‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 122 sur 400 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

HENRI, FLATTEMAN, EDOUARD.

HENRI, en dehors.

Edouard! se peut-il? Edouard est ici?

EDOUARD, courant embrasser Henri.

Comment, il sait déjà.... C'est toi, mon cher Henri?

HENRI

A l'instant en ces lieux on m'apprend ta présence; Et je viens t'embrasser.

ÉDOUAR D.

Quoi ! j'ai la préférence , Même sur milady?

HENRI

V Je la verrrai plus tard.

^ Apercevant Flatteman. ) (A Edouard en souriant. )

Ah! bonjour Flatteman. — Dis-moi par quel hasard...

EDOUARD, riant, bas.

Tu le connais?

HENRI, riant plus fort.

Sans doute.

EDOUARD, bas.

Il vient me tendre un piégc.

( Haut , à Flatteman. )

Tenez, monsieur, voilà mon ami de collège : Et lui seul vous dira, car il connaît mon cœur, Si j'ai du caractère et surtout de l'honneur.

HENH I.

Eh mais, à quel propos?

EDOUARD, gaîment.

On voulait me séduire.

Le ministre.

HENRI, sérieusement.

J'entends.

EDOUARD

Moi , je crains d'en trop dire.

HENRI

Quand on voit Flatteman en secret entretien. On sait quel est son but. Mais vous n'obtiendrez rien. Son cœur n'est pas de ceux dont on se rend le maître. Son ami seul peut tout , et deux beaux yeux peut-être.

FLATTEMAN, à part , en sortant.

Ah bah! j'en ai tant vu. L'on se fâche d'abord, El quelque temps après on se trouve d'accord.

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