‹ OEuvres complètesChapitre 7 sur 330 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

l'attention sur des choses de peu d'importance. Oui, c'est sans doute un tort que de s'imaginer que des particularités qui s'attachent aux travaux d'un au-'^ teur peuvent être d'un grand intérêt pour tout le monde. Cependant vme pensée me rassure : je sais que le ]:]?ublic n'est point ennemi de ces petits commérages de société , tels qu'on les trouve dans les Mémoires du siècle dernier. Les petites histoires scandaleuses , les mots piquants , les on dit ont même cela d'utile , qu'en peignant les mœurs d'une certaine classe, ils servent à prouver ou le bon esprit ou la futilité des hommes de cette époque. On se doute bien que les anecdotes et les conversations que je puis avoir à raconter dans les trente ans de révolution que j'ai parcourus , ne peuvent avoir la coulem* des Mémoires de Madame D'Épinay ou de M. de Lauzun ; mais elles auront cet avantage sur eux , qu'elles ne blesseront ni la décence , ni l'honneur d'aucun individu. D'apifts cet exposé général de mes projets et de mes principes, je ne crains plus d'entrer en matière et de faire connaître quelles sont les circonstances qui m'ont fait auteur. — Successivement marin , •militaire (*), ingénieur, architecte, secrétaire de

(*) T'ai fait, comme volontaire d'honneur, une partie de la guerre de l'Ind/'pendance de l'Amérique. Je dois peut-être à

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