‹ OEuvres complètesChapitre 8 sur 330 · PREFACE. XV · texte numérisé non relu

PREFACE. XV

la (léputation des États de Bretagne, j'éprouvais, dans ces diverses situations, de vagues ennuis et le besoin de changer. Malgré la tristesse qui m'obsédait dans l'âffe heureux où l'on n'en connaît ffuère , j'écrivais des comédies , en me reprochant le temps que je dérobais à mes occupations. Entraîné vers le théâtre , mais luttant contre mes goûts , j'aurais suivi la carrière de l'architecture qui m'avait conduit à un emploi dans les bâtiments des Domaines du Roi y si par les suites de la révolution , la place ne m'eût quitté , et si de semblables malheurs arrivés à ma famille , ne m'eussent donné le courage de m'en rendre indépendant , et de me suffire à moi-même. Je me livrai donc tout entier au théâtre comme acteur et comme auteur. Si ma mauvaise santé m'obligea de quitter bientôt la première de ces professions, je n'en retirai pas moins un grand avantage par l'étude qu'elle me fit faire des combinaisons dramatiques. Elle me donna quelque entente de la scène : cet avantage fut remarqué à la lecture de mes premiers ouvrages ; il me valut des complirnents de la part de mon auditoire, et plus tard les encouragements du public.

Malheureusement je débutais dans un temps où

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