ACTE II, SCENE JII. :W
LA COMTJ;SSI-:.
Mais rien ne vous empêche de lui faire dire de venir vous rendre compte..,.
LA PRINCESSE
Je n'ai pas ce droit. Seulement, si je pouvais par adresse connaître le motif de son voyage.
LA MARQUISE
La chère comtesse y parviendra, c'est moi qui vous l'assure. L'amitié qu'elle a pour votre altesse la rend si prudemment active, qu'elle finit par savoir tout, sans qu'on lui dise rien.
LA COMTESSE
J'ai déjà essayé de le faire parler, mais je l'ai trouve
tellement sur la défensive Il n'importe; je puis par
un autre moyen....
LA PRINCESSE
Quoi î vraiment , ma chère amie , vous auriez la bonté de parcourir la ville avec votre zèle ordinaire! Je ne combattrai pas les soupçons que vous avez sur don Salvador relativement à cet étranger, ils sont tout-àfait sans fondement; je suis siire qu'il n'a dissimulé avec vous que pour mieux parvenir à le connaître. C'est ce qu'il m'a fait dire par un billet qui l'excusait de ne pouvoir se rendre à mes ordres. Tandis qu'il agira de son coté, vous, ma chère comtesse, vous agirez du vôtre; et ce Français, qu'entre nous je soupçonne d'être un envové secret, sera bien adroit s'il parvient à nous échapper.
LA COMTESSE
Que ne ferais-]e pas pour le service de votre altesse ?
:U/i LA PRINCESSE DES URSINS.
je cours à l'instant m'occiiper des moyens de vous être agréable.
(Elle sort.)