POESIES RELIGIEUSES ET VERS MESURÉS. TOMBEAUX
P. 271. — vers mefures françois. Voir. t. I**, p. 453. P. 276. — Pfeaume huidante huiâ, le 87* de la Vulgate : Domine Deus salutis mece, in die clamavi et nocte coram te.
P. a 80. — f aime mon Dieu, etc. Psaume 1 14 : Dilexi quoniam exaudiit Domimts vocem orationis mea>.
P. 381. — Dieu tout-puifant, fauve- moi. Psaume 5} : Deus in nomine tuo salvum mefac.
P. a 8a. — Pfeaume troifieme : Domine, quid multiplicati sunt qui tribuîant me.
— L'ombre du fon. Lire : L'ombre du soir.
P. 38). — Pfeaume cent vingt & un, le iao # : Levavi oculos meos in montes.
— Pfeaume cent-dixiefme, le 109* : Dixxt Dominus Domino meo. P. 384. — Pfeaume cent vingt & huiâ, le 137* : Beati omnes
qui timent Dominum.
P. 285. — Prière... tirée du pfeaume 145, le 14a*, verset 8 # : Auditamfac mihi mane misericordiam tuam.
P. a 86. — Pfeaume feptante trois, le 72* : Quam bonus Israël Deus!
P. a 88. — Pfeaume cinquante-un, le $o # : Miserere mei, Deus.
P. 389. — Pfeaume cent trente trois, le 1 5 a* : Ecce quam bonum.
P. 393. — Cantique de Simeon, (Saint Luc, II, 30-32) : Nunc dimittis.
— Pfeaume feiyefme, le i>* : Conserva me, Domine. P. 395. — Mufes, prefentej. Var., Muses, apporte^.
— feuillages & vers. Var., feuillages & bois.
P. 396. — A bonts, à petis faut\. Var., Gay, d bons frétillons,
— De foy-mefme dur ennemy. Var., Tranfy, fon cruel ennemy. P. 397. — Vhivtr du Sieur d'Aubigné. — M. Heyer qui cite
une partie de ces vers (p. 38), croit qu'ils ont été composés depuis son mariage avec Renée Burlamachi. • Ils témoignent en effet, dit-il, de certaines accalmies dans ce cœur aigri. »
P. j 04. — Prière de Vautheur. Voir t. !•*, p. 57.
P. j 06. — Monfieur la Ravaudiere, Daniel de la Tousche, sieur de Ravardierc, 1570-1635, essaya en 1612 d'établir une colonie sur la côte du Brésil et à son retour commanda quelque temps la flotte des Rochellois.
P. 307. — La princeffe de Portugal. Voir t. I #r , p. 96.
P. 308. — les pleurs d'un frère. La princesse de Portugal, Emilie de Nassau, morte en 1629, vit mourir deux de ses
îfO NOTES 1T VARIANTES, T. III, P. ^CjS-^2J.
frères, Philippe Guillaume, en 1618, et Maurice, en i6aj. Il s'agit sans doute du premier.
— Hyante. Les filles d'Atlas furent si affligées de la mort de leur frère Hyas (ou Hyante) qu'elles moururent de chagrin et furent métamorphosées en étoiles : c'est la constellation des Hyades.
P. 509. — Hymne. A ce beau jour. M. Heyer (p. 40) pense que cette hymne fut composée pour une fête de l'Escalade.
P. 3 1 3 . — Tombeau de M. de la Ca\e. Les seigneurs de la Caze étaient une branche de la maison de Pons, en Sajntonge. Voir t. l* f p. 15.
P. 3 14. — Simon Goulart. Voir t. !•*, pp. 47a et 5 17.
P. 319. — JodeUt, né en 1533, mort en 157}. — D'Aubigné exagère probablement en disant que ce poète « est mort de pauvreté; • mais il est vrai que par ses prodigalités et son désordre Jodelle avait compromis le peu de fortune qu'il pouvait posséder. Voir & cet égard la Notice de M. Marty- Laveauz (1878).
LA CtEATJON.
P. 325. — L'origine de la création a préoccupé nombre de poètes au moyen âge. Il en est question, notamment dans le Bréviaire d'Amour d'Ermenguau, dans le Trésor de Pierre de Corbiac et chez bien d'autres; mais le véritable inspirateur de d'A. est l'auteur de la Première fepmaine, Guillaume de Saluste, seigneur du Bartas, né è Auch en 1 544» mort en 1590 (V. t. I er , pp. 441 et 458; t. II, p. 640). Le poème de du Bartas parut en 1 579 et eut dès son apparition une vogue extraordinaire. D'A. en plus d'un endroit semble le copier. Nous regrettons que l'espace ne nous permette pas de faire ces rapprochements.
P. 337. — Variantes, v. 3 et 4. Qfii celuy fans relâche, efmeu de faim canine Ce tout fusques à l'home enfin il ronge 6» mine,
— v. 9-1 a. Soit par les ekmans contrayres et divers, Soyt par cent m'de corps rempans en l'univers Créer et façonner de différante
NOTES ET VARIANTES, T. III, P. 327-?^. If I
sorte,*,, et Soft par ce luyfant ayr et la terre au milieu Diceluy demeurer permanente en/on lieu, Soit par cent mile corps de différante sorte Tous nouri\ des prefans que cete terre aporte.
P. 328. — Var., v. 1. Son qu'on voye le cour de f homme efkre incité.
— v. j et 4. Qff'îl efi un fouveram Dieu qui fur tout prefide Et d'un droyturier frain à son plaifir le guide.
— v. 12, fon trofne,
— v. 15 et 16. Avecques fes houx faictj qu'il nous faict aparoifire En ce qu'il a créé par fa puiffante dextre.
— v. 31. Joint que cil qui tout peut & f efprit en nous donne, P. $29. — Var., v. 1 et 2. Sur affeurance telle en cela que je
faicts, Il ne me laijera sucomber foub\ le faix.
— v. 12. en matière et en forme,
— v. 23 et 24. Cest de ce Dieu qui peut ujer de vertu telle Duquel je veux chanter la sagejfe éternelle,
— v. 26, Dispofa ce grand ciel et toute ouvre en fix jours,
— v. ?o-$2. ... tel comme 'd a voulu,,,, glorieux et fuperhe Du ménager fourmi jusqu'au moindre brin d'herbe.
P. îjo. — Var., v. 4. Borne et marque de Van.
— y, 9 et 10. Cette strophe a été inspirée par le Cttli enarrant gloriam Dei.
— v. 22, génie ou génies. Le manuscrit est ici illisible; on entrevoit jemes.
P. 3)1. — Var., v. ii-ij. De foy, qu'il ne rejèmble aucune créature, D'autant qu'il eft fans corps, fans forme fans figure (ou Soyt qu'il n'a point de corps, autant peu défigure). Comme on voyt qu'elles ont...
— v. )t et 3 2. ... ce qui ne fauroyt eflre; Autrement ilfaudroyt deux mfinri congnovfire.
P. j \2. — Var., v. 6. ... foy lui drejfe place.
— v. 8-10. ... dont on voit Us ejffectj Tellement merveilleux que le moindre furpaffe V efprit foyble de l'home, atendre l'efficace.
— v. 13 et 14. On apercoyt en eux quelle ejl fa providence Avecques quelques points...
P. îîj. — Var., v. 22 et 2\. Luy, comme efprit na tefle, bras, ni main, Ny de langue mobille et autant peu d'aareille.
3f2 NOTES ET VARIANTES, T. III, P. î36-3f8.
P. 3 36. — Var., v. i et a. Après avoir chanté quel eft le souverain, Ores il faut toucher des œuvres de fa main,
— v. 5 et 6. Or comme V Eternel, Dieu de clémence et paix, Eufi de tout temps preveu,feul con/eU defesfaicts.
P. 337. — v. i. Ici deux strophes ont été rayées par l'auteur évidemment comme peu dignes du sujet.
— v. 9 et io. Comme il eft de nature... Il eufi pu dire...
— v. 18. Sa force ne peut pa> créer...
P. 338. — Var., v. a. De luy dépend la vie...
— v. 4. Ce ciel et (on enclos...
— v. 31. Vice entre les humains et apurant à Toiél. P. 339. — Var., v. 5. Carfolj et incencej...
— v. 11. Leur feuilles et leur fleurs...
P. 341. — Var., v. 6-8. Du fouldroyant tonnerre on le voit molefter; Car que peut le mafftf contre fa violence} Rien : et rien n'eft ici que fa fureur n'offence.
— v. 13. Aujfi de l'Eternel...
— v. ao. Par un vouloir divin que tun T autre comporte. P. 34a. — Var., v. 35. Qu'un chacun de nous tous...
P. 344. — Var., v. 1-4. Qpi au large et au long voulâroient bien exprimer Les effectj merveilleux de cete haute mer Et les corps monjîrueux que ton luy voit produire, Je aoy qu'il rii a langue au monde pour le dire.
— v. 7 et 8. Et quelle abreuve aujfi l'umverfeïïe terre. Confideron comment cela fe peut bien faire.
— v. 2j. Mefmes quand. Le ms. porte: M ef mes qu'en.
— v. 30. Soyt en goufl, foyt en forme.
— v. 3 a. 6* Dieu demonflre là...
P. 346. — Var., v. 33. Ici sept strophes ont été transposées.
P. 347. — Var., v. a. Qj/i fauroit bien nombrer les vivres quelle donne.
P. 357. — Var., v. 13. Le branchage d'aucuns eft fort long et touffuj.
P. 358. — Les indications trop vagues de l'auteur ne permettent pas de reconnaître toujours et d'identifier les espèces végétales auxquelles il fait allusion. Nous signalerons cependant : p. 358 : Voranger (v. 23), le dattier (v. 27), le marronnier
NOTES ET VARIANTES, T. III, P. ^8-38?. 3f3
ou châtaignier (v. 39), le cocotier (v. 31); — p. 3 59 : le yi/cca (v. 5), le palmier (v. 9), les pruniers (v. 13-16), le houblon (v. 31), le prunellier (v. 54); — p. 360, le cotonnier (v. 3), le cocotier (v. 5), les cfoiw J* g^rq/îrf (v. 7), le ci/6èftf (v. 9), le gingembre (v. 1 3), l'o/îivr (v. 37) ; — p. 361, le pied de veau (v. 3.)
P. 363. — Var., Un mal par accident luy peut eftre donné; Son recours efi au simple ou bien à la racine, [fautant qu'il a un corps Jùbject à médecine.
P. 363. — On reconnaît ici : la canne à sucre (v. 1), \e poivrier (v. 5), les cucurbitacées ; courges, concombres, melons, etc. (v. 10-18), le houx (y. ai), la violette (v. 35), Valoès (v. 39), Vins (v. 33).
— D'un gouft brûlant. Var., Aspres et fors.
— bien que foyent. Le ms. donne bien quel soyent : peut-être faudrait-il bien quels (p. qu'elles) soyent.
P. 364. — deux petitt plants : le Un et le chanvre (v. 3).
— Mathiolle, Pierre-André Mattioli, de Sienne, médecin et naturaliste, 1500-1577.
— cela ne part au refte. Var., telle chose n'est faicte.
P. 365. — Citons encore le manioc (v. 1 1), le rij ou Y orge (v. 38), le fraisier (v. 34J; — p. 366: la rhubarbe (v. 3), le id/ran (v. 7), Y euphorbe (v. 15), le cof/? (v. 3 a); — p. 367 : la scammonee (v. 3), la rn/^e (v. 5), le colchique (v. 9), l'aijmr/i* et lepuwr (v. 30).
P. 367. — Sugguir est une contrée de la Tartarie d'où l'on tirait alors plusieurs plantes médicinales.
P. 377. — Var., v. 36. Un la roe d*un char proprement il reffemble.
P. 378. — Var., v. 18 et 19. L'Immortel les voulut à chacun préparer amfi comme à Tejpece il voulut eftre utille.
P. 379. — tanne. Var., ternie. — Lire : tanné. Cf. ci-dessus, p. 70, un tané de triflejje.
P. 383. — Le coquillart poyffon, d'où Ton tire le pourpre, est le Murex brandaris (vulg. Rocher), mollusque gastéropode pectinibranche et non poisson.
P. 384. — Ayans cela déplus. Var., &ont cela de plus.
P. 385. — les autres n'en font qu'une. Suppléez : couvée.
3f4 NOTES ET VARIANTES, T. III, P. 789-414.
P. 189. — Var., v. j. La clarté fans fléchir des yeux ; s'il voit qu'ils pleurent.
— v. 18. Un comme s'il nwrdoyt, le loup. Cf t. II, p. 315.
— v. 24. ...fans que mafle entre en elle.
P. 392. — La faculté d'entendre. Var., Un point d'intelligence. P- Î9J» — 9 °y r€ JHfa 1 ** aux rampa/15. Var., sur la terre rampons.
— Fors un, l'éléphant. Var., Sous la plante l'un ieux cinq cloui de corne porte.
— Fend du contre tranchant. Lire : du coutre.
— v. 22. Roides & bien puiffans, qui ne font de rien moins.
— v. 29 et )o. Un animal à corne... Qui d'un long jambage a fon detent eflevé(la girafe).
— v. j j . Daventage ctluy â qui tout eft congneu.
P. 394. — v. 4 et 5. On reconnaît la licorne et le rhinocéros.
— v. ij & 14. Aiguifej 6* pointuj, ramures déliées. Un feul fes cornes a l'une a l'autre liées.
— v. 22. D'iceux les cornes font bonnes en médecine.
P* 595- — ? UI contre elles s'eforce. Var., qui les percer fe force.
— Notons: v. 8, le porc épie; — v. 14, le castor; — v. 27, le bouc et le bouquetin.
P. J97. — v. i). Vours.
— v. 31 et 12. Six moys d'âge, outre plus Jes ongles durs de pointe, Ayant de les ufer ou efpointer grand crainte.
— v. jj. Un autre affectionné de son fan outre bord. P. $98. — Notons encore: v. ai, la marmotte.
P. 599. — Unfe voyant chajjédu veneur, le castor. Cf. t. IV, p. 88.
P. 400. — Celuy quifaiâ demeure aufluve Menphkn, c.-à-d. le crocodile.
P. 401. — L'un d'eux efl entre tous, etc., le caméléon.
P. 408. — Var., v. $ et 4. ... comprimé par chaleur Puys converti en chair est engendré le cœur.
P. 410. — lomentum. Lire l'omentum 9 l'épiploon.
P. 414. — Var., v. 6. Chofe qui lui pourroyt caufer T apoplexie.
NOTES ET VARIANTES, T. II!, P. 416. — T. IV, P. 4. fff
P. 416. — les nerfs reverfis, le pneumogastrique. P. 419. — fécond endos ou feamd. Le ms porte cecun. P. 4a j. — Var., v. 5 et 6. Outre faictes, afin de tafter et toucher, Pour recepvoir aujp, de mufcles, etc. P. 425. — Var., v. a. Opérons tous en hty...
— v. jj... tombe, pourk lombe.
P. 426. — Var., v. 5 et 6. Les cofies, qui font os en arceaux façonne^, Au metaphrene font fermes enracinej (fie, au masc).
P. 4)1. — Var., v. 17 et 18. Ame donne, vien, nefoy plus â requoy, D'autant que je veux faire un cantique de Roy.
P. 4) a. — Ame, jefuys d?un nom qui fans (angfignifie, c'est-àdire anima (en grec dfcv-alf*a). Laissons à d'A. cette étymologie bien digne de son temps.
— v. ao... que le corps vivifie. Lire : qui le corps vivifie. P. 4J9- — v. a. ... qui en efl le confier ge.
— v. a 8 & aç. ... jufques au moindre bout Du doy & qui plus efl;...
— v. 3). Lame en fait tout ainfi...
P. 44a. — v. 35-37. D'autre part je conçneu que, voulant manœuvrer, Lesfignes vray{ d'une ame, en oubli, fan s penfer, J'avoys mis, bien qu'ils payent dignes qu'on les propofe.