‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 210 sur 400 · Tome IX · texte numérisé non relu

Tome IX

LA PRINCESSE

Non , mes amies , je vous excepte de ces cœurs froids si communs à la cour. Vous m'aimez pour moi , j'en suis bien certaine.

Vous me désespérez de me parler ainsi , vous à qui je dois tout. Ah! ma vie entière

LA COMTESSE

Quant à moi, vous savez si je vous suis dévouée.

LA PRINCESSE, en leur prenant la main.

Oui , je sais combien vous m'aimez toutes deux.

LA MARQUISE

Vous vous attendrissez! brisons cet entretien. Votre sensibilité est si grande, que je crains que vous n'en soyez malade.

LA PRINCESSE

En effet , je ne sais pourquoi notre conversation a pris ce tour singulier.

LA MARQUISE

Et tout cela à cause d'un Français qui , je le parierais , ne mérite pas de nous occuper i^A la comtesse. ) Est-il bien fait?

LA COMTESSE

Il n'est pas mal du tout. Il a de la grâce et montre de l'esprit et de la finesse.

LA PRINCESSE

Ce sont presque toujours les qualités de mes chers compatriotes, et j'aurais le plus grand plaisir à le voir, si je ne soupçonnais encore quelques misérables intrigues.

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