‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 355 sur 400 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Le comte, Madame DORMON, EDOUARD.

EDOUARD

C'est VOUS, monsieur le comte! oh! je ne puis me taire.

LE COMTE

Et qu'as-tu , mon enfant ?

EDOUARD

C'est ce petit papier,

Que tient encor maman, qui vient de l'effrayer.

(Elle lui remet le papier. ) LE COMTE.

De grâce, donnez-moi... Dieux ! que viens-je de lire!

EDOUARD

Du très-mauvais français, je puis bien te le dire.

LE COMTE

Et comment cet écrit est-il entre vos mains ?

EDOUARD

Il était sur ma table aujDrès de mes dessins.

MADAME DORMON, cherchant à se rappeler un fait.

Eli entrant tout à l'heure, oui, je me le rappelle... Le duc, en ma faveur, pour me prouver son zèle...

LK COMTE

En quoi donc ?

■ MADAME DORMOK.

Des papiers, dans sa poche remis...

Mon départ qu'il voulait ordonner pour Paris, Me font voir maintenant que c'est lui qui m'éclaire Par sa distraction réelle ou volontaire.

LE COMTE

C'est donc de lui que vient la lettre de cachet?... Et de nous séparer on avait le projet ? Les méchants!

MADAME DORMON.

IS'allez pas d'abord , monsieur le comte...

LE COMTE

J'éprouve en même temps le courroux et la honte.

MADAME D OR M ON

Ail! qiiel que soit leur tort, ne vous emportez pas.

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