‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 123 sur 340 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

mais j'agis sans cérémonie. A la campagne, liberté tout entière ; c'est un de ses avantages.

ROSALINE, à part.

Je vois sa ruse.

CAZIJVI.

Regardez-vous ici comme chez vous. Oh ! vous nous resterez, je l'espère.

ROSALINE

Monsieur n'a peut-être pas obtenu de son colonel la permission de s'absenter long-temps?

Pardonnez-moi. Le colonel et moi, nous sommes très-bien ensemble; et je puis vous répondre qu'il est , dans ce moment, très-disposé en ma faveur.

CAZIIVI.

Ah, diable! vous êtes très-lié avec le colonel? Je l'ignorais. Je me suis un peu égayé sur son compte. D'ailleurs, moi, je n'en sais pas davantage. J'ai écrit ce qu'on m'a dit. Je suis sûr que si notre galant colonel savait cela, il me jouerait quelque tour.

GERMENCEY, riant.

Cela se pourrait bien.

ROSALINE

Je suis certaine, moi, qu'on vous a trompé. Le colonel Germencey peut être galant ; mais je le crois trèséloigné des défauts qu'on lui donne dans le monde. Qu'en dites-vous, monsieur?

GERMENCEY.

Je ne dois pas le juger; il peut être volage, in-

constant ; mais , comme vous le dites fort bien , madame , il n'est pas indigne de votre estime.

C AZINI.

Il ne me plaît pas à moi ; mais, grâce au ciel , je n'ai point l'honneur de le connaître. Allons , je cours donner des ordres....

ROSALINE

Quoi! vous me laissez....

En bonne compagnie. [Basa Germencej :) Jeune homme , soyez aimable ; songez qu'il faut lui plaire.

G E R M E W c E Y , bas à Cazini.

Je ferai l'impossible.

CAZINI, bas à Rosaline.

Et toi, Rosaline, songe que c'est le fds d'un ancien ami, et qu'il mérite des égards. (^^ part.) Tout va bien. Ils s'entendront, je le vois dans leurs yeux.

(Il sort.)

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