‹ OEuvres completesChapitre 69 sur 73 · LES TRAGIQUES · texte numérisé non relu

LES TRAGIQUES

P. j. — Angrongne, vallée du Piémont, où s'étaient réfugiés les Vaudois et d*où la persécution les chassa vers le milieu du x v 1 * siècle.

P. 4. — l'Efiat de l'Eglife [du temps des Apqfires], par J. Crespin, 1564; le Refveille-matin [des François], par Eus. Philadelphe, 1574- Ce sont deux dialogues, dont le première pour interlocuteurs Ahthie et Philalithie.

3f6 NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 4-IO.

— Li Légende Sainâe Catherine, ou plus exactement, le Difcours merveilleux de la vie de Catherine (de Médicis); en latin, Legenda fan✠Katharina Medicea>, 1575.

— comme pour teftament. Voir t, I er , p. j j,

P. 5. — je defrobay de derrière les coffres.,, les paperajjes. Le poète Pierre de Larivey, 1550-1612, dit aussi dans la préface de ses Comédies facetieufes (Paris, 1579), qu'il « « retrouvé ses pièces parmi de vieux papiers. »

— une édition féconde. Cette édition a paru du vivant/Oe d'A. (Voir notre Notice bibliogr.), mais sans « annotations. •

— jufques à trois vers. On trouve en effet dans le 4* quatrain des Tablettes de la Vie et de la Mort, de P. Mathieu, deux ver» empruntés aux Tragiques. Voir ci-après, p. 155. — Quant au T raittè des douceurs de Taffliâion, Voir t. I* r , p. 5p.

P. 6. — eftreprefent à tout. Voir t. !•*, pp. 158-174.

— cet Empereur, Héliogabale. Voir Lampride, c. aa.

P. 7. — Yefcolier de Limofin. Voir Rabelais, Pantagruel, I. 6.

— Voyla les propres termes de Ronfard, ou tout au moins « les idées. • Voir la préface de sa Franciade et celle de son Art poétique.

P. 8. — Monfieur de Smnàfe- Marthe. Ce Scévote de Sainte- Marthe, poète latin et français, 1536-ioa), est le père du Scévole è qui d'A. écrivait la lettre que nous avons donnée, t. I er , p. 186.

P. 9. — Et ce qui s'enfuit de laftance. Voir ci-après, p. 24.

— tout ce qui eft dit du fauconier, etc. Voir ci-après, p. 100.

— Ubris et Dan, La Chambre dorée et Jugement. Le dernier titre, Dan, est cité dans VHijr. univ., I, col. m.

— les commentaires. Ces commentaires et surtout Vonomafiic, c'est-à-dire la liste et l'explication des noms propres, n'ont jamais été composés. Us nous auraient été fort utiles.

— J'ay encor par devers moy, etc. En comparant Rémunération qui suit avec tout ce que nous avons publié de notre auteur, on voit combien d'écrits de d'A. ont disparu sans avoir jamais vu le jour.

P. 10. — Sieurs du Fay & du Pin. Le premier était petit-fils du chancelier de l'Hôpital (Cf. t. II, p. jji); le second

appartenait à la maison d'Entragues et était secrétaire du roi de Navarre.

— du Hailhm, Bernard de Girard, sieur du Haillan, M}V 1610. Cf. t. II, p. 5a.

P. if. — parmy les me/langes. Ces « meflanges» n'ont point paru.

— Roy, qui tefieds, etc. Cf. ci-après pp. jaj et 334. P. 1a. — Daniel Charnier, Voir t. II, p. 55a.

P. i). — une Princejfe. Anne de Rohan, 1584-1646. Cf. t. I«% p. 447.

P. 15. — fiUe du Romain grifon. Dans Valère Maxime (V. |V > 7)» c'est une mère qui est allaitée par sa fille.

— Sois hardy. Var., Pour hardy.

— du vilain Qui vint du Danube fauvage. C'est le Paysan du Danube, que les nombreux traducteurs de Guevara avaient rendu populaire en France, bien avant La Fontaine.

P. 17. — Bien que de moy, etc. Cette strophe et les suivantes font allusion au Printemps (Voir notre tome III) que d'A. ne laissa point paraître de son vivant et qui resta inédit jusqu'à nos jours. En paraissant avant ce poème de jeunesse, le poème des Tragiques deniaifoit Jon aifné, pour parier comme d'A., dont le style, dans tout ce passage, est particulièrement obscur.

P. ai. — voloit en vain. Var., en main.

— cours defoy viâorieux. Var., de foy.

P. a). — S cercle, le Romain Mucius Scaevola.

— entre les afnejfes, Saùl; — entre les brebis, David.

— Un Prince, Henri de Navarre.

— fur François, sur le duc d'Alençon, qui devint duc d'Anjou à l'avènement de Henri III.

P. 24. — Dalide, Dalila, la maîtresse de Samson.

P. a6. — pour eftreindre. Var., pour esteindre.

P. 39. — Misbrbs. — d'aigre humeur arroJe\, c'.-à-d. de vinaigre. Cf. Tite Live, XXI, J7.

- Il vit Rome. Allusion à la célèbre prosopopéedela Phar* sale de Lucain, I, v. iqo.

P. jo. — accreve. Var., est creuë.

P. 3 1. — Jen'efcryplus les feux. Nouvelle allusion au Printemps.

3f8 NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. )I~4f.

— & l'ancre de futurs, Var., et nostre ancre de pleurs.

P. )j. — Je nay plus que dufang pour vqftre nourriture. Voir ci-après, p. jjo, ce beau passage condensé en un sonnet vigoureux.

— Qyand ejperdu. Var., Qpand languissant,

— Le fang pur ha le moins. Var., De sang pur a le moins. P. 34. — N'envoyé plus aux bords. Var., au km.

P. ) 5. — 6» la charge. Var., et la rage.

— Vainqueur, comme Ton peut vaincre à la cadmeenne. Var., Vainqueur, mais hélas t c'est vaincre à la cadmenne, et Vainqueur, comme Von peut, c est vaincre d lacadmene. Cf. ci-après* p. joj. Allusion à Cad mu s, qui vainquit et tua le dragon, mais vit s'entre-tuer les hommes nés des dents du monstre.

— bannis pour leur bien, expression équivoque, qui peut signifier soit • à cause de leur richesse, de leur bien, • soit « dans leur intérêt, pour leur sauver la vie. »

P. j6. — les tremblantes mères. Var., les pitoiables mères. Cf. Virgile, Et trépida matres pressere ad pectora natos.

— leurs enfans. Var., leurs pouppons.

— Qjtand les grondons tambours, etc. Var., Qpand les tambours françois sont de loin entendus.

— Pour loy de la rançon. Var., Pour loy de la nature.

P. $7. — Ta pentelante vie, etc. Var., Une piteuse vie en tes sueurs traînée.

— picquédefon ouvrage, etc. Var., meu de faim et de rage, Pour n* avoir peu trouver que (quoi) piller au village.

P. jç. — Sont meubles. Lire : Sans meubles.

F. 40. — Montmoreau, dans la Charente, près de Barbezieux.

— Nous vinfmes, pour vif mes du verbe voir} Passage d'ailleurs obscur et qui doit avoir été altéré.

P. 42. — Mes cheveux efionne\ heriffent en ma tefie. Cf. la Vie à ses enfans, p. 17.

P. 4}- — m champ de Moncontour. Les protestants y furent défaits le j octobre «>69.

P. 44. — La mère du berceau fon cher enfant deflie. Cf. la Henriade, ch. X, vers 281-) 12.

P. 45- — s'embrajoient. Var., embrajoient.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 4f-f4. 3f9

— Unpourtraiâ. Var., Vjfportrakt.

P. 46. — le rideau de Thimante! Ce peintre grec ayant à peindre le sacrifice d'Iphigénie et se sentant impuissant à exprimer la douleur d'Agamemnon, couvrit d'un voile le visage de ce malheureux père. Pline l'ancien; XXXV, 36.

P. 47. — Quand le fceptre des lis joindra le Navarrois. Ces vers ont-ils été écrits avant 1589, à l'adresse du roi de Navarre? ou bie* est-ce une de ces «apopheties a dont d'A. parle dans sa Préface (Voir ci-dessus, p. 9)? ta chose est au moins douteuse.

— Si tu peux aUouvi. Var., Si en louve tu peux et Qne ri tu peux encor.

P. 48* — ty marquer honteux, degenerej François, Var., Ici marquent, honteux, les généreux François.

P. 50. — Et dit: Ce feu menace, etc. Cf. t. l w , p. 447 et ci-après, p. 540.

— A ces trois. Suppléez maux ou calamités*

— Une fatale femme, Catherine de Médicis.

— un Cardinal, le cardinal de Lorraine, Charles de Guise. P. ci. — Du venin florentin. Var., Du vice florentin.

— Tes Ducs predecejjeurs, les Médicis, ducs de Florence. P. 53. — Ton filj, Charles IX.

— Comme celle qui vit enfonce, Hécube, femme de Pria m. — f on fils, Péris.

P. 5). — Encor ris tu, etc. Avant ce vers, l'édition Jannet contient le vers suivant : Quand le courroux de Dieu prendra fin sur ta teste. Ce vers qui triple à tort la rime féminine ne se trouve pas dans nos manuscrits et paraît être le résultat d'un raccord maladroit de la seconde édition.

— fauvage & carnqfiere hefte. Var., sauvage €r dangereuse beste.

— Fais voile â. Var., Fais voir à.

P. 54. — du noirfangUer, du sanglier d'Érymanthe.

— Antiochus, Épiphane, le persécuteur des Juifs.

— PeriUe, l'inventeur du taureau d'airain qui servit d'instrument de supplice au tyran Phalaris.

— Vinfidélle rroijnt. Var., Cette qui en croiant.

360 NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. f f-73.

P. 55. — Tu ne peux empefcher, etc. Ce vers et les trois suivants manquent dans l'édition Jannet.

— par arc boutant nifukrt. Var., par arc- boutant quifulcre.

— fin fepulchrt. Var., ton sépulcre.

— ingratte Catherine. Var., ingratte Florentine.

P. 57. — dupojffbn, ancre des matelots, le rémora ou echenets, Voir Pline Tanc. XXII, 1, 1.

— £ efficace oVerreur, c.-à-d. grâce à l'efficacité, au pouvoir de l'erreur.

P. 58. — La traiflrejje Pandore, Catherine de Médicis.

— V AchkopheL Sous ce nom du complice d'Absalon, d*A. désigne évidemment le duc Henri de Guise, et le Cardinal sanglant est son frère, Charles de Guise, cardinal de Lorraine.

P. jç. — Confondirent la terre 6* les trois éléments. Une terrible tempête sévit en France le jour de la mort du cardinal, le 26 décembre 1574.

— tajraieur. Var. 9 safraieur*

P. 61. — aux degrés. Var., au degré*.

P. 63. — Lybithyne y Libitine, divinité romaine, qui présidait aux funérailles, est mis ici pour la mort elle-même. P. 64. — La Boutonne, affluent de la Charente.

— Le premier champion, saint Etienne, premier martyr, lapidé quelques mois après la mort de Jésus-Christ.

P. 65, — Je difpenfe, dit-il, etc. Cf. t. II, p. 65.

P. 68. — morts ajferrr{. Var., morts massacrej.

P. 71. — Princes. — Cf. t. P% p. 89- : « le mefnte prince (le prince de Condé) fit envie au duc d'Efperno* de lire les Tragiques; U luy ayant expofé les t rai As du fécond livre, comme efcripts pour kjy, [luy} fit jurer la mort de l'autheur. » Voir aussi, même tome, p. 352.

P. 72. — loué de tous, meurt de faim & de froid. C'est le laudatur et alget de Juvénal (I, 74).

— Je navois jamais faiâ, etc. Cf. ci-dessus, pp. 1? et 31. P. 7j. — en ne penfant que boire. Var., en ne pensant qu'y

boire.

— Quand fejlois fol heureux. Nouvelle allusion aux poésies de sa jeunesse.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 73"8o. }6l

— niant fur foy fa maifon démolie, rappelle l'expression de le Vie à fes enfans (p. 91) : « lis demandent qu'on vous rafe voftre maifon fur vos oreilles. »

— Ce fiecle autre en fes maurs demande un autre fiyUl Cf. le prologue des ïambes d'Aug. Barbier :

Si mon rera est trop cru...,

C'est au*il sonne aujourd'hui dans un siècle d'airain.

P. 74. — Us chaffênt les efprits. Var., Ceux de qui les esprits,

— v. j j et J4. Qye le flatteur, fans plus, est tenu pour ami : C'est crime envers les grands que flatter â demi.

P. 75. — Gnatons du temps paffé, Gnathon, parasite de V Eunuque de Térence, a donné son nom â tous les parasites en général.

— un Royfmglant, Charles IX.

— Chafte le malheureux, Henri III.

— û tremble. Var., je tremble.

P. 76. — v. 1 5 et 16 : L'injure, le desdain, sa robbe deschirée, Est des poutres bannis & des sainâs renree.

— fy °y trouv ^ h mort. Allusion à sa quatrième condamnation à mort (1625). Voir frr I er , p. 105.

— qui fe perdent pour vivre. Souvenir classique : Et, propter vitam, vivendi perdere causas.

P. 78. — eft change* en poulets, ou plus exactement en portepoulets (M/moires de Sully, II, lxxxii, 248). Cf. aussi Régnier (Sot., III):

De porter nn poullet je n'ay la suffifance.

P. 79. — Change un pfeaume en chanfon. M. Read cite un passage de Florimond de Rœmond (Hist. de la naissance de r hérésie, p. 1043)011 il accuse de cette inconvenance Henri 1 1, Diane de Poitiers et Catherine de Médicis.

P. 80. — Fit... tuer ces animaux. Le 21 janvier 1582, Henri III, à l'occasion d'un songe qui l'avait effrayé, fit tuer à coups d'arquebuse les bétes fauves qu'il nourrissait pour combattre contre les dogues. « Quelques-uns de fes ferviteurs, rapporte l'Estoile, lui dirent que ce n'étoient pas ces

362 NOTBS ET VAIUANTES, T. IV, P. 8o-ÇI.

animaux-là qui lui en vouloient, mais les grands feigneurs du temps qui étoient contre fon Eftat et fon fervice. •

P. 81. — Je change en une aumujji. Allusion à la con fr é r ie des pénitents instituée par Henri 1 1 1, en 1 j8j.

— Germanie, Germanicus. Cf. Tacite, Ann. f II, i). P. 82. — d'une couppe. Var., de sa couppe.

— et lyons dévoreurs. Var., rugissans de fureurs. P. 85. — Vo\ crimes. Var., Vos pécher.

— efi JaXieen ordures. Var., a parlé en ordures.

P. 84. — de Canaan la langue, le langage habituel des ministres réformés, langage tout plein d'expressions empruntées à l'Écriture. Voir a ce sujet les locutions confijioriales de Catherine de Médicis. Hift. univ., II, col. 978.

— mon fein bouillant. Var., mon sein rempli.

— ils n'ont bronché. — Var., ils n'ont failli.

— Us baftards de la terre, les géants, terrigenœ.

P. 85. — Us remèdes mefprifent . Var., les remèdes maistrisent. P. 86. — amy du miferaUe. Var., aux amis secourable. P. 87. — un preftre apoftat, probablement le cardinal du Perron.

— Un charlatan de Cour, Pibrac.

— Un boiteux ejtranger, Louis de Gonzague, duc de Nevers.

— Un a/ne Italien, le Milanais René de Birague.

P. 88. — du membre de castor. Var., de membre 6» de castor : cette variante est inintelligible, a Selon une ancienne croyance populaire, dit M. Read, le castor poursuivi coupait avec ses dents le sac contenant le parfum auquel en voulait le chasseur; de même le riche sauve sa vie en abandonnant son or. » Cf. t. III, pp. 399-400.

P. 89. — aux bouches du canon. Var., aux rages du canon.

— tournent leurs loufches vues. Var., bous chent leurs tristes veues.

— Courants... par Us rues. Voir le Journal de Y EftoïU, passim. P. 90. — 6* qui mangent matin! Cf. ci-dessus, p. 51.

P. 91. — les hermaphrodits . Voir le pamphlet intitulé : DeJcription de ï Ijle des hermaphrodites, dans le Journal de Henri III, t. IV, pp. 3-19 1 (édit. de 1744). Ce pamphlet avait paru pour la première fois en 1605.

P. 9a. — Qp'il ncnt jà en de/dam, Var., qu'il n'ait jà mesprisee.

— Sarmates ra\e\, les Polonais.

N. B. Il y a ici une lacune de deux vers, ou bien l'auteur a mis par inadvertance quatre rimes masculines de suite.

— Qjri vous lier au bien, etc. Var., Qyi, dedans ï interrègne, observier la justice.

— Vengeoyent la mort. L'arrivée des ambassadeurs Polonais apporta une courte trêve aux persécutions contre les Réformés.

— un poltron vaillant. Cf. Hift. unh. t II, v, 1a, col. 11 17. P. 9| . — Si leurs corps font lépreux, etc. Var., Si leurs corps

sont mejeaux, aussi le sont leurs âmes.

— Une mère douteufe. Var., Une reyne régente.

— Sauvage dans les bois, Charles I X .

— un chartier furieux. Var., un traistre, un furieux. P. 94. — L'autre, Henri III.

P. 95. — lefecret d'un village, Olinville ou Ollainville près d'Arpajon, où Henri III s'était fait construire une petite maijôn. Voir plus bas. v. ja.

— De honte de l'infâme. Var., De honte de la rage.

— avec fon Pythagore, pour le Néron romain, le jeune Sporus, (Voir Suétone, Néron, 38) et pour le Néron moderne, le fameux Quélus. On lit dans Vlfledes Hermaphrodites (p. )6) : « Je lui demanday quelle hiftoire étoit repréfentée au ciel du lit... Il me dit que c'était les époufailles de l'Empereur Néron avec fon mignon Pythagoras. »

— un contraâ tout nouveau. Cf. t. II, p. a8j.

— Chicot, le bouffon; Hamon, le précepteur de Charles IX. P. 96. — un* autre Catherine. Var., un autre Florentine.

— Ni penfer ce qu'il void. On lirait volontiers : « ce qu'il veut. » Cf. Tacite, Hift., 1,1: Rara temporumfelicitate, ubi sentire qua velis et quee sentias dicere licet.

— Les arbres fans oreiW. Var., Et les arbres muets.

— Le tiers, François d'Alençon.

— Un Sodomhe athée, le maréchal de Retz.

P. 97. — // s'enfuit dépite". Tout ce passage as?ez obscur fait allusion aux intrigues du lâche et perfide duc d'Alençon,

ainsi qu'à la conspiration de La Mole et Cocon na 5, décapités en 1574.

— triomphe de fa femme, Var., triomphe d'une femme.

P. 98. — banni defon Anvers, Allusion à l'entreprise connue sous le nom de folie £ Anvers, 1 7 janv. 1583. Cf. ci-après, p. 2 3 1 .

P. 99. — Les trois en mefme lieu. Il s'agit des relations incestueuses que Marguerite de Valois aurait eues avec ses trois plus jeunes frères. Cf. t. II, pp. 658, 659.

— Arborent ces couleurs, etc. Var., Nous chantent ces douceurs comme amoureuses rages,

— Quelques Sedecias, Sédécias était un faux prophète, qui vivait à Samarie du temps du roi Achab.

— Le boute-feu de Rome, Néron.

— en proceffion. Lire : processions, — Voir sur les processions indécentes de Henri III, le Journal de i'Estoile.

P. 100. — Dieu tirera par eux, Var., Dieu t'occira par eux. — Voir, sur cette prédiction, ci-dessus, p. 9.

— des trois & des deux faurs. Pour les trois, Cf. ci -dessus, p. 99 et Le Divorce satyrique, t. II, p. 658; pour les deux sœurs, ce sont probablement la duchesse de Montpensier et sa belle-sœur, la duchesse de Guise.

P. 101. — Les jeunes gens, etc. Voir t. II, la Confeffion de Sancy, liv. 1, ch. 7.

— Des garces du Hulleu. Les rues du Grand et du Petit Hurleur, à Paris, étaient habitées par les filles de mauvaise vie.

— Qui bla/ment. Var., On blasme,

P. 102. — effroi/ du tonnerre. Voir t. II, pp. 383285.

— Majfe, le frère Macé, et François, saint François, patron des Cordeliers. Cf. t. 1 1 , p. 249.

P. 103. — Elle eft le chaud fumier, etc. Ici quatre vers qui ne sont pas dans l'édition Jannet.

— Le bon père Ajfriquain, saint Augustin ou Tertullien.

P. 104. — 1/ eft muficien. Variantes, il est un musicien, et c'est un musicien.

P. 105. — Marche un Duc, le duc d'Epernon.

P. 107. — Ce Bourbon, Louis, prince de Condé, tué à Jarnac. Voir Hift. univ., I, col. 396.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 107-m. ^6f

— L'Admirai, Coligny.

P. 108. — le Parme/an, Alexandre Farnèse, prince de Parme, mort en 1 59a.

— Gonfabe, de Cordoue, le Grand capitaine, 1443-1515.

— Duc d'Auftrie, don Juan d'Autriche, le vainqueur de Lépante, 1546-1578.

— Duc d'Alve, Alvarez de Tolède, duc d'Albe., 1508-1582.

— un Prince Anglois, le comte d'Essex, favori d'Elisabeth, décapité en 1601.

— v. 22-26. Dans l'édition de 161 6, au lieu de ces cinq vers, on lit seulement : Pour 1 fembter vertueux, comme un finge fait r homme.

P. 109. — Soit aux loix de la Cour. Cf. t. 1 1 , pp. 309, j 10 et 387-392. Voir ci-après, p. 129.

P. 111. — parois moins, & fois plus. C'est la conclusion du Fanefte,

P. 11a. — N'aime les faletes foubs couleur d'un bon conte. D'A. n'a pas toujours mis ce conseil en pratique.

P. 113. — ma doârine fapplicque. Les soixante-quatorze vers qui précèdent ne se trouvent pas dans la première édition; ils ont été ajoutés dans la seconde et se trouvent reproduits dans les Petites aunes mejlees (p. 161) avec ce titre : Imitation d'un Italien.

— en ce point que la vid Scipion. Cf. le Songe de Scipion (Cicéron, République, VI).

— un de fes enfans chers, Charles de Coligny, marquis d'Andelot, Bis puîné de l'amiral (1 564-1612). Pris par les Ligueurs, il abjura pour sauver sa vie.

P. 1 1 5. — Va t'en donc imiter. Var., Là tu imiteras.

P. 116. — Lorfque lefilj de Dieu. Var., Qpand l'agneau fait lyon.

P. 118. — la chambre dorée. — d'aide les afflige^. Var., d'aise les afflige^.

P. 119. — intervint. Var., intervient.

P. 121. — Firent des yeux de Dieu fortir Vire allumée. Var., Firent des nareaux de Dieu, etc., (le vers est alors faux).

— Les Rois ejpouvantej. Var., Les Rois qui l'ont haï.

— Qpe l'abifme profond, etc. Var., // n 'y a rien ça bas si ferme qui ne tremble.

P. iaa. — un beau chafteau, le Palais de Justice à Paris.

— leur Dieu Juppiter. Var., leurfeinct Juppiter.

P. 124. — par marchandife impure, c'est-à-dire en obtenant leur charge a prix d'argent, par un honteux marchandage.

P. 125. — Tout fervU, etc. C'est le mot de Tacite : omnia serviliter pro dominatione. (Hist., 1 , ] 6.)

— C'eft une Alcine. Voir t. II, p. 671.

P. 126. — Sainâ Mathurin. Voir t. II, p. 29 1.

— payer Dieu defueiiUs. Allusion aux indulgences.

P. 128. — Prefent. Var., Présents. Le sens de ce vers est très obscur; nous hésitons particulièrement sur la signification du mot chevesche. Voir le Glossaire.

— L'Ignorance. Cf. t. II, p. 6j8.

— Change* par les objeâs, etc., comme celui du caméléon.

— aujjy avec courroux Condamne Us advis. Var., envoyé avec courroux Ses regards aux adyis.

P. iaç. — fes chauffes. Var., les chausses.

— le bègue on oontrefaiâ. Cf. ci-dessus, p. 109.

P. 1 jo. — Du but impatient. Var., Le charme et le désir.

— LaPareffe. Cf. t. II, p. 64a.

P. 141. — L'Infoknce. Cf. t. II, p. 646.

— Harlais, Achille de Harlay, premier président, i$)6- 161 6; de Thou, Cristophe de Thou, premier président, i^oS- 158a; Giïïot, Jacques Gillot, conseiller clerc, un des auteurs de la Satire Menippee, mort en 1619; Thurin, conseiller au Parlement.

P. 13a. — En la Mercuriale, le mercredi 14 juin 1559. Voir Hift. unir., I, col. 1 14.

— En voicy un fécond, la Bastille.

P. i)). — le taureau d'airain. Allusion au taureau de Phalaris. Cf. ci-dessus, pp. 5) et 54.

P. i)4* — Ferdinand d'Aragon et Tfabeïïe de Castille, persécuteurs des Maures.

— Sixte Pape, Sixte-Quint.

— en Vorcheflre. Var., en VOreste, ce qui n'offre aucun sens.

NOTES EN VARIANTES, T. IV, P. I74-I4O. ^6j

Il y a là une allusion à la mort de don Carlos, mort mystérieuse, qui fut attribuée à son père Philippe II.

P. 1 1 5. — ils tournoient fers la terre le poulet. Souvenir de Juvénal : verso pottice vulgi, quem libet occidunt populariter ( 1 1 1 , ) 6), ou de Prudence : pectusque jacentis virgo modesta jubet, converso pollice, rumpi(adv. Symm., V, 1097).

P. 1J7. — du meurtrier Dominicque, saint Dominique, le fondateur de Tordre des Dominicains, à qui l'on attribue l'établissement de l'Inquisition.

P. 1 ) H. — Phineej, Phinéès, fils et successeur du grand-prêtre Éléazar, qui fit mettre à mort l'infidèle Za m ri.

— Achan, anathématisé, puis lapidé par Tordre de Josué pour avoir détourné une partie du butin (Josue*, vu).

— fit de/oîe vainceur. Les six vers qui précèdent n'en font que deux dans la première édition ;

Le TâilUm Jofoé ; Jephthé que là rigueur De (on tocu efchappé fit defolé vainceur.

P. 1)9. — Ochus T&gyptien, roi des Perses, qui fut maître de P Egypte pendant six ans et y tua le bœuf Apis.

— Thomiris, reine des Massagètes.

— Crctfus et Crajjus. D'A. accepte toutes les légendes, sans beaucoup de critique.

— celuy qui eut deuil, etc., le Spartiate Lycurgue.

— dans l'argille traitté, Agathocle, tyran de Sicile, fils d'un potier, de qui Ausone a dit : Fama est fictilibus cornasse Agathoclea regem.

— un Roy des Baâres, ou plutôt de Syrie, Antiochus IV.

P. 140. — en deux fiecles infâmes. Allusion aux régences de Catherine et de Marie de Médicis.

— les Us en pillules changer. Les Médicis avaient pour armes cinq boules (pillules) de gueules sur champ d'or.

— Lobe que... mains fidelles. Dans la première édition ces cinq vers n'en font qu'un : Dans ces justes cerveaux, entre ces mains fidelles.

— La Bourguongne a fon Duc, Charles le Téméraire.

— // voulut. Var., // vouloit.

P. 141. — Un Sforce, François-Alexandre Sforza, duc de Milan, 1401*1466.

— Prince de Melphe, Jean Caraccioli, prince de Melfi, 1480isso, fut maréchal de France en 1544.

— Des quatre coings, etc. Cf. Ézéchiel, ch. I et VIII.

F. 14a. — Cavagne & Briquemault, gentilshommes calvinistes, pendus en 157a. Voir Hift. uni*., II, col. 566.

— Mongommery, celui qui blessa Henri II, exécuté en 1576. Cf. t. I, p. aa.

— Montbnm, exécuté en 1575. Cf. ci-après, p. 307.

P. 14). — Brifon, président; r Archer & Tardif, conseillers, l'un à la Grand'Chambre, l'autre au Chételet de Paris, pendus par les Seize en 1591.

— Boucher & Pragenat, curés de Saint- Benoît et de Saint Nicolas-des-Champs; Inceftre, Lincestre, curé de Saint-Ger vais, tous trois fougueux ligueurs.

P. 144. — Fin de non recepvoir. Cf. des énumérations ana logues, Rabelais, Pantagruel, III, jo, et Racine, Plaideurs, 1 , 7

P. 145. — de la geolle en ta folle. Allusion à l'emprisonnement d'Elisabeth à la Tour de Londres, en 1544. Voir L. Wiesener, La Jeunesse d'Elisabeth (1878), pp. 196063. Voir aussi t. II, p. 148.

P. 146. — la Licorne. Allusion aux armes d'Angleterre, dont l'un des supports est une licorne, et à la tradition d'après laquelle cet animal fabuleux s'apprivoisait À l'aspect d'une vierge.

— Tels anticques tableaux. Var., Tes anticques tableaux.

— a tes bords brifent leurs exercites. Autre allusion au désastre de l'Invincible Armada en 1585.

— En tournoiant le tout. Le voyage autour du monde de Drake eut lieu de 1577 à 1580.

— après feptante ans... d'un fuccejjeur d'eflitte. Elisabeth mourut en 160) à soixante-dix ans et eut pour successeur le docte Jacques !•*.

— fouïïé de vivre, & non pas ennuyé'. Cf. t. I, p. 118, mon ame rassasiée & non ennuyée.

P. 147. — Oyej David. Toute cette fin du chant est rem-

plie en effet d'expressions empruntées aux psaumes de David et au Cantique des Cantiques.

P. 149. — Lis Feux. — le caillou liane. Il a été déjà question de ce caillou, t. II, p. 618.

P. 150. — Que fi Dieu prend à gré, etc. D*A. manifeste ici son intention d'écrire YHiftoire univerfelle.

— Luiront en mes eferits. Voir en particulier le Une fécond de YHiftoire unherfeUe, dont ce qui suit semble être le sommaire. Cf. ci-après, p. 107 : « Je ne fay qu'un indice è un plus gros ouvrage. •

P. 151. — viàime des idoUes. Var., victimes des idoUes.

— Hus, Jean Hus; Hyerofme de Prague, Jérôme de Prague, brûlés, l'un en 1415, l'autre en 1416.

— Les -pauvres de Lyon, les Vaudois.

— Gérard & fa bande. Voir Hift. univ., I, col. 89.

P. 15a. — Bainan, Frich, etc. Voir tout le chap. x du livre second de la dite Hijhire, col. 96-1 1 1.

— K ranimer, archevêque de Cantorbéry, brûlé en 1555. P. 154. — Askeuve, Anne Askeve, Hift. univ., 1, col. 101. P. 155. — Vautre, Jane Gray, décapitée en 1554. — Voir

t. I*, p. $j6, où d'A. a cité une partie de ces vers. Notons aussi que les vers copiés par P. Mathieu, dans ses Tablettes de la Vie & de la Mort, mais en les appliquant à Marie Stuart, sont les suivants :

Prifonniere ça bas, mail princefle la haut... Changeant (on royal throfae au fanglant efchaffaut.

P. 1*7. — abbria de fa robbe percée. Var., il couvrit, etc.

— Bibiee, Thomas Bilnée. Voir Hift. univ., I, col. 97.

P. 158. — Gardiner. Voir Hift. univ., I, col. 10} et 104.

— Les pleurs d'un jeune Roy, Edouard V I , mort en 1555.

— trois Agnej, Agnès Forster, Agnès Snode, Agnès George, brûlées en 1556. Voir Hift. univ., I, col. 106 et 107.

P. 159. — Lions qui ont faiâ voir. Var., Peuple qui a fait veoir.

— Des beftes du Brefil aux folitaires bords. Sur la colonie de Calvinistes conduite au Brésil par Villegagnon, Voir Hift. univ., I, col. 4a et col. 108.

1JO NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. IfO-169.

— Venot, Florent Venot, prisonnier en deux vaiffeaux pomâus, dits chauffés (thypocras. Voir Hij}. univ., I, col. 10a.

P. 160. — les tefmoings finis. D'A. a confondu le poète Ibycus avec le mendiant d'Ithaque. Cf. aussi t. II, p. 354.

— €r fpeâacle d'un Roy, pendant l'entrée de Henri 1 1 à Paris en juin 1549-

— un Roy £ entre les brebiettes, David.

— cehty dont les difcours, etc., un paysan de la forêt de Livry; — des quatorze de M taux. Voir les noms de ces victimes dans Y Hift. univ., I, col. 101.

P. 161. — Du paumier d* Avignon. Son nom est inconnu.

P. 163. — deux frères fainàs. Pour ces deux martyrs, ainsi que pour les cinq écoliers de Lausanne, brûlés à Lyon, l'édit. Jannet renvoie au Martyrologe de Crespin, fol. 235, verso.

— le vulgaire anime» Var., Le peuple envenimé.

P. 16 j. — Heureufe Craveron, Philippe de Luns, demoiselle de Graveron. Voir Hift. univ., I, col. 109.

P. 164. — Aux termes de l'arreft, « pource que, dit YHiftoire, le Diéton n'en faifoit pas mention, a

— à donner mort par elle. Var., à devenir cruelle.

P. 165. — Du Bourg, Anne Du bourg, conseiller clerc au Parlement, brûlé à l'âge de trente-huit ans, le a) déc. 1 5 $9, cinq mois après la mort de Henri II.

P. 166. — a la voix d'une Caille, Pauvre femme, mais riche, mauvais jeux de mots, sur les noms de Marguerite Le Riche, dame de la Caille. Voir Hift. univ., I, col. 12a.

— O combien d'efficace, etc. Un quatrain en l'honneur de M* Jehan Imbert, imprimé en 158) commence ainsi :

Combien plus efficace eft 1* toîx qui confole, Quand joinâ le ùùaâ prefcbeur l'exemple à la paroDe.

P. 167. — Montalchine, Jean Molle, né à Montalchino en Toscane. Voir Hift. univ., I, col. 104 et 105.

P. 168. — aiant obtenu F oreille & lefilence. Var., ayant de sa main commande le silence.

P. 169. — veullent plus que ces reigles certaines. Var., ont glose* ces règles très certaines.

P. 170. — Gajtine & Croquet, Philippe de Gastine, marchand parisien de la rue Saint-Denis et Nicolas Croquet son beau-frère, pendus en 1569 avec Richard, fils aîné de Philippe. Les deux autres fils de celui-ci furent bannis.

P. 17). — les charbons de Porciel Suivant Va 1ère Maxime (IV, vi, 5), Porcia, femme de Brutus, se serait donné la mort en avalant des charbons ardents, à moins que l'expression ardentes on carbones haurire ne signifie tout simplement qu'elle se serait asphyxiée.

P- 174. — où elle veut s'envolle. Var., s'enrooUe.

— nous peut ratir. Var., nous peut osier.

P. 17$. — Nous defirons languir, etc. Var., Le petit feu nous plaift et languir sur la roue.

— Le Brun, Dauphinois, Etienne Brun. Voir Hift. unh., I, col. 99.

P. 177. — Pour vaincre £ arguments. Var., de raisons.

— leurs difcours. Var., leurs raisons.

P. 178. — Beroalde, le maître de d'Aubigné, et aussi de Gastine. Voir t. I", p. 97.

— Ton privé compagnon, d'Aubigné.

— je ne diray le nom ni la famille. Cependant dans son Hift. unif. (II, col. 55 a), d'A. nous apprend que ce sont les deux filles du ministre Serpon.

— Ce père avoit tire, etc. Ce vers et les deux suivants sont remplacés dans l'édit. Jannet par les sept suivants :

Le subjeâ du massacre & non pas la furie, Laissoit dedans Paris reposer les cousteaux, Les lames, & non pas les âmes des bourreaux.

D'entre les sons piteux de la grand boucherie Un père avoit tiré sa misérable vie ; Sa femme le suivit, & hors des feux ardans Sauva le moins aagé de trois de ses enfans.

P. 179. — il] Je jettent. Var. préférable, il\ les jettent.

— & ne peut ce difcours, etc., c'est-à-dire je ne puis dire ce qu'il advint de cette jeune fille.

— Qu'à la force du mal. Var., Qp' ainsi que le mal croist. P. 181 . — trois rfngbis. Leurs noms sont inconnus.

P. i8j. — Dans le nid de Sathan, à Rome.

P. 18). — Paul, Saint-Paul.

— & rengrener, ou plutôt rengreger. Var., Pour desguise r.

— PerUles. Cf. ci-dessus, p. 54.

P. 184. — Monte dejfus Va/non. Var., Estant ainsi monte',

— Le Maigre capucin. Cf. t. !•*, p. 91.

— Du Pape non clément, le pape Clément VII ou Clément VIII.

P. 185. — & chajjêr, barriquej, etc. Allusion à la journée des barricades (12 mai 1588), qui chassa de Paris le roi Henri III, désigné ici sous le nom de Nabucadnejer.

— fin vieil Bernard, Bernard de Palissy. Voir t. Il, p. 151.

P. 186. — Puis quejefçay mourir. Cf. t. !•% p. jja : «nul ne peut élire contraint aux chofes vilaines, s'il fait mourir. »

— âmes Parifiennes, les filles du procureur Foucaud, pendues et brûlées le 28 juin 1588.

— Nature s'emploiant, etc. Les vingt-deux vers qui suivent avaient déjà paru, dans la Lettre à Madame (Voir t. I er , pp, 549, 550); mais avec de notables différences. Là aussi ils sont appliqués aux demoiselles Grave ron dont il a été parié cidessus, p. 16).

P. 187. — ce grand Ejtienne, saint Etienne, premier martyr.

— lunes du grand foleil, Var., livres du grand soleû.

P. 188. — Cyprian, saint Cyprien, évéque de Carthage, martyrisé en 258.

P. 192. — Les Fers. — ayant pourfithy, Var., ayant parfourni.

P. 19). — Et les aifles croiffoient. Var., qui nous semble meilleure, en elles (ou aifles) se croisoient.

P. 194. — Ses yeux flambants, etc. Var., Ses deux yeux en la teste, horribles, enfoncej.

— la couleuvre Qji'on appelle Coéffee, le Cobra capello des Portugais ou Vipère courte-queue.

— Dieu juge tout 6r connoiflfa parole. Var., Dieu juge tout, et penser et parole, ou Dieu preuve tout et connoist sa parole.

P. 196. — Qjt'ib manient du fang. On a proposé la correction : Qji'ib mangent du fang.

— d'honneur, d'or & de bien. Var., de l'honneur et du bien.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. Io6-20f. ^

— Qpib /oient de mes prudents. Sur le sens de ce mot prudents, Voir Le Caducée, t. II, pp. 77 et suiv. Cf. encore ci-après, p. ai).

— la/ches le trahiront. Lire : les trahiront.

P. 19-». — De mes cornus, c'est-à-dire de mes doigts cornus (L. Lalanne)?

P. 198. — Us Thuileries. C'est en 1564 que Catherine de Médicis fit bâtir ce château. Il ne consistait primitivement que dans le gros pavillon carré du milieu et les deux corps de logis y attenant et qui avaient une terrasse du côté du jardin (Saint-Foix, Essais historiques sur Paris, 1765, t. II, p. ai).

— Le Conjeil plus eflroit, c'est-à-dire le plus intime. P. aoo. — relui/erent. Var., reluisirent.

— leur race douhteufe. Allusion au fils de Coligny. Voir ci-dessus, p. 1 1 j .

P. aoa. — Gardent Jecret & foy. Allusion au début de la troisième guerre qui éclata tout soudainement le a8 sept. 1 «67.

— une petite fille. On a voulu voir ici un rappel, soit du massacre de Vassy, soit des exécutions qui suivirent la conjuration d'Amboise.

P. aoj. — Après fe vient enfler. Var., Ils contemplent s'enfler.

— en la plaine de Dreux, le 19 décembre 156a. Les chefs des deux armées, le connétable de Montmorency et le prince de Condé, y furent faits prisonniers.

— céluy qui prodigua fa rie, Poltrot de Méré qui assassina le duc de Guise, au siège d'Orléans, le il février i$6j.

— affligeant. Lire plutôt : affiegeant.

— Babel, Paris, attaqué par les Réformés en 156a et en 1567, lors de la bataille de Saint-Denis, où périt le connétable de Montmorency.

P. 304. — doublement Prince, le prince de Condé, blessé et tué à la bataille de Jarnac, le 13 mars 1569.

— Combat de Saint-Trier, en Limousin (1591). Voir Hift. univ., III, col. ',4) et 544.

— Montcontour, j octobre 1569.

P. 305. — la pieufe Renée, la duchesse de Ferrare, qui, à Montargis, offrait un asile aux Réformés.

374 NOTES ET VAMANTES, T. IV, P. 20f-2I4.

— Un méjuger de mort, Malicorne. Voir à ce sujet Hift. univ., I, col. 415.

P. 206. — du Loire, Lire : de Loire.

— le Pafieur Beaumonî. Voir Hift, univ., 1, col. 415-417.

P. 307. — Navarrin, Navarrenx (Basses- Pyrénées), Voir Hift. univ., I, col. 419.

— Une ville, un chqfteau, la ville et le château d'Orthez.

— conduits d'un lyon, le comte de Montgommery.

— Lujfon, le combat de Saint-Gemme, près de Luçon (juin 1570). Voir Hijl. univ., I, col. 467-47.2.

— Montbrun, vainqueur des Suisses, à Chastillon, près de Die, mai 1575» Voir Hift. univ., II, col. 707 et 708.

— Sainâ Cille, près de Nîmes (Gard). Voir Hift . univ., I , col. 2\2. — Remarquer ici quatre rimes féminines de suite.

— k golfe rouge &...la mer defang. Allusion au passage de la mer Rouge par les Israélites.

P. 308. — Un Cardinal Jonglant. Voir ci-dessus, p. 58.

— Le massacre de Vajfi eut lieu le i er mars 1562. Hift. univ., I, col. 18).

P. 209-2 10. — Sens, Agen, Cahors, Tours. Voir Hift. univ., loc. cit.

P. 311. — du chef de la juflice, le président Jean Bourgeau.

— Un feu rouge qui peint Loire, l'incendie de la tour Martinville, à Orléans. Voir Hift. univ., I. col. 416.

P. 313. — deux cents précipices. C'est à la prise de Montbrison que se place ce trait de cruauté du baron des Adrets. Voir Hift. univ., I, col. 306.

— Mouvant, Paul de Richien, sieur de Mouvans, tué près de Riberac, en 1568; Tende, Honoré de Savoie, comte de Tende, mort en i$8o.

— Les massacres de Merindol & Cabriere remontent à 1546.

— Angrongne. Voir ci-dessus, p. 3.

P. 31). — Zifcha, le Hussite Jean Ziska, mort en 1434.

— la tragédie Qj/i efface le refte, la Saint-Barthélémy.

P. 214. — nqftre Debora, Jeanne d'Albret, morte le 9 juin 1573 et dont le deuil était porté par Henri de Navarre et par le prince de Condé.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 214-222. } 7f

— doubles mariages, d'Henri de Navarre avec Marguerite de Valois et du prince de Condé avec Marie de Clèves.

P. 215. — Qfii voulut efire nuiû, etc. Var., Le soleil s'arresta, voulut tourner ses pas.

— D'y baigner J es rayons, etc. Var., De rougir ses raions, le pur et beau soleil, T f resta, condamne, la torche de son ail; et plus loin : & noir nuage. Var., espais nuage.

P. a 16. — le Roy deprifonnè, François V.

— Pour vanger fa rancaur. Var., Pour ronger son despit.

— nqftre Caton, Tarn irai Coligny.

P. 217. — La cloche, de Saint-Germain-l'Auxerrois, et aussi celle du Palais.

P. a 18. — Le pont, le pont aux Meuniers, près du Pont au Change. Voir t. II, p. $6i.

— tes quatre bourreaux, Tanchou, Pezou, Croizet et Perier. Voir Hift. univ., II, col. 553.

— Louvre. Les anciennes éditions donnent ici le mot louve, qui paraîtrait désigner Catherine de Médicis.

— Tverny, nièce du cardinal Brissonnet. Voir Hift. univ., II , col. 549.

— Un chef (une tête) qui s'entortille, etc. Voir Hift. univ., 1 1 , col. 55a.

P. a 19. — le viel Rameau, le docte Ramus, Pierre de la Ramée; Chappe, conseiller au Parlement; Briou, gouverneur du prince de Conti.

P. aao. — Noflre Sardanapale, Charles IX.

— Des Gnatons, parasites (Voir ci-dessus, p. 74); des Tais, la célèbre courtisane grecque, Thaïs, qui vivait au temps d'Alexandre-le-Grand; un Trajon, Thrason, soldat fanfaron dans L'Eunuque de Térence.

— La Mère, Catherine de Médicis.

— Une de fon troupeau, la demoiselle Royan. Voir Hiji. univ., II, col. 550.

P. aai. — De nos Princes captifs, le roi de Navarre et le prince de Condé.

P. aaa. — Elifabeth, d'Autriche, femme de Charles IX.

— enfeigné no\ oreilles. Voir Hift. univ., II, col. 561, 56a.

P. 224. — Ton rentre te donna, etc. Deux vers fort obscurs, dont le sens nous échappe. Voir d'ailleurs sur tout ce passage Y Hift. unir., II, col. 557, 558.

— Icy, l'Ange troifiefme, etc. Ces six vers, en style de l'Apocalypse, sont remplacés dans l'édition de 1616 par les deux vers suivants :

Puis ces coups tant blafmez enfin par ces citez Forent à moins de nombre à regret imitez.

P. 22 5 . — Daxfuivit me/me jeu. Voir (Hift. uni*., 1 1 , col. 9 1 s) la terrible vengeance qu'en tira lui-même d'Aubigné. — On sait que la fameuse lettre du gouverneur de la frontière, le vicomte d'Orte ou Orthez, citée par d'Aubigné dans son Hiftoire (II, col. 960), n'a d'autre garant de son authenticité que notre auteur.

— ce tableau De Bourges, Voir Hift. uni»., II, col. 557.

P. 226. — Caumont, Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, 1558-1652, sauvé par miracle du massacre de tous les siens, s'attacha au roi de Navarre et devint maréchal de France sous Louis XIII.

P. 227. — un Prophète cache, Merlin, ministre de l'Amiral. Voir Hift. univ., II, col. 5*2.

— Sa main dejpechera, etc. Ce vers et le suivant sont cités dans les Méditations (t. II, p. 212).

— Reniers. Voir Hift. univ., 1 1 , col. s 5 j . Cf. aussi 1. 1*% p. 59.

— mon corps en divers lieux percé. D'A. blessé en duel peu de jours avant la Saint- Barthélémy, avait quitté Paris sous la conduite d'un gentilhomme nommé Langoiran, depuis Montferrant. Voir t. I er , p. 18 et aussi Hift. univ., II, col. 557.

P. 229. — En lignes, poinâs & ronds, etc. Var., Font par fignes & ronds,. caractères parfaicts, Desquels nous ne lisons d'icy bas les effects.

— Le Prophète, Daniel.

P. 230. — La fainâe Bethulie, La Rochelle. Il s'agit du siège de cette ville en 1572. Celui de Sancerre eut lieu en 1573, et ce fut le jour de sa reddition, le 19 août, que les ambassadeurs polonais arrivèrent à Paris.

— les celefies dons, la manne.

— abrié de fourdons. Sur ce fait que d'A. qualifie de petite merveille et de miracle, Voir Hift. uni?., II, col. 595.

— un cornette. Cette comète fut visible à Paris en nov. 1 57a.

— Jefabel, Var., Sa mère.

P. 3)i. — font tourmente^. Allusion au rapprochement qui se fit alors entre les catholiques mécontents et les réformés.

— en jurant, Var., va jurant.

— François, duc d'Alençon. Voir ci-dessus, p. 98, et ci-après,

— trois Rois, Sébastien, roi de Portugal, Muley-Mohammed-al-Montaser, roi détrôné de Fez, et Muley-abd-el-Mélik, son oncle, à la bataille d'Alcaçar-quivir en 1578.

— s'achemine, lorsque Catherine de Médicis mena au roi de Navarre Marguerite de Valois.

— le grand Iberien, Philippe II; Ses peuples, les Pays-Bas. P. 232. — Courras, la bataille de Coût ras en 1587.

— V hypocrite renard, Henri III.

— fa tafniere, Blois, où fut assassiné le duc de Guise.

— Son Procureur. Ce fut par les mains de la Guesle, procureur général, que Jacques Clément fut présentée Henri III. Cf. Hift. univ., III, col. 251-25}.

P. 2 j j . — Un furfaut, l'escalade de Genève, tentée le 12 décembre 1602.

— flambeau luifant efteint, Henri IV converti, puis assassiné.

— le fil] de Y adultère, Jacques I ,r , fils de Marie Smart.

— Albion dégénérée, etc. Var., Albion désireux, non puissant, de dormir. Les treize vers qui suivent sont remplacés par ceux-ci dans la seconde édition :

Je voy jetter des bords de l'infidelle terre, La planche aux aflaflîns aux codes d'Angleterre ; La pefte des efprits qui arrive à fes bords Pou fie devant la mort & la pefte & les corps. Révolte en Occident, au plus loin de la terre, Les François hnpuiflants & de paix & de guerre; Un prince Apollyon, un Peride en fennens, Fait voir au grand foleil les anciens fondeœens

De Tes nobles citez qu'il réduit en mafares,

Roy de charbons, Je cendre, & mort* fans fcpukores ;

Les Bataves pipez, Ottoman combattu,

Les Allemands par eux contraincts à la v er tu .

Quoy ! la porqoe Italie, etc.

P. aj4- — Xaere, etc., c'est-à-dire Tan 1666. On sait que dans V Apocalypse 666 est le nombre de l'Antéchrist. Or, dès le commencement du xvii* siècle on prédisait pour 1666 la fin du monde et l'avènement de l'Antéchrist.

— Recueilly à Thalcy. Voir t. I , p. ao.

— Ta main m'a délivré. Est-ce une allusion à sa prise par Saint-Luc, Voir t. I, pp. 56, 57? Il y a du reste, dans tout ce passage assez obscur, une confusion des divers événements qui ont signalé la vie de d'Aubigné. On y a vu aussi une allusion à Suzanne de Lezay, seconde femme de d'Aubigné, dont la perte lui fut très sensible.

P. a ) 5. — Les Lymphes, les eaux, ou les nymphes? d'A. semble avoir hésité entre ces deux sens.

P. 2)6. — en rouge pluie. D'A. signale une pluie de sang en 1586 ou 1587. Voir Hijl. umv., III, col. 14).

P. a) 8. — Chaftier de vervaine, etc. Var., Partager sa vervaine et sa barre de fer, Aux uns portes (ou arres) du ciel, aux autres de ïenfer.

P. 240. — Vengeances. — Puis il faut eftre enfant pour voir des vifions. Cf. t. I , p. 6.

P. 241. — Qpand Dieu frappe l'oreitte, etc. Ce vers et le suivant sont cités dans la lettre de d'A. au roy Louis XIII, t. I, p. 509.

— Vous n'aurej point dejtgne. Cf. Êvang. S. Matth., xvi, 4. P. 24a. — fay... caché le talent. Cf. Êvang. S. Matth., xxv,

P. 34;. — Le danger m'a fauve. Cf. ci-dessus, p. a $4.

— le quicajon feiché. Cf. Jonas, iv, 6-9.

— Simeis ou Semeis. Voir Rois, 11, 16, 19; m, a.

— Et feint. Var., Etfeit.

P. 244. — L'Antechrift & fes loups, etc. Var., V Antéchrist affamé dit-il pas que son eau.

— Cain grinça des dents. Lire : Us dents.

P. 245. — Il fuit d'effroy tranjy, trouble. Var., Il s* enfuit effrayé, transi.

P. 347. — Un pays abbruty, etc., Sodome.

— violer jusqu'aux Anges. Voir la Genèse, ch. xix.

P. 348. — Se joua fur la mort, etc. Les huit vers suivants manquent dans les premières éditions.

— Un pont pour les agneaux, etc., le passage de la Mer Rouge.

Il y a ici quatre rimes masculines de suite. Les anciennes éditions ajoutent les deux vers suivants :

Le Jordin, voftre fils, entr'ouvnt Tes entrailles

Et fit à voftre exemple au peuple des murailles. Cf. Josu/> III, 13-16.

— Dathan 6» Abiron. Voir Nombres, ch. xvi.

P. J49. — Flambeau, etc. Ici au contraire deux vers ont été ajoutés maladroitement dans les anciennes éditions:

Donne gloire an grand Dieu, monftre toi à ton rang, Iefabel altérée et puis yvre de fang.

P. 350. — cet arbre eflevé, etc., vision de Nabuchodonosor. Cf. Daniel, iv, 5-7 et suiv.

— par vanité*, par vaux. Var., pour estre furieux. P. 351. — les yeux dufilj, de Balthasar.

— Qp'ilfaiû fondre de Voir. Var., Qu'il faix fondre en Vair. P. 353. — Comme le fol malin. Var., Ainsy le fol malin.

— avoit coupé les doigts. Cf. Juges, 1, 5, 6 et 7.

— Antioch, Antiochus Épiphane. Cf. Macchabées, 11, 19.

— & Voutrageufe main, etc. Var., et laisse entre les mains Des saincts le jugement aux tesmoignages saincts.

P. 35). — jamais rançon, jamais la vie. Var., jamais nulle rançon , ni vie.

— que la tendre mercy. Var., et que l'amer soucy.

— Il fit tuer fin fil\, Antipater.

— le tien triomphant, Hérode Agrippa.

P. 354. — Paul, le pape Paul III, Alexandre Farnèse, 1 $ H" 1 549- Voir V Apologie pour Hérodote, ch. xxxix.

380 NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 2 f 4- 26 2.

— Philippe, Philippe II qui épousa en iS4\ sa cousine germaine Marie de Portugal, puis Elisabeth de France qui avait été fiancée à son fils don Carlos.

— ton vieux Précepteur, Sénèque.

P. 356. — On refufa la mort. Cf. Dion Cassius et S parti en.

— Hermvùan, Claudius Herminianus. Cf. Tertullien, Ad Scapulam (édit. Rigault, 1675, p. 70).

— s'il faut ouvrer, les pfoiej dans voj feins. Var. inintelligible : s'il faut ouvrer les plaines de vos seins.

P. 357. — il U reçoit des fiens. Aurélien fut assassiné par ses soldats en 27s-

— Lé fécond. Dioctétien se laissa mourir de faim ou s'empoisonna en }i j.

— Maximum, Maximien Hercule, assiégé dans Marseille par Constantin en 3 10, se vit réduit à s'étrangler.

— M aximin frauduleux, Maximin Daia, mort à Tarse en j 1 1. Cf. Lactance, De mortibus persecutorum, 49.

P. 258. — un faux meurtrier. Var., un froid meurtrier. Julien l'Apostat.

— Libanie, le rhéteur grec Libanius, J14-J90. P. 359. — Zenon l\aurique, Zenon Tlsaurien, enterré vivant

en 491 sur Tordre de sa femme Ariadne.

— Honorique pervers, Honorius.

— Confiant, tué ou empoisonné par Magnence en J50.

— Arius, Phérésiarque, mort en jj6.

P. 360. — les marques anciennes. Var., les couleurs anciennes.

— affeâion. Var., affliction.

— Eut au front & aufem. Var., Eut au milieu du sein.

— La simple Sephora. Voir Exode, îv, versets 35 et aé. P. 361. — gag*» Var., marque.

— du ver grincements de dents. Lire peut-être : du ver et grincements de dents. Voici au reste une variante de ce vers

obscur, De V éternel jouir d'un grincement de dents. \

— Et à Y ail pojfedons. Var., Et à Vaïl regardons.

P. 363. — Arondel, Thomas Arundel, archevêque de Can- *

torbéry, mort de faim en 141), ardent adversaire des sectateurs de Wiclef. Cf. Hift. univ., I, col. 111.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, p. 262-266. }8l

— L'affame, « un Piemontois en Angrogne. • Voir Hift. unir. y ibid.

— fa brute rage. Var., sa folle rage.

— le Comte Félix, chef de lansquenets. Voir Hift. univ., ibid, col. 1 ia.

— Le flupide Me/nier, Jean Mesnier, baron d'Oppède, auteur et rigoureux exécuteur des massacres de Merindol et de Cabrières. Cf. ci-dessus, p. ai a.

P. a6j. — deux... Princes de noftre aage, Charles IX et son frère François.

— les vers perfecuteurs. Var , les fiers persécuteurs.

P. 364. — Du Prat, Antoine Duprat, chancelier de France et cardinal, 146 j-i ^ 5 5, provoqua toutes les mesures de rigueur qui furent prises contre les Réformés sous le règne de François I".

— VAubefpin, conseiller au Parlement de Grenoble. Voir Hift. univ., ibid., col. 11a.

— Prince mi-More, Philippe 1 1 .

P. 365. — Bellement e, ou BeUomonte; Pont-cher, Etienne Poncher, archevêque de Tours, de 1551 à 1553. Voir Hift. univ., ibid., col. 11a. Voir aussi V Apologie pour Hérodote, ch. xxvi, et le Martyrologe de Crespin.

— /es deux jambes hqfchees. Var., ses jambes retranchées.

— V Eve/que Caftelan. Pierre Chastelain ou Duchatel, grand aumônier de France, 1480-1554. Voir Hift. univ., ibid., col. 11a.

P. 366. — Yimpofteur Picard. D'A. fait mention de ce docteur en théologie dans son Hift. univ., I, col. 101.

— Rendit, exerça, etc. Ce vers et le suivant sont également cités dans la lettre de d'A. au roy Louis XIII, t. 1", p. 509. Quant à l'allusion à la mort de Henri II, de François II et d'Antoine de Navarre, elle rappelle ces vers connus:

Par Toril, Tefpaule et l'oreille Dieu a fait en France merveille ; Par l'oreille, Fefpaule et Toril, Dieu a mis trois rois au cercueil ;

}8l NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 266-272.

Par l'œil» l'oreille et l'efpatale, Dieu a tué trois rois en Gaule; Antoine, François et Henry, Qui de luy point n'ont «a soacy.

P. 267. — Latomêi Jacques Latomus, prédicateur flamand, mort en 1544*

— CoJJeins, l'un des assassins de Coligny, tué au siège de la Rochelle en 157); Tartines, Gaspard de Saulx, seigneur de Tavannes, 1509-157) : il avait fait partie du conseil où fut décidée la Saint-Barthélémy. Bepgny, nous est inconnu.

P. 368. — Le Cardinal Polus, Pôle ou Poole, archevêque de Cantorbéry, 1500-1558.

— charlatan Florentin, le maréchal de Raiz ou Retz, né à Florence, mort en 160a. Cf. t. 1, p. 72.

— Tofteefprit,fens. Var., Tostera sens.

— tefaifant. Var., te fera.

— Empuanti de toy, etc. Var., Périssant à regret par si juste vengeance, Au poinct que sentira quelque repos la France,

— les liens de la proximité. D'Aubigné était parent de la duchesse de Retz.

— Dans mon Jeux allié, etc. Ce vers et les cinq suivants n'en font que deux dans la première édition :

Du malheur domeftkj' tu as versé les plaintes En mon fein, et )e fuis prophète de nos craintes.

— cinquiefme autheur. Ces cinq conseillers étaient : Henri d'AngouIéme, le duc de Nevers, Saulx-Tavannes (Voir cidessus), René de Birague et le duc de Rez, qui fut le dernier survivant.

P. a6o. — Crefcence, le cardinal Marcello Crescentjo, président du concile de Trente, mort fou en 1 55a.

— Olivier, François Olivier, chancelier de France, mort en 1560.

— du Cardinal /ans pair, le cardinal de Lorraine.

P. 370. — d'impétueux orages. Cf. ci-dessus, p. 59. P. 271. — enfants de vanité. Var., serfs de la vanité. P. 27a. — Spera, Francesco Spiera, avocat padouan, qui

embrassa la Réforme, puis se rétracta et finit par se laisser mourir de faim en 1548.

— Lijet, président au Parlement de Paris, 1482-1554, persécuteur des Réformés et plat valet des Guise.

— Simon, probablement Simon Guichard, général de Tordre des Minimes.

— Romma, Jean de Romma, inquisiteur jacobin.

— Morins. Il y eut de 1529 à 1548 un lieutenant criminel au Chàtelet, appelé Jean Morin.

— Rujé, Jean Ruzé, conseiller au Parlement.

— Faye diEfpeJfe, Jacques Faye, sieur d'Espeisses, avocat général, puis président du Parlement, mort en 1 590.

P. 275. — Jugement. — D'A. fait allusion au contenu de ce livre dans son Hiji. uni*. (1, col. m).

— Paul, saint Paul.

P. 274. — comme Paul Ananie, c'est-à-dire comme Ananie entendit Paul, ou plutôt PiVrr* (Actes des Apàtres, v).

— Veau d'Oreb. Voir Juges, ch. vu, 24, 25.

P. 27 <. — Le jour s'approche, etc. Remarquer ici quatre rimes féminines de suite.

— Où en eft la monnoyel Les 58 vers qui précèdent ne sont pas dans la première édition.

P. 276. — apqfiats dégénères, etc. Var., bastards ou dégénères Lasches ccrurs qui leschef le sang frais de voj pères,

— mains.. i de mon fang gouttantes. Var., getantes.

P. 277. — Les enfans de ceux là, etc. Var., Puis les enfans ontfaict leurs amis ces bourreaux! Cf. ci-dessus, p. 11 }.

— fon Pqfthume, Postumus Agrippa. Cf. Tacite, Ann., I, 6; II, $9, 40. — Le serf, ou plutôt l'esclave de Postumus, s'appelait Clemens.

— Trois Bourbons. Var., Trois frères, ce qui est une erreur, s'il s'agit de Charles, connétable de Bourbon, de son fils et de son petit-fils, Louis et Henri de Bourbon, princes de Condé; mais il est plus probable que d'A. aura voulu désigner l'amiral Coligny et ses deux frères, le cardinal de Châtillon et Dandelot : ce qui justifierait la variante.

P. 278. — Tu dirais... que l engeance eft doubteufe . Henri 1 1 de

Bourbon, prince de Condé, naquit le 1* septembre 1 588, six mois après la mort de son père. Il devint catholique en 1596.

— que Louys Et comment il mourut. Cf. ci -dessus, p. 107.

— Scanderbeg, Georges Castriot, dit Scanderbeg, prince d'Albanie, mort en 1467*

P. 379. — Qpand le terme, etc. Ce vers et les cinq suivants n'en font que deux dans l'édition de 1616 :

Car quand Dieu vent livrer les prince* en ferrage, Pour U première pièce il ofte le courage.

P. 2 80. — fe fendront. On a proposé se rendront.

— Vous, barbares àte\, etc., jusqu'à braves ennemis. Ici huit vers qui ne sont pas dans les anciennes éditions.

P. a8 1 . — Refte de ton palais, etc. Var., Seul reste des tues et des palais en cendre,

P. 28a. — L'arU hâve & affamé, Var., L'ail cruel, affame,

P. a8). — Saduciens pervers, La secte juive des Sadducéens niait l'immortalité de l'âme et la résurrection des corps.

P. *86. — L'homme de qui l'efprit, etc. Les six vers qui suivent sont cités avec quelques variantes dans les Méditations fur lespfeaumes. Voir t. II, p. 220.

— Avoir droiâ quelque jour, etc. Les six vers qui suivent n'en font que deux dans l'édit. de 1616 :

Participer on jour : de vos feas le fervice Pour foy avec antruy a preûé Ton office.

— Obelifques logeants les cendres aux lieux hauts. Nous ne voyons pas bien à quoi d'A. fait ici allusion. Cf. t. 1 er , p. j}6.

P. 287. — oye\ chanter Pymandre, Allusion au livre d'Hermès trismegiste, si célèbre aux x v* et xvi 1 siècles sous le titre de Divinus Pamander ou Pimander. Apporté de Macédoine à Florence par Léonard de Pistoie, il fut traduit du grec en latin par Marsile Ficin en 1491 et bientôt après en français (1557 et M74).

P. 388. — Voye\ dedans Vouyroir, etc. Ici seize vers qui ne se trouvent pas dans les anciennes éditions.

P. 389. — Aran ou Aram, nom de la Syrie dans l'Écriture.

NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. 2OO-299. ^8f

P. aço. — Panorme. D'A. a voulu désigner sans doute le port de la Marmarique, cité par Ptolémée comme étant situé dans l'ouest du nome de Libye et comme dépendant de l'Egypte.

— Biferte (l'anc. Hippo-Zarytos), située au N.-O. de Tunis. P. aoi. — Ravis en contemplant. Var., Peu ou point admirons

(ou eslevans).

— Ante matharafde kali. On trouve dans le Thre/or d'hifloires admirables de Simon Goulart (t. !•*, Apparitions merveilleufes), ce récit de résurrections annuelles près du Caire. On y lit en particulier ce fait qu'un orfèvre, appelé Estienne Duplais, ayant voulu saisir la chevelure d'un enfant qui sortait de terre, fut arrêté par un indigène qui s'écria : Kali, kali, ante ma tarqfde, c.-à-d. laisse, laisse, tu ne sais ce que c'est.

P. 292. — Unis au grand triomphe, etc. Var., Au grand triomphe unis comme ils furent aux peines.

— corps guéris du me/pris. Var., corps ensevelis. P. 39 j. — Tyle froiduleuse, l'île de Thulé.

— Voicy le Pil\ de l'homme, etc. A partir d'ici jusqu'à la fin du poème, d'A., pour peindre le jugement dernier et la résurrection générale, emprunte plus que jamais à l'Apocalypse et aux prophètes leur style imagé et métaphorique. Ce n'est plus seulement un poète; c'est un prophète et un inspiré.

P. 297. — la Sodomie en efte concédée. Duplessis-Mornay, dans son Mystère à" iniquité' (p. 557), affirme qu'on avait présenté à Sixte IV une requête pour obtenir qu'on pût se livrer à ce vice honteux pendant trois mois de l'année.

— la putain qui monta fur le fiege. Allusion à la prétendue papesse Jeanne.

P. 398. — Appollion, c.-à-dire l'Exterminateur. On suppose que, sous ce nom de l'un des anges de l'Apocalypse (ch. 1 x), d'A. a voulu désigner le pape Léon X.

— le grand nom de myftere. Allusion aux lettres mystérieuses et sacrées qui étaient gravées sur la tiare du grand -prêtre des Juifs.

P. 399. — de viâoire & de paix. Var., d'une éternelle paix.

}86 NOTES ET VARIANTES, T. IV, P. ^00-p4.

P. 300. — des aquilons de feu. Var., des aiguillons de feu.

— Les Prophètes fidelles Du Defiin, c.-èd. les comètes et les météores.

P. 301. — inventer des cagots Et prefentej. Var., tels que les idiots Les présentent.

P. 303. — Çeluy qui le nommoit. Variante préférable, Ceîuy qui le mouvoit.

— Vous vous peigniej des feux, etc. c.-à-dire votre esprit vous représentait des feux, des flammes ordinaires.

Remarquer, à partir de ce vers, quatre rimes féminines de suite, suivies de quatre rimes masculines.

P. 304. — Où le camp triomphant, etc. Var., Où le sacre concert de la jeye indicible Habite la lumière à eux inaccessible. ~- L'alinéa entier, à partir de: Mais de ce dur efiat, est cité dans les Méditations fur les pfeaumes. Voir 't. II, p. 17a.

P. 305. — au fii de Zebedee. Il serait plus exact de lire: aux filj de Zebedee, Jacques et Jean. Cf. Êvang. 5. Mat th., xx, ai et suiv.

— Nul ne monte trop haut, etc. Encore deux vers cités dans les Méditations. Voir t. 1 1, p. 224.

P. 306. — En Chrift transfigure. La scène de la transfiguration a été décrite par deux évangélistes, S. Mathieu (ch. xvn.) et S. Luc (ch. ix).

— une aide, Eve, sa compagne.

P. jo8. — Purs enfubjeds très purs, etc. Var., Car ailleurs leurs ejfects iront cercher et prendre.

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