SCÈNE XX
LEROUX , DELORME , LAYIGNE , GILLIN , NICOLAS, COURANTIN, BABET, Li Mère GILLIN.
LEROUX
C'est le citoyen qui désire parler à la municipalité ?
COURANTIN, lui présentant un papier.
Oui, c'est moi-même. Voilà ma mission : lis, si tu sais lire.
LEROUX
Oh! cela est bien bon. V'Kà les cachets, et puis la grande image; pardonnez, citoyen, si j'avions connu votre dignité , j'aurions été au-devant de vous , et je vous aurions reçu avec tous les honneurs.
COURANTIN.
Écoute-donc, monsieur le maire, tu parais avoir beaucoup d'aristocrates dans ce pays-ci, et tu n'as que deux suspects. J'espère au moins que ce petit monsieur que j'ai rencontré là tantôt, et qui fait le fanfaron est du nombre.
GILLIN.
Ah ! vous voulez dire le citoyen Damis ; non , il n'est pas suspect : ce n'est pas le cas, faut lui rendre justice, oh! il le mérite bien.
Si vous voulez, nous allons le nommer. Père I^avigne, veux-tu que le citoyen Damis soit suspect?
iç,^ LKS sisPKcrs.
r. vvi r,iST..
PargiitMinc, si \o le veux, c'est un brave honinie.
DELOR ME.
Kt moi, itout, il ne m'a fait que du bien.
LEROUX
Allons , c'est dit , le v'ià nommé.
GILLIJV.
Oui; mais il ne sera que le troisième.
IVICOLAS.
Oh 1 oui , le beau-père et moi sommes avant lui.
COURANTIN.
Qu est-ce que tu dis donc? Tu es suspect : un pauvre diable comme toi?
LA. MÈRE GILLIJV.
Oui, citoyen, je soutenons qu'il a été nommé suspect tout d'une voix.
B AEET.
Et qu'il Tavons bien mérité encore; il est si bon rntant.
Ces dames ont toujours envie d'aller à Paris. Eh bien ! avec vos suspects, avez-vous une prison au moins?
Non, citoyen ; j'ignorions qu'il en fallût une.