ACTE II, SCÈNE IX. roc
que je chante, j'y consens. Vous m'inspirez quelques couplets qui pourront convenir à la circonstance.
CAMILLE
Je suis sûre que vous êtes un troubadour très-moral ( A part. ) et très-ennuyeux.
EDMOND, occupé du jeu.
Oh! ce coup est piquant. Je ne m'attendais pas à le perdre.
ZERBELIN , chante xin premier couplet.
A gentil oiselet Moineau, dans son langage, Dit : Prends garde au filet Tendu dans le bocage ; Écoute avec froideur Chant d'amour qui t'appelle; Ce chant de tourterelle Te guide au lacs trompeur De roiseleur.
C'est singulier; je perds avec beau jeu.
CAMILLE
Vous êtes vraiment trop malheureux. Jouez seul , si vous le voulez, pour moi je me retire.
EDMOND
Je triple la somme.
ZERBELIN.
Eh bien! vous perdrez une triple somme.
EDMOND
Chantez toujours, mon ami, je vous écoute.
iio L'ENFANT PRODIGUE.
ZERBELIN, chante le second couple t .
L'imprudent oiselet , Pour se joindre au ramage, Va se prendre au filet Qu'évite un oiseau sage :
De ce piège trompeur Heureux s'il se dégage En laissant son plumage Au lacet ravisseur De l'oiseleur.
EDMOND, après le couplet.
Comment, j'ai perdu!
LE BARON, ramassant l'argent.
Bien des partons de la liberté grande...
CAMILLE, avec un faux intérêt , à Zerbelin.
Invitez ce jeune homme à quitter: il joue d'un malheur affreux.
ZERBELIN.
Quel bon cœur vous avez! Que vous êtes prudente !
EDMOND
Oh! vous me tiendrez tout cet or. Le double, si vous voulez...
ZERBELIN.
Sir Edmond, ne voyez-vous pas?...
EDMOND
Laissez-moi.... je...
* ZERBELIN.
i^Apart.^ Il a perdu la tcte. ( Prenant les des que