‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 229 sur 340 · SCENE XXI. :Vm · texte numérisé non relu

SCENE XXI. :Vm

VAL COUR T

Ma tante ! oh ! dis donc notre tante.

FIRMIIV.

C'est Valcourt !

VAL COUR T

Ah! mon cher Firmin, puisque tu es de la famille, viens m'aider à faire ma paix; mais par quel hasard.,

, MADAME DE R VAL

Quoi, Firmin !

MICHEL, basàFîrmin.

Tout est découvert.

MADAME DER<«rAL.

Vous étiez ce Firmin que...

FIRMIIV.

Je l'avoue. Punissez un amant moins coupahie que malheureux. La crainte de perdre Jenni , l'espoir de la revoir, les relations que vous avez eues avec ma famille, tout me faisait espérer...

VALCOURT

Comment, tu t'avises d'aimer ma prétendue ! je ne m'étonne plus de la ressemblance que tu trouvais...

Jenni, je n'aurais pas cru...

JENNI

Je vous jure que j'ignorais...

FIRMIN

Oui , madame , elle ignorait mon arrivée. Quant à la méprise à laquelle je me suis prêté, le portrait seul...

MADAME DERVAL

Je sais de ouelle manière vous l'avez eu.

35u LE TRENTE ET QUARANTE.

VALCOURT

Hé! mon dieu oui : j'ai tout dit , je suis franc ; vous n'avez causé qu'une minute avec moi, et vous me connaissez déjà comme si vous m'eussiez vu toute votre vie.

MADAME DERVAL

Valcourt, votre conduite est horrible : il est des erreurs excusables ; les vôtres ne sont pas de ce nombre : mais j'ai tort de m'en plaindre* c'est à elles que je dois l'avantage de préserver ma Jenni d'un grand malheur.

VALCOURT

Celui de m'épouser, sans doute ? oh! vous pouvez le dire.

MADAME DERVAL

Quel sort vous vous préparez pour l'avenir !

VALCOURT

Ahi ! de la morale. — Pourquoi montrer de l'humeur? je ne me fâche pas, moi. J'aurais pourtant quelques raisons de me plaindre; car je le vois bien, tout s'arrangera : vous êtes une femme sensible, Firmin est intéressant, il est aimé ; on pleurera, vous vous attendrirez et tout finira par un mariage. — Hé bien, soit : je ne veux déranger personne ; que Firmin épouse , qu'il reste mon ami ; que mademoiselle me pardonne, que je sois de la noce : je peux me consoler de tous mes revers, surtout si je puis espérer un jour de regagner votre amitié.

MADAME DERVAL

Mon neveu , vous êtes un grand fou.

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