ACTE II, SCÈINE 11. i
C'est moi qui vais parler au nom de la patrie!
Eli bien! je parlerai sans trouble, sans frayeur;
La raison , le bon droit feront un orateur.
Je monte à la tribune et je prends la parole.
J'écarte des débats ce qui paraît frivole ;
Du dernier orateur je détruis l'argument ;
Et j'oppose un principe au sophisme arrogant :
Je discute la loi, je raisonne, et je touche.
Les mots, pour me servir se pressant dans ma bouche.
Avec ordre unissant la force à la clarté,
Jusques au fond des cœurs portaient la vérité :
Et mon vote devient comme un arrêt suprême
Qui confond le ministre et me surprend moi-même.
Eh bien ! si ce début m'enorgueillit déjà ,
(^est qu'il me donne un droit à l'amour de Clara.