ACTE IV , SCENE
LE COMTE
Oui : comme vous avez un caractère aimable, Vous serez entre nous le conciliateur; Un tel arrangement vous fera de Thonneur. Vous êtes né vraiment pour la diplomatie. Si le ministre sait que par votre génie Vous avez mis d'accord le père avec les fils. Une ambassade au moins en doit être le prix.
LE DUC
Ah! je serais charmé de terminer l'affaire.
LE COMTE
Eh bien! lisez l'écrit.
LE DUC
Il doit trop vous déplaire.
LE COMTE
Mais c'est le seul moyen de tout concilier : Vous n'avez pas dessein de me sacrifier A l'intrigue.
Ah! mon oncle!
LE COMTE
Eh bien ! il faut m'instruira De ce que mes enfants contre moi peuvent dire. Comme de bons amis tous deux nous causerons : A j|purs plaintes je peux opposer mes raisons ; Mais si de leur côté je trouve la justice, Par amitié pour vous je fais un sacrifice. Oui, si vous terminez un scandaleux procès,
(Ajipuyant. )
Je donne cette terre, afin d'avoir la paix. ,
part. )
Je
le
liens.
LE DUC
Ce qu'il veut, il me force à le faire... Cependant, je crains fort de vous mettre en colère.
( Il tire de sa poche la requête. )
Le voilà ce morceau, chef-d'œuvre du baron!
LE COMTE, en s' efforçant de rire.
Voyons s'il nous a fait quelque chose de bon.
LE DUC
Moi, je ne l'ai pas lu. Contre son éloquence Je suis très-prévenu : ce n'est pas sa science.
(Il lit:)
Requête au roi.
LE COMTE
Ah! ne commencez pas, car je vois arriver... Eh! mais plus à propos pouvaient-ils se trouver!
LE DUC
Qui donc?
LE COMTE
Voilà mon gendre avec ma belle-fille, Nous devrons au hasard le conseil de famille,
LE DUC, à part.
\h ! je serai grondé.