‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 107 sur 340 · ACTE Y, SCENE VII. i · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCENE VII. i

SAMPSOJV.

Sara! ma chère fille! Elle ne m'entend plus.

ME LFONT, considérant Sara avec désespoir.

Ah! Sara! voilà donc le prix de tes vertus. Elle est morte... Baisons cette main adorée; Je n'ose... de remords mon ame dévorée Frémit à son aspect.... Je crains de l'approcher. Je la profanerais en voulant la toucher. Et vous, Sampson, pleurez, car votre fille est morte; Pour souffrir ce malheur votre ame est assez forte? Quoi! vous me regardez, sans haine, sans courroux! Frappez plutôt un cœur trop digne de vos coups... Mais votre fille est morte, elie est morte vous dis-je! Les dieux, pour la sauver feront-ils un prodige? Pour la rendre à la vie, il n'est aucun espoir, C'est la dernière fois que vous pourrez la voir; Et demain, dès demain, quelques monceaux de terre. Vont dérober ce corps aux larmes de son père. Quoi! vous restez muet à cet affreux tableau! Sans être épouvanté vous voyez son bourreau ! Songez donc que c'est moi , qui ravis votre fille , Et la paix et l'honneur à toute sa famille : Songez que pour jamais, j'ai fixé son destin; Je suis son séducteur, je suis son assassin. Rendez-moi ce poignard, secondez ma furie. C'est à tes pieds, Sara, que je perdrai la vie. Je jure par ce corps que je tiens dans mes bras, De punir mes forfaits, de le suivre au tiépas.

s \ Il A , revenant à elle.

Melfout!

i56 LA COURTISANE.

Elle respire !

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