‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 364 sur 400 · ACTE IV , SCENE · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCENE

LE COMTE

Oui : comme vous avez un caractère aimable, Vous serez entre nous le conciliateur; Un tel arrangement vous fera de Thonneur. Vous êtes né vraiment pour la diplomatie. Si le ministre sait que par votre génie Vous avez mis d'accord le père avec les fils. Une ambassade au moins en doit être le prix.

LE DUC

Ah! je serais charmé de terminer l'affaire.

LE COMTE

Eh bien! lisez l'écrit.

LE DUC

Il doit trop vous déplaire.

LE COMTE

Mais c'est le seul moyen de tout concilier : Vous n'avez pas dessein de me sacrifier A l'intrigue.

Ah! mon oncle!

LE COMTE

Eh bien ! il faut m'instruira De ce que mes enfants contre moi peuvent dire. Comme de bons amis tous deux nous causerons : A j|purs plaintes je peux opposer mes raisons ; Mais si de leur côté je trouve la justice, Par amitié pour vous je fais un sacrifice. Oui, si vous terminez un scandaleux procès,

(Ajipuyant. )

Je donne cette terre, afin d'avoir la paix. ,

part. )

Je

le

liens.

LE DUC

Ce qu'il veut, il me force à le faire... Cependant, je crains fort de vous mettre en colère.

( Il tire de sa poche la requête. )

Le voilà ce morceau, chef-d'œuvre du baron!

LE COMTE, en s' efforçant de rire.

Voyons s'il nous a fait quelque chose de bon.

LE DUC

Moi, je ne l'ai pas lu. Contre son éloquence Je suis très-prévenu : ce n'est pas sa science.

(Il lit:)

Requête au roi.

LE COMTE

Ah! ne commencez pas, car je vois arriver... Eh! mais plus à propos pouvaient-ils se trouver!

LE DUC

Qui donc?

LE COMTE

Voilà mon gendre avec ma belle-fille, Nous devrons au hasard le conseil de famille,

LE DUC, à part.

\h ! je serai grondé.

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