée par d'A. comme en faisant partie, et aussi comme roulant sur un sujet tout à fait métaphysique. Est-ce un fragment du poème perdu de VAbfence, dont il est question, t. I , pp. M 6 -?* 8 *

P. 100. — EUe change fa faim en defir. Var., EUe print pour la faim le désir.

P. 101. — Le cors loge les trois. Variante :

Lt corps pour son mary loge l'intelligence, Et la conception & puis la Jonvtnanu,

— fans ouvres, Var., sans effectj.

— Certains efchantittons & mirouers de nos âmes. Var., Qj/i monstre les effects & l'humeur de nos âmes.

P. 10a. — ont mefmes pafjions. Var., ont mesmes affections. P. 10 j. — llfalut qu'il dormifi. Variante:

H embrasse Penie & ne fat son amy,

Que quant il fut de vin & de fleurs endonny.

Ces deux vers ont le défaut de terminer la stance par des rimes masculines.

— n'efl terminée. Var., n'est esloignee.

— prtffe. Var., purge,

P. 104. — en fumeUes aymees. Dans le dialecte poitevin fumelîe est synonyme de femelle. Voir le Glossaire.

P. 105. — apaifant ta curwfité. Si Diane a demandé à d'A. cette leçon de physique amoureuse, sa curiosité était pour le moins singulière.

P. 106. — ma chère mahreffe. Il s'adresse à Olympe. Est-ce Diane ou une autre? ou même un nom en l'air? je le croirais plutôt.

P. 107. — fufi plus dure que ta vie. Var., plus durera que ta vie.

P. 108. — la cauje qui les meine. Var., leur fureur inhumaine.

— Francion. Voir le début du troisième livre de La Franciade de Ronsard, où Clymène, fille de Dicée, roi de Crète, essaie d'arracher du cœur de sa sœur Hyante l'amour que celle-ci ressentait pour le beau Francion, voulant garder pour elle seule le cœur du prince Troyen.

— Tu as vaincu, etc. Avant cette stance, il en existe une autre qui ne se trouve pas dans notre manuscrit :

Ceft ce qui fait trouver le plaifir agréable,

Alors qu'on romp le col d*an courage indomptable

342 NOTES IT VARIANTES, T. III, P. lo8-I2?.

An tort Yaiaquant (ans peur la peur beureaiemeut. Puis l'Amour m*a donné une faire defience, Pour parer au malheur qui en mefme balance Ou nous aide ou nous nuit tous deux pareillement.

P. 109. — A qui ne fut point ravie. M. Read n'a point donné ce quatrain qui sert de titre.

— Monteil, probablement celui qui est cité, t. I , p. 54. P. 110. — Ces fruhj feront* Var., seront.

— Les rimes contraire, adverfaire ont pour variante cruelle, infidille.

P. ii). — de ces cendres efteintes Ejleins lejbwemr. Les stances de la célèbre Confolation à M. du Perier, écrites par Malherbe en 1599, sont pour la disposition pareilles à celles de d'A., et de plus on y trouve des expressions semblables : Aime une ombre comme ombre, & des cendres éteintes Eteins le Jouvenir. L'imitation est évidente.

P. 117. — pleurs, riment avec feux: ce n'est qu'une assonance; mais on sait qu'au xvi # siècle la finale eurs se prononçait très souvent eux. Voir Ch. Thurot, De la Prononciation française, t. II, pp. 8;, 84.

P. 118. — du Grec ambitieux, Empédocle, qui ayant voulu visiter le cratère de l'Etna y périt englouti.

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