ACTE II, SCENE IX. m
le baron vient de lancer. ) Vous avez là des dés qui gagnent toujours , M. le baron.
EDMOND
Que dites-vous donc , Zerbelin ?
ZERBELIN.
Je dis que si vous aviez les dés de M. le baron, c'est lui qui perdrait.
CAMILLE
Que signifie ce soupçon ?
Ne faites pas attention à tout cela, madame la comtesse.
CAMILLE
Mais, mon oncle?
ZERBELIN.
Vous savez bien qu'il n'entend pas le français.
LE BARON
Moi fouloir chouer ! fous me rendre les dés.
ZERBELIN.
Non ; je les garde pour gagner à la manière de M. le baron.
CAMILLE
Comment! Vous osez croire... quelle horreur! il est impossible que mon oncle supporte un tel -outrage.
ZERBELIN.
Vous ne connaissez pas M. le baron. Il prendra cela pour une plaisanterie.
EDMOND
Mais, Zerbelin....
CAMILLE
Oser soupçonner sa probité !
ZERBELI ^^ Moi, madame, j'y crois autant que vous. Ce sont ses dés qui appartiennent à un fripon.
LE BARON
Che n'entendre pas ! mais che vois bien que fous fouloir m'insulter.
CAMILLE, au baron.
Ah ! de grâce , ne vous emportez pas.
ZERBELIN.
Vous allez lui en donner l'envie.
LE B A RON
Si fous l'y étiez un chentilhomme de noplesse...
ZERBELIN.
Toute petite qu'elle est, vous troqueriez bien votre noblesse contre la mienne.
CAMILLE
Il nous outrage de plus en plus.
LE BARON
Calmez- vous, mon petit nièoe, temain fouloir prendre venchance.
CAMILLE
Quels malheurs je prévois.
LE BARON
Che suis en colère.
ZERBELIN.
Non, non; vous êtes très-calme.
che suis furieux !