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I. Hist. vniv., t. II, col

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une heureuse diversion aux faits d'armes; nous y voyons que même sur ce champ de bataille diplomatique, d'Aubigné fait encore la guerre en partisan, par coups d'audace et de surprise.

Avec un homme qui ne songe « qu'à briguer les recherches de péril et d'honneur, » sans compter les compagnons qui le sollicitent « d'aller chercher de quoi faire fumer le pistolet, » il faut négliger appels, défis, escalades, celles même où, comme au château de Marmande, « le lieutenant de Vachonnière » reçoit arquebusade qui l'envoie rouler au pied des rochers. Mais, en nul endroit, d'Aubigné ne nous faire assister à plus furieuse bataille qu'à Castel-Jaloux. * Je suis après, écrit-il, à vous conter un des plus opiniastres combats que j'aye veu, leu, ni ouy dire, » et nous savons s'il en a vu déjà de terribles! Comme presque toujours, c'est une affreuse mêlée, où chacun agit « suivant sa chaleur, et prenant les avantages du pais, comme l'occasion l'instruisoit. » Du côté des chefs, c'est une lutte homérique, sans merci, sans quartier. Vachonnière, les reins coupés d'une balle ramée et brûlant de quatre arquebusades, tombé entre les jambes du cheval de son lieutenant, le prie de se sauver, mais les voici bientôt compagnons de chute et recouverts de trois de leurs soldats morts. Le combat n'en continue pas moins : on se coupe la gorge avec les poignards. Pour sa part, d'Aubigné blesse encore trois ennemis en jouant de l'épée. Enfin, quatre compagnons le hissent sur un cheval et le sauvent blessé en cinq endroits. En ce récit, comme en beaucoup d'autres, d'Aubigné, qui se rappelle son Montluc, donne aux jeunes capitaines des conseils précis, tirés de l'action même qu'il vient de raconter.

l8 NOTICE BIOGRAPHIQUE ET LITTÉRAIRE

C'est à ce terrible combat de Castel-Jaloux que nous devons Les Tragiques. Retenu au lit par ses blessures, enflammé d'une fièvre dont l'œuvre a gardé la trace, le poète en dicte « au juge du lieu les premières clauses. »

La paix s'est faite, en !f77, sans aucun profit pour d'Aubigné. A vingt-cinq ans, il n'est encore qu'écuyer du prince et lieutenant. En vain ceux de Castel-Jaloux le réclament comme successeur de Vachonnière, en vain il s'empare de villes et de places, le ressentiment du roi, jaloux, dit-il, de son serviteur, ne lui permet pas d'espérer le moindre gouvernement. D'Aubigné dit adieu à ses amis, à son maître, non sans lui reprocher « ses douze playes sur son estomac. » Il a résolu de s'attacher au service de Casimir, fils du duc de Bavière, mais « en arrivant à Saint-Gelais, notre malcontent vit par une fenêtre Suzanne de Lezay (de la maison de Vivonne) et fut tellement picqué de cet amour, qu'il trouva son Allemagne chés les sieurs de Sainct-Gelais et de la Boulaye. » Ce nouvel amour, mêlé d'impatience du repos, ne devait pas laisser longtemps d'Aubigné au logis et l'empêcher de reprendre ses courses en Gascogne.

C'est à peu près à cette époque que se place un épisode douloureux. On a reproché, non sans raison, à notre capitaine d'avoir fait égorger vingt-deux soldats de Dax qui s'étaient jetés par terre pour demander la vie. Il n'est que juste d'ajouter que cette troupe avait été surprise « conduisant trois damoiselles condamnées à Bourdeaux d'avoir la teste tranchée, » et que le chef huguenot, lorsqu'il ordonnait cette exécution « en mémoire des prisons de Dax x , » ne faisait

i . Au moment de la Saint-Barthélémy, on avait égorgé les hommes, femmes et enfants qui s'y étaient réfugiés. Hist. univ., t. II, col. $60.

qu'user de représailles; et la preuve c'est qu'il rendait en même temps les armes et les chevaux à vingt cavaliers du vicomte d'Orte 1 , les chargeant de rapporter à leur gouverneur « le différent traitement qu'on faisoit aux soldats et aux bourreaux. » L'historien a conscience de « ces choses horribles et desnaturees, » mais les regarde évidemment comme la loi et le droit de la guerre.

Bornons-nous à mentionner l'entreprise sur Limoges, où notre capitaine joue un rôle important, et la trop longue leçon qu'il donne à ce propos « aux courages qui se confient aux intelligences. » L'historien entend par là les places surprises, non de vive force, mais par connivence et trahison.

Brouilles continuelles, suivies de réconciliations, telle est, en deux mots, l'histoire des rapports entre le roi et d'Aubigné. C'est un ménage d'amoureux qui ne peuvent ni vivre ensemble, ni se quitter. Quatre lettres écrites par le maître sont dédaigneusement jetées au feu par le serviteur ; enfin, sur le bruit de sa mort, le Béarnais ayant « montré un grand deuil et perdu quelques repas, » le mutiné, incapable de résister à de si touchants témoignages, se décide au retour et est reçu « avec caresses et promesses expiatoires. »

Toujours ombrageux et batailleur, d'Aubigné veut bien confesser ses fautes à la postérité, comme à ses enfants; ainsi il avoue celle qu'il commit au siège de Blaye : l'oubli des échelles et encore sa vanité, quand il jura Dieu, un peu trop tôt, « qu'il estoit roi de Blaye » ; mais il ne souffre pas qu'Usson, gouverneur de Pons, conte « l'affaire au desavantage de l'entrepreneur. » Usson est forcé de se démentir, de signer

i. Le gouverneur de la frontière, d'Orte, avait refusé de prêter les mains à la tuerie qui suivit partout la Saint- Barthélémy.

une déclaration du roi de Navarre que les enfants de d'Aubigné « trouveront aux papiers du père et garderont comme titre d'honneur. »

Nous ne reprocherons pas à l'historien une page consacrée au souvenir d'un frère cadet, bien digne de son aîné : « J'en dis beaucoup, mais c'est un frère. » Mot touchant, dicté par le cœur plus que par la vanité. Cet Aubigné se fit tuer bravement à la tête de trente des siens. « Voici de la cavalerie, » lui avait crié un vieux soldat : « Ce ne sont que des bestes de plus, » avait-il répondu. Et pourtant son aîné, qui ne prêchait pas d'exemple, il est vrai, l'avait gourmande sur sa témérité : « Tu as gaigné réputation de soldat, ne sois pas avare de ta vie, mais mesnager. » « J'aurai bientost le plaisir d'estre homme, ou celui de n'estre plus, » repartit l'intrépide jeune homme. Bon sang ne pouvait mentir. Il fut enterré « dans les sépultures » des ducs de Thouars, des la Trimouille, ces dévoués partisans de la Giusc, ces fidèles amis de d'Aubigné.

Neuf colonnes sont consacrées au siège de Montaigu ; mais aussi, que de « gentils exercices de guerre ! » En quatre mois, quarante ou cinquante escarmouches! Le récit n'en semble pas moins agréable à l'historien que l'exécution ; pourtant il ne nous en raconte que quatre, la dernière avec plus de complaisance; plus glorieuse, dit-il, « pour ce qu'elle se fit contre raison. »

Il est assez curieux de voir d'Aubigné, l'auteur du Divorce satirique et l'ennemi de Marguerite de Navarre, qui le payait de retour, se faire le champion de la princesse insultée à la porte Saint-Jacques x . Tout le

I . m Salcrn, capitaine des Gardes, la fit arrêter et démasquer a la porte Saint- Jacques, comme elle partait de Paris pour s'en retourner en Gascongne, trourer le Roi, son mari. » (Hist. univ., t. II, col. 1083.)

conseil a décidé que le roi de Navarre « doit se ressentir des vilains affronts » qu'elle a reçus à Paris, mais tous, sauf d'Aubigné, « refusent l'exécution. » Au nom du roi son mari, outragé en sa personne, il va réclamer « justice notable » et porter à la cour, au roi son frère, une sorte de défi hautain que celui-ci entendit avec un dépit tel qu'il mit brusquement la main sur son poignard. Un trait que d'Aubigné ajoute en sa Vie. et pour lequel nous l'en croyons sur parole, c'est qu'il avait pris l'étrange résolution de tuer à gauche et à droite dans le cabinet, si on l'eût voulu poignarder.

Un des triomphes oratoires de d'Aubigné est celui qu'il remporta à Guistres(if8f), non loin de Coutras, où il devait aider bientôt à une autre victoire. Le Béarnais, déjà en butte aux fureurs de la Ligue, après avoir proposé de soumettre sa cause à un concile libre ou de démêler sa querelle en personne avec le duc de Guise, réunit en conseil soixante de ses partisans. La plupart proposent aux réformés de s'abstenir et de laisser le catholique ruiner le catholique. Le vicomte de Turenne, qui parle le premier, opine en ce sens, et il avait déjà emporté vingt des voix suivantes, quand d'Aubigné, commandé à son rang, après un magnifique exorde, démontre que le parti ne peut rester seul désarmé, quand toute la France est en armes ; il demande qu'on ploie devant le roi les genoux, mais tout armés, qu'on prête le serment en tirant la main du gantelet, et il conclut : c Si nous nous desarmons, le roi nous mesprisera, notre mespris le donnera à nos ennemis; uni avec eux, il nous attaquera et minera desarmez; ou bien, si nous nous armons, le roi nous estimera; nous estimant, il nous appellera ; unis avec lui, nous

romprons la teste à ses ennemis *. » Certes, c'était là de bonne politique et une méfiance bien légitime treize ans après la Saint-Barthélemy. Aussi Duplessis-Mornay, le prince de Condé partagent-ils cet avis, et le Béarnais, sur la fin de ce discours, s'écrie : « Je suis à lui. »

La reprise des armes fut signalée par un terrible combat à Contré, en Poitou, qui dura onze heures, où d'Aubigné, assiégé dans une maison en feu, y soutient trois assauts, fait éteindre le feu par quelques ennemis enfermés avec lui, et se retire après une capitulation dont il a dicté les conditions. « Ce petit combat, ajoute l'historien, resveilla les uns et les autres à la guerre de laquelle on doubtait auparavant. » On le voit, nul ne vaut d'Aubigné, soit de la langue, soit du bras, pour engager ou ranimer la lutte.

Notre capitaine faillit obtenir une charge importante au siège d'Angers, entrepris par le prince de Condé; mais comme le prince, « un soir, en sa garderobbe, disposoit de sa conqueste d'Anjou, à la façon de Picrocole, » parmi les membres du « Conseil de la chaire-percee, » c'est-à-dire au milieu de ses valets de chambre, il fut détourné par leur jalousie d'accorder cette faveur à d'Aubigné. Celui-ci, qui fut du moins à la peine dans cette fâcheuse campagne, en la retraite surtout, aurait dû s'estimer heureux, malgré cette blessure d'amour-propre, de n'avoir pas assumé la responsabilité des désastres de Brouage et d'Angers.

Tout semble désespéré pour le Parti (if86); Saint- Jean-d'Angely, la Rochelle sont en proie à la peste, à la famine. A peine trois ou quatre vaillants chefs

i . Une partie de ce discour» est attribuée & tort au duc de Caumont par l'éditeur des Mémoires de Caumont de la Force. Note de M. Lud. Lalanne. (Mémoires de Th.- A. d'Ambiguë", 1854, page 291.)

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« gardent-ils quelque semence de troupe à leurs dépends. » Sur ces entrefaites, se tint un conseil entre le duc de Rohan, le comte de Laval, Saint-Gelais, le corps des Rochelois et autres de marque, où l'on délibéra de confier à d'Aubigné le soin de remettre en forme les compagnies ruinées et de « relever l'enseigne d'Israël. » Celui-ci répondit d'abord « que son dos, tout escorché du fardeau qu'on lui avoit laissé à la retraite d'Angers, estoit incapable d'une nouvelle pesanteur. » Mais le crédit des grands, l'acclamation des gens de guerre, les « violentes suasions et menaces » des ministres, les libéralités même des Rochelois fléchirent sa résolution, et la douceur qu'il éprouvait « à n'avoir plus le soin que de soi. » A la tête d'un corps d'environ deux mille hommes, il recouvre Tors et quelques autres « bicoques. » Accablé de famine et de pauvreté, il se résout, avec cinq cents hommes triés, à c s'aller perdre ou establir dedans l'isle d'Oleron. » D'Aubigné finit par s'en emparer après de rudes assauts, ayant combattu tout le temps « en chemise, » et confesse que, par pure vanité, il affronta sans nécessité la mousqueterie, monté dans un bateau avec deux compagnons. L'un d'eux, légèrement blessé, s'écrie, narguant l'ennemi, après le passage : « Pendez- vous, bourreaux, car c'est le gouverneur d'Oleron ! » D'Aubigné voyait enfin réalisé son rêve, il était gouverneur d'une place ! Mais il ne devait pas longtemps conserver sa charge. Surpris hors de son fort par deux grosses troupes, quoique séparé des siens, il repousse l'ennemi à coups d'épieu, mais à la fin demeure prisonnier de Saint-Luc. Nouveau Régulus, il s'en va, sur sa foi, a la Rochelle, et, malgré la connivence amicale de son vainqueur, en revient pour subir la peine de mort. La

nuit même où il allait repartir, la prise d'un lieutenant du roi permit un échange de prisonniers et le sauva.

S'il faut en croire d'Aubigné, la magnificence avec laquelle le nouveau gouverneur traita le roi de Navarre et ses courtisans dans son île excita l'envie du maître et des serviteurs. On ne peut s'empêcher de songer, en souriant, toute proporti on gardée, à LouisXI V jaloux de Fouquet et à la fête de Vaux. L'auteur de la Vie nous raconte bien d'autres « picoteries, » mais ce qu'il ne put endurer, ce fut la vente à Saint-Luc, un ennemi, de son gouvernement d'Oleron, si chèrement « acquis. » Son ressentiment fut tel qu'il songea un instant, à cette époque, à changer de religion; s'il n'en fit rien, c'est qu'il ne parvint pas, malgré tous ses efforts, « à trouver en la Romaine une miette de salut. »

D'Aubigné, après une rude, mais heureuse campagne contre Joyeuse, était tombé malade pendant quatre mois; avant même complète guérison, il se trouvait aux côtés du Béarnais, à la victoire de Coutras (20 octobre 15^87), la première bataille rangée gagnée par les Protestants. Il prit place avec les maréchaux de camp, « servit le Roy d'Esquier » et « fut cinquième à la disposition de l'armée, où son maistre ne refusa point ses ad vis. » C'est « par son conseil opiniastre » que fut rectifiée une mauvaise disposition de l'armée des réformés, qui n'avaient à leur gauche aucune infanterie. Si, dans V Histoire, le narrateur s'efface devant le roi, la Trimouilie, Harambure, ses grands amis, et une foule d'autres seigneurs et gentilshommes de marque, il se remet en scène dans sa Vie et complète le récit d'un duel pendant la bataille, où « le compagnon de Fouquerolles... passa l'espee en la visière de Vaux. » Ce

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compagnon, qui « percea la teste » de son adversaire, c'est lui-même. La Roche Chandieu ayant commencé la prière, d'Aubigné fait entonner son psaume favori : c La voici l'heureuse journée. » Plusieurs catholiques s'écrièrent: « Ils tremblent, les poltrons, ils se confessent. » Vaux, « qui avoit plus souvent frotté ses genoux avec ces gens là que les courtisans, » répondit : « Quand les Huguenots font cette mine, ils sont prests de se bien battre. » En rendant ainsi justice à son ennemi, le vainqueur relève encore sa victoire.

On sait comment le roi, « donnant sa victoire à l'amour, » en perdit le fruit. Suivi d'une troupe de cavalerie, il perça toute la Gascogne pour aller porter drapeaux et trophées aux pieds de la comtesse de Guiche, lors en Béarn. Le prince était au plus fort de sa passion pour « la belle Corisande. »

C'est au retour du siège de Beauvois-sur-Mer qu'il faut placer un entretien que le Béarnais eut, à ce sujet, entre Saint-Jean et la Rochelle, avec le vicomte de Turenne et d'Aubigné. L'amoureux monarque avait fait promesse absolue de mariage ; après avoir exposé ses perplexités à ses deux confidents, « il pria l'un et commanda à l'autre » de lui donner leur avis le lendemain. Le vicomte « appréhendant le pacquet » esquiva cette délicate consultation en gagnant de nuit Marans. D'Aubigné n'eut garde de manquer l'occasion d'un service à rendre et d'un édifiant discours à prononcer. Le roi remercia son conseiller et ajourna ses projets d'union à deux années; c'était plus qu'il n'en fallait pour tourner ailleurs ses volages désirs. C'est ainsi que Sully devait plus tard s'efforcer de refroidir la passion de son maître pour Gabrielle d'Estrées; mais cette fois, l'amour, aggravé de longue accoutumance, menaçait,

si la mort n'était intervenue, de couronner la maîtresse reine de France.

Après Coutras, le roi, se sentant les coudées plus franches, songea à réaliser « un notable projet » dont d'Aubigné l'avait entretenu dès 1^70. En s'assujettissant les embouchures de la Loire et de la Vilaine, et en fortifiant Saint-Nazaire, Guérande, le Croisic, par un système de retranchements, on s'assurait des revenus considérables sur les rivières et la domination absolue sur toute la contrée. Dix-huit ans après, le roi revint à ce projet, mais n'en voulut confier l'exécution ni à La Noue, ni au vicomte de Turenne, parce qu'il craignit « de rien ajouter à la gloire de l'un et a la puissance de l'autre. » L'affaire fut mise entre les mains de Duplessis-Mornay, « plus au roi, plus ductile à ses volontés, » et d'Aubigné forcé, e comme autheur et nécessaire à la besogne, d'y assister. »

La fin de cette année (décembre if88) voyait s'accomplir le drame des États de Blois. Le duc de Guise, « absous des offenses passées, estoit condamné à mort pour les crimes à venir, » et Catherine, languissante, mourait le mois suivant, « accablée, disait-elle, des ruines de sa maison 1 . » Amis, ennemis, disparaissaient de la scène politique, et d'Aubigné, après quinze années de dévouement, attendait en vain du hasard et de son courage un gouvernement. Un heureux coup de main le rendait enfin maître de Maillezais* qui demeu-

x. « Ses devins lai «voient prédît dés sa jeunesse qu'elle serait accablée des mines d'un édifice. Ceux qui interprètent les prophéties après leurs eflects expliquent... que l'édifice ruiné estoit la maison de Guise. • (Hist. univ., t, III, col. 114)

2. Maillerais, situé au confluent Je la Scvre-Niortaise avec l'Autise et non loin du confluent de la Vendée, dominait le cours de ces trois rivières.

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rait « à son preneur. » Ce fut, écrit-il dans la Vie, « au regret de son maistre, qui luy ordonna le plus misérable estât qu'il peut, pour le faire desmordre; mais il estoit trop las de courir. » S'il est permis de révoquer en doute une poursuite aussi acharnée contre un bon serviteur, on est du moins convaincu de sa véracité, quand il ajoute que « cette retraite fut le premier repos qu'il eust essayé depuis l'aage de quinze ans jusques à trente-sept, ou environ, qu'il avoit lors; pouvant dire avec vérité que, hormis les temps des maladies et des blessures, il ne s'estoit point veu quatre jours de suite sans courvee. »

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