‹ OEuvres complètesChapitre 75 sur 330 · FIRMIN, HENRI · texte numérisé non relu

FIRMIN, HENRI

HENRI

Cj'est un plaisir d'être de garde par un aussi beau temps. Quoique hors des remparts, toutes les jolies femmes de la ville s'étaient donné le mot, je crois, pour passer devant le poste pendant ma faction.

FIRMIN

Elles savaient peut-être que tu étais de garde.

HENRI

Cela se pourrait bien. Mais je suis libre enfin, je puis jouir de ma matinée.

FIRMIN

Ne quitte pas les environs du poste.

HENRI

Le capitaine nous permet de nous promener dans cette enceinte. On dit que nous n'avons rien à «craindre des ennemis : je le veux croire; mais le devoir d'un soldat, sur-tout lorsqu'il est de garde, est d'être toujours prêt à les recevoir, aussi je ne m'éloignerai pas, sur ma parole. Mais toi , que comptes-tu faire aujourd'hui ?

Je vais chez Michel.

Page 1