‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 258 sur 400 · PEU HO · texte numérisé non relu

PEU HO

Mon cher de Salvador, il ne faut jamais croire légèrement aux bruits de cour. Certes, sans me vanter, depuis plus de dix ans que je règne dans l'antichambre... je dois à l'expérience la connaissance delà cour. Personne n'est autant que moi au courant d'une disgrâce ou d'une faveur. Mon thermomètre, à moi, c'est le salon du favori. Les coin^tisans sont prudents; et quand une maison menace ruine , ils se gardent bien d'en approcher. Ce langage est un peu au-dessus de vous; mais pour me mettre à votre portée, je vous dirai (jue vous pouvez juger vous-même de notre situation par le monde que nous avions hier, et par celui que nous aurons aujourd'hui. Le duc paraît; qu'oîi me suive.

(Il son suivi de tous les valets.)

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