‹ Œuvres complètes avec la nomenclature linnéenne et la classification de Cuvier, reviser et annotées (volume 2)Chapitre 97 sur 111 · partie de la surface entière du globe. Ibld · texte numérisé non relu

partie de la surface entière du globe. Ibld

— La plus grande largeur du nouveau continent doit être prise depuis l'embouchure du fleuve de la Plata jusqu'à cette contrée marécageuse qui s'étend au delà du lac des Assiniboïls. Ibid. — Cette ligne peut avoir environ deux mille cinq cents lieues de longueur, et partage le nouveau continent en deux parties égales. Elle est inclinée, comme celle qui partage l'ancien continent, de trente degrés à l'équateur, mais en sens contraire. P. 108. — Les terres de l'ancien et du nouveau continent, prises ensemble et telles qu'elles nous sont connues, ne font pas le tiers de la surface du globe terrestre. Ibld.

— Le vieux et le nouveau continent sont presque opposés l'un à l'autre ; l'ancien est plus étendu au nord de l'équateur qu'au sud; au contraire le nouveau l'est plus au sud qu'au nord de l'équateur ; le centre de l'ancien continent est à seize ou dix-huit degrés de latitude nord , et le centre du nouveau est à seize ou dix-huit degrés de latitude sud, en sorte qu'ils semblent faits pour se contre-balancer. P. 1 09. — Terres et îles séparées du continent ; l'île de la Grande- Bretagne a été séparée de la France; l'Espagne de l'Afrique; la Sicile de l'Italie; la terre de Feu de l'Amérique; l'île de Frisland du Groenland. Preuves de cette assertion. P. 132 et 133. — Les pointes formées par les continents sont toutes posées de la même façon, elles regardent toutes le midi, et la plupart sont coupées par des détroits qui vont de l'orient à l'occident; exemples, la pointe de l'Amérique méridionale, la pointe du Groenland, la pointe de l'Afrique, la pointe de la presqu'île de l'Inde. P. 218. — 11 n'y a dans le nouveau continent qu'une seule et même race d'hommes, à l'exception du nord, où il se trouve des hommes semblables aux Lapons, et aussi quelques hommes à cheveux blonds, semblables aux Européens du nord. T. H, p. 210. — Pourquoi la température des différents climats est bien moins inégale dans le nouveau continent que dans l'ancien. P. 211 et 212. — Contiguïté des deux continents versle nord, mieux démontrée par l'histoire naturelle que par la géographie. T. m, p. 38. — La chaleur et

l'humididé sont en général beaucoup moindres dans le nouveau continent que dans l'ancien. Causes physiques de cet effet. P. 43.

— Différences essentielles et très-marquées entre l'ancien et le nouveau continent. P. 43

Continents. L'ancien et le nouveau continent sont vraisemblablement contigus vers le nord, du côté de l'Asie. Jdd., t. n, p. 288.

Continent de la Nouvelle - Hollande.

Voyez Hollande.

Continents. Détail du calcul de la superficie des deux continents. Add., t. i, p. 334 et 335.

Coq (un) est capable d'engendrer à l'âge de trois mois, et il n'a pas pris alors plus du tiers de son accroissement. T. i, p. 593.

Coquallin, est le nom d'un animal de l'Amérique méridionale dont l'espèce approche beaucoup de celle de l'écureuil, mais dont cependant elle diffère par plusieurs caractères aussi bien que par le naturel et par les mœurs. Description du coquallin, ses habitudes naturelles. T. m, p. 451.

Coquilles et autres productions de la mer, se trouvent partout dans l'intérieur de la terre et jusque sur les montagnes, et dans les lieux les plus éloignés des mers. T. i, p. 39. — Les plus légères sont dans les craies, les plus pesantes dans les argiles et dans les pierres. P. 46. — La quantité de coquilles de mer qui se trouvent contenues dans les couches de la terre est prodigieuse et immense. Cela démontre invinciblement que la terre que nous habitons a été autrefois un fond de mer. P. 140. — Les coquillages se multiplient prodigieuse ment et croissent très-promptement. P. 1 44.

— Ils sont l'intermède que la nature emploie pour former les pierres. Les craies, les marnes, les pierres à chaux, les marbres, etc., ne sont composés que de détriments de coquilles. Ibid. — Preuves par les faits, qu'on trouve des coquilles de la mer par toute la terre. P. 149 et suiv. — Les coquilles qu'on trouve dans chaque pays sont la plupart de la même espèce que celles qui habitent dans les mers voisines; il s'en trouve aussi des mers étrangères, mais en

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moindre nombre. P. 4 52. — Il y a des coquillages qui habitent le fond de la mer, et qui ne sont jamais jetés sur les rivages. P. 1 5i. — On trouve aussi des coquilles fossiles pétrifiées sur les hautes montagnes, sur les collines, dans les plaines, et aussi dans les carrières et mines les plus profondes, lbid. — Manière dont les coquilles sont placées dans les couches de la terre. P. 158.

— Elles sont plus rares dans les matières vitrifîables et inflammables que dans les autres matières. P. 159. — Elles sont toutes également remplies de la substance qui les environne. Ibid. — Pourquoi l'on ne trouve point des coquilles dans les hautes montagnes du Pérou. P. 286.

Coquilles. Les coquilles marines se trouvent dans tous les lieux de la terre habitée. Plusieurs exemples à ce sujet. Add., t. i, p. 344 et 345. — On a prétendu trop généralement qu'il n'y avait point de coquilles ni d'aulres productions de la mer sur les plus hautes montagnes; on en trouve dans les Alpes et dans les Pyrénées, à plus de quinze cents toises d'élévation au-dessus du niveau de la mer, et, dans le Pérou et le Chili, à plus de deux mille toises. P. 347.

— La quantité de coquilles pétrifiées, qui ne sont proprement que des pierres figurées par les coquilles, est infiniment plus grande que celle des coquilles fossiles qui ont conservé leur nature, et qui sont encore telles qu'elles existent dans la mer, et ordinairement on ne trouve pas les unes et les autres ensemble, ni même dans les lieux contigus. Ibid.

Cori, animal de l'Amérique, qui pourrait bien être le même que l'apéréa. Add., T. îv, p. 414.

Corine, espèce de gazelle qui se trouve au Sénégal. T. m, p. 356. Ses différences et ses ressemblances avec le kevel et avec la gazelle commune ; sa description. Ibid. — Il est incertain si la corine est une espèce différente de la gazelle commune, ou si ce n'est qu'une variété dans cette espèce.

Cornac ou Cornar, est le nom qu'on donne aux Indes au conducteur de l'éléphant. Emploi et office du cornac. Manière dont il

s'y prend pour conduire, gouverner, et Jaire obéir l'éléphant. T. ni, p. 211.

Cornes d'ammon. On peut croire que l'animal qui habite la coquille appelée corne d'ammon, demeure toujours au fond de la mer. T. i, p. 154.

Cornes d'ammon. Les cornes d'ammon paraissent faire un genre plutôt qu'une espèce dans la classe des animaux à coquilles, tant elles sont différentes les unes des autres par la forme et la grandeur : ce sont réellement les dépouilles d'autant d'espèces qui ont péri et qui ne subsistent plus. Add., t.i, p. 348. — Exemple de la quantité prodigieuse de cornes d'ammon dans une mine de fer en grains. Ibid.

Cornes des animaux, leur composition et leur accroissement. T. n, p. 522etsuiv. — Les cornes varient si fort à tous égards dans les animaux domestiques, qu'il serait fort difficile de prononcer quel est leur vrai modèle dans la nature. T. ni, p. 251 .

Cornu (Sapajou). Description de ce sapajou. Add., t. iv, p. 176 et 177.

Corps. L'usage des corps que l'on fait porter aux filles dans leur jeunesse est sujet à beaucoup d'inconvénients, et devrait être proscrit. T. n, p. 16.

Corps. Le corps de la femme est ordinairement, à vingt ans, aussi parfaitement formé que celui de l'homme l'est à trente. T. n, p. 48.

Corps. Tous les corps sont plus ou moins élastiques; il n'existe point de corps parfaitement dur ; un corps parfaitement dur ne pourrait recevoir de mouvement. Les expériences sur l'électricité prouvent que sa force élastique appartient généralement à toute matière. T. m, p. 423.

Corps glanduleux. Voyez Glanduleux.

Corps et Maillot. Voyez Maillot.

Correspondance. Il y a des correspondances certaines et sensibles dans certaines parties du corps, quoique très-éloignées les unes des autres, comme entre les parties de la génération et la gorge ; les testicules, la barbe et la voix ; la matrice , les mamelles et la tète, etc. — On devrait observer ces correspondances avec plus de soin qu'on ne l'a fait jusqu'ici. T. n, p. 31.

Corruption (la) ou la décomposition des

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animaux et des végétaux, produit une infinité de corps organisés, vivants et végétants. T. i, p. 600.

Cossac. Voyez Isatis. Jdd., t. iv, p. 326.

Côtes de la mer. Les côtes voisines qui ne sont séparées que par un bras de mer, sont composées des mêmes matières, et les lits de terre sont les mêmes, à la même hauteur, de l'un et de l'autre côté. T. i, p. 38.

— On peut distinguer les côtes de la mer en trois espèces, savoir : 1° les hautes côtes; 2° les basses côtes, qui sont presque de niveau avec la surface de l'eau ; 3° les dunes. P. 236. — Exposition de la différente hauteur des côtes et de la différente profondeur des eaux dans un grand nombre d'endroits, soit en Europe, soit en Asie, en Afrique et en Amérique. P. 236 et suiv. — Le fond de la mer, le long des côtes, a les mêmes inégalités que la surface de la terre au dessus de ces mêmes côtes. Ibid.

Couagga, animal dont l'espèce paraît intermédiaire entre le cheval et le zèbre, ou peut-être entre le zèbre et l'onagre. Ses ressemblances et ses différences avec le zèbre. Sa description. Jdd., t. iv, p. 515 et suiv.

— Son naturel; il se défend très-bien contre les chiens et même contre les hyènes. Ses habitudes naturelles. Conjecture sur l'origine de cet animal, dont l'espèce paraît être métive, et qui n'est probablement qu'une race bâtarde provenant de l'union du cheval et du zèbre. P. 516 et 517. — Son nom couagga est tiré de son cri ktvah, kivah. Sa chair n'est pas bonne à manger. Dimensions d'un couagga jeune. P. 5I7.

Couches. La première couche de terre qui enveloppe le globe est partout d'une même substance; savoir, de parties d'animaux et de végétaux détruits. T. i, p. 38-

— Les couches de la terre sont toutes horizontalement posées les unes sur les autres , et chacune a la même épaisseur dans toute son étendue. Ibid. — Les couches de la terre ont été formées peu à peu par le sédiment des eaux, et n'ont pu être formées tout à coup par quelque révolution que ce soit. P. 41. — Les couches parallèles et horizontales qu'on trouve dans l'intérieur de la terre, sont produites par le sédiment des

eaux, toujours agitées par les alternatives du flux et du reflux : explication de ces effets. P. 43. — Les petites couches dont sont corn posés les lits des craies, des marnes, des argiles sont fort minces, et elles sont arrangées les unes sur les autres, comme les feuillets d'un livre. P. 47. — Couches d'ancienne et de nouvelle formation. Ibid. — Les couches anciennes sont celles qui se sont formées lorsque les eaux de la mer couvraient la surface de la terre : les couches de nouvelle formation sont celles qui se sont formées par le sédiment des eaux pluviales ou des fleuves, depuis que la surface de la terre a été découverte et abandonnée par la mer. P. 47 et suiv. — Manière de distinguer les couches de nouvelle formation : caractères qui les distinguent des couches anciennes. P. 48. — Pour trouver la terre ancienne et les matières qui n'ont jamais été remuées , il faudrait creuser dans les climats des pôles, où la couche de terre remuée doit être plus mince que dans les climats méridionaux. P. 86. — Les sédiments qui ont produit les couches de la terre ne se sont pas déposés dans le même temps, mais ont été amenés successivement les uns sur les autres. P. 97. — La première couche qui enveloppe le globe de la terre est composée de limon , mêlé avec des parties de végétaux ou d'animaux détruits, ou bien avec des particules pierreuses ou sablonneuses. P. 122. — État des différentes couches de terre à Marly-la-Ville, jusqu'à cent pieds de profondeur. P. 124 et 125. — La couche de terre végétale s'augmente considérablement avec le temps dans tous les lieux inhabités, où l'on ne coupe ni les plantes ni les bois. P. 127. — Observation sur la formation de cette couche de terre végétah. Ibid. — La couche de terre végétale doit toujours aller en diminuant dans un pays habité, et toujours en augmentant dans un pays inhabité. P. 1 28. — Les couches de la terre se trouvent être d'autant plus épaisses qu'on fouille plus profondément. P. 129. — Observations sur l'inclinaison des couches de terre dans les collines et les montagnes. P. 129 et 130. — Chaque couche de pierre, soit qu'elle soit horizontale

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ou inclinée, a une épaisseur égale dans toute son étendue. P. 130. — Les couches horizonlales de pierres, de marbres, etc., s'étendent à de grandes distances ; on trouve dans les collines séparées par un vallon les mêmes lits , les mêmes matières au même niveau. P. 132. — Observations sur l'étendue des couches de marbres et de pierres. Ibid. — Les différentes couches dont la terre est composée ne sont pas disposées suivant l'ordre de leur pesanteur spécifique. P. 134. — Les couches horizontales de la terre n'ont pas été produites dans un même temps, mais ont été arrangées les unes dans les autres dans une longue succession de temps. P. 1 61 . — Couches horizontales ou inclinées par l'expansion des matières liquéfiées que les volcans rejettent. P. 286. — Description des différentes couches horizontales ou des différents lits, qui composent l'intérieur d'une colline, lorsque les matières sont de nature calcinable. P. 299. — Couches de nouvelle formation ; matières qui composent ces couches. P. 308. — Ces couches ne sont produites que par le dépôt des eaux courantes. Ibid. — On n'y trouve que des productions terrestres, et jamais îles coquilles, ni de productions marines. Ibid.

Couches de la terre. Quelques exemples au sujet des couches ou lits de terre dans différentes parties du monde, et particulièrement dans les Arabies. Add., t. i, 339 et suiv. — Considérations sur les différentes couches de la terre. P. 355 et 356.

Coudous (le) des Indes paraît être le même animal que le pacassa d'Afrique.

T. m, p. 395. — Description des cornes de cet animal. P. 394. — Il est d'une espèce voisine de celle du buffle, et peut-être même n'en est-il qu'une variété. P. 395.

Couguar, animal de proie du nouveau continent, ses différences d'avec les panthères et les autres animaux de proie de l'ancien continent. T. m, p. 19. — Quoique ce soit un animal de proie, on prétend que sa chair ne laisse pas d'être bonne à manger. P- 77. — Différences du couguar et du jaguar. P. 76. — Habitudes naturelles du couguar. P. 76 et 77.

Couguar (le) réduit en domesticité, a presque la tranquillité et la douceur d'un chien. Add , t. iv, p. 339 et 340.

Couguar noir. Notice sur cet animal.

Add , t. iv, p. 338. — C'est probablement le même animal que \ejaguarette du Brésil, dont parlent Pison et Marcgrave. Ibid.

Couguar de Pensylvanie. Sa description.

Add., t. iv, p. 337 et 338.

Couleurs accidentelles. Leur origine et leurs effets. T. n, p. 116.

Courants. Formation des courants de la mer; explication de leurs effets. T. i, p. 45 et suiv. — Ce sont les courants qui ont produit les angles correspondants que l'on remarque enl re les montagnes et collines opposées ; ils ont creusé les vallons, etc. P. 46. — Ce sont les courants de la mer qui ont creusé les vallons et élevé les collines en leur donnant des directions correspondantes.

P. 65. — Causes particulières des courants de la mer. P. 235 et suiv. — Origine des courants. P. 210. — Ils sont produits par le mouvement des marées, et suivent dans leur direction celle des inégalités du fond de la mer. P. 240. — D'autres courants qui sont produits par les vents, suivent aussi la direction de ces inégalités. Ibid. — Explication détaillée du cours et du rebroussement des courants. P. 240 et suiv. — Dans la mer des Indes, les courants vont comme les vents, six mois dans une direction et six mois dans la direction opposée. P. 241. — Les courants doivent être regardés comme les fleuves de la mer, et suivent exactement les mêmes lois que les fleuves de la terre. P. 242. — Énumération des principaux courants de la mer. P. 243. — Les courants ont tous une largeur déterminée et qui ne varie point ; cette largeur dépend de l'intervalle qui se trouve entre les montagnes de la mer qui leur servent de bords. P. 244.

Courants de la mer. Le courant de la Guiane aux Antilles coule avec une trèsgrande rapidité, comme si l'on descendait d'un lieu plus élevé dans un lieu plus bas Add., t. i, p. 338. — Causes de cet effet. 11 y a des plages dans la mer où l'on observe un double courant, l'un supérieur et l'autre inférieur, dans une direction opposée. Ex-

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périences et exemples à ce sujet. P. 360 et saiv.

Crabier ou Chien-crabier. Description de cet animal. 11 a moins de rapport avec les chiens qu'avec les sarigues. Cependant la femelle crabier ne porte point ses petits dans une poche sous le ventre comme les sarigues, marmoses, cayopollins, etc. Par conséquent le crabier n'est point de ce genre et fait une espèce particulière et isolée. Add., t. iv, p. 350. — Cet animal habite les terrains humides et se trouve assez communément à Cayenne. Ses habitudes naturelles. P. 352. — Manière dont il prend les crabes, lesquels font sa principale nourriture. Ibid. — Il se trouve encore à la Guiane un autre animal auquel on a donné le même nom de crabier, quoiqu'il soit d'une espèce très-différente du vrai crabier ou chien-crabier. Notice au sujet de ce second animal. Ibid.

Cracher. L'enfant nouveau n'a pas encore la force de cracher. T. n, p. I 2.

Craie. Formation et composition de la craie. T. i, p. 158.

Craib. De toutes les substances calcaires, la craie est celle dont les bancs conservent le plus exactement la position horizontale. Add., 1. 1, p. 356.

Crinière (Description de la guenon à).

Add., t iv, p. 91.

Cristal. Origine et formation du cristal. T. i, p. 303 et 305.

Crocodile. Dans le crocodile la mâchoire supérieure n'est pas mobile, comme l'ont prétendu les anciens. T. n, p. 53.

Crocodiles caïmans, qui se trouvent dans un petit lac au-dessus d'une colline dans la Guiane. Voyez Guiane.

Cuguacu-Apara du Brésil , ne parait être qu'une variété de notre chevreuil d'Europe. T. n, p. 538.

Cuscus ouCusos. Voyez Coescoes.Add., t. iv, p. 348 et suiv.

Cuscus ou Cusos (le) des Indes orientales parait être du même genre que les philanders d'Amérique, mais l'espèce est différente de celle du sarigue, de la marmose et du cayopollin. Add., t. iv, p. 349.

Cynocéphale (le) d'Aristote,estun singe

sans queue. T. iv, p. 39. — C'est le même animal que nous appelons magot. Ibid.

Cynocéphale (Le petit) a été indiqué par Prosper Alpin. Add., t. iv, p. 88. — Caractères distinctifs de cette espèce. Ibid. — Ses rapports avec le pithèque. Ibid.

Cynocéphale (Le nom de) a été donné au babouin à museau de chien. Add., t. iv,

Czigitiiais ou Mulets de Daourie, ne doivent pas être confondus avec les zèbres. Add., t. îv, p. 510 et suiv.

Czigithai (le) ou mulet de Daourie, pourrait bien être de la même espèce ou du moins d'une espèce très-voisine du zèbre. Add., t. iv, p. 510. — Il se pourrait aussi que le czigithai fût le même animal que l'onagre. P. 511.

Czigithai, animal qui se trouve dans la T;irtarie. Ce mot signifie, dans la langue des Mongoux, longue oreille. Lesczigithais vont par troupes de vingt, trente et même cent. Ils sont indomptables. Chaque troupe a son chef comme dans les tarpans ou chevaux sauvages. Habitudes naturelles des czigitiiais. Add., t. îv, p. 512. — Ils forment une espèce moyenne entre l'âne et le cheval, qu'on a nommée mulet fécond de Daourie. Us sont plus beaux que les mulets; dimensions et description d'un de ces animaux. Leur ressemblance avec l'âne. Leur course trèsrapide. Les Tartares regardent leur chair comme une viande délicieuse. P. 512 et 513.

Daim (le) est d'une nature moins robuste et moins agreste que le cerf. T. h, p. 528. — L'Angleterre est le pays de l'Europe où il y a plus de daims. Ibid. — Les chiens préfèrent le daim à tous les autres animaux, et le chassent de préférence aux cerfs et aux chevreuils. Ibid. — Le daim est un animal presque à demi domestique; il e?t sujet, comme les animaux domestiques, à unasse2 grand nombre de variétés. P. 529. — Bois du daim, sa grandeur et sa forme, et ses dillérences d'avec celui du cerf. P. 530. —

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Le bois du daim tombe tous les ans, comme celui du cerf, mais plus tard. Ibid. — Le rut du daim arrive quinze jours ou trois semaines après celui du cerf. Ibid. — Les daims ne s'excèdent pas autant que le cerf par le rut. Ibid. — Ils combattent pour les femelles, et se mettent en troupes comme les cerfs. Ibid. — Ils combattent aussi en troupes et se disputent le terrain lorsqu'ils sont renfermés dans des parcs. Ibid. — Habitudes naturelles du daim, et ses ruses pour échapper aux chiens. Ibid. — Ils s'apprivoisent trèsaisément et mangent de beaucoup de choses que le cerf refuse. Ibid. — Ils sont en état d'engendrer et de produire depuis l'âge de deux ans jusqu'à quinze ou seize. P. 531.— Le daim et le chevreuil sont les seuls de tous les animaux communs aux deux continents qui soient plus grands et plus forts dans le nouveau que dans l'ancien. T. iv, p. 120.

Daims. Voyez Axis. Jdd., t. iv, p. 558. — Cette race de daims tachetés de blanc existe en Angleterre avant celle des daims noirs et celle des daims tout blancs, et même avant celle des cerfs, qui y a été transportée de France suivant M. Collinson. Ibid.

Daims chinois, leur description. Jdd., t. iv, p. 558. — Ils paraissent être une variété dans la race de l'axis. Ibid. et suiv.

Daims de Groenland, est le même animal que le renne de petite race. Jdd., t. iv,

Daine (la) porte huit mois et quelques jours, comme la biche; elle produit un petit, quelquefois deux et très-rarement trois.

T. ii, p. 53I.

Dama (le) des anciens est le même animal que celui que nous avons appelé Nanguer. T. m, p. 361.

Daman Israël ou Agneau d'Israël, est un animal dont l'espèce approche de celle de la gerboise. Sa description, son naturel, ses mœurs. T. m, p. 459 et 460.

Daman. Le daman-israè'l n'est point une gerboise. Il est fort commun aux environs du mont Liban , et encore plus dans l'Arabie Pétrée ; il se trouve aussi dans les montagnes de l'Arabie Heureuse et dans toutes

les parties hautes de PAbyssinie ; sa forme et sa grandeur. Il n'a point du tout de queue. Sa description. Ses habitudes naturelles. Jdd., t. iv, p. 452. — Sa chair est trèsbonne à manger. Ibid.

Daman du Cap, animal différent du daman-israè'l.— Leurs différences. Jdd., t. iv, p. 453. — C'est le même animal que celui dont j'ai donné la description sous le nom de marmotte du Cap. Ibid. — Ce daman du Cap est aussi le même animal que le klipdaas ou blaireau de roches , décrit par M. Allamand. Ibid. — Sa description, par MM. Allamand et Klockner. P. 453 et suiv. — Ses habitudes naturelles. P. 454. — Sa grandeur, lorsqu'il est adulte , est égale à celle du lapin domestique. Ibid. — Ses dimensions. P. 456.

Danois. Établissements des Danois sur les côtes occidentales de la Laponie jusqu'au soixante-onzième et soixante-douzième degré. Jdd., t. ii, p. 263.

Dant ou Lant de Numidie, est le même animal que le petit bœuf bossu que nous avons appelé zébu. T. m, p. 290 et 291 . — Ce nom, qui ne doit appartenir qu'au zébu, c'est-à-dire au petit bœuf bossu d'Afrique et d'Arabie, a été transporté et appliqué au tapir de l'Amérique. T. m, p. 291.

Définition, telle qu'on la peut faire par une phrase, n'est que la représentation trèsimparfaite de la chose. Dans la nature, l'on ne peut jamais bien définir une chose sans la décrire exactement. T. i, p. 12 et 13.

Dégénération. Explication physique de la dégénération des animaux et des plantes. T. h, p. 391. — La température du climat, la qualité de la nourriture et les maux de l'esclavage sont les trois causes de changement , d'altération et de dégénération dans les animaux. T. iv, p. 113. — Dégénération de tout temps immémoriale, qui paraît s'être faite dans chacun des genres auxquels on peut réduire les espèces voisines dans les animaux. P. 122 et 123.

Déluge. On ne peut pas expliquer par le

déluge universel le transport ni la position

des productions marines que l'on trouve en

si grande quantité dans l'intérieur de la

j terre. T. i, p. 40. — Le déluge universel a

été fait par la volonté immédiate de Dieu, et n'a pu s'opérer par les causes naturelle» et physiques. P. 103 et 104. — La supposition que c'est le déluge universel qui a transporté les coquilles de la mer dans tous les climats de la terre, est devenue l'opinion ou plutôt la superstition du commun des naturalistes. P. 105.

Densité (la) de la matière de Jupiter et de Saturne est à peu près la même que la densité de la matière du Soleil. T. i, p. 72.

Densité relative des planètes. La densité du Soleil étant supposée 100, celle de Saturne est égale à 67, celle de Jupiter à 94 J, celle de Mars à 200, celle de la Terre à 400, celle de Vénus à 800, et celle de Mercure à 2,800. T. i, p. 75. — Examen du rapport de la densité des planètes avec leur vitesse. Ibld. — Cette densité a moins de rapport avec la chaleur que les planètes ont à supporter qu'avec leur vitesse. P. 76.

Densité du globe terrestre. Plusieurs causes de l'augmentation de cette densité. A$d.t t. i, p. 332.

Densité (la) des planètes n'est point du tout proportionnelle à la chaleur que le Soleil leur envoie, mais plutôt à leur vitesse de circulation autour de cet astre. Jdd., t. i, p. 332 et 333.

Dentition, est une opération naturelle qui cependant ne suit pas les lois ordinaires de la nature. T. n, p. 20.

Dents (les) incisives de l'homme paraissent ordinairement les premières, communément à sept, huit ou dix mois, et quelquefois à la fin de la première année. T. n, p. 20. — Les huit dents incisives, les quatre canines et les quatre premières molaires qui ont paru dans la première et la seconde année après la naissance tombent naturellement dans la cinquième, la sixième ou la septième année ; mais elles sont remplacées par d'autres, qui paraissent dans la septième année, souvent plus tard, et quelquefois elles ne sortent qu'à l'âge de puberté. Les autres dents molaires ne tombent point, ou si elles tombent, elles sont rarement remplacées.

P. 21. — Les quatres dernières dents molaires manquent à plusieurs personnes ; elles ne paraissent ordinairement qu'à l'âge

de puberté, et même souvent plus tard.

Ibld. — Les dents canines paraissent, ou en même temps, ou très-peu de temps après les incisives, Ibld. — Les dents molaires paraissent ordinairement sur la fin de la première ou dans le courant de la seconde année. Ibld. — Les premières dents des enfants ne sont pas d'une substance aussi. solide que celles qui leur succèdent, elles n'ont que fort peu de racine, et elles s'ébranlent très-aiséinent. P. 22.

Description. Comment se doit faire une description en histoire naturelle. T. i, p. 15.

Description de l'âge de la puberté. Voyez Puberté.

Description des Groenlandais. Voyez Groenlandals.

Désir. Causes et origine du désir. T. h, p. 319 et 320.

Desman, espèce de rat musqué du nord de l'Europe. T. m, p. 102. — Ses différences avec les autres rats musqués. P. 103.

Désorganisation de la peau. Voyez Peau.

Destruction. Causes les plus générales delà mort et de la destruction. T. i, p. 446.

Détroit. Le mouvement de l'Océan par le détroit de Gibraltar est contraire à tous les autres mouvements de la mer, dans tous les détroits qui joignent l'Océan à l'Océan, qui se font d'orient en occident, au lieu que celui du détroit de Gibraltar se fait d'occident en orient. T. i, p. 52. — Les couches de terre se trouvent être les mêmes des deux côtés de ce détroit, ce qui prouve qu'elles étaient autrefois continues. Ibld. — Dans les détroits qui présentent leur ouverture à l'occident et dans les mers méditerranées, auxquels ils aboutissent, le mouvement des marées est beaucoup moins sensible que dans les détroits qui présentent leur ouverture à l'orient, ainsi que dans les mers où les détroits aboutissent. Raison de cet effet. P. 2 1 5. — Le détroit de Magellan est le plus long de tous les détroits, et le mouvement des marées y est extrêmement sensible.

Développement. Fausse notion au sujet du développement et de l'accroissement des êtres organisés. T. i, p. 417. — Idée nette

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et vraie du développement. Ibid. — Le développement ne se fait pas par la seule addition aux surfaces, mais par une susception intime et qui pénètre la masse. Ibid. — Le premier développement qui succède immédiatement à la formation du fœtus n'est pas un accroissement proportionnel de toutes les parties qui le composent; plus on s'éloigne du temps de la formation, plus cet accroissement est proportionnel dans toutes ses parties. P. 626. — Dans un corps organisé, il y a des parties essentielles et principales, desquelles dépend le développement des autres. Ibid.

Diaphragme, est le principal organe du sentiment intérieur. T. n, p. 55. — 11 parait être le centre du sentiment. P. 556.

Dieu. Invocation à l'auteur de la nature... Dieu de bonté, auteur de tous les êtres , vos regards paternels embrassent tous les objets de la création ; mais l'homme est votre être de choix, vous avez éclairé son âme d'un rayon de votre lumière immortelle; comblez vos bienfaits, en pénétrant son cœur d'un trait de votre amour. T. m, p. 301 .

Difformité. Origine de nos idées sur la difformité des êtres. T. n, p. 622.

Distance. L'idée de la distance ne nous est pas venue par le sens de la vue, mais par celui du toucher; démonstration à ce sujet. T. n, p. 104. — Pourquoi nous nous trompons sur la grandeur des objets, qui sont à de grandes distances, ou que nous voyons du haut en bas et du bas en haut. P. 105.

Divisibilité (la) de la matière à l'infini, n'est qu'une supposition mal fondée qu'on ne peut appliquer aux ouvrages de la nature. T. i, p. 5I0.

Division. La grande division des productions de la nature, en animanx, végétaux et minéraux, ne contient pas tous les êtres matériels. T. i, p. 568.

Docilité, suppose quelque analogie entre celui qui donne et celui qui reçoit; c'est une qualité relative qui ne peut être exercée que lorsqu'elle est active dans le maître et passive dans le sujet. T. iv, p. 22.

Dog-faced baboon. Le babouin à museau

de chien a été ainsi nommé. Jdd., t. iv, p. 107.

Domicile. Animaux qui se font un domicile sont supérieurs aux autres par l'instinct. T. n, p. 580.

Doue, n'est précisément ni du genre des singes, ni de celui des babouins, ni de celui des guenons, mais participe de tous trois; il parait faire la nuance entre les guenons et les sapajous. Il est la seule des guenons qui ait du poil sur les fesses; il paraît faire aussi la nuance entre les orangs-outangs et les guenons à de certains égards. T. iv, p. 07 et 68. — Le doue est très-aisé à distinguer de tous les singes, babouins, guenons et sapajous ; sa robe est variée de toutes couleurs. Sa description. 11 se trouve à la Cochinchine et à Madagascar. P. 68. — Caractères distinctifs de l'espèce du doue. P. 69.

Douleurs (les) de l'enfantement sont pour le moins aussi grandes dans les fausses -couches que dans les accouchements à terme. T. i, p. 654. — Intensité de la douleur, faux raisonnement des philosophes à ce sujet. T. H, p. 82 et 83. — Analyse de la douleur physique. P. S3. — La douleur, dans le physique, est l'extrême plutôt que le contraire du plaisir. P. 332.

Dromadaire, n'est pas une espèce différente de celle du chameau, mais une variété dans cette espèce. T. m, p. 231 . — Le dromadaire ne porte qu'une bosse sur le dos, au lieu que le chameau en a deux. Ibid. — La race en est plus nombreuse et plus répandue que celle du chameau. P. 232. — Énumération des pays où l'on trouve la race du dromadaire. P. 233. — Le dromadaire est le plus sobre de tous les animaux , et peut se passer plusieurs jours de boire. P. 233 et 234. — Il a les pieds faits pour marcher dans les sables, et ne peut se soutenir dans les terrains humides et glissants. P. 234.

Dugon ou Dugung, nom de cet animal aux Philippines; il ressemble plus au morse qu'à aucune autre espèce. Description de sa tête et de ses dents. On a confondu le dugon avec le lion marin, mais ce sont des espèces très-différentes. T. ni, p. 530 et 531. — L'espèce parait se trouver dans les mers

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méridionales jusqu'aux îles Philippines. P, 632.

Dunes. Formation des dunes. T. 1, p. 233. — Elles ne sont pas composées de pierres et de marbres comme les montagnes qui se sont formées dans le fond de la mer. P. 321 .

Eau, ne travaille point en grand dans l'intérieur de la terre, mais elle y fait beaucoup d'ouvrage en petit. Elle concourt immédiatement à la formation de plusieurs substances terrestres qu'il faut distinguer avec soin de celles qui sont d'une plus ancienne formation. T. i, p. 65. — Il y a assez d'eau dans la mer pour couvrir toute la surface du globe d'une hauteur de six cents pieds. T. i, p. 112. — Mouvement particulier qui se fait au fond des rivières lorsqu'il doit arriver une grande crue d'eau. P. 183. — La vitesse des eaux courantes ne suit pas exactement, ni même à beaucoup près, la proportion de la pente. P. 184. — Cette vitesse dépend non-seulement de la pente du lit, mais de la quantité et du poids des eaux supérieures. Ibid. — Dans les eaux courantes, le poids contribue beaucoup à la vitesse, et c'est pour cette raison que la plus grande vitesse du courant n'est ni à la surface de l'eau ni au fond, mais à peu près dans le milieu de la hauteur de l'eau; explication de cet effet. Ibid. — Les obstacles qui se trouvent dans les eaux courantes, tels que les ponts, les îles, etc., n'en diminuent que très-peu la vitesse totale. P. 185. — Ce qui diminue très-considérablement la vitesse totale, c'est l'abaissement des eaux, comme au contraire l'augmentation du volume d'eau augmente cette vitesse plus qu'aucune autre cause. Ibid. — Moyen de diminuer lavilesse des eaux courantes. Ibid. — Manière d'estimer la quantité d'eau qui arrive à la mer par les fleuves. P. 189. — Évaporation de l'eau sur toute la surface de la mer, est environ de vingt à vingt et un pouces par an. P. 190. — Distribution des eaux. Il y a sur la surface de la terre des contrées élevées (jui paraissent être des points de partage marqués par la nature pour la distri-

bution des eaux. Énumération de ces points de partage. P. 191.

Eaux. Examen de la filtration des eaux. T. i, p. 63. — Elles se rassemblent toutes sur le premier lit de glaise dans l'intérieur de la terre. P. 64. — Ce sont les eaux rassemblées dans la vaste étendue des meis qui, par le mouvement du flux et du reflux, ont produit les montagnes, les vallées et les autres inégalités de la terre. P. 65. — Causes et effets des eaux courantes. P. 60

Eaux souterraines. T. i, p. 61. — Réservoirs d'eau en Orient. Ibid.

Eaux souterraines. Examen de leur quantité. T. i, p. 64. — Ce n'est qu'en peu d'endroits qu'on a observé des veines d'eau souterraines un peu considérables. P. 65. — Ce sont les eaux de la mer qui, en transportant les terres, les ont disposées les unes sur les autres par lits horizontaux. Ibid.

Eaux du ciel. Détruisent l'ouvrage de la mer, en rabaissant continuellement la hauteur des montagnes, en comblant les vallées, les bouches des fleuves et les golfes, et ramènent tout au niveau. T. i, p. 65.

Eaux thermales. Voyez Chaleur des eaux thermales.

Eaux thermales (les) , ainsi que les fontaines de pétrole, et des autres bitumes et huiles terrestres, doivent être regardées comme intermédiaires entre les volcans éteints et les volcans en action. Add., t. i, p. 404.

Éboulements causés par la filtration des eaux sur les lits d'argile : plusieurs exemples à ce sujet qui démontrent qu'on pourrait faire couler des collines calcaires tout entières, avec les châteaux ou forteresses bâtis sur ces collines, en faisant des tranchées profondes dans les glaises ou argiles qui soutiennent ces collines calcaires. Add., t. i, p. 412 et suiv.

Écureuil. Naturel et tempérament de l'écureuil. T. ii, p. 602.— Il ne descend à terre que quand les arbres sont agités par la violence des vents. Ibid. — Il habite sur les plus grands arbres des forêts, n'approche pas des habitations. Ibid. — Habitudes naturelles de l'écureuil. P. 603. — Il produit ordinaire-

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ment trois ou quatre petits. Les écureuils entrent en amour au printemps et mettent bas au mois de mai ou au commencement de juin. Ibkl. — L'écureuil se fait un nid comme les oiseaux; construction de ce nid. lbid. —De tous les animaux non domestiques, l'écureuil est peut-être celui qui est le plus sujet aux variétés, ou du moins celui dont l'espèce a le plus d'espèces voisines. T. ni, p. 122.

Écureuils (les) sont plutôt originaires des terres du nord que de celles du midi ; on en vend en Sibérie les peaux par milliers. Add., t. iv, p. 358. — Il y a dans l'Amérique septentrionale différentes espèces de ces animaux, lbid. — Leurs habitudes naturelles el les dommages qu'ils causent dans les terres cultivées de l'Amérique. P. 359.

Écureuil noir de la Martinique. Add., t. iv, p. 358.

Écureuil volant. Grand écureuil volant.

Voyez Taguan. Add., t. iv, p. 364.

Écureuil. Description du grand écureuil de la côte de Malabar. Add., t. iv, p. 360 et 361.

Écureuil de Madagascar. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 361 et 362.

Éducation. 11 y a deux éducations qui doivent être distinguées et dont les produits sont différents : l'éducation de l'individu, qui est commune à l'homme et aux animaux, et l'éducation de l'espèce, qui n'appartient qu'à l'homme. L'enfant est beaucoup plus lent que l'animal à recevoir l'éducation individuelle, et c'est par cette raison même qu'il devient susceptible de celle de l'espèce. Le commun des animaux est plus avancé pour les facultés du corps à deux mois que l'enfant ne peut l'être à deux ans. L'éducation de l'enfant veut être suivie longtemps et toujours soutenue. Or cette habitude nécessaire, continuelle et commune entre la mère et l'enfant pendant un si long temps, suffit pour qu'elle lui communique tout ce qu'elle possède, et quand on voudrait supposer qu'elle ne possède rien, pas même la parole, cette longue habitude suffirait pour faire naître une langue, et ce premier rayon d'intelligence entretenu, cultivé, communiqué, a fait ensuite éclore tous les germes de la pensée. T. iv, p. 18 et suiv.

Effets généraux. Pourquoi nous ne pouvons pas donner la raison des effets généraux ou des causes générales de la nature. T. i, p. 440. — On donnera toujours la raison d'un effet particulier, dès qu'on pourra faire voir qu'il dépend d'un effet plus général, lbid. — On ne peut pas donner la raison d'un effet absolument isolé, parce que rien de connu n'a les mêmes propriétés. P. 441 . — 11 est démontré qu'on ne peut pas trouver la raison d'un effet général, sans quoi il ne serait pas général, au lieu qu'on peut espérer de trouver un jour la raison d'un effet isolé. lbid.

Égagropiles. Pelotes de poil qui se forment dans l'estomac de plusieurs animaux ; leur origine et leur formation. T. n, p. 441 et suiv. — Leur composition et leur différence d'avec les bézoards. T. ni, p. 377. — Animaux qui produisent des égagropiles.

P. 378. — Elles se trouvent dans les animaux des pays tempérés , et les bézoards dans les animaux des pays chauds. lbid.

Egypte. Le terrain de l'Egypte septentrionale a été formé par les dépôts et par les sédiments des eaux du Nil, et ce limon a aujourd'hui plus de cinquante pieds d'épaisseur. T. i, p. 53.

Egypte. Ce n'est que depuis très-peu d'années que les maisons de libertinage établies pour le service des voyageurs ont été supprimées. Add., t. n, p. 270.

Égyptiens (les) sont beaucoup plus mélancoliques et d'une humeur plus sombre que les Arabes. Add., t. n, p. 269. — Il y a une grande différence entre la taille des hommes, qui communément sont grands et fluets, et celle des femmes, qui sont généralement courtes et trapues; raison de cette différence. P. 270.

Égyptiens aveugles. 11 y a jusqu'à vingtcinq mille aveugles dans les hôpitaux de la seule ville du Caire. Add., t. n, p. 270.

Élan, se trouve dans le nord de l'Amérique, où on l'appelle orignal. Description de l'élan et sa comparaison avec le cerf. T. m, p. 325 et suiv. — Habitudes naturelles de l'élan. P. 326 et suiv. — Lorsque l'élan court, les os de ses pieds font un craquement que l'on entend de loin. P. 331. — Il est du

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nombre des animaux ruminants. P. 333. — Description particulière de l'élan. P 334 et 335. — Caroncule de l'élan ; doutes à cet 4gard. P. 33S et suiv. — L'élan a le poil trèsépais et le cuir très-dur. Il a une très-grande force dans les pieds de devant. P. 336. — Préjugés sur la vertu de la corne de l'élan pour préserver de l'épilepsie. P. 337. — Manière dont les sauvages de l'Amérique chassent l'orignal ou l'élan pendant l'hiver.

Élan. Voyez Orignal. Add., t. iv, p. 537.

Élan. Description et dimensions d'un élan mâle. Add., t. iv, p. 551 et suiv.

Nouvelle addition à l'article de l'élan. Add., t. iv, p. 552 et suiv.

Elapho-camelus (1'), décrit par Matlhiole est le même animal que le lama. T. ni, p. -134.

Éléphant. Au moyen de sa trompe, qui lui sert de main, l'éléphant a les mêmes moyens d'adresse que le singe. Il a de la docilité, et il est susceptible d'un fort attachement comme le chien. Son naturel, ses qualités, son intelligence, etc. Pourquoi il n'édifie rien et ne fait aucun ouvrage en commun comme le castor. T. ni, p. 174 et suiv. — Vénération que les peuples de l'Orient ont pour les éléphants, surtout poulies éléphants blancs. P. 176. — Les éléphants ont les mœurs sociales : ordre qu'ils suivent dans leur marche. Quoique l'éléphant soit très-pesant, son pas est si grand qu'il attrape aisément un homme qui court bien. L'éléphant est susceptible et délicat sur le fait des injures. Il a l'odorat excellent et probablement plus parfait qu'aucun des animaux. Il aime les lieux humides, et il remplit souvent sa trompe avec de l'eau. 11 nage fort facilement, et pourquoi. P. 177 et suiv. — La nourriture que consomme un éléphant, lorsqu'il est en liberté, peut monter à cent cinquante livres d'herbe par jour, mais les éléphants foulent et détruisent avec leurs pieds beaucoup plus d'herbe et de grains qu'ils n'en mangent, et comme ils arrivent toujours en troupes, ils dévastent une campagne en une heure. P. 179. — L'espèce de l'éléphant est confinée aux

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pays méridionaux de l'Afrique et de l'Asie. P. 186. — Les anciens se servaient des éléphants à la guerre, et ils y seraient tiès-inutiles aujourd'hui, et pourquoi. P. 187 et 188. — Ils semblent se complaire à la parure , et paraissent d'autant plus contents, qu'ils sont plus richement vêtus. P. 189. — Les éléphants sont plus grands dans les terres de l'Inde méridionale et de l'Afrique orientale que dans la partie de l'Afrique occidentale. P. 191. — Ceux qui habitent les montagnes sont plus grands et plus forts que les autres. P. 192. — Les éléphants de Teylan sont, dit-on, ceux de tous qui ont le plus de courage et d'intelligence. Ibid.

— Force de l'éléphant. P. 193. — Us peuvent faire aisément quinze ou vingt lieues par jour, et lorsqu'on veut les presser ils peuvent en faire jusqu'à trente-cinq ou quarante. P. 193. — Le vestige de leurs pieds a quinze ou dix-huit pouces de diamètre. Ibid. — Service que l'on tire de l'éléphant : manière de le nourrir pour qu'il s'entretienne dans sa pleine vigueur. Ibid. — Durée de la vie de l'éléphant dans l'état de liberté et dans l'état de domesticité. P. 194.

— Il ne vit pas longtemps dans les climats tempérés, et encore moins dans les pays froids. Ibid. — L'espèce de l'éléphant ne peut ni subsister ni se multiplier en aucune partie de l'Europe. P. 194 et 195. — Différentes couleurs des éléphants ; ils sont ordinairement noirs, et cependant il y en a quelques-uns qui sont rouges et quelques autres qui sont blancs. P. 1 95. — Ces couleurs rouge et blanche dans l'éléphant ne sont pas des variétés constantes et ne forment pas des races distinctes et subsistantes dans l'espèce ; ce sont plutôt des variétés purement individuelles. P. 195 et 196. — Les plus petits éléphants sont ceux de l'Afrique occidentale. P. 196. — L'éléphant a les yeux fort petits relativement au volume de son corps, mais il les a doux et très-spirituels. Ibid. — L'éléphant a l'ouïe très-bonne et l'oreille extérieure très-grande, relativement au volume do son corps. P. 197. — L'éléphant relève et remue ses grandes oreilles avec beaucoup de facilité, et il s'en sert à essuyer ses yeux et à les préserver de l'in-

TABLE DES MATIÈRES

commo lité de la poussière et des mouches. lbid. — L'éléphant se délecte au son des instruments et paraît aimer la musique.

lbid. — Son odorat est exquis, et il aime avec passion les parfums de toute espèce, et surtout les fleurs odorantes, lbid. — Il n'a, pour ainsi dire, le sens du toucher que dans sa trompe; mais il est aussi distinct dans celte partie que dans la main de l'homme. P. 197 et 198. — Description de la trompe de l'éléphant et des principaux usages auxquels l'animal l'emploie. P. 198. — La trompe de l'éléphant est une main fort adroite avec laquelle il peut ramasser les plus petites pièces de monnaie, cueillir les fleurs en les choisissant une à une, ouvrir et fermer les verrous des portes, etc. lbid.

— L'éléphant a le nez dans la main, et il est le maître de joindre la puissance de ses poumons à l'action de sa main. lbid. — Trompe de l'éléphant. De tous les instruments don: la nature a si libéralement muni ses productions chéries, la trompe est peut-être le plus complet et le plus admirable; c'est non-seulement un instrument organique, mais un triple sens, car la délicatesse du toucher, la finesse de l'odorat, la facilité du mouvement, se trouvent ensemble réunies à l'extrémité de la trompe de l'éléphant. P. 198.

— Cause physique de la supériorité d'intelligence dans l'éléphant. P. 199. — Il a le cerveau assez petit, relativement au volume de son corps, et cependant il est de tous les animaux celui qui a le plus d'intelligence, lbid. — L'éléphant est en même temps un miracle d'intelligence et un monstre de matière; description des difformités du corps de l'éléphant. P. 200. — Il peut à peine tourner la tète, et ne peut se tourner lui-même qu'en faisant un circuit. Il ne peut fléchir ses jambes que lentement et difficilement, lbid. — Lorsqu'il est vieux ou languissant, il aime mieux dormir debout que de plier ses jambes pour se coucher. P. 201 .

— Les défenses de l'éléphant deviennent, avec l'âge, d'un poids énorme et lui fatiguent prodigieusement la tète en la tirant en bas, en sorte que l'animal est quelquefois obligé de faire des trous dans le mur de sa loge pour les soutenir et se soulager de leur poids.

lbid. — L'éléphant a le désavantage d'avoir l'organe de l'odorat très-éloigné de celui du goût, et encore le désavantage de ne pouvoir rien saisir à terre avec sa bouche , et il est forcé de prendre toute sa nourriture avec sa trompe. lbid. — Manière dont, il boit. lbid.

— Le petit éléphant ne doit pas téter avec la bouche, mais avec la trompe, quoique les anciens aient écrit le contraire, lbid. — Les mamelles de la femelle sont au nombre de deux et situées sur la poitrine. P. 202. — Les éléphants ne doivent pas s'accoupler à la manière des autres quadrupèdes; la position relative des parties génitales dans les individus des deux sexes paraît exiger que la femelle se renverse sur le dos pour recevoir le mâle. P. 203. — L'éléphant ne tète, ne s'accouple, ne mange, ni ne boit comme les autres animaux. P. 204. — Voix de l'éléphant, sons qu'il rend parle nez. lbid.

— L'éléphant n'est pas couvert de poil; sa peau est rase, et il en sort seulement quelques soies dans les gerçures. L'épiderme n'est pas partout adhérent à la peau, et il est seulement attaché par quelques points. Cause de la lèpre sèche à laquelle l'éléphant est sujet. P. 204 et 205. — Moyen que l'éléphant emploie pour chasser les mouches qui l'incommodent. P. 205. — Conformation particulière de leurs jambes et de leurs pieds. P. 206. — Les éléphants ont ordinairement cinq espèces d'ongles au bout des pieds. lbid. — La queue de l'éléphant est un ornement très-recherché des Nègres. P. 207.

— Les plus grands éléphants ont quatorze à quinze pieds de hauteur, et les plus petits neuf ou dix; la longueur de leur corps est à peu près égale à la hauteur. P. 207 et 208.

— L'éléphant nage très-bien et assez vite, et il sert très-utilement pour le passage des rivières, portant des énormes fardeaux et beaucoup de monde sans crainte d'être submergé. P. 209. — Il nage entre deux eaux et on ne lui voit que la trompe qu'il tient élevée pour respirer. lbid. — Il n'a qu'un estomac et ne rumine pas ; il a les intestins et surtout le colon très-long et très-ample. P. 210.

Éléphants sauvages (les) sont presque continuellement occupés à manger; cause

physique de cette manducation presque ' continuelle. T. ni, p. 210. — Propreté et ( délicatesse de l'éléphant dans son manger. : Ibid. — H aime beaucoup le vin et toutes les liqueurs spiritueuses , comme l'eau-devie, l'arack, etc. Ibid. — Il a une horreur naturelle pour le cochon, dont il ne peut entendre le cri sansêtreému. Ibid. — Différents traits tirés des voyageurs, qui donnent une idée du naturel, du caractère et de l'intelligence de l'éléphant. P. 21 1 et suiv. — Il y a des défenses d'éléphant si grosses et si longues qu'elles pèsent chacune plus de cent vingt livres. P. 216. — L'éléphant varie pour la taille suivant la longitude plutôt que suivant la latitude du climat. T. iv , p. 122.

Éléphant de mer. Voyez Morse. T. m, p. 322.

Éléphant. De la trompe et de la verge de cet animal; observations à ce sujet. Add. , t. iv, p. 437. — Manière dont ces animaux s'accouplent, par M. Marcel Blés. P. 437 et suiv. — Ils ne peuvent se cacher dans aucun endroit de l'île de Ceylan, parce qu'elle est entièrement habitée, et c'est dans cette île où M. Marcel Blés les a vus s'accoupler. P. 438. — Signes qui précèdent le temps de leurchaleur; quelques jours avant ce temps, on voit couler une liqueur huileuse qui leur sort d'un petit trou qu'ils ont de chaque côté de la tôle. Ibid.

ÉLÉPHANT/<?me/te, sa description. Add., t. îv, p. 436. — Elle a les formes plus grosses et plus charnues que le mâle. Seulement elle a les oreilles plus petites à proportion que le mâle; mais le corps paraît plus renflé, la tète plus grosse et les membres plus arrondis. P. 436 et 437. — Elle a les mœurs beaucoup plus douces que le mâle.

Éléphant. La hauteur d'un éléphant nouveau-né n'est guère que de trois pieds du Rhin; selon M. Marcel Blés, il croît jusqu'à l'âge de seize à vingt ans, et peut vivre soixante-dix et mômejusqu'à cent ans. La femelle ne produit qu'un petit à la fois. Observations sur les habitudes naturelles de l'éléphant dans l'état de liberté, et sur la manière de le prendre et de le réduire en

domesticité. Add., t. iv, p. 439 et 440. — Les éléphants, dans l'état de liberté, vivent dans une espèce de société durable ; chaque bande ou troupe reste séparée et n'a aucun commerce avec une autre troupe, et même elles paraissent s'entre-éviter très-soigneusement. Manière dont ces animaux se conduisent et marchent en troupes, et comment ils traversent les eaux. Il y a des éléphants solitaires qui paraissent bannis de toute société, et ils sont féroces et très-méchants. P. 440. — Au lieu que les autres qui vont en troupes sont doux et même timides. Ces éléphants farouches sont tous mâles. Les éléphants à longues et grosses défenses sont très-rares à Ceylan , et le plus grand nombre n'a que de petites défenses longues d'environ un pied. On ne peut voir avant l'âge de douze à quatorze ans si leurs défenses deviendront longues ou si elles resteront à ces petites dimensions. P. 440 et 441 . — Les éléphants ont existé dans tous les climats de la terre, car on trouve partout leurs ossements ; nouvel exemple à ce sujet. P. 441 et 442. — Le petit éléphant ne tète pas par la trompe comme cela m'avait paru probable, mais il tète avec la gueule et de la même manière que les autres animaux. P. 444.

Embryon. Observation sur l'embryon d'une négresse. Add., t. i, p. 679 et suiv.

Encoubert, espèce de tatou à six bandes mobiles; sa description et ses caractères spécifiques. T. m, p. 142. — L'encoubert est ordinairement épais et gras; le mâle a le membre génital fort apparent. Il fouille la terre avec une extrême facilité, tant à l'aide de son groin que de ses ongles, il se fait un terrier où il se tient pendant le jour, et n'en sort que le soir pourcherchersa subsistance; il boit souvent, il vit de fruits, de racines, d'insectes et d'oiseaux lorsqu'il en peut saisir. P. 143. — La chair de l'encoubert n'est pas bonne à manger. P. 4 50.

Encoubert. Voyez Tatou- encoubert.

Add., t. iv, p. 426.

Enfance. Comparaison de ce qui arrive dans l'enfance et dans la vieillesse, relativementaux organes de la génération. Add., t. H, p. 230.

TABLE DES MATIERES

Enfants. Raisons pourquoi les enfants sont incapables d'engendrer. T. i, p. 456.

— Les enfants qui naissent à sept mois ne vivent pas plus longtemps que ceux qui naissent à huit mois, comme on le croit vulgairement, ils vivent même moins. P. 648.

— La plupart des animaux ont encore les yeux fermés quelques jours après leur naissance; l'enfant les ouvre après qu'il est né, mais ils sont fixes et ternes. Le nouveau né ne distingue rien, ses yeux ne s'arrêtent sur aucun objet. T. h, p. 12. — L'enfant ne commence à rire qu'au bout de quarante jours; c'est aussi le temps où il commence à pleurer, car auparavant les cris et les gémissements ne sont point accompagnés de larmes. P. 13. — L'enfant, au moment de la naissance, a communément dix-huit ou vingt pouces de longueur, et pèse douze ou quatorze livres. Ibid. — Dans les premiers jours après la naissance, il y a du lait dans les mamelles de l'enfant, qu'on exprime avec les doigts. P. 1 4. — Ce n'est que dix ou douze heures après la naissance que l'enfant doit téter pour la première fois. P. 16.

— L'usage d'emmailloter les enfants est sujet à de grands inconvénients, et devrait èlre proscrit. Détail de ces inconvénients. P. 17. — Le pouls dans les enfants est plus fréquent que dans les adultes ; ils sont aussi moins sensibles au froid. P. 23. — Dans l'enfance, les parlies supérieures du corps sont plus grandes que les parties inférieures. P. 65. — Les enfants voient les objets plus petits que les personnes adultes. T. n, p. 114 et 115. — On ferait bien de laisser aux enfants le libre usage de leurs mains dès le moment de leur naissance. P. 132.

Enfant du Diable. Voyez Mouffette.

Enfants. Précaution à prendre lorsqu'on est obligé de couper le filet de la langue aux enfants. Add-, t. n, p. 222.

Engourdissement. Vraies causes de l'engourdissement de la marmotte, du loir, etc., qu'on dit communément dormir pendant l'hiver. T. h, p. 627.

Entendement. On doit distinguer dans l'entendement deux opérations différentes, dont la première sert de base à la seconde,

et la précède nécessairement; cette première action de la puissance de réfléchir est de comparer les sensations et d'en former des idées, et la seconde est de comparer les idées mêmes et d'en former des raisonnements : par la première de ces opérations nous acquérons des idées particulières et qui suffisent à la connaissance de toutes les choses sensibles; par la seconde nous nous élevons à des idées générales , nécessaires pour arriver à l'intelligence des choses abstraites. L'entendement de la plupart des hommes paraît être borné à la première de ces opérations. T. n, p. 344 et 345.

Ergoté. Le blé ergoté, qui est produit par une espèce d'altération ou de décomposition de la substance organique du grain, est composé d'une infinité de filets ou de petits corps organisés, semblables à de petites anguilles, et qui dans l'eau ont un mouvement de flexion et de tortillement très-marqué; lorsque l'eau vient à leur manquer, ils cessent de se mouvoir, et en y ajoutant de la nouvelle eau, leur mouvement recommence , et on peut faire agir ces petites machines aussi souvent et aussi longtemps qu'on le veut. T. i, p. 601.

Erreur commune à toutes les méthodes d'histoire naturelle, c'est de vouloir juger d'un tout et de la combinaison de plusieurs touts par une seule partie, et par la comparaison des différences de cette partie. T. i, p. 7 et 8.

Éruptions. Description de la manière dont se font les éruptions des volcans. Add., t. i, p. 386 et suiv.

Espagne. Les montagnes, en Espagne, sont dirigées d'occident en orient, et le terrain méridional qui avoisine le détroit , et celui du détroit même est une terre plus élevée que les côtes de Portugal. T. i,

Espèces moyennes dans la nature , dérangent le projet de toutes les méthodes, parce qu'on ne sait où les placer. T. i, p. 6. — Le nombre des espèces d'animaux est beaucoup plus grand que celui des espèces de plantes. P. 430. — Définition de l'espèce. Ibid. — Principe fondamental de l'essence, de l'unité et de la continuité des espèces.

TABLE DES MATIERES

Elles ne doivent jamais s'épuiser ; raison de cette assertion. P. 566. — Les espèces d'animaux ou de végétaux ne peuvent jamais s'épuiser d'elles-mêmes : tant qu'il subsistera des individus, l'espèce sera toujours toute neuve, elle l'est autant aujourd'hui qu'elle l'était il y a trois mille ans ; toutes subsisteront d'elles-mêmes tant qu'elles ne seront pas anéanties par la volonté du Créateur. P. 658. — En quoi consiste l'essence des espèces dans les animaux. T. n, p. 416. — Considérations générales sur les espèces voisines, telles que celles de la brebis et de la chèvre. P. 453 et suiv. — Les espèces que l'homme a beaucoup travaillées tant dans les végétaux que dans les animaux, sont celles qui de toutes sont les plus altérées. P. 480. — Débordements de l'espèce humaine dans le temps que l'homme était encore à demi sauvage. P. 539 et 540. — Dans toutes les espèces, à commencer par l'homme, il y a un plus grand nombre de mâles que de femelles. P. 576. — La nature a pourvu au maintien des espèces petites et faibles, non-seulement en y multipliant prodigieusement les individus, mais encore en leur donnant un grand nombre d'espèces voisines comme supplément. P. 604. — L'espèce humaine, loin d'avoir diminué depuis quinze ou vingt siècles, s'est au contraire considérablement augmentée. T. m, p. 2. — Espèces nobles dans la nature sont celles qui n'ont point ou que très-peu d'espèces voisines. P. 5. — C'est la constance des différences qui distingue d'ordinaire les espèces d'avec les variétés. P. 93. — Exemples de productions entre des animaux d'espèces différentes. P. 339 et suiv. — Un individu n'est rien dans l'univers; cent individus, mille, ne sont encore rien. Les espèces sont les seuls êtres de la nature, êtres perpétuels aussi anciens, aussi permanents qu'elle, qu'on peut considérer comme un tout indépendant du nombre, indépendant du temps, un tout qui a été compté pour un dans les ouvrages de la création, et qui par conséquent ne fait qu'une unité dans la nature. P. 414. — Les espèces ont chacune un droit égal à la mense de la nature, elles lui sont également chères, puisqu'à chacune elle a

donné les moyens d'être et de durer tout aussi longtemps qu'elle. P. 415. — L'empreinte de chaque espèce est un type dont les traits principaux sont gravés en caractères ineffaçables et permanents à jamais ; mais toutes les touches accessoires varient, aucun individu ne ressemble parfaitement à un autre, aucune espèce n'existe sans un grand nombre de variétés; dans l'espèce humaine, sur laquelle le sceau de l'Éternel a le plus appuyé, l'empreinte ne laisse pas de varier du blanc au noir, du petit au grand, etc. Le Lapon, le Patagon , le Hottentot, l'Européen, l'Américain, le Nègre, quoique tous issus du même père, sont bien éloignés de se ressembler comme frères. P. 418. — Différentes races dans l'espèce humaine. La race Lapone s'étend dans les terres du nord de l'un et de l'autre continent ; description des hommes de cette race. T. n, p. 138 et suiv. — La race tartare avoisine la race lapo'ne ; description des hommes de cette race tartare. T. h, p. 141 et suiv.

Espèces. Comparaison de la parenté d'espèce avec la parenté des races et la parenté des familles. T. iv, p. 209. — La parenté d'espèce est un de ces mystères profonds de la nature, que l'homme ne pourra sonder qu'à force d'expériences aussi réitérées que longues et difficiles. P. 2I0.

Espèces mélangées. La grandeur et la grosseur du corps paraissent dépendre plus de la mère que du père dans les espèces mélangées. T. iv, p. 192- — Et même la forme du corps dépend aussi plus de la mère que du père, tandis que la forme de la tête, des oreilles, des jambes, delà queue et de toutes les extrémités du corps appartient plus au père qu'à la mère. P. 193. — Dans les espèces mélangées, le produit est toujours moins nombreux que dans les espèces pures. P. 201 .

Esprit [Y) humain va sur une ligne pour arriver à un point, et s'il veut saisir un autre point, il ne peut l'atteindre que par une autre ligne; la trame de ses idées est un fil délié, qui s'étend en longueur sans autres dimensions; la nature au contraire ne fait pas un seul pas qui ne soit en tous sens; en marchant en avant elle s'étend à côté et

TABLE DES MATIÈRES

«'élève au-dessus, elle parcourt et remplit à la lois les trois dimensions, et tandis que l'homme n'atteint qu'un point, elle arrive au solide, en embrasse le volume, et pénètre la masse dans toutes leurs parties. T. iv,

Étalon. Comment il faut nourrir et soigner le cheval étalon. T. u, p. 388.

Étamines. Il y a des plantes qui n'ont point d'étamines; il y en a dont le nombre des étamines varie ; ainsi on ne doit pas fonder une méthode de botanique sur le nombre des étamines. T. i, p. 10.

Éthiopiens (les) ne sont pas de la même race que les Nubiens; ceux-ci sont absolument noirs comme les Nègres, et les Éthiopiens ne sont que bruns, comme les Arabes méridionaux. T. n, p. 178.

Etna. On peut fouiller jusqu'à soixantehuit pieds dans les matières rejetées par le mont Etna. T. i, p. 270. — Description de cette montagne ardente et de ses éruptions. P. 270 et 271.

Etna. Description de l'Etna depuis la circonférence de sa base jusqu'à son sommet. Add., t. i, p. 383etsuiv. — Comparaison de l'Etna avec le Vésuve; différences dans les éruptions de ces deux volcans. P. 385. — Les masses de pierres lancées par l'Etna s'élèvent si haut, qu'elles emploient vingt et une secondes à retomber à terre, tandis que celles du Vésuve tombent en neuf secondes, ce qui donne douze cent quinze pieds pour la hauteur à laquelle s'élèvent les pierres lancées par le Vésuve, et six mille six cent quinze pieds pour la hauteur à laquelle montent celles qui sont lancées par l'Etna ; ce qui prouverait, si ces observations sont justes, que la force de l'Etna est cinq ou six fois plus grande que celle du Vésuve. L'Etna a enfanté d'autres volcans qui sont plus grands que le Vésuve, lbid. — La violence du feu a diminué dans l'Etna, puisqu'il n'agit plus avec violence à son sommet depuis très-longtemps. Détail à ce sujet. lbid. et suiv. — Il ne faut pas regarder l'Etna comme un seul volcan, mais comme un assemblage , une gerbe de volcans.

P. 388. — Il paraît qu'il y a eu deux âges pour l'action des volcans de l'Etna; le pre-

mier très-ancien, où le sommet de l'Etna a commencé d'agir, lorsque la mer universelle a laissé ce sommet à découvert et s'est abaissée à quelques centaines de toises audessous. P. 389. — Le second, après l'augmentation de la Méditerranée par les eaux de l'Océan et de la mer Noire. P. 389.

Étoiles qui paraissent et disparaissent pour un temps ou pour toujours. T. i, p. 77. — Aucune étoile lumineuse par elle-même ne tourne autour d'une autre. P. 77 et 78.

Êtres. Il y a des êtres qui ne sont ni animaux, ni végétaux, ni minéraux, et qu'on tenterait vainement de rapporter aux uns ou aux autres. T. i, p. 568. — Il y a peutêtre dans la plupart des êtres moins de parties relatives, utiles ou nécessaires, que de parties indifférentes, inutiles ou surabondantes. T. n, p. 463. — Une succession continuelle d'êtres tous semblables n'équivaut qu'à l'existence perpétuelle d'un seul de ces êtres. T. m, p. 416.

Êtres organisés. Quoique les causes qui détruisent l'organisation des êtres soient très-considérables, la cause qui la reproduit est infiniment plus puissante et plus active. T. i, p. 446 et 447.

Êtres organisés qui n'ont pas la puissance de produire leurs semblables. Add., t. i, p. 666 et suiv.

Eunuques (les) et tous les animaux mutilés grossissent plus que ceux auxquels il ne manque rien; les hanches surtout et les genoux des eunuques grossissent; raisons de ces effets. T. i, p. 461. — Les eunuques auxquels on n'a ôté que les testicules , ne laissent pas de sentir de l'irritation dans ce qui leur reste, et d'en avoir le signe extérieur, même plus fréquemment que les autres hommes; cette partie qui leur reste n'a cependant pris qu'un très-petit accroissement, car elle demeure à peu près dans le même état où elle était avant l'opération; un eunuque fait à l'âge de sept ans est, à ceï égard, à vingt ans, comme un enfant de sept ans; ceux au contraire qui n'ont subi l'opération que dans le temps de la puberté ou un peu plus tard, sont à peu près comme les autres hommes. T. n, p. 31.

Événements dans la nature. Les choses

TABLE DES MATIÈRES

les plus extraordinaires et qui arrivent le plus rarement, arrivent cependant aussi nécessairement que les choses ordinaires et qui arrivent très-souvent : dans le nombre infini de combinaisons que peut prendre la matière, les arrangements les plus extraordinaires doivent se trouver et se trouvent en effet, mais beaucoup plus rarement que les autres. T. i, p. 616.

Examen des méthodes de botanique. T. i, p. 6 et suiv. — De la méthode de M. Linnaeus, pour les animaux en général et en particulier pour les quadrupèdes. P. 19 et suiv. — Examen de ce que nous pouvons savoir de science ou évidente ou certaine, de ce que nous ne pouvons connaître que par conjecture et de ce que nous devons ignorer. P. 29. — Examen des avantages que peut produire l'union des sciences mathématiques et physiques : l'une donne le combien, et l'autre le comment des choses. P. 30. — Des principes de la philosophie pythagoricienne. P. 465 et suiv. — Du système des œufs et des animaux spermatiques avec la démonstration de leur insuffisance. P. 509 et suiv.

Existence. La conscience de son existence, ce sentiment intérieur qui constitue le moi, est composé chez nous de la sensation de notre existence actuelle et du souvenir de notre existence passée. Plus on a d'idées, et plus on est sûr de son existence. La conscience d'existence des animaux est moins sûre et moins étendue que la nôtre. Leur conscience d'existence est simple; elle dépend uniquement des sensations qui les affectent actuellement, et consiste dans le sentiment intérieur que ces sensations produisent. T. ir, p. 337.

Expérience. Les résultats de nos sensations combinés, ordonnés et suivis sont ce qu'on appelle l'expérience, source unique de toute science réelle. T. i, p. 467. — Précis des expériences de Harvey, au sujet de la génération dans les biches et dans les daines. P. 483 et suiv. — Précis des expériences de Malpighi, au sujet de la formation du poulet dans l'œuf. P. 486 et suiv. — Suite d'expériences au sujet de la génération. P. 546 et suiv,

Explication de la composition de la terre, depuis le centre jusqu'à la circonférence. T. i, p. 136.

Exposition du plan qu'Aristote a suivi dans son Histoire naturelle des animaux. T. i, p. 23 et suiv. — Du plan de l'histoire naturelle de Pline. P. 25. — Du système de Whiston sur la formation de la terre. P. 88.

— Du système de Burnet. P. 94. -~ Du système de Woodward. P. 96. — Du système deBourguet. P. 100. — Du système de Leibnitz. P. 101. -~ Des idées de Scheuchzer. P. 103. - De Stenon. Ibid. — Des idées d'Aristote sur la génération. P. 468. — Des idées d'Hippocrate au sujet de la génération. P. 475. — Des observations et du système de Harvey sur la génération. P. 479 et suiv.

— Desexpériences de Graafsur la génération dans les femelles des lapins. P. 490 et suiv. — Des observations de Malpighi et de Valisnieri au sujet de la formation du fœtus. P. 495 et suiv. — Des observations microscopiques de Leeuwenhoeck sur les liqueurs séminales, et leur comparaison avec les observations de l'auteur. P. 551 et suiv.

Exposition et examen des différentes matières dont les couches du globe terrestre sont composées. T. i, p. 144 et suiv.

Exql'ima (1') est d'une espèce très-voisine de celle du coaïta, et même n'en est peutêtre qu'une simple variété. T. iv, p. 152.

Famille. Le cheval, le zèbre et l'âne paraissent ne former qu'une seule famille.

T. îv, p. 123. — Il en est de même de plusieurs animaux dont les espèces sont \oisines. P. 130 et suiv. — Réduction des animaux quadrupèdes en un certain nombre de familles. P. 135 et suiv.

Farine. Les anguilles qui se forment dans la colle faite avec de la farine, ont pour origine la réunion des molécules organiques de la partie la plus substantielle du grain, les premières anguilles qui paraissent ne sont certainement pas produites par d'autres anguilles; cependant, quoiqu'elles n'aient pas été engendrées , elles ne laissent pas d'engendrer elles-mêmes d'autres anguilles

TABLE DES MATIÈRE?

vivantes : on peut, en les coupant avec la pointe d'une lancette, voir les petites anguilles sortir de leur corps, et même en trèsgrand nombre. T. i, p. 601.

Fatuellus (simia), nom donné au sajou cornu. Add., t. îv, p. 176.

Fausse couche. Cause naturelle de la fausse couche. T. i, p. 651.

Fausses couches, plus fréquentes à la première période de l'écoulement qu'à la seconde, à la seconde période qu'à la troisième, à la troisième qu'à la quatrième, à la quatrième qu'à la cinquième; elles sont plus rares vers le milieu de la grossesse, et plus fréquentes au commencement et à la fin; raisons de ces effets. T. i, p. 651 et suiv.

Faux (le) porte en philosophie une signification bien plus étendue qu'en morale ; clans la morale, une chose est fausse uniquement parce qu'elle n'est pas de la façon dont on la représente; le faux métaphysique consiste non-seulement à n'être pas de la façon dont on le représente, mais même à ne pouvoir être d'une façon quelconque. T. i, p. 467.

Fécondation. Il paraît que l'état dans lequel est l'embryon dans l'œuf lorsqu'il sort de la poule, est le premier état qui succède immédiatement à la fécondation, et que. la forme sous laquelle nous le voyons alors est la première forme résultant du mélange intime et de la pénétration des deux liqueurs séminales. T. i, p. 632 et 633.

Fécondité. Rapport de la fécondité dans tous les êtres doués de la faculté de se reproduire. T. iv, p. 203. — Il y a différents degrés de fécondité clans les espèces mixtes, comme dans les espèces pures. Ibid. — Table du rapport de la fécondité dans les animaux quadrupèdes. P. 206 et suiv. — La fécondité est d'autant plus grande dans les animaux que l'espèce est plus petite, et il en est ainsi non-seulement dans les quadrupèdes et les oiseaux, mais encore dans tous les autres ordres de la nature. P. 208. ! Fefé. Nom que les voyageurs ont donné , à une espèce de singe que nous croyons être celle du gibbon. T. iv, p. 43.

Femelles (les), dans l'espèce humaine, naissent plus tard que les mâles, c'est-à-dire

demeurent plus longtemps dans le sein de la mère. T. r, p. 649. — Les femelles de certains animaux peuvent servir également à deux miles d'espèces différentes, et produisent de tous deux. T. m, p. 34 t. — Les femelles, en général, concourent plus que les mâles au maintien des espèces, et pourquoi. Ibid. — La femelle du loris urine parle clitoris, qui est percé comme la verge du mâle, et ces deux paities du mâle et de la femelle se ressemblent parfaitement, même pour la grandeur et pour la grosseur. P. 471 . — Dans l'ordonnance commune de la nature, ce ne sont pas les mâles, mais les femelles, qui constituent l'unitédesespèces;la femelle influe beaucoup plus que le mâle sur le spécifique du produit. Le mulet ressemble plus à la jument qu'à l'âne, et le bardot plus à l'ftnesse qu'au cheval. T. îv, p. 1 25.

Femelles. Le nombre des mâles est en général plus grand que celui des femelles, mais le nombre des femelles est relativement au nombre des mâles, plus petit dans les espèces pures, et encore beaucoup plus petit dans les espèces mixtes. T. îv, p. 199 et 200. — La femelle influe moins que le mâle sur la production. P. 200. — Son ardeur dans le tempérament nuit au produit de la génération ; cependant elle a plus que le mâle la facilité de toujours représenter son espèce, quoiqu'elle se prête à des mâles d'espèces différentes; car, en général, la femelle produit avec un beaucoup plus grand nombre de mâles d'espèces différentes, tandis que son mâle ne peut engendrer qu'avec un très-petit nombre d'espèces différentes à la sienne. P. 507.

Femmes. Elles ont moins de liqueur séminale que les hommes; raison de ce fait. T. i, p. 464. — Les femmes qui ont beaucoup de tempérament sont peu fécondes; raison do cet effet. P. 587. — Par les tables de mortalité, il est démontré que quoiqu'il naisse plus d'hommes que de femmes, il y a cependant plus de femmes que d'hommes qui arrivent à une extrême vieillesse; raison de cet effet. T. il, p. 74.

Femme (la) produit rarement si elle est trop sensible au physique de l'amour. T. iv, p. 204.

TABLE DÉS MATIÈRES

Femmes. Plus les climats sont chauds, et plus la production des femmes est précoce, comme toutes les autres productions de la nature. Add., t. n,p. 258.

Femmes de Barbarie. Voyez Barbarie.

Fentes des couches de la terre; elles sont perpendiculaires à l'horizon. T. i, p. 38. — Produites par le dessèchement des couches horizontales. P. 55 et 56. — Elles sont intérieurement garnies de cristaux, de spar, etc. Ibid. — Leurs parois se répondent dans toute leur hauteur aussi exactement que deux morceaux de bois qu'on viendrait de fendre. P. 56. — Origine des fentes perpendiculaires qui se trouvent partout dans les couches horizontales de la terre. P. 297. — Détails au sujet des fentes perpendiculaires. P. 299. — Les fentes perpendiculaires se trouvent dans le roc et dans les lits de cailloux en grande masse, aussi bien que dans les lits de marbre et de pierre dure, et souvent elles y sont plus larges. P. 305. — Elles sont plus larges ou plus étroites, selon que les matières sont plus ou moins dures.

Fermentation. Causes de la fermentation dans les matières animales et végétales T. i, p. 591.

Fesses, n'appartiennent qu'à l'espèce humaine. T. h, p. 62.

Feux souterrains, ne viennent pas uniquement du feu central, et ne sont pas même à une grande profondeur. T. i, p. 57. — Le feu et l'eau produisent beaucoup de choses semblables en apparence, telles que le verre et le cristal, l'antimoine natif et l'antimoine fondu, les pépites naturelles des mines et celles qu'on fait artificiellement par la fusion. P. 293.

Feuilles des plantes, varient prodigieusement selon les différents âges et les différents terrains; leur forme n'est pas plus constante que leur grandeur; leur position est encore plus incertaine. T. i, p. 8 et 9.

Figures géométriques et régulières n'existent que dans notre imagination ; ne se trouvent pas dans la nature, ou si elles s'y trouvent, c'est parce que toutes les formes possibles s'y trouvent. T. i, p. 436. — On pourra, dans la suite des temps, trouver

quelle est la figure des parties constituantes des corps, en partant du principe que toute matière s'attire en raison inverse du carré de la distance, et cette loi générale ne parait varier, dans les attractions particulières, que par l'effet de la figure des parties constituantes de chaque substance parce que cette figure entre comme élément dans l'expression de la distance; car lorsqu'on aura acquis par des expériences la connaissance de la loi d'attraction d'une substance particulière, on pourra trouver par le calcul la figure de ces parties constituantes; exemple à ce sujet. T. m, p. 420. — Quoique les figures puissent varier à l'infini, il paraît qu'il n'en existe pas autant dans la nature que l'esprit pourrait en concevoir. L'or et l'air sont les deux extrêmes de toute densité; toutes les figures admises, exécutées par la nature, sont donc comprises entre ces deux termes, et toutes celles qui auraient pu produire des substances plus pesantes ou plus légères ont été rejetées. P. 421.

Filet des enfants. Voyez E?ifants.

Filles, peuvent faire des môles sans avoir communication avec un homme ; raison de cette présomption, avec les exemples qui la confirment. T. i, p. 623.

Finnois. Les anciens Finnois et Finlandais ou Finnois d'aujourd'hui, forment deux différentes races d'hommes qu'il ne faut pas confondre. Add., t. h, p. 262.

Fissipèdes. Énumération des animaux fîssipèdes. T. iv, p. 11.

Fleuves. La direction des grands fleuves est presque perpendiculaire à la côte de la mer dans laquelle ils ont leur embouchure. Dans la plus grande partie de leur cours, ils vont à peu près comme les chaînes des montagnes dont ils prennent leurs sources et leur direction. T. i, p. 37. — Les plus grands fleuves sont dirigés comme les plus grandes montagnes en Europe, en Afrique eten Asie; les fleuves et les autres eaux méditerranées sont beaucoup plus étendus d'orient en occident que du nord au sud. P. 179. — Direction des fleuves, manière dont on doit la concevoir. Ibid. — Les fleuves de l'Amérique coulent presque perpendiculairement

TABLE DES MATIÈRES

à la grande chaîne de montagnes qui traverse ce continent du nord au sud : raison de cette différence de la direction des fleuves dans l'ancien et le nouveau continent. Ibid. — Dans l'intérieur des terres, à une distance considérable de la mer, les fleuves vont droit et suivent la même direction dans de grandes longueurs, et à mesure qu'ils approchent de leur embouchure , les sinuosités de leur cours se multiplient. P. 181 . — On peut reconnaître par la direction des fleuves si l'on est loin ou près de la mer, dans un pays inconnu. Ibid. — Bouches des fleuves, causes naturelles de ce que presque tous les grands fleuves se déchargent dans la mer par plusieurs bouches. Ibid. — Les eaux des fleuves conservent leur mouvement jusqu'à de grandes distances dans la mer. P. 182. — Deux espèces de remous dans les fleuves; leurs causes avec l'explication. Contre-courant d'eaux mortes dans les fleuves, et tournoiement. P. 182 et 183. — Lorsque les fleuves approchent de leur embouchure, la pente du lit est presque nulle et cependant ils ne laissent pas de conserver une rapidité d'autant plus grande que le fleuve a plus d'eau ; raison de cet effet. P. 1 84. — Un fleuve qui aurait acquis une très-grande vitesse pourrait non-seulement continuer à couler sur un terrain de niveau, mais même surmonter une émimence sans se répandre beaucoup. P. 185. — Énumération des plus grands fleuves de l'Europe, avec l'étendue de leur cours. P. 187. — Même énumération des fleuves de l'Asie.

P. 187 et 188. — Des fleuves de l'Afrique. P. 1 88. — Les fleuves de l'Amérique sont les plus grands fleuves du monde. Ibid. — Énumération des fleuves de l'Amérique. P. 1 88 et 189. — Il y a dans l'ancien continent environ quatre cent trente fleuves qui tombent immédiatement dans l'Océan ou la Méditerranée et la Mer noire, et l'on n'en connaît guère que cent quatre-vingts dans le nouveau continent, qui tombent immédiatement dans la mer. P. 191 . — Fleuves de matières liquéfiées par le feu, produits par l'éruption des volcans. P. 272.

Fluide (un) diffère d'un solide, parce qu'il n'a aucune partie assez grosse pour

que nous puissions la saisir et la toucher par différents côtés à la fois : raison pourquoi les fluides sont liquides. T. u, p. 129.

Flux et reflux , s'exerce avec plus de force sous l'équateur que dans les autres climats. T. i, p. 42. — Son mouvement a produit les montagnes et toutes les grandes inégalités du globe de la terre. P. 49. — Explication physique du flux et du reflux des eaux de la mer. P. 230 et suiv. — Les eaux du fond de la mer éprouvent, comme celles de la surface, les mouvements du flux et du reflux, et même elles les éprouvent bien plus régulièrement. P. 232. — Du mouvement de flux et reflux résulte le mouvement général d'orient en occident, parce que l'astre qui produit l'intumescence des eaux va luimême d'orient en occident , et ce mouvement d'orient en occident est très-sensible dans tous les détroits qui joignent l'océan à l'océan; en sorte que le reflux y est beaucoup plus petit que le flux. Ibid.

Foetus (le) humain est toujours reconnaissable, même à l'œil simple, dans le premier mois. T. i, p. 584. — Formation du fœtus; description de cette formation dans toutes ses nuances et dans tous ses degrés d'accroissement. P. 603 et suiv. — Le fœtus vit, se développe et croit par intussusception. P. 61 9. — Il est prubable qu'il se forme souvent des fœtus dans le vagin, mais qu'ils en retombent pour ainsi dire aussitôt qu'ils sont formés, parce qu'il n'y a rien qui puisse les y retenir ; il doit arriver aussi quelquefois qu'il se forme des fœtus dans les trompes, mais ce cas sera fort rare- P. 620. — Développement du fœtus dans les premiers temps après la conception. P. 634 et suiv. — Sept jours après la conception, l'on peut distinguer à l'œil simple les premiers linéaments du fœtus; cependant ils sont encore informes : on voit seulement au bout de ces sept joilrs ce qu'on voit dans l'œuf au bout de vingt-quatre heures, une masse d'une gelée presque transparente, qui a déjà quelque solidité, et dans laquelle on reconnaît la tète et le tronc. P. 634. — Quinze jours après la conception, on commence à bien distinguer la tête, et à reconnaître les traits les plus apparents du visage. Ibid. — On

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voit aux deux côtés de la partie supérieure du tronc et au bas de la partie inférieure, de petites protubérances qui sont les premières ébauches des bras et des jambes ; la longueur du corps entier du fœtus est alors à peu près de cinq lignes. Ibid. — Trois semaines après la conception, le corps du fœtus n'a que six lignes de longueur; mais les bras et les jambes sont augmentés, et les mains et les pieds sont apparents; l'accroissement des bras est plus prompt que celui des jambes, et les doigts des mains se séparent plus tôt que ceux des pieds. Ibid. — A un mois le fœtus a plus d'un pouce de longueur, il est un peu courbé dans la situation qu'il prend naturellement au milieu de la liqueur qui l'environne. P. 635. — A six semaines, le fœtus a près de deux pouces de longueur; on aperçoit le mouvement du cœur à peu près dans ce temps; on l'a vu battre dans un fœtus de cinquanle jours, et même continuer de battre assez longtemps après que le fœtus fut tiré hors du sein de la mère. Ibid. — Les enveloppes du fœtus croissent d'abord plus que le fœtus ; mais après un certain temps c'est tout le contraire, le fœtus croit à proportion plus que ses enveloppes. P. 636. — Le fœtus change souvent de position et de situation. Ibid. — Pourquoi le corps du fœtus est courbé.

P. 637. — Le fœtus dort presque toujours dans le sein de la mère. Ibid. — Le fœtus se nourrit par intussusception : explication et preuves de cette assertion. P. 643. — II ne rend point d'excréments : preuves de ce fait. P. 644. — L'estomac et les intestins ne font aucune fonction dans le fœtus, du moins aucune fonction semblable à celles qui s'opèrent dans la suite, lorsque la respiration a commencé à donner du mouvement au diaphragme et à toutes les parties intérieures sur lesquelles il peut agir. T. n, p. 15. — Dans le fœ'us où le diaphragme est sans exercice, le sentiment est nul, ou si faible qu'il ne peut rien produire. P. 557.

Forces. Il existe dans la nature des forces, comme celle de la pesanteur, qui sont relatives à l'intérieur de la matière, et qui n'ont aucun rapport avec les qualités extérieures des corps, mais qui agissent sur les

parties les plus intimes, et qui les pénètrent dans tous les points. T. i, p. 449. — Nous n'aurons jamais d'idée nette de ces forces pénétrantes, ni de la manière dont elles agissent; mais en même temps il n'est pas moins certain qu'elles existent, que c'est parleur moyen que se produit la plus grande partie des effets de la nature, et qu'on doit en particulier leur attribuer l'effet de la nutrition et du développement. Ibid.

Forêts souterraines dans plusieurs endroits. T. i, p. 310 et 311.

Fossane, joli animal qui se trouve à Madagascar, et qu'on a appelé aussi geneltede Madagascar. La fossane est pourtant constamment plus petite que la genette, et il paraît qu'elle n'a pas de poches odoriférantes. Naturel de la fossane, ses habitudes, sa nourriture, etc. T. ni, p. 465 et 466.

Fouine et marte, sont deux espèces distinctes et séparées. T. n, p. 591. — Différences de la fouine et de la marte, qui prouvent qu'elles ne sont pas de la même espèce. Ibid.

Fouine. L'espèce en est assez généralement répandue. T. n, p. 591 . — Caractères et habitudes naturelles de la fouine. P. 592. — Elle s'apprivoise jusqu'à un certain point, mais ne s'attache pas. Ibid. — Elle mange de tout, à l'exception de la salade et des herbes. Ibid. — Elle est ordinairement dans un mouvement continuel, et dort quelquefois un jour ou deux de suite. Ibid. — Les fouines produisent depuis trois ou quatre jusqu'à six ou sept petits. Ibid. — Cet animal acquiert au bout d'un an à peu près sa grandeur naturelle, et vit huit ou dix ans. Ibid. — Il a des vésicules qui contiennent une matière odorante. P. 5)2 et 593.

Fouine de la Guiane. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 284. — Autre animal appelé petite fouine de la Guiane; notice sur cet animal. P. 285.

Fouine de Madagascar (petite). Sa description. Add., t. iv, p. 298.

Fourmillier (le), le tamandua et le tamanoir, animaux d'Amérique qui n'existaient pas dans l'ancien continent. T. m, p. 34. — Différences du fourmillier d'avec le tamanoir

TABLE DES MATIÈRES

et le tamandua. P. 127. — Habitudes naturelles du fourmillier, avec une courte description de cet animal. Ibid. — Il se suspend aux branches des arbres par l'extrémité de sa queue, et se balance dans celte situation. P. 132. — Le tamanoir, le tamandua et le fourmillier se ressemblent à beaucoup d'égards, et ont à peu près les mêmes habitudes naturelles : tous trois se nourrissent de fourmis en plongeant leur très-longue langue dans les fourmilières. Ibid. — Les fourmilliers du nouveau continent paraissent avoir le pangolin et le phalagin pour représentants dans l'ancien. T. iv, p. 142.

Fourmillier , petit fourmillier. Notice sur cet animal. Add., t. iv, p. 434 et 435.

Fourmis. La prévoyance des fourmis n'était qu'un projugé; on la leur avait accordée en les observant, on la leur a ôtée en les observant mieux. Elles sont engourdies tout l'hiver; leurs provisions ne sont donc que des amas superflus. T. h, p. 364. — Par quelle raison les fourmis font des amas superflus. Ibid. — Dégâts et dévastation causés par les fourmis. P. 539.

Fourmis (mangeurs de). Trois espèces de mangeurs de fourmis; savoir, le tamanoir, le tamandua et le fourmillier : ces trois animaux ne se trouvent que dans l'Amérique méridionale; caractères qui leur sont communs, et qui les distinguent de tous les autres animaux. T. m, p. 125 et suiv.

Frai. Le temps du frai pour les carpes et pour plusieurs autres poissons à écailles est celui de la plus grande chaleur de l'année; celui du frai des brochets, des barbeaux et d'autres poissons , est au printemps. T. i, p. 599.

Full-bottom, nom donné à la guenon à camail. Jdd., t. iv, p. 102.

FuRET.Ilyadesfuretsquiressemblentaux putois par la couleur -du poil. T. n, p 596. — Le furet est originaire des climats chauds et ne peut subsister en France que comme animal domestique Ibid. — Il s'apprivoise plus aisément que le putois, et c'est par cette raison qu'on se sert du furet et non pas du putois pour la chasse du lapin. Ibid. — Il a l'odeur très-forte et très désagréable. Ibid. — 11 varie par la couleur du poil. Ibid. —

La femelle est sensiblement plus petite que le mâle. P. 597. — 11 ne faut pas séparer le mâle de la femelle. Ibid. — Le furet dort presque continuellement dans l'état de domesticité. Ibid. — 11 produit deux fois par an; les femelles portent six semaines. Elles dévorent quelquefois leurs petits. Ibid. — Elles produisent ordinairement cinq ou six, et quelquefois jusqu'à huit ou neuf petits.

— Ibid. Le furet est naturellement ennemi mortel du lapin. Ibid. — Manière de se servir du furet pour prendre les lapins. Ibid.

— Habitudes naturelles et tempérament du furet. Ibid. — Cet animal appartient à l'ancien continent, et ne se trouve point dans le nouveau. T. m, p. 30.

Galera. Voyez Tayra.

Gauchers. Voyez Hommes gauchers.

Gazelles, appartiennent à l'ancien continent, et ne se trouvent pas dans le nouveau. T. ni, p. 29. — Il y en a treize espèces ou variétés. P. 354. — Description des cornes de la gazelle commune. Ibid. — Les gazelles en général ressemblent beaucoup au chevreuil; mais au lieu d'un bois qui tombe tous les ans, elles ont des cornes permanentes. P. 354 et 355. — Différences des gazelles et des chevreuils. P. 355. — Caractères qui appartiennent en propre aux gazelles. Ibid. — Énumération de toutes les espèces ou variétés de gazelles. P. 363. — La plupart des gazelles sont des animaux à demi domestiques. P. 366. — Manière dont on chasse les gazelles. P. 366 et 367. — Les gazelles sont les animaux qui de tous ont les plus beaux yeux. P. 368.— Elles ont les jambes de devant plus courtes que celles de derrière, ce qui leur donne plus de facilité pour courir en montant qu'en descendant. Ibid. — Elles courent uniformément plutôt qu'elles ne bondissent. Ibid. — Elles ont le pied fourchu et conformé à peu près comme celui des moutons. Ibid. — Les cornes des femelles sont plus courtes et plus minces que celles des mâles. Ibid.

TABLE DES MATIERES

Gazelles (les) forment la nuance entre les chèvres et les cerfs. Add., t. iv, p. 576.

Gazelle à bourse sur le dos. Sa description, par M. Allamand. Add., t. iv, p. 583 et 584.

Gazelle sauteur des rochers (la) est l'animal le plus leste de tous ceux de son genre; sa description, par M. Forster. Il franchit d'un saut de grands intervalles d'un rocher à l'autre et sur des profondeurs affreuses. Add., t. iv, p. 584 et 585.

Géants. Exemples de plusieurs géants.

Add., t. u, p. 232.

Génération universelle. Idées de Platon au sujet de la génération universelle et particulière. T. i, p. 464 et suiv.

Génération. Explication de la génération dans l'homme et dans les animaux qui ont des sexes. T. i, p. 454 et suiv. — De quelque façon que la génération s'opère dans les différentes espèces d'animaux, la nature la prépare par une nouvelle production dans le corps de l'animal. P. 596. — La génération des êtres n'est pas univoque ; il y a peut-être autant d'êtres, soit vivants, soit végétants, qui se produisent par l'assemblage fortuit des molécules organiques , qu'il y a d'animaux ou de végétaux qui peuvent se reproduire par une succession constante de générations. P. 600. — Grande question au sujet de la génération ; pourquoi la nature parait-elle employer le moyen des sexes pour la génération de la plupart des animaux ; réponse à cette question. P. 606 et suiv. — Les vieillards sont inhabiles à la génération ; raison physique de ce défaut. T. u, p. 78. — Les vieillards décrépits engendrent, mais rarement; et lorsqu'ils engendrent, ils ont moins de part que les autres hommes à leur propre production et de là vient que de jeunes personnes qu'on marie avec des vieillards décrépits, et dont la taille est déformée, produisent souvent des monstres, des enfants contrefaits, plus défectueux encore que leur père. P. 79. — Vues i ■'•nérales sur la nutrition, le développement

I la génération des êtres organisés. T. iv, î. 14 et 15.

Génération dans les vivipares et dans les ovipares. Add., t. i, p. 659 et suiv. — La

génération prise en général n'est pas univoque. P. 664.

Génération spontanée; comment elle s'opère. Add., t. i, p. 666 et suiv. — Plusieurs exemples à ce sujet. P. 667 et suiv.

Genette. Cet animal appartient à l'ancien continent, et ne s'est point trouvé dans le nouveau. T. m, p. 27. — Ses différences d'avec les civettes. P. 94. — Courte desription de la genette. P. 100. — Elle a sous la queue et dans le même endroit que les civettes, une ouverture dans laquelle se filtre une espèce de parfum infiniment plus faible et moins durable que celui des civettes. Ibid. — La genette ressemble beaucoup à la fouine par la forme du corps aussi bien que par le naturel et par les habitudes. Ibid. — Elle s'apprivoise aisément. Ibid. — On a appelé les genettes chats de Constantinople, chats d'Espagne, chats genette; présomption sur l'origine du nom genette.

P. 101. — L'espèce n'en est pas nombreuse, elle ne se trouve guère qu'en Espagne et en Turquie. Ibid. — La peau de la genette fait une fourrure légère et très-jolie. Ibid.

Genette. Cet animal se trouve dans les provinces méridionales de France, et assez communément en Poitou , où il n'habite que les lieux humides et le bord des ruisseaux. Add., t. iv, p. 327. — Il se tient pendant l'hiver dans des trous ou terriers à peu près semblables à ceux des lapins. P. 328.

Genette femelle. Sa description. Add., t. iv, p. 331 et 332.

Genette du cap de Bonne-Espérance .

Sa description. Add., t. iv, p. 328.

Genre. L'homme a fait des genres physiques et réels de chaque espèce d'animal domestique, parce qu'il a fait varier ces espèces et en a fait un grand nombre de races. T. m, p. 282.

Gerboou Gerboise. Provinces de l'Orient où l'on trouve cet animal. Son naturel, sa manière de marcher, qui est très-extraordinaire, ses mœurs, etc. T. m, p. 459.

Gerboise, est un nom générique que l'on donne à quelques espèces de petits animaux dont les jambes de derrière sont excessivement longues, et celles de devant tout à fait

TABLE DES MATIÈRES

courtes. Énumération de ces espèces. T. m,

Gerboise. Voyez Kanguroo.

Gerboises. Il se trouve dans ce genre à pieds de devant très-courts, et à pieds de derrière très-longs, des espèces vingt et même cent fois plus grosses et plus grandes les unes que les autres. Add., t. iv, p. 39t.

Gerboise (très-grosse) appelée Kanguroo. Cet animal a été trouvé par l'équipage du capitaine Cook, dans les terres de la Nouvelle-Hollande. Sa grosseur approche de celle d'un mouton. Add., t. iv, p. 395 et 396. — Elle pèse quatre-vingt-quatre livres; ses autres différences avec les gerboises. P. 396. — Sa description d'après le dessi • nateur Parkinson , qui néanmoins l'a trèsma! dessiné. Ibid. — Notice sur cet animal, tirée du voyage de M. le capitaine Cook. P. 399 et suiv.

Gerboise (grande) appelée au cap de Bonne-Espérance lièvre sauteur. Elle est de la grandeur du lapin d'Europe. Sa description, par M. le vicomte de Querhoè'nt. Notice sur cet animal, par M. Forster. Add., t. iv, p. 391. — Autre description de cette grande Gerboise, par M. Klockner. P. 397. — Ses dimensions. P. 398 et 399. — Le docleur Shaw lui a donné improprement le nom de daman. P. 401.

Gerboise commune. Sa description par M. Allamand, et observations sur ses habitudes en captivité, par M. Klockner. Add., t. iv, p. 392 et suiv. — Ses dimensions. P. 391 et 395.

Gerboise du désert de Barca. Ses différences avec la gerboise commune, dont cependant elle n'est qu'une variété. Sa description. Add., t. îv, p. 390.

Germes contenus à l'infini les uns dans les autres, est une supposition inutile pour l'explication de la reproduction; réfutation des opinions fondées sur cette supposition et démonstration de son absurdité et de son impossibilité. T. i, p. 438 et suiv.

Gestation. Le temps de la gestation dans la jument est de onze à douze mois ; dans les femmes, les vaches et les biches, de neuf mois; dans les renards et les louves, de cinq mois ; dans les chiennes, de neuf semaines ;

dans les chattes, de six semaines; dans les lapins, de trente-un jours. P. 599. — Les femelles de tous les animaux qui n'ont point de menstrues mettent bas toujours au même terme à très-peu près, et il n'y a jamais qu'une très-légère variation dans la durée de la gestation. P. 653.

Germes monstrueux préexistants, imaginés par quelques anatomistes. Add., t. il, p. 309.

Gibbon, animal des grandes Indes, qui appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. T. m, p. 36. — Le gibbon est la troisième espèce de singes. T. iv, p. 2 et 3. — Ce singe sans queue, dont les bras sont aussi longs que le corps et les jambes prises ensemble, parvient au moins à quatre pieds de hauteur. Sa description, sa nourriture, son naturel, son tempérament; il se trouve aux Indes orientales et dans les terres voisines de la Chine; il varie pour la grandeur et pour les couleurs du poil. P. 42 et 43. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 43 et 44.

Girafe , appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. T. m, p. 17. — C'est un animal inutile au service de l'homme à cause de la disproportion énorme de ses jambes, dont celles de derrière sont une fois plus courtes que celles de devant. L'espèce en est peu nombreuse et parait confinée à quelques provinces de l'Afrique et de l'Inde méridionale. Description de la girafe , ses habitudes naturelles, sa nourriture, sa hauteur prodigieuse, etc. P. 425 et suiv. — Description de la girafe par un voyageur qui a vu et dessiné cet animal dans les terres voisines du cap de Bonne- Espérance. P. 429. — La girafe est d'un naturel très-doux; elle approche plus de la figure et de la nature du chameau que de celle d'aucun autre animal; elle est du nombre des ruminants ; elle manque , comme eux, de dents incisives à la mâchoire inférieure. P. 430. — La girafe , à cause de l'excessive hauteur de ses jambes, ne peut paître l'herbe qu'avec peine; elle se nourrit principalement et presque uniquement de Feuilles et de boutons d'arbres. P. 431.

Girafe (la) a un tubercule osseux qui

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se trouve sur le dessus et en avant de sa tête. Add., t. iv, p. 567. — Cet animal paraît faire un genre particulier et unique. Ibid. — Bonne description et dimensions de cet animal par une personne dont on ignore le nom , et quelques observations relatives aux habitudes naturelles de cet animal. Ibid. et suiv. — La girafe se trouve également dans les terres méridionales de l'Afrique et de de l'Asie. P. 569.

Girafe, cornes de girafe, leur figure Jdd., t. iv, p. 566. — Description des cornes d'une très-jeune girafe. Bonnes observations de M. Allamand au sujet de la substance de ces cornes. P. 564. — Autre description plus détaillée des cornes d'une jeune girafe. P. 569.— Les cornes de la girafe sont très-probablement des excroissances de l'os frontal , comme l'os qui sert de noyau aux cornes creuses des bœufs et des chèvres. Je suis sur cela du même avis que M. Allamand ; ainsi la girafe fait un genre à part, dont les cornes ne tombent pas annuellement comme celles des cerfs, et ne sont pas recouvertes d'une corne creuse comme celles des bœufs. Ibid.

Girafe, jeune girafe. Sa description et sa figure, par M. Allamand. Add., t. îv, p. 566. — H y a beaucoup moins de différences entre la longueur des jambes de devant et celle des jambes de derrière de cet animal jeune qu'on ne l'a prétendu. Mais peut-être cette différence augmente-t-elle considérablement avec l'âge. P. 570.

Girafe. Lieux qu'elle habite. Sa description. Jdd., t. iv, p. 572. — Forme et nature de ses cornes. P. 573. — Ses habitudes. P. 575.

Glaces (les) se détachent des continents des pôles, et viennent, comme des montagnes flottantes, voyager et se fondre jusque dans les climats tempérés. T. i, p. 36 et 37. — On ne trouve plus de glaces, dès le mois d'avril, en deçà des 67 et 68 degrés de latitude septentrionale. Ces glaces qui viennent du continent des pôles occasionnent la longue durée des hivers. En 1725, il n'y eut, pour ainsi dire point d'été, et il plut presque continuellement; aussi non-seulement les glaces des mers septentrionales n'étaient

pas fondues au mois d'avril au 67e degré, mais même on en trouva au 15 juin vers le 41 ou 42e degré. Elles viennent de la mer de Tartarie dans celle de la Nouvelle-Zemble et dans les autres endroits de la mer Glaciale. Ces glaces se forment auprès des terres et jamais en pleine mer. Il n'y a que peu ou point de glaces dans les hautes mers, quel-, que septentrionales qu'elles soient. Les( glaces trouvées dans le voisinage des terres australes indiquent qu'il y a de très-grands fleuves dans ce continent inconnu et dont l'embouchure n'est pas éloignée des endroits où on les a trouvées. P. 112. — Formation des glaces dans la Mer du nord et particulièrement au détroit de Waigats. P. 197. — Épaisseur et hauteur des glaces au Spitzberg et sur les autres côtes des terres septentrionales. P. 198. — Description des glaces qui flottent dans les mers du Nord. P. 198 et 199. — Ces glaces viennent toutes des grands fleuves qui les transportent clans la mer. Ibid. — Raisons pourquoi il y a moins déglaces dans la mer du nord delaLaponie. P. 198.

Gl/use. Couche de glaise de cent deux pieds d'épaisseur dans le terrain d'Amsterdam. T. i, p. 129.

Glanduleux (corps). Description des corps glanduleux dans les testicules des femelles. T. i, p. 498. — Les corps glanduleux contiennent une cavité remplie de liqueur. Ibid. — Description des corps glanduleux dans les testicules de la chienne. P. 535. — Description des corps glanduleux dans les testicules de la vache. P. 540.

Glanduleux, corps glanduleux. Observations de M. Ambroise Bertrandi sur les corps glanduleux qui contiennent la liqueur séminale des femmes. Jdd-, t. i, p. 659.— Les corps glanduleux commencent à paraître dans le temps delà puberté ; leur végétation, leur accroissement, leur maturité et leui oblitération. P. 660 et 661. - Réflexions sur les fonctions des corps glanduleux et sur le travail continuel des testicules des femelles. P. 661 . — Comparaison des corps glanduleux des femelles vivipares avec la ci* catricule de l'œuf des femelles ovipares. P. 662.

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Glouton, courte description du glouton, T. m, p. 89. — Animal du nord auquel on a donné ce nom à cause de sa voracité; il est plus gros qu'un gros blaireau. Il se trouve dans plusieurs provinces septentrionales de l'Europe et de l'Asie, et aussi dans le nord de l'Amérique sous le nom de Carcajou. P. 488. — Le glouton a souvent été confondu avec l'hyène , quoiqu'il soit d'une espèce fort différente et d'un climat fort éloigné. Manière dent le glouton se jette sur sa proie; il attaque les plus gros animaux, tels que les élans, les rennes, et vient à bout de les mettre à mort. P. 489. — On a appelé le glouton le vautour des quadrupèdes, parce qu'il est d'une voracité insatiable. Il ne court pas légèrement et ne peut prendre à la course aucun animal, à l'exception du castor; il mange la chair, le poisson et déterre les cadavres: il n'a pas un sentiment bien distinct pour sa propre conservation, car il vient à l'homme ou il s'en laisse approcher sans apparence de crainte. Raison de cette stupidité apparente. P. 490 et suiv. — Le glouton suit l'isatis, qui lui sert pour ainsi dire de pourvoyeur. Habitudes naturelles du glouton ; sa peau fait une magnifique fourrure. P. 491 et 492.

Glouton Description de cet animal.

Quoique indigène et originaire des climats les plus septentrionaux, il peut néanmoins subsister dans nos climats tempérés. Add., t. iv, p. 280. — Habitudes naturelles de cet animal en domesticité. Il mange si goulûment qu'on a eu raison de lui donner le nom de glouton. Sa peau fait une fort belle fourrure. Ibid. et suiv.

Glouton. Addition à l'article de cet animal. Add., t iv, p. 282.

Gnou, animal d'Afrique qui n'était pas connu, quoiqu'il soit d'une forme et d'une grandeur très-remarquables. Description de son pelage. 11 est ordinairement de la grandeur d'un grand cerf. Sa nourriture en captivité. Add., t. iv, p. G22 et 623. — Sa forme et ses membres semblent l'assimiler en partie au cheval et en partie au bœuf. P. 623. — Il est animal ruminant. P. 624. — Description d'une jeune femelle gnou.

Ibid. — Elle avait dans la mâchoire infé-

rieure huit dents incisives sembablespar la forme à celles du bœuf commun. Le corps de cet animal semble approcher de la forme de celui du cheval. Ressemblances et différences du gnou avec le cheval et le bœuf. Ibid,. — Il tient beaucoup du cheval, du taureau et du cerf, sans être de l'espèce d'aucun de ces animaux. P. 626. — Description d'un gnou adulte. Ibid. et suiv. — Il n'a point de dents incisives à la mâchoire supérieure. Son naturel tient un peu de la férocité. L'espèce en est nombreuse et fort répandue dans l'Afrique méridionale et peut-être en Abyssinie. P. 627. — Le gnou constitue une espèce singulière qui réunit en soi la force de la tète et des cornes du taureau, la légèreté et le pelage du cerf, et la beauté de la crinière, du corps et de la queue du cheval. P. 628.

Golfe du Mexique , doit être regardé comme une mer méditerranée. T. i, p. 108. Énumération des golfes. P. 200 et suiv. — Le petit golfe qui est à l'embouchure du fleuve Indus est l'endroit du monde où les effets des marées paraissent être les plus grands. P. 208. — Le grand golfe du nouveau continent est semblable au grand golfe de l'ancien continent. P. 2I6. — Le golfe du Mexique est une mer méditerranée où le mouvement des marées n'est guère plus sensible que dans notre mer Méditerranée :

raison de ce dernier effet. P. 217.

Gouffre de la province de Stafford, en Angleterre, a été sondé jusqu'à deux mille six cents pieds perpendiculaires sans qu'on y ait trouvé d'eau. T. i, p. 169. — Différents gouffres dans la mer. P. 261. — Explication des effets des gouffres. P. 262. — Les gouffres ne sont ordinairement que des tournoiements d'eau causés par des courants contraires. Ibid.

Graine (la) n'est point un germe, mais une production aussi parfaite que l'est le fœtus d'un animal, à laquelle, comme à celui-ci, il ne manque plus qu'un grand développement. T. i, p. 431.

Grand babouin, nom donné au Choras.

Add., t. iv, p. 105.

Grandeur (la) du corps, qui ne paraît être qu'une quantité relative, a néanmoins des

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attributs positifs et des droits réels dans l'ordonnance de la nature; le grand y est aussi fixe que le petit y est variable. T. iv, p. 119.

Granité et Roc vif, sont la même substance; elle est vitrescible, et l'auteur a souvent appelé le granité ou roc vif caillou en grande masse. T. i, p. 145. — Composition et formation du granité. P. 174.

Granité et Grès. On ne trouve guère de coquilles dans les granités ni dans les grès. T. i, p. 147.

Gras. Ceux dont le corps est maigre sans être décharné, ou charnu sans être gras, sont beaucoup plus vigoureux que ceux qui deviennent gras. Dès que la surabondance de la nourriture a pris cette route et qu'elle commence à former de la graisse, c'est toujours aux dépens de la quanlité de la liqueur séminale et des autres facultés de la génération. T. i, p. 463.

Grès en grandes masses et en petites masses. T. i, p. 14b et 146. — Il n'y a pas de coquilles dans les grès. P. 174. — Composition du grès. Ibid.

Grès. Expériences qui prouvent que la poudre de grès peut se consolider et former une masse solide par le moyen du feu.

Add., t. i, p. 354. — Les grès qui se trouvent à la superficie ou à peu de profondeur dans la terre, ont tous été formés par l'intermède de l'eau. P. 355.

Grimme. Chèvre de Grimm, animal du Sénégal; sa description. T. m, p. 384. — Elle a un enfoncement très-considérable et très-remarquable au-dessous de chaque œil. P. 385. — Elle a un bouquet de poil bien fourni et dirigé en haut sur le sommet de la tête. Ibid. — Les différences de la grimme et ses ressemblances avec les chèvres et les gazelles. Ibid. — Elle fait la nuance entre les chèvres et les chevrotains. Ibid. — La femelle, dans cette espèce, ne porte point de cornes. Ibid.

Grimme (la). Description de cet animal, par MM. Pallas et Wosmaè'r. Variétés dans cette espère , indiquées par la figure des cornes. Add., t. iv, p. 612 et suiv. — Cette chèvre est d'un naturel fort timide, et d'une très-grande lésèreté. Ses autres habi-

tudes naturelles. P. 613. — Il paraît que le mâle a des cornes, et que la femelle n'en a point. P. 614.

Gris. (Le petit maki.) Sa description.

Add., t. iv, p. 181 et suiv.

Grison (le); sa description, d'après M. Allamand. Cet animal est d'une espèce très-voisine de celle de la belette et de l'hermine. Il est néanmoins originaire de l'Amérique méridionale, si l'auteur de la description a été bien informé. Add., t. iv, p. 283. — Différences essentielles du grison avec la belette. Ibid.

Groenland. L'ancien Groenland, où les Danois avaient édifié des villes, et qu'ils regardaient comme l'une de leurs provinces, il y a deux ou trois siècles, ne subsiste plus aujourd'hui, ou du moins n'a pu être retrouvé par les voyageurs. T. i, p. 21 4 et 21 5.

Groenlandais. Description des Groè'nlandais, leurs coutumes et leurs mœurs.

Add., t. n, p. 265. — Les Groenlandais ressemblent plus aux Kamtschadales qu'aux Lapons , et les habitants de la côte septentrionale de l'Amérique , vis - à - vis de Kamtschatka , ressemblent beaucoup aux Kamtschadales. P. 266.

Grossesse. La durée de la grossesse est pour l'ordinaire d'environ neuf mois, c'està-dire de deux cent soixante et quatorze ou deux cent soixante et quinze jours. Il naît beaucoup d'enfants à sept et à huit mois, et il en naît quelques-uns plus tard que le neuvième mois; mais en général les accouchements qui précèdent le terme de neuf mois sont plus communs que ceux qui le passent. T. i, p. 647. — Signes de la grossesse, dans les premiers temps, sont presque tous équivoques. T. n, p. 46.

Guaciii. Pourrait bien être le même animal que la saricovienne. T. ni, p. 504.

Guenon, c'est ainsi que j'ai appelé, d'après notre idiome ancien, les animaux qui ressemblent aux singes ou aux babouins, mais qui ont de longues queues, c'est-à-dire des queues aussi longues ou plus longues que le corps. Différentes acceptions du mot guenon. Étymologie de ce nom. T. iv, p. 4 et 5. — Manière aisée de distinguer les guenons des singes, des babouins et des makis.

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P. 5. — Il y a neuf espèces de guenons ; savoir : 1° les macaques; 2° les patas; 3° les malbroucks; 4» les mangabeys; 5° lamone; 6° le callitriche; 7° le moustac; 8° le tahapoin ; 9° le doue. Les anciens Grecs connaissaient la mone et le callitriche, mais vraisemblablement ils ne connaissaient pas les autres. Ibid.

Guenon a camail. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 102. — Variété dans cette espèce. P. 102 et 103.

Guenon a long nez. Description de cet animal. Jdd., t. iv, p. 103.

Guenon a museau allongé. Pays où on la trouve. Add., t. îv, p. 105. — Sa description. Ibid.

Guenon a nez blanc proéminent (la).

Sa description. Add., t. iv, p. 98.

Guenon-couronnée (Description de la).

Add., t. iv, p. 94. — Ses dimensions.

Guenon a face pourpre. Sa description.

Add., t. iv, p. 104.

Guenon nègre. Sa description. Add., t. iv, p. 104 et 105.

Guenon a crinière. Sa description. Add., t. îv, p. 91.

Guenons ou Singes a longue queue.

Leurs ennemis les plus redoutables ne sont ni les tigres ni les autres animaux carnassiers , ils leur échappent en se tenant audessus des arbres; mais les gros serpents vont les y chercher et savent les y surprendre. T. iv, p. 60. — Les guenons en général sont d'un naturel plus doux que les babouins, et d'un naturel moins triste que les singes; elles sont vives jusqu'à l'extravagance et sans férocité; elles sont assez suscepti blés d'éducation. P. 63.

Guépard, animal du genre des léopards ou des panthères, dont la peau ressemble à celle du lynx parla longueur du poil, et qui porte une espèce de crinière de quatre ou cinq pouces de longueur le long du cou et entre les épaules ; sa grandeur, ses différences d'avec les panthères. C'est le même animal qu'indique Kolbe sous le nom de loup-tigre , et qui se trouve au cap de Bonne-Espérance. T. m, p. 478. Guépard, est un mot dérivé de lépard, léopard; il y a des variétés dans

l'espèce du guépard pour les couleurs et pour les taches du poil; mais tous les guépards ont une crinière sur le cou, et de longs poils sous le ventre. P. 479.

Guerlinguets. Il existe à la Guiane deux espèces ou variétés de ces petits animaux. Add., t. iv, p. 362 et suiv. — Description de la grande espèce. P. 363. — Description delà petite espèce. P. 364.

Guevei, nom du chevrolain du Sénégal; il y a variété dans cette espèce pour la grandeur. T. m, p. 387 et 388.

Guib, animal du Sénégal ; ses différences et ses ressemblances avec les gazelles. T. m, p. 383 et suiv. — Description de ses cornes et de ses rapports avec les chèvres. P. 384. — Le guib n'est ni chèvre ni gazelle, mais d'une espèce intermédiaire entre les deux. Ibid. — Son climat et ses habitudes naturelles. Ibid. — Description particulière de cet animal. Ibid.

Habitants des terres australes. Voyez Australes.

Habitants du pays de Boranda. Voyez Borandiens.

Habitants de la Nouvelle-Zélande. Voyez Zélande.

Habitants de la Nouvelle-Zemble. Voyez Zembliens.

Haïra. C'est un animal de la Guiane qui ressemble beaucoup au chat sauvage. Add., t. iv, p. 342.

Hamster (le) est un rat des plus fameux et des plus nuisibles ; il ressemble plus au rat d'eau qu'à aucun autre. T. m, p. 452. — Description du hamster et de la manière dont il fait ses magasins. Construction de son domicile ; manière dont il arrange ses provisions. P. 453 et 454. — La femelle du hamster produit deux ou trois fois par an, et cinq ou six petits à chaque fois , souvent davantage. Il y a des années où ces animaux paraissent se multiplier sans nombre, et où ils causent la disette par la dévastation générale des blés. Variétés dans cette espèce. Les hamsters se mangent et s'entre-détrui-

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sent comme les autres rats. Leur peau fait d'assez bonnes fourrures. P. 454.

Hamster. Description détaillée de cet animal, par M. Sulzer. Add., t. iv, p. 383. — Ses mœurs et ses habitudes naturelles.

Grand dommage qu'il cause aux grains.

Ibhl. — Il ne s'engourdit pas tant qu'il est au grand air et quelque froid qu'il fasse; mais il s'engourdit assez promptement dans des trous où il est privé de l'air libre. P. 384. — Histoire et description du Hamster par un anonyme cité par M. Allamand. Ibid. — Il est plus commun en Thuringe que partout ailleurs, et c'est le seul animal en Europe qui soit pourvu d'abat joues. P. 384 et 385. — On ne le trouve ni dans les climats chauds ni dans les climats froids. Description de son terrier. Ibid. — La femelle porte et met bas deux et même trois fois par an, et chaque portée n'est jamais audessous de six, et le plus souvent de seize à dix-huit petits. P. 385. — Un vieux hamster emporte jusqu'à cent livres de grain dans son terrier. P. 386. — Expériences qui prouvent que le hamster ne s'engourdit pas à moins qu'il ne soit dans un lieu où l'ai)' libre n'a aucun accès. P. 387.

Haras. Manière d'établir un haras. T. n, p. 388. — Les haras établis dans les terrains secs et légers produisent des chevaux sobres, légers et vigoureux, avec la jambe nerveuse et la corne dure; tandis que dans les lieux humides et dans les pâturages les plus gras, ils ont presque tous la tête grosse et pesante, le corps épais, les jambes chargées, la corne mauvaise et les pieds plats. P. 390.

Harengs, leur prodigieuse multiplication.

Harpies. Les anciens ont dessiné les harpies d'après le modèle de la roussette.

Hécla. Comparaison de l'Hécla de l'Islande avec l'Elna de Sicile; tous deux ne sont pas des volcans simples, mais pour ainsi dire des gerbes de volcans. Add , 1. 1, p. 395 et 396.

Hémisphères. L'hémisphère austral est en général bien plus froid que l'hémisphère boréal. Raisons de cette différence. ^/(M., t. n,

Hennissement. On distingue cinq sortes de hennissement dans le cheval, tous cinq relatifs à différentes passions. T. n, p. 408.

Hérisson. Se défend contre les chiens et contre les autres animaux de proie, en se mettant en boule. Le renard, cependant, vient à bout de le faire étendre. T. ii, p 61 5 et 616. — Manière de s'accoupler des hérissons, différente de celle des autres animaux quadrupèdes. P. 61 6. — Ils se recherchent au printemps et produisent au commencement de l'été ; les portées sont de trois ou quatre, et quelquefois de cinq ; ils sont blancs dans ce premier temps, et l'on voit seulement sur leur peau la naissance de leurs piquants. Ibid. — Lorsque la mère est enfermée avec ses petits, elle les dévore au lieu de les nourrir. Ibid. — Le hérisson est un animal de mauvaise humeur et malicieux. Ibid. — Habitudes naturelles des hérissons. Ibid. — Ils sont engeurdis et dorment pendant l'hiver. Ils ont le sang froid à peu près comme les autres animaux qui dorment pendant l'hiver. P. 61 7. — Il n'y en a qu'une seule espèce qui n'a même aucune variété dans ces climats. Ibid. — Les hérissons ne se trouvent pas dans les pays les plus froids. Ibid. — Manière dont le renard vient à bout du hérisson. T. m, p. 134.

Hérisson. Addition relative aux habitudes naturelles de cet animal. Add., t. iv, p. 258 et suiv.

Hermaphrodites. On n'a aucun fait avéré au sujet des hermaphrodites, et la plupart des sujets qu'on a cru être dans ce cas n'étaient que des femmes dans lesquelles certaine partie avait pris trop d'accroissement. T. i, p. 6liet 6I5.

Hermine. Différence du nom hermine et du nom roselet.T. n, p. 601. — L'hermine est un joli petit animal, mais méchant et très-sauvage. Ibid. — Sa fourrure est précieuse, mais elle jaunit en assez peu de temps. Ibid. — L'hermine est très-commune dans le nord de l'Europe. Ibid. — Les hermines sont partout roussàtres en été , et blanches en hiver. Ibid.

Hermine. Habitudes naturelles de cet animal. Les hermines de Laponie et de Norwége conservent leur blancheur mieux que

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celles de Moscovie, qui jaunissent plus facilement. Add., t. iv, p. 295.

Hermine apprivoisée. Exemple à ce sujet. Add., t. iv, p. 293. — Autre exemple d'une belette apprivoisée. Ibid. et suiv.

Heures. Ce que c'est que les heures de travail dans l'enfantement; causes de ces douleurs et de leur retour périodique. T. i, p. 637 et suiv.

Heureux et malheureux. La plupart de ceux qui se disent malheureux sont des hommes passionnés , c'est-à-dire des fous auxquels il reste quelques intervalles de raison pendeint lesquels ils connaissent leur folie, et sentent par conséquent leur malheur; et comme il y a dans les conditions élevées plus de faux désirs, plus de vaines prétenliuns, plus de passions désordonnées, plus d'abus de son âme que dans les états inférieurs, les grands sont sans doute, de tous les hommes, les moins heureux. T. n,

Hippélaphe, est le même animal que celui que nous appelons cerf des Ardennes. T. m, p. 288 et 289.

Hipi'Omanès. Ce que c'est que l'hippomanès des juments. T. n, p. 389. — Ce que c'est que l'hippomanès du poulain. Ibid. — L'hippomanès du poulain ; sa génération et sa nature. P. 395.

Hippopotame, appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. L'espèce n'en est pas nombreuse; il n'habite que les grands fleuves de l'Afrique et de l'Inde. T. ni, p. 17. — Temps auquel on a commencé à avoir quelque connaissance précise au sujet de cet animal. P. 307. — Son cri de douleur ressemble plus au mugissement d'un buffle qu'au hennissement du cheval. Ibid. — L'hippopotame a la peau très-épaisse et très-dure, et presque impénétrable. P. 308. — Sa description; erreurs des anciens. Ibid. — Il n'a pas les dents saillantes hors de la gueule, quoiqu'elles soient énormément grandes. Ibid. — Ses mesures et ses dimensions. Ibid. et suiv. — 11 a quarante-quatre dents; les canines sont d'une substance plus belle que l'ivoire. P. 309 et 3! 0. — Il ne produit qu'un petit. P. 310. — Le mâle est d'un tiers plus grand

que la femelle. Ibid. — L'hippopotame a le corps plus long et aussi gros que le rhinocéros. P. 31 1 et 312. — Usage que l'on fait des dents de l'hippopotame. P. 313. — Ses dents de devant ont jusqu'à quinze pouces de longueur, et ses dents molaires sont si grosses que quelques-unes pèsent jusqu'à trois livres. Ibid. — Hippopotame, son naturel et ses mœurs. P. 314. — Il est très-pesant, et ne peut marcher que. lentement; mais il nage très-vite. Ibid. — Il se tient longtemps au fond de l'eau et y marche comme en plein air. Ibid. — Sa nourriture et ses habitudes naturelles. Ibid. — Ouverture énorme de sa gueule. P. 315. — L'espèce parait confinée aux grands fleuves de l'Afrique. Ibid. et suiv. — L'hippopotame est aujourd'hui très-rare en Egypte. P. 316 et 31 7. — Il ne se trouve pas dans les climats tempérés, ni dans les climats du nord; ceux qui l'ont écrit se sont trompés et ont confondu l'hippopotame avec le morse ou vache marine.

P. 317. — Il séjourne dans les fleuves et dans 'es lacs d'eau douce, et non pas dans la mer. P. 319. — Le mâle et la femelle se quittent rarement. Ibid.

Hippopotame. Grand nombre de ces animaux dans le lac Tzana, dans la haute Abyssinie, à peu de distance des vraies sources du Nil. Quelques-uns de ces animaux ont jusqu'à vingt pieds de longueur, selon M. le chevalier Bruce. Add., t. iv, p. 459. — Relation au sujet d'un hippopotame tué sur la côte de Louangue, eu Afrique. Ibid. — Description de l'hippopotame, par M. Allamand. P. 4G0. — Autre description de cet animal , par M. Klockner. P. 461 . — Passage remarquable de Diodore de Sicile.

Ibid. — Et observation sur sa peau, par le même auteur. P. 462. — Le nombre des dents de l'hippopotame est ordinairement de trente-six, et même quelquefois de quarante-quatre; mais souvent d'un moindre nombre, surtout lorsque ces animaux sont jeunes. Ibid. et suiv.

Hippopotame, jeune hippopotame. Sa description. Add. t. iv, p. 458 et suiv.

Hippopotame. On a remarqué , dans les petites figures de fonte tirées des anciens tombeaux trouvés en Sibérie, cellesde l'hip-

popotame et du chameau, ce qui prouve que ces animaux, qui sont actuellement étrangers à cette contrée, y étaient connus autrefois. Add., t. iv, p. 443. — Les hippopotames sont en grand nombre dans les terres de l'Afrique, à une certaine distance du cap de Bonne-Espérance; exemple d'une chasse où l'en en a tué plus de vingt sur une rivière, à peu près à 7 degrés de longitude à l'est du Cap, et à 30 degrés de latitude méridionale. P. 468. — Description des parties extérieures de l'hippopotame. Sa longueur est communément de onze à douze pieds dans l'intérieur des terres du Cap. Ainsi les hippopotames de cette partie de l'Afrique sont bien plus petits que ceux du Nil, qui, selon Zerenghi, avaient plus de seize pieds. Le nombre des dents varie dans ces animaux. Ibid. et 469. — La longueur de leur queue varie aussi. P. 469. — Les testicules ne sont pas renfermés dans un scrotum extérieur, mais sont sous la peau du ventre. La femelle a un follicule au-dessous de la vulve; elle n'a point de mamelles pendantes, mais seulement deux petits mamelons. Son lait est aussi bon et aussi doux que celui de la vache. P. 470. — Description des pieds et de quelques parties intérieures de l'hippopotame. Ibid. — 11 n'a qu'un estomac et ne rumine point. 11 est presque certain qu'il ne mange pas de poissons et qu'il ne vit que d'herbes. 11 entre dans la mer jusqu'à plus de deux lieues de distance. Ibid. et suiv. — Mais il préfère habiter les eaux douces. Ses habitudes naturelles et ses combats. Les femelles ne produisent qu'un petit. P. 471 et suiv. — Description d'un fœtus d'hippopotame. La chaudes hippopotames, et surtout des jeunes , est fort bonne à manger, particulièrement celle des pieds et de la queue. Dimensions prises sur deux hippopotames mâle et femelle. P. 472.

Histoire naturelle. Manière de l'étudier : on doit commencer par voir beaucoup et revoir souvent. T. i, p. 2. — L'attention scrupuleuse, toujours utile lorsqu'on sait beaucoup, est souvent nuisible à ceux qui commencent à s'instruire. Ibid. — 11 faut aussi voir presque sans dessein , pour que

l'esprit s'exerce dans toute son étendue et puisse former de lui-même la chaîne de ses idées. P. 2 et 3. — C'est l'étude des philosophes, la source des autres sciences physiques, et la mère de tous les arts. P. 15.

Histoire des Animaux, par Aristote, est ce que l'on avait avant nous de mieux fait dans ce genre. Exposition du plan de cet ouvrage d'Aristote. T. i, p. 22 et suiv. — La cause la plus générale des équivoques et des incertitudes qui se sont si fort multipliées en histoire naturelle, c'est la nécessité où l'on s'est trouvé de donner des noms inconnus aux productions inconnues du Nouveau-Monde. T. m, p. 15.

Hollande, Nouvelle-Hollande. Description des habitants de la Nouvelle-Hollande, d'après le capitaine Cook. Add., t. n, p. 296 et suiv.

Hollande. Continent de la Nouvelle-Hollande. Ce continent est plus étendu que celui de l'Europe, et il est situé sous un ciel encore plus heureux; mais on n'en connaît que les côtes. Add., t. n, p. 297.

Homère. Voyez Génie d'Homère.

Homme. Doit à certains égards se ranger lui-même dans la classe des animaux, auxquels il ressemble par tout ce qu'il a de matériel. T. i, p. 6. — Les ouvrages des hommes, quelque grands qu'ils puissent être, ne tiendront jamais qu'une bien petite place dans l'histoire de la nature. P. 296. — Nature de l'homme. T. il, p. 1 et suiv. — L'homme, dans les premiers temps après sa naissance, est plus faible qu'aucun des animaux. P. 9.

— Description de l'homme. P. 47 et suiv.

— Le corps de l'homme est à proportion plus fort que celui des animaux. P. 65. — 11 est aussi capable de résister à un mouvement plus long; preuves et exemples à ce sujet. P. 66. — Hommes à queue. P. 153 et suiv. — Race d'hommes à grosses jambes au Malabar et à Ceylan. P. 160. — Rate d'hommes appelés Bedas dans l'île de Ceylan. Ibid. — Race d'hommes la plus belle de la terre en Géorgie, Circassie,Mingrélie et Cachemire. P. 170. — Causes générales des variétés qui se voient parmi les hommes, tant pour la couleur que pour la figure. P. 177. — Ouvrages de l'homme; comparai-

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son des ouvrages de l'homme et des œuvres de la nature. T. iv, p. 1 2 et 1 3. — L'homme intérieur est double, il est composé de deux principes différents. T. n, p. 346. — Dans l'espèce humaine, le climat et la nourriture n'ont pas d'aussi grandes influences que dans les animaux ; raison de cette différence. P. 393. — L'homme peut non-seulement faire servir à ses besoins, à son usage, tous les individus de l'univers; mais il peut encore, avec le temps, changer, modifier et perfectionner les espèces, et c'est le plus beau droit qu'il ait sur la nature. P. 479. — L'homme est moins fait pour penser que pour agir, pour raisonner que pour jouir. P. 51 0. — Lui seul immole et anéantit plus d'êtres vivants que tous les animaux carnassiers n'en dévorent. P. 532. — L'homme ne s'est jamais borné à vivre d'herbes, de graines ou de fruits; il a dans tous les temps, aussi bien que la plupart des animaux, cherché à se nourrir de chair. P. 565. — L'espèce humaine n'a jamais existé sans former des familles, puisque les enfants périraient s'ils n'étaient secourus et soignés pendant plusieurs années. P. 567. — L'état de l'homme dans la pure nature est un état connu ; c'est ie sauvage vivant dans le désert, mais vivant en famille, connaissant ses enfants, connu d'eux, usant de la parole et se faisant entendre. Ibkl. — Comparaison des actes purement individuels dans l'homme, et des actes qui supposent le secours de la société. P. 648. — La nature de l'homme s'est prêtée à tous les climats et à toutes les situations; il ne parait affecter aucun climat particulier. T. m, p. 1. — L'homme dans l'état sauvage n'est qu'une espèce d'animal incapable de commander aux autres, et qui n'a point d'idées de sa puissance réelle et de sa supériorité de nature sur tous les animaux, qu'il ne cherche point à se subordonner. P. 31 et 32.

Homme (1') sauvage du Nouveau-Monde, a peu d'ardeur pour sa femelle; il est moins fort de corps que l'Européen , moins sensible, et cependant plus craintif et plus lâche. T. m, p. 42. — L'homme est le seul de tous les êtres capable de connaître et digne d'admirer. Dieu l'a fait spectateur de l'uni-

vers, et témoin de ses merveilles. L'étincelle divine dont il est animé le rend participant aux mystères divins; c'est par cette lumière qu'il pense et réfléchit, c'est par elle qu'il voit et lit dans le livre du monde, comme dans un exemplaire de la Dhinité. P. 299. — L'homme, fait pour adorer le Créateur, commande à toutes les créatures; vassal du ciel, roi de la terre, il l'ennoblit, la peuple et l'enrichit; il embellit la nature même, il la cultive , l'étend et la polit , en élague le chardon et la ronce, y multiplie le raisin et la rose. P. 299. — L'homme, maître du domaine de la terre , en partage l'empire avec la nature. Cependant il ne règne que par droit de conquête; il jouit plutôt qu'il ne possède ; il ne conserve rien que par des soins toujours renouvelés. Les temps où l'homme perd son domaine, les siècles de barbarie pendant lesquels tout périt, sont toujours préparés par la guerre. L'homme, qui ne peut que par le nombre, qui n'est fort que par sa réunion, qui n'est heureux que par la paix, a la fureur de s'armer pour sa ruine et de chercher à s'entre-détruire , et après ces jours de sang et de carnage, lorsque la fumée de la gloire s'est dissipée, il voit d'un œil triste son bonheur ruiné et sa puissance réelle anéantie. L'homme en venant au monde arrive des ténèbres l'âme aussi nue que le corps, il naît sans connaissance comme sans défense. D'abord il reçoit tout de la nature et ne lui rend rien ; mais dès que ses sens sont affermis, dès qu'il peut comparer ses sensations, il se réfléchit vers l'univers. L'homme instruit n'est pas un simple individu, il représente en grande partie l'espèce humaine entière. P. 300 et 301 . — Dégénération dans l'espèce humaine. Les altérations de nature ne sont que super-!, ficielles. Toutes les races ne font que le même homme. T. iv, p. 1 10. — Il y a plus de force, plus d'étendue et plus de flexibilité dans la nature de l'homme que dans celle de tous les autres êtres. Raisons de cette force et de cette étendue dans la nature de l'homme. Ibid. — L'homme, s'il était contraint d'abandonner les climats qu'il a autrefois envahis pour se réduire à son pays natal, reprendrait avec le temps ses traits

TABLE DES MATIÈRES

originaux, sa taille primitive et sa couleur naturelle. P. 1 1 1 . — Altérations qui arrivent à l'homme par l'influence du climat. Autres altérations par l'influence de la nourriture. P. 112.

Homme sage. Considération et portrait de l'homme sage. T. n, p. 334.

Hommes acéphales , cynocéphales. Sur quoi est fondé ce qu'en ont dit les anciens. T. h, p. 208.

Homme. La multiplication des hommes est beaucoup plus grande dans les peuples policés et bien gouvernés que dans les peuples sauvages. Add., t. iv, p. 205. — Et leur nombre est devenu mille fois plus grand qu3 celui d'aucune autre espèce d'animaux puissants. P. 210. — Il ne faut que du temps à l'homme pour tout connaître; il pourrait même , en multipliant ses observations, voir et prévoir tous les phénomènes, tous les événements de la nature avec autant de vérité et de certitude que s'il les déduisait immédiatement des causes. P. 211.

Homme. Les limites de la grandeur du corps de l'homme, y compris les géants et les nains, s'étendent depuis deux pieds et demi jusqu'à huit pieds. Add., t. h, p. 233 et 234. — Poids du corps de l'homme, relativement à sa grandeur. P. 231 et 233.

Homme. Chaleur que l'homme et les animaux peuvent supporter. Voyez Chaleur.

Homme. Nourriture de l'homme. Voyez Nourriture.

Hommes. Preuves que la différence des couleurs dans les hommes dépend absolument de la différence des climats. T. n, p. 1 94 et suiv. — La multiplication des hommes tient plus à la société qu'à la nature P. 199.

Hommes blancs' dans l'isthme de l'Amérique. T. ii, p. 204 et 205.

Hommes blancs. Réflexions sur l'origine de ces hommes à cheveux et sourcils blancs, qui se trouvent également aux grandes Indes, à Ceylan, dans l'isthme de l'Amérique et même parmi les Nègres. T. h, p. 205 et 206. — Couleur des hommes : le blanc parait être la couleur primitive delà nature. Preuves de cette présomption. P. 20G. — Les hommes qui sont d'un blond blanc ont ordinairement les yeux faibles. Ibid.

Hommes noirs. Pourquoi l'on trouve les hommes plus noirs sur les côtes occidentales de l'Afrique. T. n, p. 215. — Pourquoi l'on trouve des hommes noirs dans la terre des Papous. P. 216. — Il y a autant de variétés dans la race des noirs que dans la race des blancs. P. 180. — Les hommes noirs peuvent se réduire à deux races principales, celle des Nègres et celle des Caffres. Ibid.

Hommes d'une grosseur extraordinaire; quelques exemples à ce sujet. Add., t. n, p. 231 et suiv.

Hommes blafards (les) diffèrent de tous les autres hommes, blancs, noirs, rouges et basanés. Add., t. n, p. 298. — Ces blafards forment plutôt des branches stériles de dégénération qu'une tige ou vraie race dans l'espèce humaine. Les blafards mâles sont inhabiles à la génération , tandis que leurs femelles blafardes peuvent produire avec les Nègres. Ibid. — Il paraît qu'il y a différentes espèces ou variétés dans les blafards, suivant les différents climats. Ibidet suiv.

Hommes gauchers (les), qui naturellement se servent de la main gauche de préférérence à la main droite, pourraient bien avoir le poumon gauche plus grand et composé de plus de lobes que le poumon droit. ddd., t. n, p. 309.

Hottentots (les) no sont pas de la race des Nègres, mais de celle des Cafres. T. u, p. 189. — Description des Hottentots.

P. 1 90. — Les femmes ont une excroissance de peau sur l'os pubis, qui leur sert de tablier et descend jusqu'au milieu des cuisses. Ibid. — Cérémonie de la castration chez les Hottentots ; ils retranchent un testicule à tous leurs enfants mâles. P. 191 . — Comparaison de l'Hottentot au singe. T. iv, p. 17. — Quelque ressemblance qu'il y ait entre l'Hottentot et le singe, l'intervalle qui les sépare est immense, puisqu'à l'intérieur il est rempli par la pensée et au dehors par la parole. P. 18.

Hottentoti'.s. Le prétendu tablier des femmes hottenlotes n'existe pas tel que les soyageurs l'ont décrit; mais cela est remplacé par une autre difformité. Add., t. n, p. 272 et suiv.

TABLE DES MATIÈKES.

Huîtres. Prompte et nombreuse multiplication des huîtres. T. i, p. 114. — Il y a dans l'espèce des huîtres des individus féconds et d'autres individus qui ne le sont pas. Les individus féconds se distinguent à cette bordure déliée qui environne le corps de l'huître, et on les appelle les mâles. P. 471.

Hyène, appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. T. m, p. 27. — Ressemblance et différence du chacal et de l'hyène. P. 86. — L'hyène fouille les sépultures et en tire les cadavres pour les dévorer. Ibid. — Ses ressemblances et ses différences avec le glouton. Ibid. — Ses ressemblances et ses différences avec la civette. Ibid. — Ses ressemblances et ses différences avec le babouin. Ibid. et 87.

— Les noms hyxna et glanus employés par Aristote ne désignent pas deux animaux différents. P. 87. — L'hyène est un animal solitaire qui ne va pas en troupe comme le chacal. P. 89. — Elle a les oreilles longues et nues, et quatre doigts à tous les pieds. Ibid. — Ses caractères particuliers qui la distinguent de tous les autres animaux.

P. 90. — L'hyène a comme le blaireau une ouverture sous la queue qui ne pénètre pas dans l'intérieur ducorps. Ibid.— Habitudes naturelles de l'hyène. P. 91. — C'est un animal de proie; sa force et sa férocité. Ibid.

— Fables et histoires absurdes au sujet de l'hyène. P. 91 et 92.

Hyène. Cet animal étant apprivoisé de jeunesse, peut devenir traitable et fort doux. Add., t. iv, p. 333. — Les hyènes ont toutes un défaut singulier, c'est qu'au moment où on les force à se mettre en mouvement elles sont boiteuses de la jambe gauche. P. 334.

Hyène de Vile deMéroé. 11 se trouve dans cette île, qui est près de la Nubie, une hyène plus grande et plus forte que l'hyène ordinaire. Add., t. iv, p. 334.

Hymen. Membrane de l'hymen. Opinions pour et contre l'existence de cette membrane. T. », p. 35 et 36.

Idées (nos), quelque générales qu'elles

puissent être, ne comprennent pas les idées particulières de toutes les choses existantes et possibles. T. i, p. 18. — L'idée fondamentale de l'explication du système du monde est d'avoir pensé que la même force qui fait tomber les graves sur la terre est aussi celle qui retient la lune dans son orbile. P. 30. — Notions précises des idées simples et des idées composées. P. 444. — Nos idées, bien loin de pouvoir être les causes des choses, n'en sont que les effets, et des effets très-particuliers. P. 467. — Nos idées générales ne sont que des méthodes artificielles que nous nous sommes formées pour rassembler une grande quantité d'objets dans le même point de vue, et elles ont, comme toutes les méthodes, le défaut de ne pouvoir jamais tout comprendre; elles sont de même opposées à la marche de la nature, qui se fait uniformément, insensiblement et toujours particulièrement; en sorte que c'est pour vouloir comprendre un trop grand nombre de choses dans un seul mot que nous n'avons plus une idée claire de ce que ce mot signifie. P. 568.

Iles (les) ne sont en général que des sommets de montagnes. T. i, p. 36. — Le nombre des îles est moins considérable dans les mers septentrionales que dans les mers du midi. P. 49. — Il y a des îles qui ne sont précisément que des pointes de montagnes, comme l'île Sainte-Hélène, l'île de l'Ascension, etc. P. 4 66. — Il y a fort peu d'îles dans le milieu des mers, et elles sont au contraire en très-grand nombre dans le voisinage des terres. P. 293.

Iles nouvelles. Deux espèces d'îles nouvelles; les premières formées par les eaux, et les autres par les feux souterrains. T. i, p. 288 et suiv. — Description de la manière dont s'est formée une île nouvelle par l'action des feux souterrains. Ibid. — Les îles produites par les feux souterrains se forment toujours dans le voisinage des autres îles ou des côtes, et il n'y a pas d'exemples qu'il se soit formé d'îles nouvelles par cette cause à une distance considérable des terres. P. 292. — Formation des îles nouvelles par le dépôt des eaux et par l'abaissement ou l'abandon des eaux de la mer. P. 292 et 29 J.

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Imagination (1') de la mère ne peut produire aucun effet intérieur ni extérieur sur le corps du fœtus; preuve de cette négation. T. i, p. 644 et suiv. — Deux sortes d'imagination dans l'homme. T. u, p. 345.

Imitation (1') est de tous les résultats de la machine animale le plus admirable ; c'en est le mobile le plus délicat et le plus étendu, c'est ce qui copie de plus près la pensée. T. u, p. 354. — Développement des différentes causes qui, dans les animaux, produisent l'imitation. P. 355. — Talent de l'imitation, suppose l'organisation la plus parfaite, les dispositions du corps les plus heureuses, mais rien ne lui est plus opposé qu'une forte dose de bon sens. P. 355 et 356. — Les animaux doivent s'imiter beaucoup plus parfaitement que ne font les hommes. P. 356.

Impulsion. La force d'impulsion s'exercerait dans la tangente de l'orbite des planètes si la force d'attraction cessait un instant; elle a certainement été communiquée aux astres en général par la main de Dieu, lorsqu'il donna le branle à l'univers. T. i, p. 68. — On peut, dans le système solaire, rendre raison de la force d'impulsion d'une manière vraisemblable et qui s'accorde avec les phénomènes. Ibid — La cause de l'impulsion ou de tel autre principe mécanique reçu, sera toujours aussi impossible à trouver que celle de l'attraction ou de telle autre qualité générale qu'on pourrait découvrir. P. 453. — L'impulsion dépend de l'attraction, on peut le démontrer, parce que le mouvement ne peut se communiquer que par le ressort; que le ressort ne peut s'exercer qu'en supposant la cohérence des parties et que cette cohérence n'existe que par l'effet de l'attraction. T. m, p. 422 et 423.— S'il n'y avait pas de ressort dans la matière, il n'y aurait nulle force d'impulsion; explication de la manière dont on doit concevoir que le mouvement passe d'un corps dans un autre. P. 423.

Inclinaison. Cause de l'inclinaison des couches de la terre et des bancs de rochers dans les montagnes ; exemples à ce sujet. Add , t. i, p. 355 et 356. — Cette disposition est accidentelle et provient de l'affaisse-

ment des cavernes qui soutenaient partie de ces montagnes. Exemples à ce sujet.

Incubation. Après six heures d'incubation, on voit dans la cicatricule de l'œuf la tète de l'embryon du poulet jointe à l'épine du dos; à douze heures d'incubation, on distingue aisément les vertèbres; à dix-huit heures la tète a grossi et l'épine dorsale s'est allongée ; à vingt-quatre heures, la tète du poulet paraît s'être recourbée ; les vertèbres sont disposées des deux côtés du milieu de l'épine, comme de petits globules, et presque dans le même temps on voit paraître le commencement des ailes; à trente-huit heures d'incubation on distingue dans la tète trois vésicules entourées de membranes qui enveloppent aussi l'épine du dos; à quarante heures, on voit le poulet vivant; les ébauches des yeux paraissent, le cœur bat et le sang circule. T. i, p. 487 et 488.

Individus. Il n'existe réellement dans la nature que des individus, et les genres, les ordres et les classes n'existent que dans notre imagination. T. i, p. 19 et 20. — Dans les animaux comme dans les plantes, le nombre d'individus est beaucoup plus grand dans le petit que dans le grand ; l'espèce des mouches est peut-être cent millions de fois plus nombreuse que celle de l'éléphant, et de même il y a en général beaucoup plus d'herbes que d'arbres, plus de chiendents que de chênes. P. 431.

Infécondité (1') absolue a été mal à propos attribuée aux mulets provenant d'espèces mélangées dans les animaux, dans les oiseaux et même dans les végétaux. Raison de cette erreur. Il n'y a de différence que du plus ou moins d'infécondité; mais aucun individu, quoique provenant de deux espèces différentes, n'est absolument infécond. T. iv, p. 202 et 203. — Exposition des causes de l'infécondité plus ou moins grande dans les animaux d'espèces mixtes. P. 208.

Infiisulation pour les garçons et pour les filles T. u, p. 29. — Infibulation des filles et des femmes ; manière dont se fait cette opération. P. 39.

Infini. Progrès à l'infini; développement à l'infini ; origine et examen de ces idées.

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T. i, p. 439. — L'idée de l'infini ne peut venir que de l'idée du fini. Ibid. — De la même manière que l'on peut démontrer que l'infini géométrique n'existe point, on s'assurera que le progrès à l'infini n'existe point non plus, et que ce n'est qu'une idée d'abstraction. Ibid.

Inondations. Réflexions sur les inondations. T. i, p. 185 et 186. — Les inondations sont ordinairement plus grandes dans les parties supérieures des fleuves que dans les parties inférieures et voisines de leur embouchure. Raisons de cet effet. P. 186. — Inondations du Nil. Ibid. — Inondations périodiques dans les grands fleuves. P. 194. — Les inondations du Nil sont plus petites aujourd'hui qu'autrefois. Ibid.

In-ectes. Raison de la prodigieuse multiplication des insectes. T. i, p. 592. — Idée nouvelle au sujet de la métamorphose des insectes. Raison de leur transformation. Raison pourquoi le papillon ne produit pas des papillons et qu'il produit des chenilles. P. 597 et 598. — La plupart des insectes s'épuisent entièrement par la génération et meurent peu de temps après. P. 599.

Instinct des animaux, paraît plus sûr que la raison de l'homme, et leur industrie plus admirable que ses arts. T. i, p. 6. — L'instinct n'est que le produit de toutes les facultés tant intérieures qu'extérieures de l'animal. T. ni, p. 173.

Insulaires. Description des insulaires de lamer du Sud, d'après le commodore Byron. Add., t. ii, p. 290 et suiv. — D'après le capitaine Carteret. P. 291. — D'après Samuel Wallis. P. 291 et suiv. — D'après M. de Bougainville. P. 292 et suiv. — D'après le capitaine Cook P. 293 et suiv.

Intempérance [[') détruit et fait languir plus d'hommes, elle seule, que tous les autres fléaux de la nature humaine réunis. T. h, p. 335.

Iris de l'oeil. Comment l'iris est composé et nuancé de différentes couleurs dans l'œil de l'homme. T. h, p. 49 et 50.

Irlande. On trouve en Irlande les mêmes fossiles, les mêmes coquillages et les mêmes productions marines que l'on trouve en Amérique, dont quelques-unes sont diffé-

rentes de celles qu'on trouve dans le reste de l'Europe. T. r, p 327.

Isatis, animal du Nord dont l'espèce paraît être intermédiaire entre le renard et le chien. Il a été regardé comme une variété dansl'espècedu renard. On l'a nommé renard croisé, renard bleu, renard blunc; mais il paraît certain que c'est une espèce différente de celle du renard. T. m, p. 485 et 486. — L'isatis se trouve très-communément dans toutes les terres voisines de la Mer Glaciale, et ne se trouve que peu ou point du tout en deçà du soixante-neuvième degré. Il ressemble au renard par la forme du corps et par la longueur de la queue, et au chien par la forme de la tète. Description de l'isatis, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. P. 486. — Sa voix tient de l'aboiement du chien et du glapissement du renard; sa fourrure est trèsbelle et trè;-recherchée, il y en a de blancs et d'autres bleu-cendré, et cette différence de couleur n'est qu'une variété dans l'espèce. T. m, p. 486. — Terres que cet animal habite. Sa manière de s'accoupler. Le temps où il entre en chaleur. La durée de la gestation; la manière dont il se retire dans un terrier. Il produit ordinairement six, sept ou huit petits. Pourquoi on l'a appelé renard croisé. P. 486 et 487. — Ses habitudes naturelles, sa manière de chasser et de se nourrir. Il a pour ennemi le glouton. Il se trouve dans l'Amérique septentrionale. P. 487.

Isatis (les) ou Cossacs sont très-communs dans les grands déserts de Tartarie. Description d'un de ces animaux. Add., t. iv, p. 326.

IvoiRE/bsô-*7e. Différents faits curieux sur l'ivoire fossile. T. m, p. 216 et suiv.

Jaguar, animal de proie du nouveau continent; ses différences d'avec la panthère. T. m, p. 18 et 19. — Comparaison de cet animal avec l'once, la panthère et le léopard. P. 73. — Habitudes naturelles du jaguar. P. 74. — Il varie par les couleurs du poil. P. 75.

Jaguar. Variétés dans l'espèce de celani» mal. Add,, t. iv, p. 335 et suiv.

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Jaguar de la Gulane. Observations sur les jaguars de la Guiane, par M. Sonnini de Manoncour. Les jeunes individus, dans ces animaux, ont le poil lisse et non pas crêpé. Add., t. iv, p. 335. — Et les grands jaguars excèdent les dimensions que je leur avais données. Habitudes naturelles de ces animaux. P. 335 et 336.

Jaguar de la Nouvelle-Espagne. Court0 description de cet animal. Add. , t. iv, p. 337.

Jaguarète , animal de proie du nouveau continent; ses différences avec le jaguar. T. m, p. 75.

Jaguarète. Voyez Couguar noir. On l'appelle à Cayenne tigre noir. Add., t. îv, p. 338.

Jalousie, différence de cette passion dans l'homme et dans les animaux. T. h, p. 352.

Japonais, sont de la même race que les Chinois; ils ont seulement le teint plus basané, parce que leur climat est plus chaud. T. il, p. 147.

Jeunes gens (les) qui s'épuisent par des irritations forcées commencent par cesser de croître, maigrissent et tombent dans le marasme; raison de cet effet. T. i, p. 462 et

Jeunesse. Peinture des passions dans la jeunesse, et de leurs effets. T. n, p. 348.

Jevraschka, est une espèce de marmotte en Sibérie, plus petite que le monax ou marmotte du Canada, qui est elle-même plus petite que la marmotte des Alpes. Description du jevraschka, ses habitudes naturelles, sa voix, sa multiplication, etc. T. m, p. 455 et i56.

Jocko. Description du jocko, de ses habitudes naturelles, de tous les mouvements et de toutes les actions par lesquelles il parait imiter l'homme. T. iv, p. 28 et 29.

Jocko. Le singe décrit sous ce nom était un jeune pongo. Add., t. iv, p. 71. — Description de cette petite espèce d'orangoutang. P. 77 et suiv. — Habitudes naturelles d'une femelle do celte espèce. P. 78 et suiv.

Jumarts, qu'on a dit provenir du taureau et de la jument, ne sont que des bardots, c'est-à-dire des petits mulets provenant du

cheval et de l'ànesse. La nature du taureau est trop éloignée de celle de la jument pour qu'ils puissent produire ensemble. T. iv, p. 129.

Jimart. Tout ce qu'on raconte au sujet des jumarts parait fort suspect. T. îv, p. 193 (note b). — Nous ne sommes point en état de prononcer sur l'existence réelle de celte espèce de mulet; discussions à ce sujet. En Barbarie, on les appelle kumrach. P. 211. — On prétend qu'il y en a de trois espèces : la première qu'on dit provenir du taureau et de la jument, la seconde de l'âne et de la vache, et la troisième du taureau et de l'ànesse. Ibid.

Jument. Manière de reconnaître le vrai temps de la chaleur des juments, et de leur donner l'étalon. T. u, p. 387. — Le premier poulain d'une jument n'est jamais si étoffé que ceux qu'elle produit par la suite. P. 390. — Manière de conduire les juments dans le lemps de la gestation. P. 395. — Elles portent ordinairement onze mois et quelques jours; elles accouchent debout. Ibid. — Dans un haras, il s'en faut beaucoup que toutes les juments qui ont été couvertes produisent tous les ans ; c'est beaucoup lorsque, dans la même année , il s'en trouve la moitié ou les deux liers qui donnent des poulains. P. 395. — Les juments , quoique pleines, peuvent souffrir l'accouplement, et cependant il n'y a jamais de superfétation. Ibid. — Elles produisent ordinairement jusqu'à l'âge de quatorze ou quinze ans. Ibid.

Jument. Son accouplement avec le taureau sans aucune production. T. iv, p. 21 2.

Kabardinski , petit peuple d'une beauté singulière au milieu des Tartares, qui sont extrêmement laids. T. n, p. 14 4.

Kabassou, espèce de tatou qui a douze bandes mobiles sur le dos ; sa description et ses caractères spécifiques. T. m, p. 146 et 1 47. — Il a la queue nue et sans têt, ce qui lui est particulier, tous les autres tatous ayant la queue couverte d'un têt comme le

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corps. P. 146. — Il a une odeur de musc. P. 150.

KAMTsaiAnALES. Comparaison des Kamtschadales avec les Groënlandais, les Lapons et les habitants de la côte septentrionale de l'Amérique, vis-à-vis Kamtschatka. Add , t. ii, p. 266. — Les Kamtschadales qui habitent les terres orientales et septentrionales de Kamtschalka, ressemblent parfaitement aux Américains des contrées situées sous le même parallèle. P. 2«7 et suiv.

Kamtschatka. Nouvelles découvertes faites aux environs de Kamtschatka, qui démontrent que le continent de l'Asie est pour ainsi dire contigu au continent de l'Amérique sous le cercle polaire. Add., t. n, p. 287.

Kangcros, espèce de grosse gerboise qui se trouve dans les terres australes de la Nouvelle-Hollande. Add., t. n, p. 297.

Kiinos ou Képos, nom que les anciens Grecs ont donné aux guenons, c'est-à-dire aux singes à longue queue. T. iv, p. 5.

Kevel, espèce de gazelle qui se trouve au Sénégal. T. ni, p. 356. — Sa description et ses différences avec la gazelle commune. Ibid. — Le kevel n'est qu'une variété dans l'espèce de la gazelle commune. P. 357.

Kinkajou. Cet animal est différent du carcajou. Add., t. iv, p. 274. — Description et habitudes naturelles de cet animal dans l'état de domesticité. Ibid. — Il n'a rien de commun avec le carcajou que de se jeter comme lui sur les orignaux. Il se trouve dans les montagnes de la Nouvelle- Espagne et à la Jamaïque, où on l'appelle poto. P. 278.

Kinkajou. Nouvelle addition à son article. Add., t. iv, p. 279.

Klipdas, nom de l'animal appelé aussi marmotte du cap de Bonne-Espérance.

Add., t. iv, p. 456. — Habitudes de ce quadrupède. P. 457 et suiv.

Kob ou petite vache brune du Sénégal, espèce de gazelle; sa description. T. m, p. 359.

Koba ou grande vache brune du Sénégal, espèce de gazelle; sa description. T. m,

Kob et Koba. Leurs différences. Ce sont

deux races ou variétés de !a même espèce. Add., t. iv, p. 579 et suiv.

Koriaques et Kamtschadales. Description de ces peuples. Add., t. n, p. 264 et suiv. — Leurs comparaisons avec les Samoïèdes, les Lapons et les Groënlandais. Ibid.

Koriaqces sédentaires, Koriaques errants; différences remarquables dans leurs mœurs. Add., t. n, p. 259.

Koulan. Outre les tarpans ou chevaux sauvages, et les czigithais ou mulets féconds de Daourie, on trouve dans les grands déserts, au delà du Jaïk, du Yemba, du Sarason et dans le voisinage du lac Aral, une troisième espèce d'animal que les Kirghises ou les Kalmouks appellent koulan, qui paraît être Y onagre des auteurs, et qui semble faire nuance entre le czigi.tb.ai etl'àne. Add., t. iv, p. 513. — Habitudes naturelles des koulans. Ils courent très-rapidement et sont indomptables, et il y en a des troupes trèsnombreuses; ils sont plus grands que les chevaux sauvages ou tarpans, mais moins grands que les czigithais. Leur description. Ibid.

Koupara ou chien crabe de la Guiane.

Notice au sujet de cet animal. Add , t. iv. p. 320.

Kouri, est une petite espèce d'unau qui se treuve à Cayenne. Ses ressemblances avec le grand unau; ses différences. Add., t. iv, p. 425. — Sa description. Il y a apparence que ce petit unau ne forme avec le grand unau qu'une seule et même espèce, qui peut varier pour la grandeur. Ibid.

Kumrach, nom que l'on donne en Barbarie aux mulets ou jumarts qu'on prétend provenir de l'âne et de la vache, suivant le docteur Shaw. Add., t. iv, p. 2 M.

Lac-lun,e. Origine du Lac-lunse, autremont dit Medulla saxi. T. i, p. 301.

Lacs. Quelques lacs ont des correspondances souterraines avec les mers voisines. T. i, p. 38. — Il ne se trouve point de lacs au sommet des plus hautes montagnes.

P. 62. — Les uns reçoivent des eaux et en

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rendent, d'autres n'en reçoivent ni n'en rendent, et d'autres, sans en recevoir, en rendent continuellement et paraissent être les sources des plus grands fleuves de la terre. P. 62 et 224. —Trois espèces de lacs. Énumération des principaux lacs de chacune des espèces. P. 224 et suiv. — Tous les lacs dont les fleuves tirent leur origine, tous ceux qui se trouvent dans le cours des fleuves ou qui en sont voisins et qui y versent leurs eaux ne sont point salés, et tous ceux au contraire qui reçoivent des fleuves sans qu'il en sorte d'autres fleuves, sont salés. P. 228. — Exposition des lacs doux et des lacs salés, avec les raisons de celte différence. Ibid.

Lacs. Tous les lacs dont il sort des fleuves ne sont point salés; tandis que presque tous ceux qui reçoivent des fleuves sans qu'il en sorte, sont imprégnés de sel. Jdd., t. i, p. 359. — Il y a des lacs dont les eaux étaient autrefois douces, et qui sont à présent salées. P. 367 et suiv.

Laie (la) ou Truie sauvage, ne produit qu'une fois par an , et la truie domestique produit deux fois l'année. T. h, p. 469 et 470. — Elle est en chaleur au mois de janvier ou de février. P. 470. — Comment elle conduit ses petits et combien de temps elle les allaite. Ibid.

Laine. Choix de la laine et ses différentes qualités. T. n, p. 451 . — La laine est moins une substance de la nature qu'une production du climat aidée des soins de l'homme. T. m, p. 281.

Lait. Quelles doivent être les apparences d'un bon lait. T. n,p. 440.

Lama, appartient au nouveau continent, et n'existait pas dans l'ancien. T. m, p. 31.

— Le lama et le paco ne se trouvent que dans le Nouveau Monde, et n'habitent que les montagnes de l'Amérique méridionale.

C'étaient les seuls animaux domestiques des anciens Américains, et les Espagnols s'en servent encore aujourd'hui pour porter les fardeaux dans les montagnes. P. 432 et suiv.

— Le Pérou est la vraie patrie des lamas ; ils y sont en gmnd nombre et ils y servent très-utilement; leur chair est bonne à manger, leur poil est une laine d'un bon usage.

Ils portent ordinairement cent cinquante ou deux cents livres; ils ne font guère que quatre ou cinq lieues par jour, mais il est vrai que c'est dans des chemins très-difficiles, etc. P. 434.— Les lamas croissent assez vite, et sont en état de produire à l'âge de trois ans, mais ils commencent à dépérir à douze ans ; ils sont vieux à quinze ; leur naturel parait être modelé sur celui des Américains, ils sont doux et flegmatiques, etc. P. 435. — Description de la manière dont on les conduit et dont on les nourrit. Leurs autres habitudes naturelles. Ibid. — Description du lama et de ses différentes parties. Ibid- et 436. — Quoique le lama soit un animal très-lascif, il a cependant beaucoup de peine à s'accoupler. Préludes extraordinaires qui précèdent l'accouplement. P. 436.

— Les lamas ne coûtent pour ainsi dire ni entretien ni nourriture ; ils sont fort sobres et boivent fort rarement; ils s'abreuvent de leur salive qui est fort abondante. P. 436 et 437. Le lama sauvage, qu'on appelle huanaeus, se trouve en troupe sur les montagnes du Pérou et du Chili. Habitudes naturelles de ces lamas sauvages; ils sont très-vigoureux dans les parties les plus élevées des Cordilières, mais faibles et languissants dans les parties basses et aux pieds de ces montagnes, où ils ne restent jamais que malgré eux. P. 437. — Comparaison du lama avec le chameau. T. iv, p. 139.

Lama. Sa grandeur. Il semble être un diminutif en beau du chameau; comparaison de ces deux animaux. Add., t. iv, p. 519.

— Description du lama. Ibid. — Ses dimensions. Son naturel. P. 520. — Ses allures, ses habitudes naturelles. Il n'a pas besoin de boire, ayant une très-grande abondance de salive. Les lamas ne craignent point le froid et marchent en troupes dans leur état de liberté, et ils sont très-aisés à apprivoiser. P. 520 et 521. — Lama est un nom générique que les Indiens du Pérou donnent indifféremment à toutes sortes de bêtes à laine. P. 523. — Le lama produit dans les climats chauds comme dans les climats froids, et dans l'état de domesticité comme dans celui de liberté. La femelle ne fait qu'un pstit à chaque portée. Le lama ne

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trotte ni ne galope, mais son pas ordinaire est si doux, qu'au Pérou les femmes s'en servent de préférence à toute autre monture; on les envoie paître dans les campagnes en toute liberté, sans qu'ils cherchent à s'enfuir. On les tond une fois l'an. P. 523.

Lamantin. Nous comprenons sous ce nom le lamantin ou manati de Cayenne, de Saint Domingue, etc., et aussi le lamantin du Sénégal, qui ne paraissent être que deux variétés de la même espèce. T. m, p. 508. — Origine de ce nom. P. 532 (noter). — Le lamantin n'estpas entièrement cétacé ; sa description détaillée. Il tient aux cétacésparles parties de l'arrière de son corps, et ne tient plus aux quadrupèdes que par les deux pieds ou par les deux mains qui sont en avant à côté de sa poitrine. P. 532 et 533. — Sa description et son histoire d'après Oviedo. P. 533.— Le lamantin ne va jamais à terre, et préfère le séjour des eaux douces à celui de l'eau salée. Sa longueur est de seize à vingt pieds. P. 534. — 11 se trouve aux bords de la mer Atlantique et de la mer Pacifique. Il s'accouple dans l'eau, sur un bas-fond. Il broute l'herbe qui croît le long des rivages. P. 535. — Il a la queue horizontale, c'est-à-dire située comme celle des animaux cétacés. Il n'a point de dents de devant, mais il a trentedeux dents molaires; il a les yeux petits et mauvais, mais l'oreille excellente; les femelles ne portent qu'un petit, qu'elles embrassent avec leurs mains, et qu'elles allaitent; leur lait est de bon goût. P. 536. — Il a cinquante-deux vertèbres; sa langue est attachée en dessous presque jusqu'à son extrémité à la mâchoire inférieure. Autre description du lamantin. P. 536 et 537. — Faits historiques au sujet du lamantin. P. 537 et suiv. — L'espèce n'en est pas confinée aux fleuves et aux mers du Nouveau-Monde ; il parait qu'elle existe aussi sur les côtes et dans les rivières de l'Afrique. Description du lamantin du Sénégal. P. 539 et 540. — Le lamantin de Cayenne et le lamantin du Sénégal paraissent être de la même espèce. Faits historiques au sujet des lamantins des différents climats. T. m, p. 540 et 541 .

Lamantins (les) forment la nuance entre les amphibies et les cétacés. Quoique infor-

mes à l'extérieur, ils sont à l'intérieur trèsbien organisés. Add., t. m, p. 583. — Leur naturel et leurs mœurs semblent tenir quelque chose de l'intelligence et des qualités sociales. Ils se tiennent presque toujours en troupes. Ils se prêtent dans le danger de mutuels secours. Le mâle n'a communément qu'une femelle. Leur manière de s'accoupler. Ils ne viennent jamais à terre. Ils ont le trou ovale du cœur ouvert. Ils n'habitent pas les hautes mers et se nourrissent de fucus et d'autres herbes marines. P. 583 et 584. — Leur chair et leur graisse sont également bonnes à manger. Description de quelques-unes de leurs parties extérieures. Ils n'ont que de tiès-petits trous auditifs et point d'oreilles externes. La partie génitale de la femelle n'est pas située, comme dans les autres animaux, au-dessous, mais au-dessus de l'anus. P. 584. — Caractères généraux et particuliers des différentes espèces de lamantins. P. 584 et 585. — On peut compter cinq espèces de lamantins, savoir : le grand lamantin de Kamtschatka, le grand lamantin des Antilles, le grand lamantin de la mer des Indes orientales et méridionales, le petit lamantin d'Amérique et le petit lamantin du Sénégal. Différences caractéristiques de ces cinq espèces. P. 593 et 594.

Lamantin (grand) de Kamtschatka. Il manque absolument de doigts et d'ongles dans les deux mains ou nageoires ; il manque aussi de dents, et n'a dans chaque mâchoire qu'un os fort et robuste qui lui sert à broyer les aliments, tandis que les lamantins d'Amérique et d'Afrique ont des doigts et des ongles, et des dents molaires au fond de la gueule. Add., t. m, p. 584 et 58£. — Le lamantin de Kamtschatka se trouve dans la mer orientale, au delà de Kamtschatka. Ses habitudes naturelles. P. 585. — La femelle ne produit qu'un petit à la fois, et le temps de la gestation est d'environ un an. P. 586. — Le mâle et la femelle s'accouplent dans l'eau ; manière dont ils préludent à l'accouplement. Ibid. — Il est plus facile de harponner les lamantins adultes que les petits ou les jeunes ; manière dont on les harponne et comment on les tire au rivage. Ils ont le trou ovale du cœur ouvert. P. 586 et 587.

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— Ils ne mangent point de poisson, mais seulement des fucus et plusieurs autres herbes. Leur manière de dormir dans l'eau. Ils sont très -gras en été et fort maigres en hiver. Leur graisse est aussi bonne que le beurre. P. 587. — La chair des jeunes est assez bonne à manger. La peau des vieux est très-épaisse; elle est si dure, lorsqu'elle est sèche, qu'on a peine à l'entamer avec la hache. Un lamantin décrit par M. Steller pesait huit milliers, et sa longueur était de vingt-trois pieds; description d'un de ces animaux. Caractères par lesquels le lamantin de Kamtschatka diffère de tous les animaux terrestres ou marins. P. 587 etsuiv.

Lamantin (grand) de la mer des Index, paraît être d'une espèce voisine de celle du grand lamantin des Antilles. Add., t. m, p. 591.

Lamantin (grand) des Antilles; ses différences avec le grand lamantin de Kamtschatka Add., t. m, p. 590. — Ses dimensions, ses proportions, sa description. Ibid.

— Ses habitudes naturelles. Les lamantins sont toujours en troupes au voisinage des côtes P. 590 et 591 . — Le grand lamantin des Antilles, ainsi que celui de Kamtschatka, ne fréquentent que la mer et quelquefois les embouchures des fleuves, il ne produit qu'un petit que la mère embrasse et porte entre ses mains, et qu'elle allaite pendant un an. Les petits ne quittent leur mère que deux ou trois ans après leur naissance. P. 591.

Lamantin (petit) d'Amérique. Cette espèce est plus petite, plus nombreuse et plus répandue que celle des grands lamantins; elle fréquente non-seulement les côtes de la mer, mais remonte les rivières à de grandes distances dans les terres de l'Amérique méridionale. Add., t. ni, p. 592. — Ses habitudes naturelles. Ibid. — La femelle produit ordinairement deux petits qu'elle porte sous ses deux bras. Attachement réciproque des petits et de la mère. P. 593.

Lamantin (petit) du Sénégal. Ses différences et ses ressemblances avec le petit lamantin d'Amérique. Add., t. m, p. 593

Langue grecque, est la plus riche, la plus

parfaite de toutes les langues; elle était portée, dès le temps d'Homère, à un grand point de perfection. T. i, p. 21. — On peut estimer l'ancienneté ou la nouveauté d'une langue par la quantité plus ou moins grande des mots et la variété plus ou moins nuancée des constructions. P. 21 et 22.

Lap ns. Expériences qui prouvent que les lapins et les lièvres sont d'espèces différentes et qu'ils ne peuvent se mêler. T. n, p. 518. — La fécondité du lapin est encore plus grande que celle du lièvre, et devient quelquefois incommode et nuisible par le nombre. P. 5i8 et 549. — Habitudes naturelles du lapin; ses ruses et ses ressources, P. 549.— Le lapin est supérieur au lièvre par l'instinct. Ibid. — Les lapins domestiques se dispensent de creuser des terriers, comme les oiseaux domestiques se dispensent de faire des nids. Ibid. — Variétés dans les I lapins domestiques. P. 549 et 550. — Ils peuvent engendrer et produire à l'âge de I cinq ou six mois. La femelle est presque j toujours en état de recevoir le mâle; elle porte trente ou trente-un jours, et produit quatre, cinq ou six et quelquefois sept ou I huit petits. P. 550. — Manière dont les femelles cachent et élèvent leurs petits. Ibid. I — Remarques et observations sur les lapinsclapiers, sur leur multiplication, leurs variétés, leurs habitudes et leurs mœurs ; les lapins vivent huit ou neuf ans. P. 550 et 551 . — Il sont originaires des pays chauds. Anciennement il n'y en avait en Europe que dans la Grèce et en Espagne. P 551 — Ils ne peuvent vivre dans les climats excessivement froids. P. 551 et 552. — Le lapin appartient à l'ancien continent et ne s'est pas trouvé dans le nouveau. T. ni, p. 30.

Laponie. Première découverte des côtes septentrionales de la Laponie. Add., t. n, p. 262. — Établissement des Danois sur les côtes occidentales de la Laponie, jusqu'au soixante-onzième ou soixante-douzième degré. Établissement des Russes sur la côte orientale de la Laponie, à la même hauteur de soixante-onze ou soixante douze degrés. P. 263.

Lapons. Leur figure, leur naturel, leurs mœurs et leurs usages. T. u, p. 1 38 et suiv.

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— lis mènent une vie très-dure et Irèstriste, et cependant ne sont jamais malades et parviennent à une vieillesse extrême. P. 110. — Ils sont cependant sujets à la cécité. Ibid.

Lapons. Description des Lapons, comparaison de leur figure et de leurs mœurs avec les autres peuples du Nord, Add., t. n, p. 259.

Lard dans différentes espèces d'animaux.

T. ii, p. 466.

Latax (le) d'Aristote est vraisemblablement l'animal indiqué parBelon sous le nom de loup-marin. Raison de cette présomption. T. m, p. 506.

Lavanges. Leurs différentes espèces; exposition de leurs effets, et moyen de s'en garantir. Add., t. i, p. 375 et 376.

Laves. Nature des laves, leur formation, leur écoulement. Add., t. i, p. 386 etsuiv.

— Différence de la sortie des laves dans les grands et dans les petits volcans. P. 387. — Effets désastreux causés par les torrents de lave. Ibid. — H y a, dans les torrents de lave, un mouvement de plus que dans les torrents d'eau ; ce mouvement tend à soulever toute la masse qui coule, et il est produit par la force expansive de la chaleur dans l'intérieur du torrent embrasé. Effets prodigieux de ce mouvement. P. 405. — Les torrents de lave ont jusqu'à deux et trois mille toises de largeur, et quelquefois cent cinquante et même deux cents pieds d'épaisseur. Calcul du temps nécessaire pour le refoidissement des laves. Exemple de laves qui n'étaient pas encore refroidies au bout de quatre ans, et même de huit ans. P. 407. — Les laves se convertissent avec le temps en bonne terre ; manière dont se fait cette conversion. P. 409.

Leming. Description détaillée de cet animal. T. m, p. 502. — 11 habite ordinairement les montagnes de Norwége et de Laponie; mais il en descend quelquefois en si grand nombre, qu'on regarde l'arrivée de ces animaux comme un fléau terrible : ils dévastent absolument la campagne; ils aboient comme de petits chiens, et mordent le bâton avec lequel on les frappe; ils se creusent de grands terriers. Le mâle est plus grand que

la femelle. P. 502 et 503. — Habitudes naturelles du leming; la chair de cet animal est mauvaise et sa fourrure inutile. P. 503. Léopard. Application équivoque de ce nom; courte description de l'animal auquel nous le donnons. T. in, p. 63. — Origine de ce nom. P. 6i. — Habitudes naturelles du léopard. P. 71. — Il ne s'apprivoise pas comme l'once. Ibid. — Ses différences d'avec la panthère et l'once. Ibid. — Cette espèce paraît être sujette à plus de variétés que celles de la panthère et de l'once. P. 72.

— Sa fourrure est précieuse et plus chère que celle de la panthère ou de l'once. P. 73.

Lérot. le loir demeure dans les forêts et semble fuir nos habitations; le lérot, au contraire, habite nos jardins, et se trouvo quelquefois dans nos maisons- T. n, p. 630.

— Habitudes naturelles du lérot. P. 630 et 631 . — Les lérots s'accouplent au printemps et produisent en été, et font cinq ou six petits qui croissent promptement, mais qui cependant ne produisent eux-mêmes 0,110 dans l'année suivante. P. 631 . — Leur chair n'est pas mangeable comme celle du loir ; ils ne deviennent pas aussi gras, et manquent des feuillets graisseux qui se trouvent dans le loir, et qui enveloppent la masse entière des intestins. Ibid. — Ces animaux ne se trouvent pas dans les pays très froids. Ibid.

Lérot A queue dorée. Habitudes, description et dimensions de cet animal. Add., t. iv, p. 377.

Lidmée. Grande espèce d'antilope. T. m, p. 362.

Lièvres. L'espèce en est excessivement nombreuse et presque universellement répandue. T. n, p. 539. — Ils sont en état d'engendrer en tout temps et dès la première année de leur vie. P. 542. — Les femelles ne portent que trente ou trente-un jours; elles produisent trois ou quatre petits , et dès qu'elles ont mis bas, elles reçoivent le mâle; elles le reçoivent aussi lorsqu'elles sont pleines, et par la conformation particulière de leurs parties génitales, il y a souvent superfétation. Ibid. — Singularités de conformation dans les parties génitales

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de la femelle du lièvre , qui fait que souvent on prend la femelle pour un mâle.

Ibid. — Les petits ont les yeux ouverts en naissant ; la mère les allaite pendant vingt jours. Ibid. — Habitudes naturelles du lièvre. P. 542 et 543. — Nourriture du lièvre. Ibid. — Il ne rumine pas, quoiqu'il ne vive que d'herbes. P. 543. — Les lièvres dorment beaucoup , et dorment les yeux ouverts. Ibid. — Mouvement du lièvre dans sa course. Ibid. — Les lièvres ne vivent que sept ou huit ans au plus. Ibid.

— Ils passent leur vie dans la solitude et dans le silence. P. 544. — Ils s'apprivoisent aisément et sont même susceptibles d'éducation, mais ils ne peuvent devenir animaux domestiques, parce qu'ils reprennent leur liberté dès qu'ils en trouvent l'occasion. P. 544. — Instinct et sagacité du lièvre. Ibid. — Dans cette espèce, les femelles sont un peu plus grosses que les mâles. P. 545.

— Les lièvres des montagnes sont plus grands et plus gros que ceux des plaines. Ibid. — Ils deviennent blancs pendant l'hiver dans les pays du Nord. Ibid. — Indice par lequel on peut reconnaître de loin un lièvre au gîte. P. 547.— Il y a dans quelques provinces du Nord des lièvres qui ont des cornes ou plutôt des bois assez semblables à celui du chevreuil; causes probables de cet effet. T. iv, p. 121 .

Lièvre. Dans les Pyrénées, cet animal se creuse des tanières entre les rochers, et se terre comme les lapins; et à l'île de France et au Sénégal, les lièvres sont beaucoup moins gros qu'en Europe. Add., t. iv,

Lièvre sauteur. Voyez grande gerboise, appelée au cap de Bonne-Espérance lièvre sauteur.

Limaçon, a des parties propres à la copulation, et chaque individu a en même temps les deux sexes. T. i, p. 595.

Limon. Formation du limon par le sédiment des pluies, des rosées, etc., c'est la première couche de terre qui environne le globe. T. i, p. 122.

Lion. Son caractère et son naturel. T. m, p. 2. — Les lions qui habitent les plus hautes montagnes où la chaleur est moindre,

sont moins féroces que ceux qui habitent les plaines, où la chaleur est excessive. Ibid. — L'espèce n'en est pas très-nombreuse, et il paraît même qu'elle diminue tous les jours. Ibid. — Les lions du désert sont beaucoup plus intrépides et plus courageux que ceux des pays habités. P. 3 — Le lion est susceptible des impressions qu'on lui donne, et se prive jusqu'à un certain point. Ibid. — Il s'irrite des mauvais traitements et en conserve le souvenir, comme il conserve aussi la mémoire des bienfaits. P. 4. — Sa colère est noble, son courage magnanime , son naturel sensible. Ibid. — Il ne détruit que par nécessité, et ne tue les animaux qu'autant qu'il en a besoin pour se nourrir. T. m, p. 4. — Portrait du lion. Ibid. — Sa force prodigieuse et son agilité. Ibid. — Il fait mouvoir la peau de sa face et celle de son front. P. 5. — Il a la faculté de remuer sa crinière. Ibid. — L'espèce du lion est une des plus nobles, parce qu'elle est unique, et qu'on ne peut la confondre avec aucune autre. P. 6. — Les lions de la plus grande taille ont environ huit ou neuf pieds de longueur, et quatre ou cinq pieds de hauteur. Ibid. — Il y a très-peu ou point de variétés dans l'espèce du lion. P. 7. — La crinière du lion n'est pas du crin , mais un long poil lisse ; les lionnes n'ont point de crinière. Ibid. — L'animal d'Amérique que les Européens ont appelé lion, et que les naturels du Pérou appellent puma, n'est point un lion. Ibid. — Le lion ne se trouve que dans les climats les plus chauds , cependant il peut vivre et subsister assez longtemps dans les climats tempérés. P. 8. — Le lion vit vingt à vingtcinq ans. P. 9. — Il n'évente pas de loin l'odeur des autres animaux ; il ne les chasse qu'à vue, ou il les attend au passage pour so lancer dessus. P. 1 1 et 1 2 . — On a donné lo nom de guide du lion ou de pourvoyeur du lion à une espèce de lynx. P. 12. — Dans les forêts et les déserts, la nourriture la plus ordinaire du lion sont les gazelles et les singes. Ibid. — Il ne grimpe pas sur les arbres, et ne prend les singes que quand ils sont à terre. Ibid. — Le lion mange beaucoup à la fois et se remplit pour deux ou

trois jours; il brise les os et les avale avec la chair. Ibid. — Il boit toutes les fois qu'il peut trouver de l'eau ; il boit en lapant et perd en même temps beaucoup d'eau. Ibid.

— Il lui faut environ quinze livres de chair crue par jour. Ibid. — Son rugissement est différent de son cri ordinaire. Ibid. — Il voit la nuit comme le chat; son sommeil est court et léger. P. 13. — Marche, course et autres mouvements du lion. Ibid. — Manière dont il saisit sa proie, et quels sont les animaux qu'il cherche de préférence. Ibid.

— Manière de chasser le lion. P. 13 et 14. Lionne (la) est dans toutes ses dimensions d'environ un quart plus petite que le lion. T. ur, p. 6. — Elle a quatre mamelles P. 10. — Lorsqu'elle est en chaleur, elle est suivie de plusieurs mâles qui se battent furieusement entre eux. P. 11. — Elle met bas au printemps, et ne produit qu'une fois tous les ans ; elle est terrible lorsqu'elle a des petits. Ibid. — Le lion marche rarement pendant l'ardeur du jour, et c'est la nuit qu'il fait toutes ses courses. P. 11.

Lion-marin. Voyez Phoque. T. m, p. 508. Très-grande espèce de phoque que l'on trouve sur les côtes des terres magellaniques. Description des lions-marins; leur grandeur, leur grosseur; quantité énorme de graisse dont ils sont surchargés. Leur différence d'avec les autres phoques. Les lions-marins mâles ont une espèce de grosse crête qui pend au bout de la mâchoire supérieure ; cette crête manque à la femelle. P. 518 et 519. — Ils se tiennent en troupes et passent tout l'été dans la mer, et tout l'hiver à terre ; c'est dans cette saison que les femelles mettent bas; elles ne produisent qu'un ou deux petits, qu'elles allaitent. P. 519. — Leurs habitudes naturelles, leur naturel pesant, leur sommeil , leur voix , leurs cris, leurs combats; qualités de leur chair. Il est très-facile de les tuer. Ibid. — Description du lion-marin. P. 520 et 521. Voyez Dugon. P. 530.

Lion-marin (le) est la plus grande espèce de phoques qui ait des oreilles externes. Add., t. m, p. 570. — On a trouvé des l:ons-marins dans les deux hémisphères aux latitudes les plus élevées, comme dans les

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mers du Kamtschatka et dans celles des

lerres Magellaniques, et peut-être cette espèce d'amphibie fréquente toutes les latitudes, ainsi que la plupart des autres phoques. Les lions-marins vont en grandes familles. P. 570 et 571 . — Chaque famille est ordinairement composée d'un mâle adulte, de dix à douze femelles, et de quinze à vingt jeunes des deux sexes. P. 571. — Leurs habitudes en société tant sur mer que sur terre; la présence et la voix de l'homme les fait fuir. Ils sont d'un naturel doux et timide. Ibid. — Manière dont les habitants de Kamtschatka chassent et tuent ces animaux. P. 571 et 572. — Ils s'habitueraient aisément avec l'homme. P. 572. — Les mâles se battent souvent entre eux pour conserver ou ravir les femelles. Ils choisissent une grosse pierre pour domicile sur la terre. Ibid. — Leurs combats particuliers et généraux. P. 573. — Les femelles ne paraissent pas avoir un grand attachement pour leurs petits. Les mâles et les femelles semblent s'aimer beaucoup dans tous les temps, et cependant les mâles paraissent moins complaisants et plus fiers dans celui des amours. P. 573 et 574. — Manière dont ils préludent à leur accouplement. P. 574. — L'été est la saison des amours. Le temps de la gestation est de près de onze mois. La portée n'est ordinairement que d'un petit. Ibid. — Ils ne mangent que peu ou rien tant que durent leurs amours. Us se nourrissent de poissons, de crustacés et de coquillages. Leur voix et leurs cris. P. 575. — Leur manière de marcher. Ibid. — Ils sont lourds et dorment sur le rivage. Us peuvent rester longtemps sous l'eau sans respirer. P. 575 et 576. — On l'appelle lion-marin , parce qu'il porte une crinière jaune comme le lion terrestre. La femelle n'a point cette crinière. Description du lion-marin. P. 576. — 11 n'y a point de feutre sous les grands poils comme dans l'ours-marin. Poids et dimensions des plus grands lions-marins. P. 576 et 577. — Dimensions d'une jeune femelle. P. 580. — Différence entre l'ours-marin et le lionmarin. P. 580 et 581.

Loir. Trois espèces de loirs, le loir, le lérot et le muscardin , qui tous trois sont

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engourdis pendant l'hiver comme la marmotte. T. il, p. 626. — Différences du loir, du lérot ei du muscardin. P. 626 et 627. - Les loirs ne sont pas dans le sommeil pendant l'hiver, mais dans un engourdissement ou une torpeur produite par le refroidissement du sang; ils ont si peu de chaleur intérieure, qu'elle n'excède guère celle de la température de l'air : preuves de cette assertion par l'expérience du thermomètre , lequel plongé dans le corps de ces animaux reste au même degré. P. 627. — Ils ont très-peu de chaleur en comparaison des autres animaux , dix degrés au thermomètre, au lieu que les autres en ont trente ou trente-deux. Ibid. — Ces animaux tenus pendant l'hiver dans un lieu bien chaud, ne s'engourdissent pas. P. 627 et 628. — Lorsqu'ils sentent le froid , ils se mettent en boule pour offrir moins de surface à l'air, et se conserver un peu de chaleur. P. 628.

— Manière de les dégourdir. Ibid. — Quoique engourdis et sans mouvement, ils sentent cependant la douleur quand elle est trèsvive. Ibid — Exposés à une forte gelée, ils meurent en peu de temps. Ibid. — Ils se raniment pendant l'hiver lorsque le temps est fort doux. P. 629. — Les loirs faisaient partie de la bonne chère chez les Romains ; leur chair est très-grasse en tout temps. Ibid. — Habitudes naturelles du loir. Ibid.

— Il ne s'apprivoise pas autant que l'écureuil. P. 630. — Les loirs se recherchent au printemps; ils font leurs petits en été, les portées sont ordinairement de quatre ou de cinq. Ibid. — Us ne se trouvent pas dans les climats très-froids. Ibid.

Loris , petit animal qu'on trouve à Ceylan, qui est quadrumane, et qui, comme le singe , n'a pas de queue, qui a le museau pointu comme les makis, et qui est remarquable par l'élégance de sa figure. Il est peut-être de tous les animaux celui dont le corps a le plus de longueur relativement à sa grosseur. Sa description et sa comparaison avec les makis. T. m, p. 471 et 472.

Lonis de Bengale. Description et habitudes de cet animal. Add., t. iv, p. 184 et suiv.

Louche. L'inégalité de force dans les

yeux est la cause du regard louche. T. n , p. 19.

Louche, yeux louches. Voyez Strabisme.

Loup. Quoique pris jeune et élevé dans la maison , se livre tôt ou tard à son penchant pour la rapine et la destruction. T. n, p. 477. — Son tempérament et ses habitudes naturelles. P. 572 et suiv. — Naturel du loup très-opposé à celui du chien. P. 573.

— Les loups s'entre-dévorent, et lorsqu'un loup est grièvement blessé, les autres le suivent au sang et s'attroupent pour l'achever. Ibid. — Le loup pris jeune se prive, mais no s'attache point , et reprend avec l'âge sa nature féroce. P. 573 et 574. — Les loups se cherchent une fois par an , et les mâles ne demeurent que peu de temps avec la femelle. P. 574. — Ils se battent cruellement pour les femelles. Ibid. — Différences extérieures du loup d'avec le chien. P. 575.

— Les loups s'accouplent comme les chiens, et ont comme eux la verge osseuse. Ibid.

— Ils naissent les yeux fermés comme les chiens. Ibid. — Les loups mâles et femelles sont en état d'engendrer à l'âge d'environ deux ans. P. 576. — Ils vivent quinze ou vingt ans. Ibid. — Ils blanchissent dans la vieillesse. Ibid. — Ils dorment d'un sommeil très-léger. Ibid. — Ils ont besoin de boire souvent, mais ils supportent longtemps le manque de nourriture ; ils avalent de la glaise, etc. Ibid. — Le loup est très-difficile à forcer à la course. P. 577. — Connaissances nécessaires pour la chasse du loup. P. 577 et 578. — Manière de chasser et de prendre les loups. P. 578. — Variétés dans la couleur et la grandeur des loups suivant le climat. P. 578 et 579. — Quali'.és nuisibles du loup. P. 579.

Loup. La femelle peut s'accoupler et produire avec le chien ; exemple à ce sujet. Add., t. iv, p. 195 et suiv. — Mais le loup, quoique adouci par l'éducation, reprend avec l'âge sa férocité naturelle. P. 198. — Suivant Pontoppidan, il n'en existait point en Norwége avant l'année 1718. P. 321. — On connaît deux espèces de ces animaux au cap de Bonne-Espérance. Ibid.

Loup-cervier (le) n'est pas un animal différent du chat-cervier, et tous deux sont

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la même chose que le lynx. T. ni, p. 82

Loup-doré , est le même animal que le chacal. T. m, p. 481.

Loup du Mexique. Notice au sujet de cet animal; sa description; ses différences d'aveclje loup ordinaire. T. îv, p. 321.

Loup noir (le) de Canada, est de la même espèce que le loup d'Europe. T. ni, p. 101. — Il est plus petit que le loup commun et que le loup noir de l'Europe. Ibid. — Ses différences d'avec le loup commun. Ibid. — Sa peau ne peut faire qu'une fourrure assez grossière. P. 102.

Loup-tigiie , est le même animal que le guépard. T. m, p. 478.

Loups-garous, sont des loups qui s'accoutument à manger des cadavres humains, et qui ensuite attaquent les hommes. T. n . p. 577.

Loutre. Caractère et naturel de la loutre. T. n, p. 588. — Elle est plus avide de poisson que de chair. Elle a plus de facilité qu'aucun autre animal pour nager, ayant des membranes entre les doigts à tous les pieds. Ibid. — Elle ne va point à la mer et ne parcourt que les eaux douces. Ibid. — El e ne peut pas rester longtemps sous l'eau sans resp:rer. P. 588. — Elle devient en chaleur en hiver, et met bas au mois de mars. Les portées sont de trois ou de quatre. P. 589. — Les jeunes loutres sont plus laides que les vieilles. Ibid. — Habitudes naturelles de la loutre. Ibid. — Elle fait dans un vivier ce que le putois fait dans un poulailler. Elle y tue beaucoup plus de poisson qu'elle n'en peut manger. P. 589 et 590. La peau de la loutre prise en hiver fait une bonne fourrure. P. 590. — L'espèce n'en est pas fort nombreuse. Ibid.

Loutre de V Amérique septentrionale.

La fourrure en est plus belle que celle de notre loutre d'Europe. T. h, p. 590. — Elle est beaucoup plus grande que la loutre d'Europe, mais au reste elle est absolument semblable. Les loutres et les castors sont communément plus grands, et ont le poil plus noir et plus beau en Amérique qu'en Europe. T. m, p. 505.

Loutre d'Egypte, est le nom que quel-

ques auteurs ont donné à Ylchneumon ou grande Mangouste. T. ni, p. 506.

Loutre. EnNorwége cet animal se trouve autour des eaux salées comme autour des eaux douces. Add., t. iv, p. 299.

Loutres de Cayenne. On connaît trois espèces de loutres à Cayenne; notice à ce sujet. Add., t. iv, p. 302. — L'une de ces espèces, qui est la plus grande, se trouve également dans les terres d'Oyapock. Ibid.

Loutre, petite loutre d'eau douce de Cayenne. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 357.

Louve, sa chaleur ne dure que douze ou quinze jours; elle commence par les vieilles louves. Les mâles n'ont point do rut marqué, ils pourraient s'accoupler en tout temps ; ils passent successivement de femelles en femelles à mesure qu'elles deviennent en état de les recevoir; ils ont des vieilles à la fin de décembre et finissent par les jeunes au mois de février et au commencement de mars. Le temps de la gestation est d'environ trois mois et demi , et l'on trouve des louveteaux nouveau-nés depuis la fin d'avril jusqu'au mois de juillet. T. n, p. 574. — Les louves se font un lit pour mettre bas. P. 575. — Elles produisent ordinairement cinq ou six petits, quelquefois sept, huit et même neuf, et jamais moins de trois. Ibid. — Manière dont la louve défend et cache ses petits. P. 576.

Lowando. Voyez Ouanderou.

Lowando. Addition à l'article de ce singe. Add., t. iv, p. 408 et suiv. — Le singe de Moco décrit dans cette page et dans la suivante, est le babouin à museau de chien. Avertissement.

Lumière. L'intensité de la lumière influe beaucoup sur la vision ; exemple à ce sujet. Kaison pourquoi les lunettes d'approche no font pas à beaucoup près autant d'effet que les microscopes. T. n, p. 112.— La trop grande quantité de lumière est trop nuisible à l'œil, et peut occasionner la cécité. P. H 6.

Lynx (le) et le loup-cervier sont le même animal. T. in, 78. — Deux races différentes dans le lynx , l'une plus grande et l'autre plus petite. Ibid. — Différences du lynx du nord et des animaux du midi, auxquels

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on a donné ce nom. P. 79. — Le lynx est un animal des pays froids et tempérés , et ne se trouve point dans les pays trèschauds. Ibid. — C'est un animal commun à l'ancien et au nouveau continent. P. 82. — Le lynx des anciens, qui voyait à travers les murs, est un animal fabuleux. P. 83. — Le lynx a les mœurs et même la propreté du chat. Ibid. — Il a une espèce de hurlement à peu près comme celui d'un loup. Ibid. — Ses différences d'avec la panthère et l'once. Ibid. — Manière dont il chasse et saisit les autres animaux. P. 84.

Lynx de Canada. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 342. —Il forme une variété distincte dans l'espèce du lynx ou loup-cervier de l'ancien continent. P. 343.

Lynx ou Loup-cervier. Quelques-unes de ses habitudes naturelles. Add., t. iv, p. 343.

Lynx. Nouvelle addition à l'article de ce quadrupède. Add., t. iv, p. 345.

Macaque (le) est de toutes les guenons ou singes à longue queue celui qui approche le plus des babouins. 11 est d'une laideur hideuse ; l'espèce se trouve dans plusieurs provinces de l'Afrique, et elle paraît comprendre plusieurs variétés , soit pour la grandeur, soit pour la couleur ; l'une de ces variétés est l'animal que nous avons appelé Aigrette parce qu'il porte un épi de poil droit et pointu au dessus de la tête. T. iv, p. 54. — Le macaque a une odeur de faux musc, et est fort malpropre. Ces animaux vont souvent par troupes et s'entendent pour voler des fruits et des légumes. Manière dont ils pillent un champ ou un jardin. P. 55.

Macaque et Aigrette. Caractères distinctifs de ces espèces. T. iv, p. 55.

Macaque a queue courte. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 89 et suiv.

Machlis. Dans Pline, parait être un mot corrompu, et ne peut signifier autre chose que Y Elan. T. m, p. 323.

Mâchoire. Le grand allongement des mâ-

choires est la principale cause de la différence entre la tête des quadrupèdes et celle de l'homme. T. n, p. 381.

Madagascar. Cette île paraît avoir appartenu autrefois au continent de l'Afrique . raison de cette vraisemblance. T. i , p. 212.

Madagascar. Hommes blancs de Madagascar. Voyez Quimos.

Madrépores (les), les coraux, les champignons, les cerveaux que l'on trouve pétrifiés ou fossiles dans la terre, sont encore en plus grand nombre que les coquilles, quelque nombreuses qu'elles soient T. i , p. 153. — Il y a dans la mer Rouge des madrépores branchus , qui ont jusqu'à huit ou dix pieds de hauteur. Ibid. — On en trouve beaucoup dans la mer Méditerranée, dans le golfe de Marseille, près des côtes d'Italie et de Sicile ; il y en a aussi en quantité dans la plupart des golfes de l'Océan, autour des îles, sur les bancs, dans tous les climats tempérés où la mer n'a qu'une profondeur médiocre. Ibid. — Les madrépores et les coraux, etc., doivent leur origine à des animaux, et ils ne sont pas des plantes. Ibid.

Magot, animal dont l'espèce est intermédiaire entre les singes et les babouins; ses ressemblances et ses différences avec les uns et avec les autres. Il a été connu des Grecs et des Latins sous le nom de Cynocéphale. T. iv, p. 4. — Le magot est de tous les singes sans queue, celui qui s'accommode le mieux de la température de notre climat. Son naturel , ses mœurs, ses mouvements, ses manières, sa nourriture, sa grandeur. Il a de grosses callosités sur les fesses. Ses différences avec le pithèque. P. 44 et 45. — Il y a des magots de différentes couleurs; l'espèce en est assez généralement répandue dans tous les climats chauds de l'ancien continent. P. 45.— Caractères distinctifs de cette espèce. P. 46.

Maillot. Inconvénients du maillot pour les enfants. T. n, p. 1 6.

Maillot. Inconvénients du maillot et des corps pour les enfants et les jeunes personnes. Add-, t. n, p. 222 et 223.

Maimon, nom que nous avons donné à un animal qui fait la nuance entre les babouins

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et les guenons. Sa queue est absolument dégarnie de poils. T. iv, p. 7.

Maimon. Ses ressemblances au babouin et ses différences. Ses ressemblances aux guenons et ses différences. Il est le seul de tous les babouins et guenons qui ait la queue nue, menue et tournée comme celle du cochon ; il est de la grandeur du magot, et ressemble aux macaques. Sa description, son naturel. 11 se trouve dans les provinces de l'Inde méridionale. T. iv, p. 53. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 53 et 54.

Main du Créateur (la) ne paraît pas s'être ouverte pour donner l'être à un certain nombre déterminé d'espèces ; mais il semble qu'elle ait jeté, tout à la fois, un monde d'êtres, relatifs et non relatifs; une infinité de combinaisons harmoniques et contraires, et une perpétuité de destructions et de renouvellements. T. i, p. 5.

Makis (les) sont des animaux qui appartiennent à l'ancien conlinent, et qui ne se trouvent point dans le nouveau. T. m , p. 37. — Maki est un nom générique, sous lequel on comprend trois espèces ; savoir : le Mococo , le Mongous et le ï'ari. Différences générales de ces trois espèces. Description particulière du mococo. Son pays natal , ses mœurs, tant en liberté qu'en captivité. Description particulière du mongous; comparaison du mongous et du mococo ; naturel du mongous, ses, mœurs, sa nourriture; variété dans cette espèce du mongous. Description particulière du vari; comparaison du vari avec le mococo; voix effrayante du vari ; la force de sa voix dépend d'une structure singulière dans la trachée-artère; variété dans cette espèce du vari. Les mococos, les mongous et les varis sont tous originaires de Madagascar, ils sont quadrumanes. T. m, p. 467 et suiv.

Maki. Description d'une auire espèce de maki. Add., t. iv, p. 183.

Mal (le) vient plus de nous que de la nature ; pour un malheureux, qui ne l'est que parce qu'il est né faible, impotent ou difforme, que de millions d'hommes le sont par la seule dureté de leurs semblables! T. m. p. 443.

Maladie. Raison pourquoi le corps prend plus d'accroissement dans la jeunesse pendant une maladie. T. ri, p. 41 .

Malbrouck , espèce de guenon ; ses ressemblances avec le macaque. Ses différences qui paraissent indiquer que ces animaux r.o sont pas de même espèce. T. iv, p. 58. — Le malbrouck et le bonnet-chinois , qui n'en est qu'une variété , se trouvent à Bengale. Ibid. — Caractères distinctifs de ces espèces. P. 60.

Maldives. Les îles Maldives, qui toutes prises ensemble ont près de deux cents lieues de longueur, ne formaient autrefois qu'une même terre , un sommet de montagnes, composé de rochers de même nature et de même substance. T. i, p. 133.

Mâles. Il naît en Europe environ un seizième d'enfants mâles de plus que de fc • melles; raison de cet effet. T. i, p. 464. — Raison pourquoi il naît plus de mâles dans certains pays, et plus de femelles dans d'autres. T. ni, p. 252.

Mâles. En comparant le nombre des mâles au nombre des femelles dans les animaux quadrupèdes et dans les oiseaux, on trouve plus de mâles que de femelles dans les espèces naturelles et pures, et ce nombre des mâles, relativement à celui des femelles, est encore bien plus grand dans les espèces mélangées, telles que les mulets ou métis qui proviennent d'individus de différentes espèces, soit dans les animaux quadiupèdrs, soit dans les oiseaux. T.. iv, p. 199 et 200. — Le mâle, en général, dans les animaux quadrupèdes et dans les oiseaux, influe plus que la femelle sur la génération. P. 200. — Mais il produit plus difficilement que la femelle avec des espèces différentes de la sienne. P. 507.

Malheureux État le plus malheureux dcl'homme. T. n, p. 347.

Mamelles (les) des hommes peuvent former du lait, comme celles des femmes. T. n, p. 61. — Considérations sur les mamelles des animaux , par lesquelles on prouve que leur nombre n'est nullement proportionnel à celui des petits. P. 465. — Le nombre des mamelles varie dans plusieurs animaux, comme dans la chienne,

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qui en a quelquefois dix et d'autres fois neuf, huit ou sept; la truie, qui en a dix, onze ou douze ; la vache, qui en a six, cinq ou quatre ; la chèvre et la brebis, qui en ont quatre, trois ou deux; le rat, qui en a dix ou huit; le furet, qui en a trois à droite et quatre à gauche, et le sarigue, qui en a cinq ou sept, etc. T. m, p. 162.

Mammouth, n'est plus qu'un animal fabuleux ; les énormes ossements qu'on lui attribuait appartiennent réellement à l'éléphant. T. m, p. 21 5 et 21 6.

Manati. Voyez Lamantin. T. ni, p. 508.

Mandrill, est un grand babouin, d'une laideur dégoûtante; sa description , tant du mâle que de la femelle. Sa comparaison avec le papion. Cette espèee se trouve dans les provinces méridionales de l'Afrique.

C'est après l'orang-outang le plus grand de tous les singes et de tous les babouins ; ces animaux marchent toujours sur les pieds de derrière , ils ont une violente passion pour les femmes. T. iv, p. 49 et suiv. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 50.

Mangabeys, guenons de Madagascar, qui ont les paupières nues et d'une blancheur frappante. Ces animaux varient pour les couleurs du poil. Ils paraissent faire la nuance entre les makis et les guenons.

T. iv , p. 61 . — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 61 et 62.

Mangouste, est un petit animal de proie qui poursuit les petits quadrupèdes, les reptiles, les serpents, etc., et qui chasse aussi aux oiseaux , etc. II y a des variétés dans cette espèce, elles sont plus grandes en Egypte et beaucoup plus petites dans les grandes Indes. T. m, p. 460 et suiv. — Naturel de la mangouste, les terrains qu'elle habite, sa manière de marcher. Description de cet animal. Son adresse et son courage. P. 463 et suiv. — La mangouste était en vénération chez les anciens Égyptiens, parce qu'elle détruit un grand nombre d'animaux nuisibles, et surtout les crocodiles dont elle sait trouver les œufs , quoique cachés dans le sable. P. 464.

Mangouste. Notice sur une grande mangouste. Achl., t. iv, p. 332.

Mai'ach. Voyez Raton. T. ii, p. 659.

Mapurita , est le même animal que le zorille. T. m, p. 497.

Marais. Énumération des principaux marais. T. i, p. 310. — En général, il y a moins de marais en Asie et en Afrique qu'en Europe ; et l'Amérique n'est , pour ainsi dire, qu'un marais continu dans toutes ses plaines. Ibid.

Maraputé , est le même animal que le Serval. T. m, p. 473.

Marbres (les) qui nous restent des plus anciens monuments des Romains, sont remplis de coquilles comme les marbres que l'on tire aujourd'hui des carrières. T. i , p. 156. — Leur position dans les couches horizontales; origine de leurs différentes couleurs. P. 301.

Marcassins. La castration des marcassins, ou plutôt de jeunes cochons Sauvages qu'on lâchait ensuite dans les bois, était en usage chez les anciens. T. n, p. 473.

Marées. Dans les grandes rivières, le mouvement des eaux occasionné par les marées, est sensible à une très-grande distance comme à cent lieues, etc. T. i, p. 1 82. — Explication de l'effet des marées , avec l'exposition des causes de ce mouvement P. 230 et suiv. — Raison pourquoi les marées ne sont sensibles dans les hautes mers que par le mouvement général qui en résulte, c'est-à-dire par le mouvement d'orient en occident. P. 232. — Énumération des principaux endroits où les marées sont les plus sensibles sur les côtes de la terre. P. 232 et 233.

Margay, nom d'un animal féroce du Brésil, grand comme un chat sauvage. Sa comparaison avec le chat sauvage; on lui a donné le nom de petit tigre ou chat-tigre. Sa férocité, ses habitudes naturelles, ses variétés; il se trouve dans plusieurs provinces de l'Amérique. T. m, p. 477 et 478.

Margay. Notice sur les habitudes naturelles de cet animal. Add., t. iv, p. 345 et suiv.

Marikina, petit sagouin, connu vulgaire ment sous le nom de petit singe-lion. Sa description, son naturel. T. iv, p. 1G3. — Caractères distinctifs do cette espèce.

Marly-la-Ville, à six lieues de Paris.

Le terrain de Marly-la-Ville a été autrefois un fond de mer, qui s'est élevé au moins de soixante quinze pieds , puisqu'on y trouve des coquilles à cette profondeur de soixantequinze pieds. T. i, p. 426.

Marmose, petit animal quadrumane; ses conformités et ses différences avec le sarigue. T. m, p. 170. — Dans cet animal, aussi bien que dans le sarigue, les dents sont en plus grand nombre que dans lesautres quadrupèdes , elles sont au nombre de cinquante. Ibid. — La femelle n'a pas de poche sous le ventre comme celle du sarigue. Ibid. — La naissance des petits semble être encore plus précoce dans l'espèce de la marmose que dans celle du sarigue ; ils sont à peine aussi gros que des petites fèves lorsqu'ils naissent et qu'ils vont s'attacher aux mamelles; les portées sont aussi plus nombreuses : elles sont de dix petits et peut-êlre davantage. Ibid. — Habitudes naturelles de la marmose. P. 171 .

Marmose. Observations de M. Roume de Saint-Laurent sur la génération des marmoses, par lesquelles il paraîtrait que ces animaux , et peut-être les sarigues et les cayopollins, accouchent par les mamelles. Add., t. iv, p. 355. — Ce fait si extraordinaire dans la nature n'est cependant pas impossible, et mérite qu'on cherche à le vérifier en élevant ces animaux et observant la manière dont ils naissent. P. 355 et 356.

Marmotte (la) prise jeune s'apprivoise plus qu'aucun animal sauvage. Détails de ce qu'elle est capable d'apprendre. T. n , p. 634. — Qualités naturelles de la marmotte. Ibid. — La marmotte fait comme le chat une espèce de murmure de contentement. P. 635. — Elle boit le lait avec avidité, et ne boit pas souvent de l'eau. Ibid. — Lorsqu'on l'irrite et qu'on la frappe, elle fait entendre un sifflet si aigu qu'il blesse le tympan. Ibid. — Elle se plaît sur les plus hautes montagnes, et on ne la trouve point ailleurs. Ibid. — Elle s'engourdit par le froid , se recèle dans son trou au commencement d'octobre pour n'en sortir qu'au commencement d'avril. Ibid. — Description du terrier de la marmotte. P. 635 et 636. —

Les marmottes demeurent ensemble et travaillent en commun à leur habitation. P. 636. — Elles passent dans leur terrier les trois quarts de leur vie. Ibid. — Elles sont trèsgrasses en automne, lorsqu'elles se recèlent et qu'elles sont prêtes à s'engourdir, et elles sont maigres au printemps lorsqu'elles sortent de leur terrier, dans lequel elles ne font aucune provision ; elles sont près de six mois sans manger ; elles tapissent de foin leur terrier, et lorsqu'elles s'engourdissent elles se mettent en boule. P. 636 et 637. — La marmotte produit une fois l'an; les portées ordinaires ne sont que de trois ou quatre petits, leur accroissement est prompt, et la durée de leur vie n'est que de neuf ou dix ans. P. 637.

Marmotte bâtarde d'Afrique. Voyez Marmotte du cap de Bonne- Espérance.

Add., t. iv, p. 449.

Marmotte du Canada. Ses différences avec les autres marmottes. Add., t.iv, p. 373 et 374. — C'est plutôt une espèce voisine qu'une simple variété de la marmotte des Alpes. P. 374.

Marmotte du cap de Bonne-Espérance.

Sa description, par MM. Pallas et Wosmaër. Add., t. iv, p. 449 et suiv. — Habitudes naturelles de cet animal. P. 450.

Marmotte du Kamtschatka. Notice sur cet animal. Add., t. iv, p. 377.

Marmotte du Cap. Voyez Daman du Cap.

Marmotte du cap de Bonne-Espérance.

Addition et correction à l'article de cet animal. Add., t. îv, p. 456 et suiv.

Marne (la) n'est composée d'autre chose que de débris et de détriments de coquilles. T. i, p. 126.

Marte (la) est naturelle au climat du Nord , et l'espèce y est très-nombreuse. T. n , p. 593. — Elle ne se trouve point dans les pays chauds. Ibid. — Elle fuit également les pays habités et les lieux découverts. Ibid. — Habitudes naturelles de la marte. Ibid. — Manière dont la marte et la fouine se font chasser. Ibid. — La marte s'empare des nids des écureuils pour y faire ses petits. P. 594. — Elle met bas au printemps, les portées ne sont que de deux ou

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trois ; les petits naissent les yeux fermés. Ibid. — Les martes sont aussi communes dans le nord du nouveau continent, que dans le nord de l'ancien. Ibid. — Elles donnent une très-belle fourrure; les parties de la peau qui sont les plus estimées sont la queue et le milieu du dos. Ibid.

Marte. Description de la grande marte de la Guiane. Add., t. iv, p. 286.

Martins, oiseaux utiles auxquelles deux Hes de France et de Bourbon doivent la conservation de leurs récoltes ; ils n'existent dans ces îles que depuis vingt ans, quoiqu'il y en ait peut-êlre déjà plusieurs centaines de milliers. Add., t. iv, p. 647.

Matériel. Rapports purement matériels, tels que l'étendue, l'impénétrabilité, la pesanteur, ne nous affectent point, et sont les mêmes pendant la vie et après la mort. T. i, p. 426.

Mathématiques. On a coutume de mettre dans le premier ordre les vérités mathématiques, ce ne sont cependant que des vérités de définition ; ces définitions portent sur des suppositions simples , mais abstraites , el toutes les vérités en ce genre ne sont que des conséquences composées mais toujours abstraites de ces définitions. Nous avons fait les suppositions, nous les avons combinées de toutes les façons ; ce corps de combinaisons est la science mathématique; il n'y a donc rien dans cette science que ce que nous y avons mis, et les vérités qu'on en tire ne peuvent être que des expressions différentes, sous lesquelles se présentent les suppositions que nous avons employées. T. i, p. 27 et 28. — Nous sommes les créateurs des sciences mathématiques. Elles ne comprennent absolument rien que ce que nous avons imaginé; il ne peut donc y avoir ni obscurités ni paradoxes, qui soient réels ou impossibles, et on en trouvera toujours la solution en examinant avec soin les principes supposés, et en suivant toutes les démarches qu'on a faites pour y arriver. P. 29.

Matière (la) dont sont composées les planètes en général, est à peu près la même que la matière du soleil. T. i , p. 72. — Division générale des matières dont le globe

terrestre est composé. Les premières sont disposées par couches, par lits, par bandes horizontales; les secondes sont les matières qu'on trouve par amas, par sillons, par veines perpendiculaires ou irrégulièrement inclinées. Dans la première classe , sont comprises les sables, les argiles, les granités, le roc vif, les cailloux, les grès en grandes masses, les ardoises, les marnes, les craies , les pierres calcinables , les marbres, etc. Dans la seconde, sont les métaux, les demi-métaux, les cristaux, les pierres fines , et les cailloux en petites masses, etc. P. 173. — Matières vitrifiables et calcinables ; énumération de ces matières. Ibid. et suiv. — La matière la moins organisée ne laisse pas d'avoir en vertu de son existence une infinité de rapports avec toutes les parties de l'univers. P. 426. — La matière inanimée n'a ni sentiment, ni sensation, ni conscience d'existence. Ibid. — La division générale qu'on devrait faire clo la matière, est matière vivante et matière morte , au lieu de dire matière organisée et matière brute ; le brut n'est que le mort. P. 446. — La matière domine quelquefois sur la forme, exemple à ce sujet. T. h, p. 520. — Il existe une quantité déterminée de matière organique vivante que rien ne peut détruire , et en même temps il existe un nombre déterminé de moules, capables de se l'assimiler. Ce nombre de moules ou d'individus, quoique variable dans chaque espèce, est au total toujours le même , toujours proportionné à cette quantité déterminée de matière vivante; si elle était surabondante , c'est-à-dire si elle n'était pas dans tous les temps également employée et entièrement absorbée par les moules existants, il s'en formerait d'autres, et l'on verrait paraître des espèces nouvelles. T. nr, p. 418. — La matière brute qui compose la masse de la terre n'est pas un limon vierge. Tout a été remué par la force des grands et des petits agents , tout a été manié pi is d'une fois par la main de la nature. P. 419. Matière organique que l'animal assimile à son corps par la nutrition, n'est pas absolument indifférente à recevoir telle ou telle modification ; elle retient quelquefois des

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caractères de son état précédent. T. u, p. 521.

Matrice. Il arrive un changement prompt et subit à la matrice dès les premiers temps de la grossesse. Description de ce changement. T. i, p. 603. — La matrice est pénétrée dans ses dimensions intérieures par la liqueur séminale du mâle. Ibid. — La matrice, dans le temps de la grossesse, augmente non-seulement en volume , mais en masse, ce qui prouve qu'elle a alors une espèce de vie végétative. P. 604. — La matrice prend un assez prompt accroissement dans les premiers temps de la grossesse ; elle continue aussi à augmenter à mesure que le fœtus augmente, mais l'accroissement du fœtus devient ensuite plus grand que celui de la matrice, surtout dans les derniers temps. P. 637. — La dilatation de la matrice est le plus sûr indice pour reconnaître si les douleurs que ressent une femme grosse sont en effet les douleurs de l'enfantement.

Maïpouri , est le même animal que le tapir. T. m, p. 291.

Mazame (le) d'Amérique est le même animal que le chevreuil. T. m, p. 389 etsuiv.

Mécanique rationnelle et pratique. La mécanique pratique n'emprunte qu'un seul principe de la mécanique rationnelle. T. i, p. 31. — La considération des forces de la nature est l'objet de la mécanique rationnelle, celui de la mécanique sensible n'est que la combinaison de nos forces particulières, et se réduit à l'art de faire des machines. T. m, p. 422. — La mécanique rationnelle est une science née , pour ainsi dire, de nos jours. On avait toujours mal raisonné sur la nature du mouvement ; on avait toujours pris l'effet pour la cause, on ne connaissait d'autres forces que celle de l'impulsion ; on voulait y ramener tous les phénomènes, quoiqu'elle ne soit qu'un effet particulier dépendant d'un effet plus général. Ibid.

Meconium. Cause de l'évacuation du meconium. T. i, p. 680.

Médecine vétérinaire, devrait être autrement cultivée; exhortation à ce sujet. T. u, p. 410 et 411.

Memina , nom du chevrotain de Ceylan et des Indes orientales ; il y a plusieurs variétés dans cette espèce, tant pour la grandeur que pour les couleurs. T. m, p. 388.

Memina. Voyez Chevrotain. Add., t. iv, p. 529.

Menstruel. Le sang menstruel paraît être nécessaire à l'accomplissement de la génération, c'est-à-dire à l'entretien, à la nourriture et au développement du fœtus; mais il n'a aucune part à sa première formation , qui se fait par le mélange des deux liqueurs également prolifiques. T. i,

Mer. Il y a des endroits dans la mer dont nous n'avons pas pu sonder les profondeurs. T. i, p. 35. — Le fond de la mer est parsemé d'éminences et d'inégalités comme la surface de la terre. P. 36. — Flux et reflux de la mer. Ibid. — Courants de la mer. Ibid. — Gouffres de la mer. Calmes et tornados. Ibid.— Le fond de la mer ressemble en tout à la surface de la terre habitable. P. 37. — Le balancement des eaux de la mer n'est point égal ; il produit un mouvement continuel des eaux de l'orient vers l'occident. P. 43. — L'eau de la mer est violemment remuée à de grandes profondeurs. P. 45. — La mer gagne du terrain dans certaines côtes, et en perd dans d'autres. P. 49 et 50. — Elle gagne et a toujours gagné du terrain sur les côtes orientales, et elle en perd sur les côtes occidentales. P. 50. — Le fond de la mer se remplit peu à peu par les terres amenées par les fleuves, et il ne faut que du temps pour que la mer prenne successivement la place de la terre. P. 51. — La mer Méditerranée est la plus grande irruption de l'Océan clans les terres ; il y coule par le détroit de Gibraltar. L'étendue de cette mer est sept fois plus grande que celle du terrain de la Fiance. P. 52. — La mer Noire coule avec une grande rapidité par le Bosphore dans la Méditerranée. Ibid. — La mer Noire et la mer Caspienne doivent plutôt être regardées comme des lacs que comme des mers ou des golfes de l'Océan. P. 53. — Leurs eaux sont peu salées et ont peu de profondeur. P. 54. — La mer Rouge est plus élevée que la mer

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Méditerranée. Ibid. — Le fond de la mer Adriatique s'élève tous les jours, et il y a longtemps que les lagunes de Venise feraient partie du continent, si on n'avait pas un très-grand soin de nettoyer et vider les canaux. P. 54. — A l'inspection de tout ce qui est connu de la surface du globe terrestre, il paraît qu'il y a plus de mer que de terre. P. 111. — Les eaux de la mer ne communiquent pas par filtralion dans les terres. P. 129. — L'évaporation des eaux de la mer suffit pour produire toutes les eaux courantes de la terre. P. 190. — L'eau de la mer contient environ une quarantième partie de sel. La mer est à peu près également salée partout , en dessus comme au fond , sous la ligne , au cap de Bonne-Espérance et dans les autres climats, à l'exception de quelques-uns. P. 192. — Causes de la salure de la mer. Ibid. — Énumération des mers méditerranées. P. 200 et suiv. — Les mers ne sont pas également élevées dans toutes les parties : preuves particulières de cette assertion. P. 209 et 210. — Le mouvement des mers d'orient en d'occident est, aussi bien que celui du flux et du reflux, plus fort dans les pleines et dans les nouvelles lunes. P. 229. — Explication de la manière dont se fait le mouvement général des eaux d'orient en occident, aussi bien que celui du flux et du reflux. P. 230. — Les mers sont agitées dans toute leur étendue et dans toute leur profondeur, par la cause qui produit le mouvement des marées. Ibid. — Le fond de la mer est composé des mêmes matières que la surface de la terre , et il est semé d'inégalités, toutes semblables à celles de la terre. P. 239 et suiv. — La mer s'est éloignée de trente-cinq lieues de la ville de Tongres. P. 318. — 11 paraît que la mer a abandonné depuis peu une grande partie des terres avancées et des îles de l'Amérique. P. 320. — L'élément de la mer est plus fertile que celui de la terre. La mer produit à chaque saison plus d'animaux que la terre n'en nourrit; elle produit moins de plantes, et tous ces animaux n'ayant pas comme ceux de la terre un fonds de subsistance sur les végétaux , sont forcés de vivre les uns sur les autres, et c'est à cette com-

binaison que tient leur immense multiplication. T. ni, p. 417.

NERBaltique (la), doit être regardée moins comme une mer que comme un grand lac qui est entretenu par les eaux des fleuves qu'elle reçoit en très-grand nombre. T. i, p. 201. — Elle n'a aucun mouvement de flux et de reflux, quoiqu'elle soit étroite, elle est aussi fort peu salée. P. 202. — Ses eaux coulent dans l'Océan. Ibid.

Mer Blanche (la), peut encore être regardée comme un grand lac; elle reçoit plusieurs rivières suffisantes pour s'entretenir, elle n'est que peu salée. T. i, p. 202.

Mer Caspienne (la), n'est qu'un lac, qui autrefois était continu avec le lac Aral. T. i, p. 222.

Mer Méditerranée (la), produit beaucoup de madrépores et de coraux. T. i, p. 153. — Elle ne participe pas d'une manière sensible au mouvement de flux et de reflux; il n'y a que dans le golfe de Venise, où elle se rétrécit beaucoup, que ce mouve ment se fait sentir. P. 213. — La mer Méditerranée ne reçoit pas plus d'eau par les fleuves que la mer Noire. P. 220. — Elle tire beaucoup plus d'eau de l'Océan que de la mer Noire. P. 221 .

Mer Morte. Estimation de l'eau qu'elle reçoit et de celle qu'elle perd par l'évapora tion. T. i, p. 189 et 190. — Les eaux de la mer Morte contiennent beaucoup plus de bitume que de sel. P. 228.

Mer Noire (la), est quelquefois totalement glacée : raison de cet effet particulier. T. i, p. 1 1 4. — Cette mer n'est qu'un lac et non pas un appendice de la mer Méditerranée : raison de celte assertion. P. 21 9 — Les tempêtes y sont plus dangereuses que sur l'Océan : causes de cet effet. P. 222.

Mer Pacifique. Le mouvement d'orient en occident est très-constant et très-sensible dans cet mer. T. i, p. 230.

Mer Rouge (la), est de toutes les mers celle qui produit le plus abondamment des madrépores, des coraux, etc. T. i, p. 153 — « Dans un temps calme il se présente aux yeux une si grande quantité de ces productions , que le fond de la mer Rouge ressemble à une forêt. Ibid. — Le mouvement

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des marées est plus grand dans la mer Rouge que dans le golfe Persique : raison de cet effet et de cette différence. P. 209. — Ces mers ont été formées par une irruption de l'Océan dans les terres. Ibid. — La mer Rouge est en effet de cette couleur dans tous les endroits où il y a des coraux et des madrépores sur son fond. P. 211.

Mer Tranquille (la), est vraisemblablement une mer méditerranée. T. i, p. 203.

Mers plus orageuses que d'autres. T. i,

p.aio.

Mer, salure de la mer. Le premier degré de la salure de la mer vient de la dissolution de toutes les matières salines dans le premier temps de la chute des eaux, et ce degré a toujours augmenté et ira encore en augmentant, parce que les fleuves ne cessent de transporter à la mer une grande quantité de sels fixes que l'évaporation ne peut enlever. Add., t. i, p. 358 et 359.

Mer Atlantique. Les eaux dans la mer Atlantique refoulent du pôle à l'équateur : preuve de ce fait. Add., t. i, p. 362.

Mer Caspienne. Nouvelles preuves que cette mer n'a jamais eu de communication avec l'Océan, et que par conséquent on ne doit la regarder que comme un lac situé dans l'intérieur des terres. Add., t. i, p. 367. — On n'y trouve point d'huîtres ni d'autres coquillages de mer, mais seulement les espèces de ceux qui sont dans les rivières. Ibid.

Mer du Sud. Anciennes limites de cette mer du côté de l'Asie et du côté de l'Amérique. Add., t. i, p. 359etsuiv.

Métaphysique. Des sciences métaphysiques. T. i, p. 27 et suiv.

Métempsycose. Origine de l'opinion de la métempsycose. T. n, p. 570.

Méthode de botanique. Gessner est le premier qui ait eu l'idée d'établir une méthode, fondée sur les parties de la fructification des plantes, et cette idée a été adoptée en tout ou en partie par tous les botanistes qui sont venus après lui. T. i, p. 9,

Méthode de botanique par Tourncjort, est la plus ingénieuse et la plus complète. Elle n'est pas purement arbitraire. T. i, p. 9.

Méthode de Linnœus (la), est purement

arbitraire, et confond ensemble les arbres avec les herbes. Elle rassemble dans le même genre des espèces de planles entièrement dissemblables, tout y est changé jusqu'aux noms les plus connus des plantes et les plus généralement adoptés. T. i, p. 9.

— Elle a le défaut et l'inconvénient d'être fondée sur l'inspection de parties trop petites, telles que les étamines, qu'il faut souvent un microscope pour pouvoir discerner et compter. P. 10.

Méthode instructive et naturelle (la), c'est de mettre ensemble les choses qui se ressemblent, et de séparer celles qui diffèrent les unes des autres, selon l'ordre de comparaison du nombre des différences au nombre des ressemblances prises , non pas d'une seule partie , mais du tout ensemble , c'est-à-dire de la forme, de la grandeur, du port extérieur, du nombre des parties, de leur position, etc. T. i, p. 10 et 11. — Les méthodes qu'on a faites pour la division des animaux sont encore plus fautives que celles de botanique. P. 11. — Les méthodes ne sont pas le fondement de la science en histoire naturelle, ce sont seulement des signes dont on est convenu pour s'entendre. P. 12.

— Elles ne sont que des dictionnaires où l'on trouve les .noms des choses naturelles, rangés relativement aune idée particulière, dans un ordre qui est par conséquent aussi arbitraire que l'ordre alphabétique. Ibid. — La vraie méthode en histoire naturelle est la description complète et l'histoire exacte de chaque chose en particulier. Ibid. — Méthode de distribution qu'on a suivie dans cet ouvrage. P. 17. — Méthode pour se conduire dans les sciences. P. 26. — Fondement de la vraie méthode pour conduire son esprit dans les sciences, tant mathématiques que physiques. P. 32.

Méthodes (les) sont utiles lorsqu'on ne les emploie qu'avec des restrictions convenables; inutiles et même nuisibles lorsqu'elles sont, ou trop générales, ou trop particulières, ou purement arbitraires. T. i, p. 4. — Les méthodes rendent souvent la langue de la science plus difficile que la science même. Ibid. — Il est impossible de faire un système général, une méthode par-

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faite, non-seulement pour l'histoire naturelle entière, mais même pour une seule de ses branches. P. 6. — Il n'y a aucune méthode dans laquelle il n'entre nécessairement de l'arbitraire. Ibid. — Origine des méthodes et des genres employés par les naturalistes. T. h, p. 605.

Métis (les) et les Mulets confirment le système de l'auteur sur la génération. T. i, p. 462.

Métis ou Mulets. Comparaison des métis ou mulets provenus du bouc et des brebis avec des agneaux. T. iv, p. 194 et suiv. — Proportion du nombre des mâles à celui des femelles dans les métis ou mulets. P. 199.

Mexicains (les) n'avaient point d'animaux domestiques. T. m, p. 31.

Mica. La poudre brillante qu'on a appelée mica, est le produit de la première décomposition du sable vitrifiable : on trouve le mica parsemé très-abondamment dans les ardoises et les argiles, T. i, p. 139.

Mico, jolie petite espèce de sagouin, remarquable par le vermillon dont la face est teinte; sa description. T. iv, p. 165 et 166. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 166.

Mikou, nom que le sajou gris porte à la Guiane. Add., t. iv, p. 175.

Microscope. Quels sont les microscopes dont il faut se servir de préférence pour faire des observations sur les liqueurs séminales. T. i, p. 5I8.

Microscopiques. Les objets microscopiques que Leeuwenhoeck a fait graver, sont représentés beaucoup plus grands qu'il ne les a vus. T. i, p. 519.

Mine de Cotteberg , était du temps d'Agricola profonde de deux mille cinq cents pieds. T. i,p. 169.

Minéraux. Idée générale et description de la matière minérale. T. i, p. 427. — On peut réduire toutes les substances minérales à trois classes générales: 1° à celles qui sont parfaitement brutes et qui ont été liquéfiées par le feu, telles que le roc vif, le grès, les cailloux, les sables, qui tous sont des matières vitrescibles; 2° les substances qui paraissent également brutes, et qui cependant tirent leur origine des corps orga-

nisés, telles que les marbres, les pierres à chaux , les graviers, les craies, les marnes, qui tous ne sont composés que des débris de coquillages, et dont la substance est calcaire : on doit aussi y ajouter les matières qui ne sont que des résidus de végétaux ou d'animaux plus ou moins détériorés, pourris ou consumés, celle des charbons de terre et les tourbes, etc.; 3° les matières qui ayant été rejetées par les volcans ont souffert une seconde action du feu , telles que les amiantes, les pierres - ponces , les laves, etc. T. m, p. 419.

Miracles. Rien ne caractérise mieux un miracle que l'impossibilité d'en expliquer l'effet par les causes naturelles. T. i, p. 104.

Moco (le singe de) est le babouin à museau de chien. Avertissement. — Sa description. Add., t. iv, p. 108 et suiv.

Mococo ou Maki à queue annelée. Voyez Maki.

Mococo. Habitudes de ce maki. Add., t. iv, p. 181.

Modestie, est le seul fondement de l'empire de la beauté. T. h, p. 67.

Molécules organiques. 11 y a dans la nature une infinité de petites parties ou molécules organiques vivantes, et dont la substance est. la même que celle des êtres organisés. T. i, p. 435. — Ces molécules vivantes sont communes aux animaux et aux végétaux, ce sont des parties primitives et incorruptibles. Leur assemblage forme à nos yeux des êtres organisés P. 437 et 438. — Exposition de la manière dont les molécules organiques pénètrent les corps organisés et opèrent la nutrition, le développement et la reproduction. P. 451. — Le superflu des molécules organiques est renvoyé de toutes les parties du corps dans un ou plusieurs endroits communs où, se trouvant réunies, elles forment de petits corps organisés semblables au premier. Ibid. — Explication de la séparation des molécules organiques d'avec les parties brutes, et de leur renvoi de toutes les parties du corps dans les réservoirs séminaux. P. 459. — Expériences qui démontrent qu'il existe des molécules organiques vivantes dans toutes les matières animales et végéta-

les. P. 564 et suiv. — Les parties organiques vivantes sont en plus grande quantité dans les liqueurs séminales des animaux, dans les germes des amandes des fruits, dans les graines et dans les parties les plus substantielles de l'animal et du végétal. P. 566. — Les molécules organiques vivantes ne se neuvent pas comme les animaux ; leur mouvement est continu et sans interruption.

P. 574. — Les molécules organiques vivantes se trouvent non-seulement dans la semence des animaux des deux sexes, mais aussi dans la matière qui s'attache aux dents, dans le chyle et dans tous les résidus de la nourriture. P. 579. — Elles se trouvent en quantité dans les excréments lorsque l'estomac est dévoyé, et se trouventen petite quantité dans les excréments durs : raison de cette différence. P. 580 et 581. — Les herbes ne contiennent pas à beaucoup près une aussi grande quantité, volume pour volume, de molécules organiques que la chair et les graines, etc'est par cette raison que l'homme et les animaux qui n'ont pas une grande capacité d'intestins sont obligés de se nourrir de chair et de graines. T. n, p. 427. — Les molécules organiques vivantes sont relatives, et pour l'action et pour le nombre, aux molécules de la lumière. Partout où la lumière du soleil peut échauffer la terre, sa surface se vivifie, se couvre de verdure et se peuple d'animaux. T. ni, p. 417.

Molécules organiques. Elles pénètrent la matière brute, la travaillent, la remuent dans toutes ses dimensions, et la font servir de base au tissu de l'organisation. Add., t. i, p. 665. — Leur origine, P. 678.

Mona (Description du). Add., t. iv, p. 99.

Mo.n'ax, est le nom de la marmotte du Canada, que quelques voyageurs ont appelée si/fleur ; il ne paraît différer de la marmotte des Alpes que par la queue, qu'il a plus longue et plus garnie de poils. Le monax du Canada, le bobak de Pologne et la marmotte des Alpes pourraient bien être tous trois le même animal, c'e.-t-à-dire trois variétés de la même espèce. T. ni, p. 455.

Monax. Voyez Marmotte du Canada.

Add,, t. îv, p. 373.

Monde. Exposition du système du monde.

T. i, p. 66 et suiv. — Faits historiques et réflexions au sujet de la découverte du nouveau monde. P. 118 et suiv.

Mone. La guenon que j'ai appelée nione est la même que le kébos des Grecs; elle a le poil varié de différentes couleurs, et le nom de kébos indique la variété dans les couleurs. T. iv, p. 6. — La mone est l'espèce de guenon ou singe à longue queue la plus commune et qui s'accommode le mieux de la température de notre climat. Elle se trouve en Barbarie, en Arabie et en Perse ; elle était connue des anciens. P. 62. — On a appelé la mone nonne, par corruption, ou bien parce qu'elle porte un bandeau; on la connaît vulgairement sous le nom de singe varié. Ibid. — La mone est susceptible d'éducation et même d'un certain attachement pour ceux qui la soignent. Ses mœurs, ses habitudes naturelles , sa nourriture. P. 63. — Caractères distinctifs de cette espèce. Ibid.

Mongous, maki brun et sans anneau sur la queue. Voyez Maki.

Mongous (grand). Description de ce maki. Add., t. iv, p. 180.

Monkey, est le nom que les Anglais ont donné aux singes à longue queue. T. iv, p. 35.

Monstbes par excès et par défaut; leur origine. T. i, p. 617. — La plupart des monstres le sont avec symétrie. P. 629. — Raison pourquoi il se trouve plus de monstres dans les animaux domestiques que dans les animaux sauvages. T. m, p. 252.

Monstres (les) peuvent se réduire en trois classes : la première est celle des monstres par excès; la seconde des monstres par défaut; et la troisième de ceux qui le sont par le renversement ou la fausse position des parties. Add., t. n, p. 307 et suiv. — Monstres qui ont un double corps, et forment deux personnes. Exemple à ce sujet. P. 308. — Exemple remarquable d'un monstre par défaut. Ibid. — Exemple d'un monstre par le renversement ou fausse position des parties. P. 309.

Montagnes. Les grandes chaînes de montagnes sont plus voisines de l'équateur que

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des pôles. T. r, p. 37. — Dans l'ancien continent, elles s'étendent d'orient en occident beaucoup plus que du nord au sud, et au contraire, dans le nouveau continent, elles s'étendent du nord au sud beaucoup plus que d'orient en occident. Ibid. — Les montagnes ont partout des angles correspondants, en sorte que l'angle saillant est toujours opposé à un angle rentrant. Ibid. — Elles occupent le milieu des continents et partagent les îles dans leur plus grande longueur, ainsi que les promontoires et les autres terres avancées. Ibid. — Raisons pourquoi les plus grandes inégalités du globe se trouvent voisines de l'équaleur. P. 42. — Formation des montagnes dans le fond de la mer par le mouvement et le sédiment des eaux. P. 43 et H. — Les montagnes les plus élevées sont dans l'Amérique méridionale et en Afrique; celles de l'Asie et de l'Europe, quoique très-grandes, ne sont pas aussi élevées. P. 48 et 49. — Les montagnes n'ont point été produites par des tremblements de terre. P. 49. — Elles s'abaissent continuellement par les pluies, qui en détachent les terres et les entraînent dans les vallées. P. 51. — Origine des montagnes suivant Scheuchzer, suivant Stenon, suivant Ray.

P. 103. — Les sommets des plus hautes montagnes sont ordinairement composés de granités, de roc vif, de grès et d'autres matières vitrifiables. Explication de cette composition. P. 157. — Les plus hautes montagnes de Suisse sont élevées d'environ seize cents toises au-dessus du niveau de la mer. P. 165. — Il paraît que ce sont les plus hautes de l'Europe : preuves de cette assertion. Ibid.

Montagnes du Pérou, sont les plus élevées, non-seulement de l'Amérique, mais de toute la terre, ayant plus de trois mille toises de hauteur au-dessus du niveau de la mer. T. î, p. 165. — Les montagnes et les profondeurs qui sont à la surface du globe sont si petites relativement au diamètre de la terre, qu'elles ne peuvent causer aucune différence à la figure du globe. P. 166. — Chaînes de montagnes. Direction des principales chaînes de montagnes dans les deux continents P. 170 et suiv. — Les montagnes

et les collines composées de matières ealcinables ont ordinairement un sommet large et plat; celles au contraire qui sont composées de matières vitrifiables sont terminées par des pointes et des pics : raison de cette différence. P. 176 et 177.— Les plus grandes monlagnes, généralement parlant, occupent le milieu des continents; les autres occupent le milieu des îles, des presqu'îles et des terres avancées dans la mer. P. 177. — Explication précise et détaillée de la correspondance des angles des montagnes. P. 241 . et suiv.

Montagnes (les) de la terre ont autrefois été les bords des courants, ou si l'on veut les bords des fleuves de la mer. T. i, p. 242. — Le sommet de la montagne baisse quelquefois d'une quantité assez considérable après l'éruption du volcan. P. 285. — Grandes fentes ou portes dans les montagnes ; leur origine. P. 296. — Exemple de la chute d'une montagne. P. 296 et 297. — Le sommet des montagnes s'abaisse tous les jours; plusieurs exemples de cet abaissement des montagnes. P. 307. — Les montagnes ont été formées dans la mer même; raisons et preuve de cette assertion. P. 323.

Montagnes. Les grandes montagnes composées de matières vitrescibles et produites par l'action du feu primitif, tiennent immédiatement à la roche intérieure du globe, laquelle est elle-même un roc vitreux de la même nature ; ces grandes montagnes en font partie et ne sont que les prolongements ou éminences qui se sont formés à la surface du globe dans le temps de sa consolidation. Jdd., t. i, p. 342 — C'est dans ces montagnes composées de matières vitrescibles que se trouvent les métaux. Ibid.

Montagnes, leur direction. Exposition de la direction des montagnes dans les différentes parties du monde. Add., t. i, p. 351 et suiv. — En général, les plus grandes éminences du globe sont dirigées du nord au sud, et c'est en partie par cette disposition des montagnes primitives que toutes les pointes des continents se présentent dans la direction du nord au sud. P. 352.

Montagnes, leur hauteur. Énuméralion des montagnes les plus élevées de la terre

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dans les différents climats. Add., 1. i, p. 349 et suiv. — Celles de l'Amérique méridionale sont en général d'un quart plus élevées que celles de l'Europe. P. 350.

Montagnes , leur structure. Les éminences qui ont été formées par les sédiments et les dépôts de la mer, ont une structure bien différente de celles qui doivent leur origine au feu primitif; les premières sont toutes disposées par couches horizontales, et contiennent une infinité de productions marines; les autres, au contraire, ont une structure moins régulière , et ne renferment aucun indice des productions de la mer. Ces montagnes de première et de seconde formation n'ont rien de commun que les fentes perpendiculaires qui se trouvera dans les unes comme dans les autres. Add., t. i, p. 353.

Montegar, nom donné au choras. Add., t. iv, p. 105.

Morale. La convenance morale ne peut jamais devenir une raison physique. T. i,

Mormon, nom donné au choras. Add., t. iv, p. 105.

Morse, nom générique sous lequel je comprends deux espèces, savoir, la vachemarine ou bête à la grande dent, du nord, et le dugon, qui est une espèce de vachemarine des mers du midi. T. in, p. 508. — Le morse qu'on appelle vulgairement vachemarine n'a cependant aucun rapport avec la vache de terre. Ceux qui l'ont nommé éléphant de mer l'ont mieux désigné, parce que le morse a, comme l'éléphant, deux grandes défenses d'ivoire qui sortent de la mâchoire supérieure. P. 522. — Imperfections de nature dans le morse. Sa description à l'extérieur. Sa ressemblance au phoque, sa grandeur, ses habitudes naturelles, sa nourriture. P. 522 et suiv. — Le morse n'était pas connu des anciens. Il habite les mers septentrionales de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique. Faits historiques tirés des voyageurs au sujet des morses. P. 523 et suiv. — L'espèce en était autrefois beaucoup plus répandue; on la trouvait jusque dans les mers des zones tempérées, et actuellement il n'y en a plus que dans les mers gla-

ciales; cependant il est prouvé par 1 expérience que cet animal peut vivre dans les climats tempérés : exemple à ce sujet.

P. 528 et suiv. — Le morse et l'éléphant sont les seuls animaux qui aient de longues défenses d'ivoire à la mâchoire supérieure. P. 529. — Le morse a, comme la baleine, un gros et grand os dans la verge ; la femelle ne produit ordinairement qu'un petit: la gestation doit être de plus de neuf mois. P. 529 et 530. — Les m'orses ne peuvent pas toujours rester dans l'eau; ils sont obligés d'aller à terre, soit pour allaiter leurs petits, soit pour d'autres besoins. Ils se servent de leurs défenses pour s'accrocher et de leurs mains pour faire avancer la lourde masse de leur corps. Leur nourriture et leurs autres habitudes naturelles. P. 530.

Morses. Observations de M. Crantz sur ces animaux; il y en a qui ont jusqu'à dixhuit pieds de longueur sur une circonférence à peu près égale. Description d'un de ces animaux. Add., t. m, p. 581 etsuiv. — Leurs habitudes naturelles, leur courage, leur grand nombre dans certains parages des mers du nord. P. 582. — On a fait une énorme destruction de ces animaux et l'espèce en est actuellement bien moins nombreuse qu'elle ne l'était jadis. Ibid.

Mort. La trop grande solidité que les os acquièrent à mesure que l'homme et les animaux avancent en âge, est la cause de la mort naturelle. T. ir, p. 72 et suiv. — Le corps meurt peu à peu et par parties; son mouvement diminue par degrés, la vie s'éteint par nuances successives, et la mort n'est que le dernier terme de cette suite de degrés, la dernière nuance de la vie. P. 74. — La mort est aussi naturelle que la vie. L'instant de la mort est préparé par une suite d'instants du même ordre. P. 80. — La plupart des hommes meurent sans le savoir. P. 81. — Raisons qui devraient diminuer la crainte de la mort. Ibid. et suiv. — Tant qu'on sent et qu'on pense, on ne réfléchit, on ne raisonne que pour soi, et tout est mort que l'espérance vit encore. P. 81. — La mort n'est pas aussi terrible que nous nous l'imaginons; nous la jugeons mal de loin : c'est un spectre qui nous épouvante à une cer-

(aine distance, et qui disparaît lorsqu'on vient à en approcher de près. Ibid. — L'instant de la mort n'est pas accompagné d'une douleur extrême ni de longue durée. P. 83.

— Incertitude des signes de la mort. P. 84.

— Il est dans l'ordre que la mort serve à la vie, que la reproduction naisse de la destruction. P. 552. — La mort violente des animaux est un usage presque aussi nécessaire que la loi de la mort naturelle. P. 553.

Mortalité. Tables sur la mortalité du genre humain, lesquelles approchent plus de la vérité que toutes celles qui ont été faites auparavant. T. n, p. 87 et suiv.

Morve. Origine et siège de la maladie qu'on appelle morve dans les chevaux. T. n, p. 410.

Mots. Pour qu'il y ait de la précision dans les mots, il faut qu'il y ait de la vérité dans les idées qu'ils représentent. T. iv, p. 10.

— Mots ou termes généraux paraissent être le chef-d'œuvre de la pensée. P. 12.

Mouches. Il y a des mouches vivipares, c'est-à-dire des mouches qui ne produisent pas comme les autres des œufs d'où sortent des vers qui se transforment en mouches, mais qui au contraire produisent des petites mouches toutes formées, auxquelles les ailes poussent après leur naissance. T. i, p 594 et suiv.

Mouffette. Il y a quatre espèces de mouffettes, savoir : le coase,1e chinche, le conepate et le zorille. T. m, p. 493. — Moujfelte est le nom que nous avons donné à trois ou quatre espèces d'animaux qui répandent une odeur exécrable et suffocante; les voyageurs les ont appelés puants ou enfants du diable. P. 492.

Mouffette du Chili Sa description.

Add., t. iv, p. 299.

Mouflon, est l'animal sauvage duquel sont issues toutes les races des brebis domestiques. T. m, p. 279. — Sa description et sa conformité avec les brebis. Ibid. — Le mouflon est couvert de poil et non de laine. Ibid. — Il a pu peupler également les pays du nord et ceux du midi. P. 285.

Mouflon (le) est la tige primordiale de toutes les races de bélier et de brebis. Il est d'une nature assez robuste pour subsister

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dans les climats froids, tempérés et chauds. Sa race, qui était autrefois commune en Corse, n'y existe plus, ou du moins ces animaux sont très-rares. Add., t. iv, p. 640 et

Moules. Explication des moules intérieurs. T. i, p. 443 — L'idée des moules intérieursest fondée sur de bonnes analogies, elle ne renferme aucune contradiction.

P. 444 et 445. — Ce qu'il y a de plus constant, de plus inaltérable dans la nature, c'est l'empreinte ou le moule de chaque espèce, tant dans les animaux que dans les végétaux ; ce qu'il y a de plus variable et de plus corruptible, c'est la substance qui les compose. T. h, p. 521.

Moule intérieur. Puissance du moule intérieur sur les molécules organiques dans tous les êtres organisés. Add., t. i, p. 665.

Moustac, petite guenon remarquable par la blancheur de la lèvre supérieure et par deux toupets de poil jaune qu'elle porte audessous des oreilles. T. iv, p. 65. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 66.

Moutons. Naturel et timidité des moutons. T. n, p. 444. — Ce sont de tous les animaux quadrupèdes ceux qui ont le moins de ressource et d'instinct. P. 445. — Les moutons sont peut-être les plus utiles de tous les animaux ; détail de tous les avantages et de toute l'utilité que l'homme en tire. Ibid.

— Naturel et tempérament des moutons.

P. 445 et 446. — Manière dont il faut former et conduire les troupeaux de moutons pour en tirer du profit. P. 448 et suiv. — Le soleil les incommode, leur cause des vertiges; ainsi il faut les mener paître sur des coteaux opposés au soleil, où ils puissent avoir, en paissant, la tête à l'ombre de leur corps. P. 449. — Rien ne flatte plus l'appétit des moutons que le sel, et rien aussi no leur est plus salutaire lorsqu'il leur est donné modérément. Ibid. — L'eau prise en grande quantité engraisse beaucoup les moutons.

P. 450. — 11 faut tuer les moutons au moment qu'ils sont engraissés, car on ne peut les engraisser deux fois, et ils dépérissent d'eux-mêmes dès qu'ils sont engraissés. Ibid.

— lis périssent presque tous par des maladies du foie, dans lequel on trouve toujours

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des vers plats que l'on appelle douves. Ibid. — Manière de les tondre; différents usages à cet égard suivant les climats. P. 451 . — Manière de les faire parquer pour améliorer les terres. Ibid. et suiv. — Provinces de France où le mouton est le meilleur. P. 452.

Mouvement progressif, ne fait pas une différence générale et nécessaire entre les animaux et les végétaux, puisqu'il y a des animaux qui n'ont aucun mouvement progressif. T. i, p. 428. — Le mouvement progressif et les mouvements extérieurs des membres de l'animal n'ont point d'autres causes que l'action des objets sur les sens. T. il, p. 319. -- Le mouvement progressif et extérieur ne dépend point de l'organisation et de la figure du corps et des membres, puisque, de quelque manière qu'un être fût extérieurement conformé, il ne pourrait manquer de se mouvoir, pourvu qu'il eût des sens et le désir de les satisfaire. P. 320. — Les mouvements généraux des corps célestes ont produit les mouvements particuliers du globe de la terre ; les forces pénétrantes dont ces grands corps sont animés animent aussi chaque atome de matière, et cette propension mutuelle de toutes ses parties les unes vers les autres est le premier lien des êtres, le principe de la consistance des choses et le soutien de l'harmonie de l'univers. T. m, p. 416. — Explication de la manière dont se fait la communication du mouvement; preuves évidentes que le ressort dépend de l'attraction, et que l'impulsion étant un effet du ressort, dépend ellemême de l'attraction, comme un effet particulier dépend d'un effet plus général. P. 422 et 423.

.Moyens (les) apparents dont la nature se sert pour la reproduction des êtres, ne nous paraissent avoir aucun rapport avec les effets qui en résultent. T. i, p. 442.

Mugissement du taureau, du bœuf, de la vache et du veau; leur différence. T. h, p. 434 et 435.

Mulâtres. Notice sur les mulâtres. Add., t. ii, p. 275.

Mile. Le cheval et l'âne pourraient peutêtre produire avec la grande et la petite

mule; raisons de cette présomption. T. iv, p. 124 et 125. — L'âne doit produire avec les mules plus certainement que le cheval. P. 125. — La mule est aussi ardente en amour que l'ânesse, et par cette raison elle tend à la stérilité. P. 127.

Mule. Exemple récent d'une mule qui a produit un petit. T. iv, p. 200. — Il est prouvé par les faits que la mule peut concevoir et perfectionner son fruit dans tous les climats chauds, et il est .probable que la mule produit avec l'âne plutôt qu'avec le mulet. P. 201.

Mule. Exemples d'accouplement prolifique de la mule avec le cheval. T. îv, p. 213 et suiv.

Mulet. L'âne avec la jument produit les grands mulets; le cheval avec l'ânesse produit les petits mulets. T. ir, p. 424. — Le mulet, pris généralement, n'est pas infécond. Sa stérilité dépend de certaines circonstances souvent extérieures à sa nature. Il produit dans les pays chauds, et quelquefois même dans les climats tempérés. T. iv, p. 123. — Il y a deux sortes de mulets; le premier, qu'on appelle simplement mulet, provient de l'union de l'âne et de la jument ; le second, qui est plus petit et qu'on appelle bardot, provient du cheval et de l'ânesse. P. 123 et 124. — Le mulet produit avec la jument un animal auquel les anciens ont donné le nom de Hinnus ou Ginnus; ils ont assuré de même que la mule conçoit assez aisément, mais qu'elle ne peut que rarement perfectionner son fruit. P. 124. — Expériences proposées au sujet des mulets. Présomptions sur le produit de ces expériences. Raisons de ces présomptions. P. 124 et suiv. — Le mulet doit produire plus sûrement avec la jument qu'avec l'ânesse, et le bardot plus sûrement avecTânesse qu'avec la jument. P. 1 25. — Moyen de parvenir à faire des demi-mulets ou des quarts de mulets qui auraient la puissance d'engendrer, et formeraient une nouvelle tige subsistante. P. 125 et 126.

Mulet. Comparaison du mulet provenant de l'âne et de la jument, avec le bardot ou mulet provenant du cheval et de l'ânesse. T. iv, p. 192 et suiv. — Dans les

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mulets, le nombre des mâles est plus grand que celui des femelles. P. 193. — Et ces animaux seront toujours très-rares dans l'état de pure nature. P. 208. — Le mulet ne doit pas être regardé comme le mâle naturel de la mule, quoique tous deux portent le même nom. P. 209. — Car ces deux animaux ne peuvent produire ensemble, peutêtre même dans les pays les plus chauds. Ibid.

Mulets féconds de Stjrie, dont parle Aristole, pouvaient bien être des demimulets ou des quarts de mulets. Les mulets féconds de Tarlarie appelés Czigithais sont peut-être les mêmes que les mulets de Syrie, dont la race s'est maintenue jusqu'à ce jour. T. iv, p. 126. — Le mulet qui provient du bouc et de la brebis est fécond. Les mulets qui proviennent du mélange des différentes espèces d'oiseaux, sont féconds pour la plupart. P. 127. — Ce n'est que dans l'espèce particulière du mulet qui provient de l'âne et du cheval, que la stérilité se manifeste, et c'est dans la nature particulière de l'âne et du cheval qu'il faut chercher les causes de l'infécondité des mulets qui en proviennent P. 127. — Les mulets qui proviennent de l'âne et du cheval sont parfaitement formés pour les parties de la génération; ils ont une grande abondance de liqueur séminale ; ils ont à peu près la même véhémence dégoût pour la mule, pourl'ânesse et pour la jument. Ibid. — Les mulets dans les espèces nombreuses, ne sont pas stériles et remontent, comme dans la brebis, à leur espèce originaire dès la première génération, au lieu qu'il faudrait peut-être trois ou quatre générations pour que le mulet provenant de l'âne et du cheval pût parvenir à ce degré de réhabilitation de nature. P. 129. — Les mulets qu'on a prétendu provenir de l'accouplement du cerf avec la vache sont fort suspects, mais cependant ils seraient moins impossibles que lesjumarts qu'on prétend venir du taureau et de la jument. On obtiendrait aussi plutôt des mulets du cerf et du daim mêlés avec le renne ou l'élan, que du cerf et de la vache. P. 130.

Mulets, oiseaux mulets. Le nombre des mâles, dans les oiseaux provenant d'espèces

mélangées, est beaucoup plus grand que le nombre des femelles. T. iv, p. 193.

Mulot. La provision du mulot, au lieu d'être proportionnée au besoin de l'animal, ne l'est au contraire qu'à la capacité du lieu. T. ii, p. 305. — La pullulation prodigieuse des mulots n'est arrêtée que par les cruautés qu'ils exercent entre eux dès que les vivres commencent à leur manquer. P. 606. — Habitudes naturelles du mulot. P. 608. — Les mulots grands et petits sont de la même espèce. Ibid. — Description des trous où ils se retirent et où ils amassent des grains. P. 610. — Les mulots causent de grands dommages aux semis de bois. Manière aisée d'en prendre un très-grand nombre. Ibid.— Ils sont très-nombreux en automne, et en moindre nombre au printemps, parce qu'ils se mangent les uns les autres, pour peu qu'ils manquent d'aliments. P. 611. — Le mulot pullule encore plus que le rat; il produit plus d'une fois par an, et les portées sont souvent de neuf et dix. Ibid.

Musaraigne (la) tient en petit du rat et de la taupe. T. n, p. 618. — Elle a les yeux un peu plus gros que la taupe, mais cachés de même sous le poil. Ibid. — Elle a une odeur forte qui lui est particulière, et qui répugne aux chats. Ibid. — La musaraigne n'est ni venimeuse ni capable de mordre la peau d'un gros animal, et ce que l'on dit des blessures qu'elle fait au cheval n'est point fondé. Ibid. — Habitudes naturelles de la musaraigne. Ibid. — Variétés dans leur couleur. Ibid.

Musaraigne d'eau. Lieux où elle se trouve et ses différences avec la musaraigne de terre. T. h, p. 619.

Musaraigne du Brésil. Notice au sujet de cet animal, qui est plus grand que la musaraigne d'Europe. Jdd., t. iv, p. 422 et 423.

Musaraigne musquée de Vlnde. Sa description. Add., t. iv, p. 258.

Musc L'animal du musc appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. T. m, p. 30. — Description de l'animal du musc, par Grew. P. 398. — L'humeur du musc se forme dans une poche ou tumeur qui est près du nombril dans l'animal du musc. P, 399. — La poche dans

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laquelle se filtre le musc ne se remplit que dans le temps que l'animal est en amour. Ibid. — Falsification et altération de cette matière. Ibid. — L'animal du musc n'est domer-tique nulle part, et l'espèce en paraît confinée aux provinces les plus orientales de l'Asie. P. 402.

Musc. Il paraît que cet animal, qui n'est commun que dans les parties orientales de l'Asie, pourrait s'habituer et peut-être même se propager dans nos climats. Add., t. iv, p. 530. — Sa nourriture en captivité. Il ne répandait point de son odeur de musc en hiver, mais en été et surtout dans les jours les plus chauds. Description de cet animal, par M. de Sève. P. 530 et 531 . — Son naturel, ses habitudes et sa description, par M. Daubenton. P. 531 et suiv.

Mi scardi.n (!e) est le moins laid de tous les rats; sa figure et seshabitudes naturelles. T. ii, p. 631 . — Il est assez rare en France et plus commun en Italie, et se trouve même dans les climats du nord. Ibid. — Il fait son nid sur les arbres comme l'écureuil; description de ce nid. P. 632. — Il produit trois ou quatre petits. Ibid.

Musique. Réflexions sur le système de l'harmonie de feu M. Rameau. Add., t. n, p. 249 et suiv. — Plusieurs animaux paraissent aimer la musique P. 250 et 251. — Les oiseaux sont très-susceptibles des impressions musicales. P. 250 et 251 .

Nagor, espèce de gazelle du Sénégal, que Sebaa donnée sous le faux nom deilfazame. Son climat et sa description. T. m,

Nagor. L'espèce du nagor a des espèces voisines. Comparaison de ces espèces ou variétés avec le nagor du Sénégal, dont j'ai ilonné la description volume m, p. 393. — Notice sur ces variétés du nagor, par MM. Forster. Add., t. iv, p. 617 et suiv. — Elles sont, selon moi, deux espèces ou races distinctes. P. 618.

Nains. Exemples de plusieurs nains.

Add., t. n, p. 233.

Nains blancs de Madagascar. Voyez Quimos.

Naissance précoce à six mois onze jours après la conception. Add., t. i, p. 681.

Naissance tardive après treize mois de grossesse. Add., t. i, p. 680 et suiv.

Nanguer, espèce de gazelle qui se trouve au Sénégal; sa description. T. ni, p. 360 et suiv. — C'est vraisemblablement le même animal que le Dama des anciens. P. 361.

Nanguer et Nagor. Ces deux animaux ont un caractère qui n'appartient qu'à eux; ce sont les deux seuls animaux dont les cornes soient courbées en avant, au lieu que dans toutes les autres espèces de gazelles et de chèvres, les cornes sont recourbées en arrière ou tout à fait droites. La femelle et le mâle nanguer ont également des cornes. Add., t. iv, p. 616.

Nature. En examinant les ouvrages de la nature, on est aussi surpris de la \ ariété du dessein, que de la multiplicité des moyens de l'exécution; il semble que tout ce qui peut être, est. T. i, p. 5. — La nature descend par degrés presque insensibles de la créature la plus parfaite jusqu'à la matière la plus informe, de l'animal le mieux organisé jusqu'au minéral le plus brut. Ces nuances imperceptibles sont le grand œuvre de la nature; elles se trouvent non-seulement dans les grandeurs et dans les formes, mais dans les mouvements, dans les générations, dans les successions de toute espèce. P. 6. — La nature marche par des gradations inconnues, et ne peut par conséquent se prêter aux divisions des méthodes arbitraires. Ibid. — Elle passe d'une espèce à une autre espèce, et souvent d'un genre à un autre genre, par des nuances imperceptibles. Ibid. — La nature, en général, paraît tendre beaucoup plus à la vie qu'à la mort; il semble qu'elle cherche à organiser les corps le plus qu'il est possible; la multiplication des germes, qu'on peut augmenter presque à l'infini, en est une preuve. P. 445. — L'ouvrage le plus ordinaire de la nature est la production de l'organique. Ibid. — La nature est plus belle que l'art; et dans un être animé la liberté des mouvements fait la belle nature. T. il, p. 370. —

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Considération générale sur les fins et les moyens de la nature. P. 462. — La nature nous étonne encore plus par ses exceptions que par ses lois. T. ni, p. 137. — La nature est le système des lois établies par le Créateur pour l'existence des choses et pour la succession des êtres. La nature n'est point une chose. La nature n'est point un être, mais on peut la considérer comme une puissance qui embrasse tout, et qui anime tout. Cette puissance est, de la puissance divine, la partie qui se manifeste : c'est un ouvrage perpétuellement vivant, un ouvrier sans cesse actif, qui sait tout employer. Le temps , l'espace et la matière sont ses moyens; l'univers son objet, le mouvement et la vie son but; les phénomènes du monde ses effets; les forces d'attraction et d'impulsion ses principaux instruments ; la chaleur et les molécules organiques vivantes ses principes actifs pour la formation et le développement des êtres. P. 294 et 295.

Nature. Bornes de son pouvoir. Elle ne s'écarte jamais des lois qui lui ont été prescrites, et elle n'altère rien aux plans qui lui ont été tracés. T. ni, p. 295. — La nature est le trône extérieur de la magnificence divine : l'homme qui la contemple, qui l'étudié, s'élève par degrés au trône intérieur de la Toute Puissance. P. 299.

Nature brute. Tableau de la nature brute dans les parties élevées : des arbres sans écorce et sans cime, courbés, rompus, tombent de vétusté ; d'autres, en plus grand nombre, gisant au pied des premiers pour pourrir sur des monceaux déjà pourris , étouffent , ensevelissent les germes prêts à éclore. La nature, qui partout ailleurs brille par sa jeunesse, paraît ici dans la décrépitude ; la terre surchargée par le poids, surmontée par les débris de ses productions , n'offre au lieu d'une verdure florissante qu'un espace encombré. Dans toutes les parties basses, des eaux mortes et croupissantes; des terrains fangeux, qui, n'étant ni solides ni liquides, sont inabordables et demeurent également inutiles aux habitants de la terre et des eaux. Entre ces terrains marécageux qui occupent les lieux bas et les forêts dé-

crépites, qui couvrent les tt'rres élevées, s'étendent des espèces de landes, couvertes de végétaux agrestes, d'herbes dures et épineuses, qui semblent moins tenir à la terre qu'elles ne tiennent entre elles, et qui, se desséchant et repoussant alternativement les unes sur les autres, forment une bourre grossière, épaisse de plusieurs pieds. T. m, p. 299. — Dans la nature, une seule force est la cause de tous les phénomènes de la matière brute , et cette force réunie avec celle de la chaleur produit les molécules vivantes, desquelles dépendent tous les effets des substances organisées. P. 424. — La nature ne doit jamais être présentée que par unités et non pas par agrégats. T. iv, p. 9 et 10. — Vues générales sur les forces de la nature. P. 13 et suiv. — Le plan général de la nature dans le passage de l'homme au singe, du singe au quadrupède, des quadrupèdes aux cétacés, aux oiseaux, aux poissons, aux reptiles, est un exemplaire fidèle de la nature vivante, et la vue la plus simple et la plus générale, sous laquelle on puisse la considérer. Et lorsqu'on passe de ce qui vit à ce qui végète, on voit ce plan, qui d'abord n'avait varié que par nuances, se déformer par degrés, et quoique altéré dans toutes ses parties extérieures , conserver néanmoins le même fond , le même caractère. P. 15 et 16.

Nature brute. Dans les terres désertes, nulle route, nulle communication ; nul vestige d'intelligence dans ces lieux sauvages; l'homme, obligé de suivre les sentiers des bêtes farouches, effrayé de leurs rugissements, rebrousse chemin, et dit : « La nature « brute est hideuse et mourante ; c'est moi, k moi seul, qui peux la rendre agréable et « vivante : animons ces eaux mortes, en les « faisant couler. Mettons le feu à ces vieilles « forêts, déjà à demi consommées : achevons « de détruire avec le fer ce que le feu n'aura| « pu consumer; bientôt, au lieu du nénu- « phar, dont le crapaud composait son venin, « nous verrons paraître les herbes douces « et salutaires ; des troupeaux d'animaux «bondissants fouleront cette terre, jadis « impraticable. Servons-nous de ces nou- « veaux aides pour achever notre ouvrage ; '

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« que le bœuf, soumis au joug, emploie ses « forces et le poids de sa masse à sillonner « la terre; qu'elle rajeunisse par la culture; c; i;ne nature nouvelle va sortir de nos « mains. » T. m, p. 299 et 300.

Nature cultivée. Tableau de la nature cultivée. T. m, p. 300.

Nature vivante (la) se maintient, se maintiendra comme elle s'est maintenue ; un jour, un siècle , un âge , toutes les portions du temps ne font pas partie de sa durée. T. ni, p. 414. — Dans la nature, le fonds des substances vivantes est toujours le même, elles ne varient que par la forme, c'est-à-dire par la différence des représentations. Dans les siècles d'abondance, dans les temps de la plus grande population , le nombre des hommes, des animaux domestiques et des plantes uti'es, semble occuper et couvrir en entier la surface de la terre ; celui des animaux féroces, des insectes nuisibles et des herbes inutiles paraît dominer à son tour dans le temps de disette et de dépopulation : ces variations, si sensibles pour l'homme, sont indifférentes à la nature. Elle n'en est ni moins remplie, ni moins vivante, elle ne protège aucune espèce aux dépens des autres, elle les soutient toutes ; mais elle méconnaît le nombre dans les individus, et ne les voit que comme des images successives d'une seule et même empreinte, des ombres fugitives dont l'espèce est le corps. P. 417 et 418. — L'ordonnance de la nature est fixe pour le nombre, le maintien et l'équilibre des espèces. Mais son habitude varie autant qu'il est possible dans toutes les formes individuelles. P. 418. — Vue de la nature pour un être qui serait toujours permanent. Tableau de la reproduction et de la destruction. P. 415.

Naturel. La forme du corps dans les animaux est ordinairement d'accord avec le naturel. T. m, p. 55.

Nécessité morale doit rarement faire preuve en philosophie. T. i, p. 164.

Nègres. Les petits Nègres sont souvent dans une situation bien incommode pour teter, ils embrassent l'une des hanches de la mère avec leurs genoux et leurs pieds, et ils la serrent si bien qu'ils peuvent s'y sou-

tenir sans le secours des bras de la mère; ils s'attachent à la mamelle avec leurs mains, et ils la sucent constamment sans se déranger et sans tomber, malgré les différents mouvements de la mère , qui , pendant ce temps, travaille à son ordinaire. T. h, p. 1 7.

Nègres du Sénégal; leur description.

Nègres de Sierra-Léona et de Guinée; leur description. T. n, p. 184. — Il paraît que les Nègres ne vivent pas aussi longtemps que les autres hommes, et que l'usage prématuré des femmes pourrait bien être la cause de la brièveté de leur vie. P. 185. — Description des Nègres de Guinée, de Juda, d'Arada, de Congo, etc. P. 186. — Le teint des Nègres change lorsqu'ils sont malades ; de noir qu'il est ordinairement, il devient couleur de bistre, et quelquefois couleur de cuivre. P. 187.

Nègres d'Angola (les) sentent extrêmement mauvais. T. n, p. 187. — Il ne faut que cent cinquante ou deux cents ans pour laver la peau d'un nègre, par la voie du mélange avec le sang du blanc; mais il faudrait peut-être un assez grand nombre de siècles pour produire ce même effet par la seule influence du climat; manière de faire cette expérience. T. îv, p. 111 et 112.

Nègres. Il n'y a point de Nègres dans les terres élevées de l'intérieur de l'Afrique. Add., t. n, p. 271. — Développement des causes de la couleur des Nègres. P. 273 et suiv.

Nègres blancs. Portrait et description exacte d'une Négresse blanche. Add., t. n, p. 300 et suiv. — Les Négresses blanches produisent avec les Nègres noirs des enfants pies. P. 302.

Nègre-pie. Portrait et description d'un enfant Nègre-pie. Add., t. n, p. 302 et suiv.

Négresse noire. Exemple singulier d'une Négresse noire devenue blanche avec l'âge. Add., t. ii, p. 306 et 307.

Neipse ou Nems. Sa description. Add., t. iv, p. 297. — Cet animal, qui se trouve dans les pays les plus chauds de l'Afrique, sur la côte orientale, et probablement aussi en Arabie, est une espèce voisine de celle

du furet, dont le nom est nems en langue arabe. Ibid.

Neitser-soak. Voyez Phoque à capuchon.

Nerfs. La substance nerveuse prend de la solidité dès qu'elle se trouve exposée à l'air, et c'est par cette raison qu'à toutes les extrémités du corps, il y a des parties solides, telles que les ongles, les cornes 3 les becs, les dents, etc. T. h, p. 60 et 61. — Les nerfs sont ce qui existe le premier, et les organes auxquels il aboutit un grand nombre de différents nerfs , comme les oreilles ou les yeux qui sont eux-mêmes de gros nerfs épanouis, sont aussi ceux qui se développent le plus promptement et les premiers. P. 100 et 101. — Pourquoi il arrive qu'un nerf ébranlé par un coup, ou découvert par une blessure, nous donne souvent la sensation de la lumière sans que l'œil y ait part. P. 127 et 128.

Nil-gault. Quoique cet animal ait des ressemblances assez marquées avec le cerf par le cou et la tète, et avec le bœuf par les cornes et la queue, il est néanmoins plus éloigné de l'un et de l'autre de ces genres que de celui des gazelles ou des grandes chèvres. Add., t. iv, p. 630. — Preuvedecette assertion. Ibid. — Il est seul de son genre, et d'une espèce particulière. Ses habitudes nalurelles. Il est animal ruminant. Sa description. Son naturel. Cet animal pourrait devenir utile si l'on pouvait le naturaliser dans notre climat. Ibid. et suiv. — Description plus détaillée du mâle et de la femelle. P. 631. — Variétés dans cette espèce. Différences entre le mâle et la femelle. P. 631 et 632. — Leur attachement l'un pour l'autre. Leur description, par M. William Hunter. P. 632 et suiv. — Le nil-gault est un animal très-doux; il a l'odorat excellent, et flaire tout ce qu'on lui présente ; il craint beaucoup les odeurs fortes. Combats des mâles. P. 635 et suiv. — Deux individus de cette espèce, mâle et femelle, ont produit en Angleterre, chez mylord Clive, pendantquelques années.

P. 637. — Les nil-gaults sont en grand nombre dans les parties septentrionales de l'empire du Mogol jusqu'au royaume de Cachemire; mais ils sont tous sauvages, et

l'on n'a pas connaissance que les Indiens les aient réduits en domesticité. Ibid. et suiv.

— 11 s'en trouve aussi dans les environs de Surate et de Bombay, et on les croit indigènes dans la province de Guzarate.

Noms. Races d'hommes noirs aux Philippines. T. ii, p. 153. — Raison pourquoi il ne se trouve point d'hommes noirs en Amérique, et pourquoi les parties de ce continent situées sous la zone torride sont beaucoup plus tempérées que ces mêmes parties de la zone torride dans l'ancien continent. P. 211.

Nom général, qu'on veut imposer aux animaux, tel que le nom quadrupède , est une formule incomplète, une somme de laquelle quelquefois ils ne font pas partie. T. îv, p. 9.

Nomenclateurs ( les ) n'ont employé qu'une partie, comme les dents ou les ongles, pour ranger les animaux, les feuilles ou les fleurs, pour distribuer les plantes, au lieu de se servir de toutes les parties. T. i, p. 10.

Nord. Passage par le nord ; quelques idées nouvelles à ce sujet. T. i, p. 112 et suiv. —

— Passage par le nord ; tous les navigateurs qui ont tenté d'aller d'Europe à la Chine par le nord-est ou par le nord-ouest, ont également échoué dans leur entreprise. P. 219.

Notice au sujet du sajou nègre. Add., t. iv, p. 176.

Notice relative au tamarin nègre. Add., t. iv, p. 179.

Nourriture. L'influence de la nourriture est plus grande sur les animaux qui se nourrissent d'herbes et de fruits que sur ceux qui se nourrissent de chair; et par quelles raisons. T. iv, p. 1 1 5 et 1 1 6.

Nourriture. Différentes nourritures des hommes suivant les différents climats. Add., t. h, p. 234.

Nouvelle-Hollande. Voyez Hollande.

Nouvelle-Zélande. Voyez Zélande.

Nuages (les) sont généralement plus élevés en été, et constamment encore plus élevés dans les climats chauds ; raison de ce fait. Add., t. i, p. 37i.

Nous. Nous existons sans savoir comment.

TABLE DES MATIERES

et nous pensons sans savoir pourquoi. T. i, p. 426.

Nuances. La marche de la nature se fait par des degrés nuancés et souvent imperceptibles; elle passe par des nuances souvent insensibles de l'animal au végétal ; mais du végétal au minéral, le passage est plus marqué. T. i, p. 568 et 569.

Nuit. Cause physique de la crainte que l'obscurité de la nuit fait ressentir à presque tous les hommes. T. », p. 108.

Nutrition. Idées nettes et générales de la nutrition dans l'animal et dans le végétal. Elle s'opère par la susception des parties organiques. T. i, p. 448 et 449.

Objection la plus considérable qu'on puisse faire contre tous les systèmes en général, au sujet de la génération. T. i, p. 469. — Première réponse à cette objection. P. 470.

Observations sur de l'eau d'huîtres, sur de l'eau où l'on avait fait bouillir du poivre, sur de l'eau où l'on avait simplement fait tremper du poivre, et sur de l'eau où l'on avait mis infuser de la graine d'œillet. T. i, p. 546.

Océan ; a un mouvement constant d'orient en occident , qui se fait sentir, non-seulement entre les tropiques , mais même dans toutes les autres zones. T. i, p. 50. — L'Océan pacifique fait un effort continuel contre les côtes de la Tartarie , de la Chine et de l'Inde. L'Océan indien fait de même effort contre la côte orientale de l'Afrique. L'Océan Atlantique agit de même contre toutes les côtes orientales de l'Amérique. Ibid. — Les profondeurs de l'Océan sont inégales. On prétend qu'il y a des endroits où les eaux ont une lieue de profondeur. Les profondeurs ordinaires sont depuis soixante jusqu'à cent cinquante brasses. Les golfes et les passages voisins des côtes sont bien moins profonds et les détroits encore moins. P. 164. — L'Océan a rongé les terres dans une étendue de quatre ou cinq cents lieues sur toutes les côtes orientales de l'ancien continent. Preuves de cette

assertion. P. 205 et suiv. — Il parait que l'Océan, par son mouvement d'orient en occident , a gagné tout autant de terrain sur les côtes orientales de l'Amérique qu'il en a gagné sur les côtes orientales de l'Asie. Ces deux grands golfes sont sous les mômes degrés de latitude, et ils sont aussi à peu près de la même étendue. P. 2I6. — Indications des endroits de l'Océan, où le mouvement d'orient en occident est le plus sensible. P. 232.

Ocelot, animal d'Amérique, féroce et carnassier, du même genre que le jaguar et le couguar. Description du mâle et de la femelle; leur grandeur, leur naturel , les différents noms qu'on leur a donnés dans leur pays natal. Erreur à cet égard. T. m, p. 475. — L'ocelot nous a paru être celui de tous les animaux à peau tigrée, dont la robe est la plus belle et la plus élégamment variée. Celle de l'ocelot mâle est plus belle que celle de la feme'Je. P. 476. — L'ocelot est cruel et en même temps timide ; il préfère le sang à la chair. Rien ne peut adoucir son naturel féroce. Il ne produit ordinairement que deux petits. P. 477.

Odorat. Dans les animaux, le sens de l'odorat est un organe universel de sentiment; c'est un œil qui voit les objets, nonseulement où ils sont, mais même partout où ils ont été; c'est un organe de goût , par lequel l'animal savoure, non-seulement ce qu'il peut toucher et saisir, mais même ce qui est éloigné et qu'il ne peut atteindre ; c'est le sens par lequel il est le plus tôt , le plus souvent et le plus sûrement averti ; par lequel il agit , il se détermine ; par lequel il reconnaît ce qui est convenable ou contraire à sa nature; par lequel enfin il aperçoit, sent et choisit ce qui peut satisfaire son appétit. T. n, p. 336.

Œconomie ou Économie animale. Première division de l'économie animale; parties qui agissent toujours et continuellement telles que le cœur, les poumons, etc., et parties qui n'agissent pas continuellement, telles que les sens et les membres. T. n, p. 313. — Pourquoi la science de l'économie animale a jusqu'ici fait si peu de progrès. P. 564.

TABLE DES MATIÈRES

Œil (Y) appartient à 1 'âme plus qu'aucun autre organe. C'est le sens de l'esprit et la langue de l'intelligence. T. n, p. 49. — L'œil peut être regardé comme une continuation du sens intérieur; ce n'est qu'un gros nerf épanoui , un prolongement de l'organe dans lequel réside le sens intérieur de l'animal, et il n'est pas douteux qu'il n'approche plus qu'aucun autre sens de la nature de ce sens intérieur. P. 323.

Œufs. Formation et accroissement de l'œuf, jusqu'à son exclusion hors du corps de la poule. T. i, p. 478 et 479. — Les œufs n'existent pas dans les femelles vivipares. P. 513 et 514. — Les œufs doivent être regardés comme des êtres qui, sans avoir la puissance de se reproduire comme les animaux et les végétaux , ont cependant une espèce de vie et de mouvement intérieur. P. 569. — Explication précise et succincte de l'accroissement des œufs. Ibul. — L'œuf a une espèce de vie et d'organisation , un accroissement, un développement et une forme qu'il prend de lui-même , et par ses propres forces ; il ne vit pas comme l'animal ; il ne végète pas comme la plante ; il ne se reproduit pas comme l'un et l'autre ; cependant il croît , il agit à l'extérieur, et il s'organise, lbld. — L'œuf est un être qu'on doit considérer à part et en lui-même, parce qu'il arrive également à son entier développement et à la perfection de son organisation , soit qu'il soit fécondé ou non. Ibid. — Les œufs sont des matrices portatives que l'animal jette au dehors. P. 582. — Les œufs, au lieu d'être des parties qui se trouvent généralement dans toutes les femelles , ne sont que des parties que la nature a employées pour remplacer la matrice dans les femelles qui sont privées de cet organe. Ibid. — L'œuf que la poule pond vingt jours après avoir reçu le coq, produit un poulet, comme celui qu'elle aura pondu vingt jours auparavant. P. 631. — L'œuf attaché à l'ovaire est, dans les femelles ovipares , ce qu'est le corps glanduleux dans les testicules des femelles vivipares ; la cicatricule de l'œuf sera, si l'on veut , la cavité de ce corps glanduleux, dans lequel réside la liqueur séminale de la femelle. Ibid. — Rai-

son pourquoi le poulet ne se développe pas dans les œufs qui ont été fécondés plusieurs jours avant la ponte. Ibid. et suiv. — Les œufs, lorsqu'ils ont été couvés ou gardés, contiennent une assez grande quantité d'air; production de cet air, avec l'explication des effets qui y ont rapport. P. 641 et suiv.

Œufs des poissons. Explication succincte du développement et de l'accroissement de l'œuf des poissons à écailles. T. i, p. 570.

Œuf. Il n'existe point d'œuf dans les femelles vivipares; elles ont, comme les mâles, une liqueur séminale contenue dans les corps glanduleux, et cette liqueur séminale des femelles contient , comme celle des mâles, une infinité de molécules organiques vivantes. Add., t. i, p. 661 et suiv. — Vie végétative de l'œuf et vie végétative de la matrice dans les vivipares. P. 662 et 663. — Méprise et faux principes des anatomistes au sujet de la nature de l'œuf. P. 663.

Oiseaux. La plupart des oiseaux ne se joignent pas par une vraie copulation ; ils ne font, pour ainsi dire, que comprimer la femelle. T. i, p. 595. — La plupart des oiseaux sortent de l'œuf au bout de vingt et un jours; quelques-uns, comme les serins r éclosent au bout de treize ou quatorze jours. P. 599. — Raisons pourquoi dans les oiseaux, les pères prennent soin de leurs petits, comme les mères. T. n, p. 354. — Il n'est pas nécessaire d'accorder de la prévoyance aux oiseaux pour rendre raison de la construction de leurs nids. P. 365. — Pourquoi les oiseaux de basse-cour ne font point de nids. P. 366. — Antipathie des oiseaux pour le renard. P. 583.

Oiseaux (les) sont susceptibles des impressions musicales. Add., t. n, p. 250 et

Olivier. Il n'y a point d'oliviers à plus de quatre cents lieues du mont Ararath. T. i, p. 99.

Onagre (l')ou I'Onager des anciens, n'est autre chose que l'âne sauvage ; on le trouve dans les déserts des pays chauds. T. n, p. 423 — L'onagre n'est point le zèbre, mais l'âne dans son état de nature. T. m, p. 303. — Différence de l'onagre et de l'âne commun. P. 304o

Onagre. Voyez Koulan.

Onagre (1') pourrait bien être le même animal que le czigithai, ou mulet de Daourie. Jdd., t. iv, p. 511.

Once. Origine de ce nom, avec une courte description de l'animal auquel on l'a donné. T. m, p. 63. — Comparaison de l'once avec la panthère. Ibid. — Différences de l'once et de la panthère. P. 65. — Naturel et tempérament de l'once. P. 69. — L'espèce paraît en être plus nombreuse et plus répandue que celle de la panthère. P. 70. — On s'en sert pour la chasse en Asie ; raison de cet usage. Ibid. — Habitudes naturelles de l'once, et sa manière de chasser. P. 71.

Ondatra , espèce de rat musqué de l'Amérique septentrionale. T. ni, p. 102. — Ses différences d'avec les autres rats musqués. P. 1 03. — Courte description de cet animal. Ibid. et suiv. — L'ondatra peut resserrer son corps et le réduire à un moindre volume. P. 104. — Issues singulières de l'urine dans les ondatras femelles. Ibid. — Les testicules dans ce petit animal deviennent, dans le temps du rut, aussi gros que des noix muscades , et dans les autres temps ils se réduisent à une ligne de diamètre. Ibid. — Description des follicules qui contiennent le parfum dans cet animal. P. 105. — Les follicules, ainsi que toutes les parties de la génération, se gonflent et se tuméfient prodigieusement pendant la saison des amours, et ensuite les parties de la génération diminuent et se réduisent presque à rien, et les follicules s'oblitèrent en entier. Ibid. — Ses conformités est ses différences d'avec le castor. P. 106. — Les ondatras bâtissent en petit comme les castors; description de leurs habitations. Ibid. — Manière de les prendre ; leur fourrure est assez précieuse, et leur chair n'est pas mauvaise à manger. Ibid. — Ils sont en amour en été, et vont ordinairement par couple. P. 1 07. — Le parfum de cet animal, qui est agréable pour les Européens, déplaît très-fort aux sauvages de l'Amérique. Ibid. — Ces animaux produisent une fois par an, les portées sont de cinq ou six petits. Ibid. — Ils se construisent tous les ans une nouvelle habitation. Ibid. — Habitudes naturelles de l'ondatra. Ibid. — Il s'apprivoise

aisément; il est très-joli dans le premier âge. Ibid.

Opossum. Voyez Sarigue. T. m, p. 154.

OnAGE et ncage singulier au cap de Bonne- Espérance. T. i, p. 258.

Orages (les) sont fréquents dans tous les détroits, sur toutes les côtes avancées, à l'extrémité et aux environs de tous les promontoires des presqu'îles et des caps , et dans tous les golfes étroits. T. i, p. 256.

Orang-outang. Première espèce de singe.

T. iv, p. 2. — Si l'on ne faisait attention qu'à la figure, on pourrait également regarder l'orang-outang comme le premier des singes ou le dernier des hommes. P. 16. — Description de l'orang-outang, selon Bontius et selon quelques autres voyageurs. Discussion critique à ce sujet. P. 24 et suiv. — Il y en a deux espèces , l'un appelé Barris , par quelques voyageurs , et l'autre Drill , par les Anglais; le barris est le même que le pongo , c'est le grand orang-outang ; et le drill est le même que le jocko, et c'est le petit orang-outang. P. 25. — Ces animaux ont l'instinct de s'asseoir à table comme les hommes; ils se servent du couteau, de la cuiller et de la fourchette. P. 28 et suiv. — Exposition de toutes les différences qui éloignent cette espèce de l'espèce humaine et de toutes les conformités qui l'en approchent. P. 32 et suiv. — L'homme et l'orangoutang sont les seuls qui aient des fesses et des mollets, et qui par conséquent soient faits pour marcher debout, les seuls qui aient la poitrine large , les épaules aplaties, et les vertèbres conformées l'un comme l'autre ; les seuls dont le cœur, le cerveau , les poumons, le foie, la rate , le pancréas , l'estomac, les boyaux, soient absolument pareils ; les seuls qui aient l'appendice vermiculaireau cœcum; en tout l'orang-outang ressemble plus à l'homme qu'il ne ressemblo même aux autres singes. P. 33. — Description des parties intérieures et extérieures de l'orang-outang, et leur comparaison détailk'o avec les mêmes parties correspondantes dans l'homme. Ibid. et suiv. — L'orang-outang est le seul de tous les singes qui n'ait point d'abajoues ou poches au dedans des joues , le seul par conséquent qui ait l'intérieur do

TABLE DES MATIERES

la bouche absolument conformé comme l'homme. Il est encore le seul qui ait les fesses renflées et sans callosités. Son talon pose plus difficilement à terre que celui de l'homme, et c'est ce qui fait qu'il court plus facilement qu'il ne marche. Il a treize côtes et l'homme n'en a que douze, et il diffère encore de l'homme par la forme des pieds et par la conformation des os du bassin- P. 36 et 37. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 38.

Orang-outang. Ce mot indien, qui signifie homme sauvage, est un nom générique.

Jdd., t. iv, p. 70. — Il existe deux espèces de ces animaux, lbkl. — Caractères distinctifs de ces deux espèces. P. 71.

Orcades. Dans une côte des îles Orcades, qui est coupée à plomb, et qui a deux cents pieds de hauteur perpendiculaire sur les eaux de la mer, lorsque le vent est fort , et qu'en même temps la marée monte, le mouvement est si grand et l'agitation si violente, que l'eau s'élève jusqu'au sommet de ces rochers, c'est-à-dire, qu'à deux cents pieds de hauteur, les gouttes d'eau qui se détachent de la mer y tombent en forme de pluie, et que mènle la mer y jette des graviers et des petites pierres. T. i, p. 234.

Ordre dans lequel on doit considérer les productions de la nature. T. i, p. 16 et 17.

Oreilles. Dès le cinquième mois après la conception , les osselets de l'oreille sont solides et durs. Et au septième mois tous ces osselets ont acquis dans le fœtus la grandeur, la forme et la dureté qu'ils doivent avoir dans l'adulte. T. n, p. 1 00. — Le goût pour les longues oreilles est commun à tous les peuples de l'Orient. P. 149.

Organique [Y) est l'ouvrage le plus ordinaire de la nature, et celui qui lui coûte le moins. T. i. p. 445. — La matière organique est en plus grande quantité dans les insectes que dans les autres animaux ; cette surabondance de matière organique ne pouvant être employée à la génération faute d'organes, semoule et se réunit tout entière sous une forme qui dépend beaucoup de celle de l'animal môme, et qui y ressemble en partie. P. 598.

Organisation. Un corps organisé, dont

toutes les parties sont semblables à luimême, est un corps dont l'organisation est la plus simple de toutes. T. i, p. 450. — Plus il y aura dans le corps organisé de parties différentes du tout et différentes entre elles , plus l'organisation de ce corps sera parfaite, et plus la reproduction sera difficile. P. 451.

Origine des molécules organiques. Add., t. f, p. 678.

Orignal ; c'est le nom que l'on donne à l'élan dans le nord de l'Amérique. T. m, p. 325.

Orignal d 'Amérique. Cet animal est de la même espèce que l'élan; seulement il paraît être d'une race plus grande que celle de l'élan d'Europe. Il y a des orignaux qui ont jusqu'à dix pieds de hauteur de corps. Add., t. iv, p. 552.

Ortohua de Fernandès , paraît être le même animal que le Zorille. T. m, p. 498.

Os, l'accroissement des os se fait par leurs extrémités qui sont molles et spongieuses. Quand ils ont pris une fois de la solidité, ils ne sont .plus susceptibles de développement ni d'extension. T. i, p. 461 . — Les os des poissons sont d'une substance plus molle que ceux des autres animaux ; ils ne se durcissent pas et ne changent point du tout avec l'âge ; les arêtes des poissons s'allongent, grossissent et prennent de l'accroissement sans prendre plus de solidité. P. 594. — Explication de la formation, du développement et de l'accroissement des os. T. n, p. 70 et suiv. — Les os commencent à s'ossifier par le milieu, et c'est par cette raison que la partie du milieu dans les os longs est toujours la plus mince. P. 71 .

Os fossiles. Il y a des os fossiles , c'està-dire des os qu'on trouve dans la terre, qu'on ne peut rapporter à aucun animal vivant. T. i, p. 154.

Ossements trouvés sous des rochers de pierres calcaires en différents endroits ; discussions au sujet de ces ossements. Add., t. i, p. 420 et suiv. — On a trouvé dans des cavernes, tant en Allemagne qu'en Fiance, une grande quantité d'ossements qui ont appartenu à des animaux marins, tels que les ours marins, lions marins,

TABLE DES MATIÈRES

loutres marines et grands phoques, qui vont toujours ensemble en grandes troupes. P. 42 1 et 422.

Ossification ; elle commence par la partie du milieu de la longueur de l'os. T. i, p. 646.

Ostiaques (les) diffèrent aujourd'hui des anciens Ostiaques ; raisons de cette différence, ddd., t. il, p. 267.

Ouanderod , espèce de Babouin qui porte une large chevelure avec une grande barbe; sa différence avec le lowando, qui n'est qu'une variété dans cette espèce. Sa description, son naturel farouche. T. iv, p. 51.

— Caractères distinctifs de cette espèce. P. 52.

Ouanderou. Addition à l'article de ce singe. Add., t. iv, p. 90.

Ocjarine, grande espèce de Sapajou; sa description. Sa voix se fait entendre de très-loin. Conformation singulière de l'organe de la voix. Habitudes naturelles de cet animal ; sa nourriture. Sa chair n'est pas mauvaise à manger. T. iv, p. 1 47 et suiv. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 1 51 .

Ouïe, organe de l'ouïe; les osselets de l'oreille sont entièrement formés dans le temps que d'autres os qui doivent devenir beaucoup plus grands que ceux-ci n'ont pas encore acquis les premiers degrés de leur grandeur et de leur solidité. T. h, p. 100.

— Le sens de l'ouïe ne donne aucune idée de la distance avant l'exercice du sens du toucher. P. 117. — Erreurs du sens de l'ouïe. Ibid. et suiv. — Quel est l'organe immédiat du sens de l'ouïe. P. 121 . — Les osselets de l'ouïe ne se trouvent pas dans les oiseaux , qui cependant entendent très-distinctement. P. I 22. — L'ouïe est bien plus nécessaire à l'homme qu'aux animaux. Dans l'homme, c'est non-seulement une propriété passive , mais une faculté qui devient active par l'organe de la parole. P. 124.

Ouistiti, petite espèce de Sagouin ; sa description , son naturel , sa nourriture. Il produit en Portugal. T. iv, p. 162. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 163.

Ouragans. Effets des ouragans. T. i, p. 60. — Description des ouragans, leurs violences et leurs effets dans différents endroits de la terre et de la mer. P. 260 et

suiv. — Le calme précède ordinairement les ouragans. Endroits de la mer où l'on ne peut aborder parce qu'il y a toujours des calmes et des ouragans. P. 261 . — Explication des tournoiements d'air, et des ouragans et des calmes. Ibid. — Ce sont des tournoiements d'air causés par des vents contraires. P. 262. — Ils sont plus fréquents sur la terre que sur la mer. Ibid.

Ours. L'ours de mer ou ours blanc est un animal très-différent de l'ours déterre. T. n, p. 638. — Deux espèces d'ours de terre, qui diffèrent non-seulement par la couleur, mais par le naturel; ces deux espèces sont l'ours brun et l'ours noir. Ibid. et suiv. — Il y a des ours de terre qui sont blancs , et qui pour le reste diffèrent autant que les autres ours de l'ours blanc de mer. P. 639. — Les ours bruns se trouvent assez communément dans les Alpes, et l'ours noir y est rare, mais se trouve en très-grand nombre dans les parties les plus septentrionales des deux continents. Ibid. — L'ours brun est féroce et carnassier ; le noir n'est que farouche et refuse constamment de manger de la chair. Ibid. — Habitudes naturelles de l'ours noir. Ibid. et suiv. — Les ours roux et bruns sont carnassiers et dévorent les animaux vivants. P. 640. — Les ours bruns sont généralement répandus dans les climats froids, tempérés et chauds , au lieu que les ours noirs ne se trouvent que dans les pays froids. P. 641 . — Ils n'habitent que les montagnes et les déserts , et ne se trouvent point dans les pays bien peuplés. Ibid. — Caractère de l'ours et ses habitudes naturelles. P. 642. — Il n'est point engourdi ni privé de sentiment pendant l'hiver. Ibid. — Il est excessivement gras sur la fin de l'automne et supporte en hiver très-longtemps l'abstinence. Ibid. — Les ours bruns mâles dévorent leurs petits nouveau -nés. Ibid. — Les petits ne sont point informes en naissant. P. 642 et 643. — Les ours se recherchent en automne ; s'accouplent à la manière des autres quadrupèdes; ils produisent un, deux, trois, quatre, et jamais plus de cinq d'une seule portée. P. 643. — Manière dont la mère nourrit et élève ses petits. Ibid. — L'ours se fait souvent une loge de bois et do

feuilles, et il la couvre si bien qu'il la rend impénétrable à l'eau. Ibid. — Naturel et tempérament de l'ours. Ibid. et suiv. — Il est susceptible d'éducation jusqu'à un certain point. P. 644. — Manière de chasser et de prendre les ours. Ibid. — La chair du jeune ours est délicate et bonne, et les pieds des ours adultes sont très-bons à manger. Ibid. — Utilité que l'on tire de la chair, de la graisse et de la peau de l'ours. Ibid. et suiv. — 11 est très-léger à la nage. P. 645. — Pourquoi pendant l'hiver, lorsque les ours sont dans leur retraite, ils sucent continuellement leurs pattes. Ibid. — L'ours a les sens et surtout l'odorat excellent. Ibid. et suiv. — Ressemblances grossières de ses membres avec les bras et les jambes de l'homme. P. 646.

Oxms élevés en domesticité. Détails historiques à ce sujet, par M. de Musly. Add., t. iv, p. 2<52 et suiv. — On a observé qu'ils engen^ drent à l'âge de cinq ans, qu'ils entrent en chaleur tous les ans au mois de juin, que la femelle met bas au commencement de janvier, et qu'elle produit un, deux et quelquefois trois petits, mais jamais plus. Les petits, en naissant, sont d'une assez jolie figure ; ils sont de couleur fauve avec du blanc autour du cou. Ils ont les yeux fermés pendant quatre semaines. Manière dont ces animaux s'accouplent. P. 263. — La femelle peut encore produire quoique âgée de trente-un ans. P. 264.

Ours (T) passe pour avoir la vue faible. En Norwége on connaît deux races de ces animaux, l'une considérablement plus petite que l'autre. Add., t. iv, p. 264. — Comparaison d'un ours d'Amérique avec ceux d'Europe. P. 265.

Ours blanc. Jusqu'à présent nous ne pouvons pas prononcer affirmativement que l'ours blanc des mers du Nord soit d'une espèce différente de celle de l'ours commun ; discussion critique à ce sujet. Add. , t. iv, p. 265 etsuiv. — Description de l'ours blanc par quelques voyageurs. P. 266. — Habitudes naturelles des ours blancs , leur voracité ; ils se nourrissent principalement de phoques, de petits morses et de baleineaux. P. 267.

Ours de mer ou Ours blanc. 11 forme une

espèce particulière et différente de l'ours de terre. Add., t. iv, p. 269. — Il paraît que la taille de cette espèce d'ours de mer est beaucoup plus grande que celle de l'ours de terre. Ibid.

Ours marin [V) a des oreilles externes, et son espèce est très-répandue dans toutes les mers; ses différences avec l'ours de mer ou ours blanc, qui est un animal quadrupède. Add., t. m, p. 559. — Son tempérament n'est pas soumis ou s'accommode à l'influence de tous les climats. P. 559 et 560. — Il vit en grandes troupes dans cette partie du monde. Les femelles entrent en chaleur un mois après qu'elles ont mis bas. Les ours marins mangent très-peu tant que durent leurs amours. Les mâles se battent avec fureur entre eux. P. 560. — Chaque mâle a toujours un grand nombre de femelles dont il est fort jaloux. Leur espèce de société dans laquelle les familles particulières ne se mêlent jamais. Ces animaux évitent les lions marins, et ne craignent aucun des autres habitants de la mer. Ibid. — Ils ne sont ni dangereux ni redoutables. Leurs habitudes dans leurs familles. P. 561 . — Les vieux mâles se retirent pour vivre solitairement; ils sont alors plus féroces. Ibid. — Ils ne fuient plus devant l'homme. Attachement des femelles pour leurs petits. Ibid. et suiv. — Leurs différents cris. Ils ont l'odorattrès-bon. llsmarehentassezviteet nagent encore plus vite. P. 562. — Leurs habitudes naturelles sur les rivages et leurs mouvements dans la mer. Ils ont le trou ovale du cœur ouvert ; ils se nourrissent de poissons, de crustacés et de coquillages. P. 563. — Le temps de la gestation dans les femelles est au moins de dix mois ; leurs portées sont ordinairement d'un seul et très-rarement de deux petits ; manière dont le mâle et la femelle préludent à leur accouplement.

Ibid. — Les femelles diffèrent beaucoup' des mâles par la grandeur et par les couleurs du poil. Les petits et surtout les fœtus donnent une très-belle fourrure noire.

P. 564. — Poids et dimensions des plus grands ours marins. Ibid. — Comparaison de ces animaux avec l'ours de terre. P. 565. — Description de l'ours marin. Ibid. et suiv.

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Ours marin (petit) n'est point le phoca des anciens, parce qu'il a des oreilles externes, et que, suivant Aristote, le phoca n'en a point. Add., t. m, p. 542. — Les petits ours marins paraissent être une variété ou une espèce voisine de celle des grands. P. 567 et 568. — Leurs habitudes naturelles. Leur description. P. 568 et suiv.

Ours marin. Voyez Dugon. T. m, p. 530.

Paca, se creuse un terrier comme le lapin. T. m, p. 153. — Courte description de cet animal et sa comparaison avec le lièvre et le lapin. Ibid. — Il a le grognement, l'allure et la manière de manger d'un petit cochon. Ibid. — Il habite le bord des rivières et les autres lieux humides , il ne se trouve que dans les climats chauds de l'Amérique méridionale. Ibid. — Sa chair est très-bonne à manger, et si grasse qu'on ne la larde jamais ; on mange même la peau comme celle d'un cochon de lait. Ibid. et 4 54. — Il se défend et mord avec acharnement. P. 4 54. — Sa peau fait une assez belle fourrure. Ibid. — Il produit souvent et en grand nombre. Ibid. — C'est un animal du nouveau continent , qui ne se trouve pas dans l'ancien. Ibid.

Paca. Détail historique de son éducation, de ses habitudes en domesticité et de sa propreté, soit dans l'état de domesticité, soit dans l'état de nature. Add., t. iv, p. 416 et suiv.— Notice sur les habitudes naturelles du paca dans l'état de nature, et variétés dans cette espèce à Cayenne. P. 420 et 421.

Paco et Lama , animaux du Pérou , et qui étaient le seul bétail des anciens Péruviens ; ils ne se trouvent que dans les montagnes du Pérou, du Chili et de la Nouvelle-Espagne. T. ni, p. 31. — Le paco appartient au nouveau continent et n'existait pas dans l'ancien. P. 35. — C'est le même animal que la vigogne; il est plus petit et moins propre au service que le lama, mais il est plus utile par sa dépouille : cette laine de vigogne est d'un très-grand prix. La vigogne, comme le lama, ne se trouve que dans les montagnes élevées des Cordillères en Amérique ; elle a

à peu près le même naturel , les mêmes mœurs et le même tempérament que le lama : on la trouve dans les contrées les plus froides de cette chaîne de montagnes ; sa laine est beaucoup plus longue et plus touffue que celle du lama. Description de la vigogne, ses habitudes naturelles, sa timidité, son obstination, etc. P. 438 et suiv. — Celte espèce serait une excellente acquisition pour l'Europe, et il faudrait essayer de la propager dans nos montagnes. P. 439 et 440.

Palmiste , petit animal qui passe sa vie sur les palmiers. T. m, p. 123. — Il n'est ni écureuil ni rat. Ibid. — Ses ressemblances et ses différences avec l'écureuil et le rat. Ibid. et suiv. — Il ne se trouve que dans les climats chauds de l'ancien continent. P. 424. — Ses ressemblances et ses différences avec le barbaresque et le suisse. Ibid. et suiv. — Habitudes naturelles du palmiste, assez semblables à celles de l'écureuil. P. 425.

Palmiste. Addition à l'article du palmiste. Add., t. iv, p. 362.

Pangolin , animal appelé vulgairement lézard écailleux ; ses différences d'avec les fourmilliers. T. m, p. 1 28. — C'est un animal des climats les plus chauds de l'ancien continent. Ibid. — C'est un quadrupède vivipare, ainsi le nom de lézard écailleux lui a été mal appliqué. P. 4 34. — Ses différences générales d'avec les lézards. Ibid. — Ses ressemblances et ses différences d'avec le phatagin. P. 135. — Les écailles dont le pangolin est armé sont si dures , qu'elles résistent à la balle du mousquet. Ibid.

Pangolin et Phatagin; se mettent en boule comme le hérisson. T. m, p. 134 — Ce sont de tous les animaux, sans en excepter même le porc-épic , ceux dont l'armure est la plus offensive, en sorte qu'en contractant leur corps et présentant leurs armes, ils bravent la fureur de tous leurs ennemis. Ibid. — Leurs rapports avec les fourmilliers. P. 1 35 et 1 36. — Ils vivent de fourmis et ont la langue très-longue. P. 135.— Leur naturel et leurs habitudes. P. 136. — Ils se creusent des terriers et y font leurs petits. Ibid.

Panse. Le grand volume de la panse dans les animaux ruminants doit être plutôt uttri-

il\

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bué à l'habitude et aux nourritures qu'à la nature : preuve de cette assertion ; expérience à ce sujet. T. n, p. 439.

Panther d'Aristote, nous paraît être l'Adive ou petit Chacal. T. m, p. 483.

Panthère , appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. T. m, p. 20. — La panthère, l'once et le léopard sont trois animaux différents ; ils ont été pris les uns pour les autres par .es naturalistes, et ont été aussi confondus avec d'autres espèces du même genre qui se trouvent en Amérique. P. 62. — Courte description de la Panthère. P. 62 et 63. — Caractères et tempérament de la panthère. P. 68. — La panthère , le léopard et l'once ne se trouvent que dans les pays chauds de l'ancien continent. P. 72.

Papion , est le nom que nous avons donné à la plus grande espèce de babouins. T. iv, p. 3. — Il ne produit pas dans les pays tempérés. La femelle ne fait ordinairement qu'un petit; elle est sujette, comme la femme, à un écoulement périodique. P. 48. — Les papions ne sont pas du nombre des animaux carnassiers ; ils vivent de fruits, de racines et de grains; ils s'entendent pour piller les jardins et se jettent les fruits de main en main , etc. Ibid. — Sa description , son naturel féroce, sa lubricité , son impudence, etc. P. 47. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 48 et 49.

Papire, nom donné au choras. Add., t. iv, p. 105.

Papous , race d'hommes noirs parmi lesquels il s'en trouve quelques-uns de blancs. T. h, p. 156.

Parenté (la) d'espèce est très-différente de la parenté de famille. Comparaison de la parenté des espèces, de la parenté des races et de la parenté des familles. T. iv, p. 209 et suiv.

Paresseux , c'est le nom qu'on a donné à deux animaux d'Amérique, à cause de leur extrême lenteur ; le premier de ces animaux s'appelle dans son pays natal Unau, et le second s'appelle Ai. T. m, p. 441. — Leur naturel est lent, contraint et resserré, et c'est moins paresse que misère , c'est défaut, c'est dénùment, c'est vice dans la

conformation. Description des défauts de nature dans les paresseux (l'unau et l'aï). Habitude naturelle résultant de leur conformation défectueuse. T. m, p. 442 et suiv.

Paresseux-honteux. Voyez Ai. Add., t. iv, p. 423.

Paresseux-mouton. Voyez Unau. Add., t. iv, p. 423.

Parole , est le signe le moins équivoque de la pensée ; elle met à l'extérieur autant de différence entre l'homme et l'homme qu'entre l'homme et la bête. T. n, p. 355.

Parties (les) simples dans le corps animal , paraissent être plus essentielles que les parties doubles. T. i, p. 626 et 627. — La tête et l'épine du dos sont des parties simples, dont la position est invariable; l'épine du dos sert de fondement à la charpente du corps; cette partie parait une des premières de l'embryon , car la première chose que l'on voit dans la cicatricule de l'œuf, est une masse allongée, dont l'extrémité qui forme la tête ne diffère du total de la masse que par une espèce de forme contournée et un peu plus renflée que le reste; ces parties simples qui paraissent les premières sont essentielles à l'existence, à la forme et à la vie de l'animal. P. 627. — Il y a beaucoup plus de parties doubles dans le corps de l'animal que de parties simples, et ces parties doubles semblent avoir été produites symétriquement de chaque côté des parties simples par une espèce de végétation. P. 627. — Dans tous les embryons , les parties du milieu de la tête et les vertèbres paraissent les premières. P. 628. — Les parties doubles tirent leur origine des parties simples; il réside dans ces parties simples une force qui agit également de chaque côté, ou, ce qui revient au même, les parties simples sont les points d'appui contre lesquels s'exerce l'action des forces qui produisent le développement des parties doubles ; en sorte que l'action de la force par laquelle s'opère le développement de la partie droite est égale à l'action de la force par laquelle se fait le développement de la partie gauche, et que par conséquent elle est contre-balancée par cette réaction. Ibid.

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Pasan, c'est le nom de la gazelle du bézoard ; sa description. T. m , p. 359

Pasan. Dans la gazelle pasan, les cornes de la femelle ne sont pas si grandes que celles du mâle. Description de cette gazelle, par MM. Forster et Klockner. Add., t. iv, p. 585 et suiv. — Elle ne va point en troupes, mais seulement par paires. P. 586. — Singularité des couleurs et leur distribution sur la face du pasan. P. 588. — Ses dimensions. P. 590.

Passions , comment et par quels signes les passions différentes se marquent sur le visage de l'homme. T.n, p. 55 et suiv. — Une passion sans intervalle est démence, et l'état de démence est pour l'ame un état de mort; de violentes passions avec des intervalles sont des accès de folie, des maladies de l'âme d'autant plus dangereuses qu'elles sont plus longues et plus fréquentes; la sagesse n'est que la somme des intervalles de santé que ces accès nous laissent. P. 334.

— Une passion n'est autre chose qu'une sensation plus forte que les autres , et qui se renouvelle à tout instant. P. 350.

Patagons. Prétendus géants des terres Magellaniques ; doutes sur l'existence de ce peuple de géants. T. n, p. 209 et suiv.

Patagons. Description des Patagons, par M. Commerson. Add., t. h, p. 278 et 279.

— Par M. de Bougainville. P. 279 et 280. — Parle commodore Byron. P. 280 et 281. — Discussion au sujet de la grandeur des Patagons. P. 281 et suiv. — La différence de grandeur donnée par les voyageurs aux Patagons, ne vient que de ce qu'ils n'ont pas vu les mômes hommes ni dans les mêmes contrées; et tout étant bien comparé, il paraît certain que depuis le vingt-deuxième degré de latitude sud jusqu'au quarantecinquième, il existe en effet une race d'hommes plus haute et plus puissante qu'aucune autre dans l'Univers. P. 284.

Patas , espèce de guenon ou singe à longue queue; description du patas; son poil est d'un roux presque rouge : il y a dans cette espèce deux variétés, la première est le patas à bandeau noir, et la seconde le patas à bandeau blanc ; toutes deux ont une barbe.

T. iv, p. 56. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 57.

Patas a queue courte. (Description du) Add., t. iv, p. 91 et suiv.

Patati, nom que l'on a donné aux habitants d'une terre encore peu connue, entre le fleuve Jeniscé et le golfe Linchidolin; cette terre du continent de l'Asie s'avance jusqu'au soixante-treizième degré, et peutêtre beaucoup au delà. Add., t. h, p. 263.

Pâtira. C'est une espèce de cochon, différente des deux espèces de pécari, et qui se trouve également dans les terres de Cayenne suivant M. de la Borde. Add., t. iv, p. 487.

Paupières. La peau des paupières est, comme celle du prépuce , plus longue chez les Orientaux que chez les autres peuples. T. ii, p. 28. — La plus grande partie des animaux n'ont point de cils à la paupière inférieure : dans l'homme et dans les animaux quadrupèdes la paupière supérieure est celle qui a du mouvement, et la paupière inférieure n'en a que très-peu : dans les oiseaux et dans les amphibies, c'est au contraire la paupière inférieure qui a du mouvement, et les poissons n'ont de paupières ni en haut ni en bas. P. 51 et 52.

Peau. Désorganisation delà peau dans les blafards. Add., t. h, p. 298. — Autres exemples de la désorganisation de la peau. P. 304. — Homme qui avait la peau chargée de piquants comme un porc-épic. Ibkl.

— Description d'un enfant chargé de taches surmontées de poil pareil à celui du veau et du chevreuil. P. 304 et suiv.

Pécari. Ses ressemblances et ses différences avec le cochon. T. m, p. 108. — Il ne peut se mêler avec l'espèce du cochon ; essais à ce sujet. P. 108 et 109. — 11 a sur le dos une fente de deux ou trois lignes de largeur qui pénètre à plus d'un pouce de profondeur, par laquelle suinte une liqueur ichoreuse fort abondante et très-désagréable. P. 1 09.

— Habitudes naturelles du pécari. Ibld. — Sa chair n'est pas mauvaise à manger ; précautions qu'il faut prendre pour qu'elle n'ait point d'odeur. Ibid. — L'espèce en est trèsnombreuse dans tous les climats chauds de l'Amérique méridionale. Ibid. — Ils produisent en grand nombre; les petits suivent

bientôt leur mère , et ne s'en séparent que quand ils sont adultes. P. 110. — Le poil ou plutôt les soies du pécari sont plus rudes que celles du sanglier, et ressemblent presque aux piquants du hérisson, Ibid. — Cet animal craint le froid, et ne pourrait subsister sans abri dans nos climats tempérés. Ibid.

— Comparaison du pécari avec le cochon; ils paraissent être anciennement issus de la même souche. T. iv, p. 139 et 140.

Pécari. Il y a deux espèces de pécari dans les terres de Cayenne, suivant M. de la Borde. Add., t. iv, p. 486. — Habitudes naturelles de ces animaux. Ibid. et suiv.

Pécari. Addition à l'article du pécari.

Add., t. iv, p. 488.

Pécari ou Tajacu (le) n'a pas trois estomacs, mais un seul partagé par deux étranglements. Add., t. iv, p. 492.

Péciiiniens. Voyez Pygmées.

Pékan. Incertitude sur l'animal auquel on a donné ce nom. T. ni, p. 498.

Pélagie (Conchx) , c'est ainsi qu'on appelle les coquillages qui habitent le fond de la mer, et qui ne sont jamais jetés sur le rivage. T. i, p. 154.

Pente. Origine de la pente des montagnes. T. i, p. 300. — Pourquoi les montagnes composées de matières calcinables n'ont pas une pente aussi rapide que celles qui sont composées de matières vitrifiables. Ibid.

Pérou. Remarques sur la forme du terrain au Pérou. T. i, p. 171. — Hautes montagnes du Pérou : raison pourquoi l'on ne trouve point de coquilles dans la plupart des hautes montagnes du Pérou. P. 286.

— Quoique le Pérou soit situé dans la zone torride, le thermomètre, dans les grandes chaleurs, n'y monte pas si haut qu'en France, parce que c'est un pays extrêmement élevé. T. h, p. 211 et 212.

Péhouasca ; ce nom peut se rendre par Belette, à ceinture. Description de cet animal; sa peau fait une jolie fourrure. Add., t. iv, p. 347.

Péruviens (les) étaient les seuls peuples de l'Amérique qui eussent des animaux domestiques. T. m, p. 31.

Pesanteur. Cette force que nous connaissons sous le nom de pesanteur, est gêné-

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ralement répandue dans toute la matière; les planètes, les comètes, le soleil , la terre, tout est sujet à ses lois, et elle sert de fondement à l'harmonie de l'univers. T. i, p. 67 et 68. — Il n'y a point d'hypothèses à faire sur la direction de la pesanteur. Elle est nécessairement perpendiculaire à la surface. P. 83.

Petit- gris (le) se trouve également dans les parties septentrionales de l'ancien et du nouveau continent. T. m, p. 119. — Ses ressemblances et ses différences d'avec l'écureuil. Ibid. — Habitudes naturelles du petitgris, qui sont différentes de celles de l'écureuil P. 121 et 122. — Les petits-gris se rassemblent en troupes et traversent ensemble des rivières très-larges sur des écorces d'arbres. Ibid.

Petit-gris de Sibérie. Description de ce joli petit quadrupède. Add., t. iv, p. 359 et suiv.

Peur, passion commune aux hommes et aux animaux. T. h, p. 350. — Tableau de cette passion dans l'animal. P. 351.

Peuple qui mange des sauterelles. Voyez Sauterelles.

Pétrole et autres huiles terrestres.

Explication de la manière dont la nature produit les sources de pétrole, de bitumes. Add., t. i, p. 404.

Phalanger, petit animal de l'Amérique méridionale que nous avons appelé Phalanger parce qu'il a les phalanges singulièrement conformées; il est du nombre des quadrumanes, et son espèce approche de celle de la marmose. Caractères par lesquels il en diffère. Différences du mâle et de la femelle. T. m, p. 450 et 451.

' Phalanger. Additions et corrections à son article. Add., t. iv, p. 357.

Phatagin, seconde espèce de Lézard écailleux. T. m , p. 133. — C'est un quadrupède vivipare, ainsi le nom de Lézard écailleux lui a été mal appliqué. P. 134. — Ses différences générales d'avec les lézards. Ibid. — Différences particulières du phatagin et du pangolin. P. 135. —Le phatagin est bien plus petit que le pangolin. Ibid.

Puilandre. Voyez Sarigue. T. m, p. 151 et suiv. — Les philandres peuvent être re-

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gardés comme les représentants, dans le nouveau continent, des makis qui ne se trouvent que dans l'ancien. Cependant on ne peut pas supposer qu'ils viennent les uns des autres par dégénération. Comparaison des philandres et des makis T. iv, p. 440 et 4 41.

Philandre de Surinam. Notice et description de cet animal , dont la femelle porte ses petits sur le dos et les environne de sa queue. Add., t. iv, p. 354.

Philosophie, négligée dans ce siècle; les arts qu'on veut appeler scientifiques , ont pris sa place ; les méthodes de calcul et de géométrie, celles de botanique et d'histoire naturelle, les formules, en un mot , et les dictionnaires occupent presque tout le monde. T. i, p. 27. — Le défaut de la philosophie d'Aristote était d'employer comme causes tous les effets particuliers; celui de celle de Descartes, est de ne vouloir employer comme causes qu'un petit nombre d'effets généraux en donnant l'exclusion à tout le reste. La philosophie sans défauts serait celle où l'on n'emploierait pour causes que des effets généraux , et où l'on chercherait en même temps à en augmenter le nombre, en tâchant de généraliser les effets particuliers. P. 453. — Le but de la philosophie naturelle n'est pas de connaître le pourquoi , mais le comment des choses.

T. il, p. 463.

Phoque , nom générique sous lequel l'auteur comprend, 4° le Phoca des anciens qui se trouve dans la mer Rouge et dans la mer des Indes ; 2° le phoque commun que nous appelons Veau marin , et qui se trouve dans notre Océan ; 3° le grand phoque décrit et gravé dans les Transactions philosophiques , n° xdlxix ; 4° le très -grand phoque appelé Lion marin par l'auteur du Voyage d'Anson. T. ni, p. 508. — Les phoques et les morses sont plus près des quadrupèdes que des cétacés, parce qu'ils iont deux mains et deux pieds; mais les lamantins, qui n'ont que deux mains, sont plus près des cétacés que des quadrupèdes. Tous diffèrent des autres animaux quadrupèdes par un grand caractère, c'est qu'ils sont les seuls qui puissent vivre également

et dans l'air et dans l'eau , les seuls par conséquent qu'on doive appeler amphibies. Ibid. — On les a appelés veaux de mer, chiens de mer, loups de mer, veaux marins , chiens marins , loups marins , renards marins. Leur description détaillée, leur voix , leur figure, leur intelligence ; ils sont susceptibles d'une sorte d'éducation ; ils ont le cerveau et le cervelet proportionnellement plus grands que l'homme ; ils ont les qualités sociales, un instinct très-vif pour leur femelle et très-attentif pour leurs petits ; ils ne craignent ni le froid ni le chaud ; ils vivent indifféremment d'herbes , de chair et de poisson ; ils habitent également sur la terre et sur la glace. P. 509 et suiv. — Ils ont de très-grandes imperfections de nature; ils sont manchots ou estropiés des quatre jambes; leurs doigts ne sont pas séparément mobiles , mais tous réunis par une forte membrane. Leurs pieds étant dirigés en arrière comme une queue de poisson qui serait horizontale, ne peuvent soutenir le corps de l'animal quand il est sur terre, et il est obligé de se traîner comme un reptile, et par un mouvement plus pénible, en s'accrochant avec ses mains et sa gueule à ce qu'il peut saisir. P. 514. — Les phoques vivent en société , ou du moins en grand nombre dans les mêmes lieux ; leurs climats naturels sont les bords des mers du Nord; cependant ils peuvent vivre dans les climats tempérés et chauds. Leur espèce varie suivant les différents climats , et même il y en a plusieurs variétés dans le même climat. P. 512. — Différences des petits phoques des mers du Midi , et des phoques de notre Océan. Ibid. — Comparaison des différentes espèces de phoques. Discussion au sujet du Phoca des anciens. P. 513 et suiv. — Lo grand phoque décrit dans les Transactions philosophiques est très-différent des autres. P. 514 et 515. — Sa description dans la note de la p. 515. — 11 paraît qu'Aristote s'est trompé en assurant que le phoque n'a point de fiel, car il en a la vésicule proportionnée à la grandeur du foie. P. 515 et suiv. — Les femelles mettent bas en hiver et font leurs petits sur un banc de sable ou sur un rocher; elles se tiennent

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assises pour les allaiter, et au bout de quinze jours elles commencent à les emmener pour leur apprendre à nager. Chaque portée n'est que de deux ou trois. Le temps de la gestation doit être de plusieurs mois , parce que le temps de l'accroissement est de plusieurs années ; leur vie doit être longue. P. 51 6. — Voix du phoque , différente suivant l'âge. Ces animaux ne s'effraient point du bruit du tonnerre ; l'orage et la pluie semblent les récréer; ils ont naturellement une mauvaise odeur; ils sont surchargés de graisse. Ils dorment beaucoup et d'un sommeil profond. Manière de les prendre et de les assommer. Ils sont très-vivaces et très-difficiles à tuer; ils sont courageux et se défendent jusqu'au dernier moment. P. 517. — Leur chair n'est pas absolument mauvaise à manger; leur peau fait une fourrure grossière, et leur graisse fournit une huile qu'on préfère à celle de tous les animaux cétacés. P. 518. — Les grands phoques des mers du Canada dont parle le voyageur Denis , sous le nom de loups marins , pourraient bien être de la même espèce que les lions marins des terres Magellaniques; raison de cette présomption. P. 519 et 520. — Différence trèsessentielle entre les petits phoques ou veaux marins et les grands phoques ; les premiers n'ont qu'un estomac, et ne ruminent pas; les seconds ruminent et ont plusieurs estomacs. P. 520.

Phoques. Le genre entier des phoques doit se diviser en deux tribus , savoir : les phoques sans oreilles externes, et les phoques qui ont des oreilles ou conques extérieures. Add., t. ni, p. 542. — Nous ne connaissons que deux espèces bien distinctes de phoques à oreilles : la première est celle du lion marin, remarquable par sa crinière jaune; la seconde, celle de l'ours marin, qui est composée de deux variétés, l'une plus grande que l'autre. Ibid. — Pour ce qui est des phoques sans oreilles, nous en connaissons neuf ou dix espèces ou variétés. Ibid. — Aucun animal du genre des phoques n'est ruminant; leur estomac est seulement divisé en plusieurs poches par différents étranglements, et c'est ce qui a trompé le docteur Parsons. P. 551 . — Forme

de corps et de membres, et habitudes communes à tous les phoques. P. 557. — Usage que font les Groé'nlandais de leur peau, de leur graisse et de leurs nerfs. P. 557 et 558- — Les phoques s'accouplent différemment des quadrupèdes terrestres; les femelles se renversent sur le dos pour recevoir le mâle; elles ne produisent ordinairement qu'un petit dans les grandes espèces, et deux dans les petites. P. 558.

Phoque commun. L'espèce se trouve nonseulement dans tous les océans, mais dans la Méditerranée, la mer Noire et même dans la mer Caspienne et le lac Baikal. Add., t. m, p. 556. — Ses habitudes naturelles. Manière de les chasser. Variété dans cette espèce. Ibid.

Phoque à capuchon. Il a un capuchon dans lequel il peut renfoncer sa tète jusqu'aux yeux. Add., t. m, p. 552. — Sa description. Ses habitudes naturelles. Cette espèce est très-nombreuse au détroit de Davis. Ses voyages. Elle ne mange que peu ou point du tout dans la saison des amours. P. 552 et 553.

Phoque à croissant (le) est encore un grand phoque; ses différences avec le phoque à capuchon. Ses différents noms en Groenland suivant ses différents âges dans lesquels les couleurs du poil varient beaucoup. Add., t. m, p. 553. — Sa description ; sa graisse ou plutôt son huile. P. 554.

Phoque à museau ridé. C'est le plus grand des phoques sans oreilles; on lui a donné mal à propos le nom de lion marin. Add., t. m, p. 543. — Il se trouve sur les côtes à la pointe de l'Amérique, et dans l'île de la Nouvelle-Géorgie, découverte par le capitaine Cook. Ibid. — Il se trouve de même dans l'hémisphère boréal, sur les côtes de Kamtschatka et à l'île Bering, et probablement il se trouve sous toutes les latitudes. Je l'ai nommé phoque à museau ridé, parce qu'il a sur le nez une peau ridée et mobile qui peut se remplir d'air ou se gonfler. Ce grand et gros animal est d'un naturel trèsindolent et très-peu redoutable. P. 543 et 541. — Il n'est méchant que dans le temps des amours. Sa description. Il n'y a dans la tête que deux pctis trous auditifs et point

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d'oreilles externes. P. 544. — Il est plus imparfaitement conformé par les parties postérieures du corps que le phoque commun. Ibid.

Phoque à ventre blanc. Sa description, son naturel, ses habitudes en captivité, sa voix, qui semble se produire en expirant et en aspirant. Add., t. m, p. 545. — Le mâle de cette espèce que nous avons vu, éprouvait les irritations de l'amour tous les mois à peu près; il était alors dangereux. Ses différents accents et murmures. P. 545 et 546. — Il avait la respiration fort longue, car il gardait l'air assez longtemps, et ne respirait que par intervalles, entre lesquels ses narines étaient exactement fermées. Il ne les ouvrait que pour rendre l'air par une forte expiration. 11 s'assoupissait ou s'endormait plusieurs fois par jour. On ne le nourrissait que de carpes et d'anguilles roulées dans le sel, et il en mangeait environ trente livres par vingt-quatre heures. Cet animal peut vivre plusieurs jours sans être dans l'eau. Il ne boit que de l'eau salée. Son poids est d'environ six ou sept cents livres. P. 546 et 547. — Sa description. P. 547 et suiv. — Son histoire. P. 548. — Manière dont on traite cette espèce de phoque dans certaines maladies. P. 549. — Observations de M. Sabarot de la Vernière, sur une femelle de cette espèce. Ibid. et suiv. — Cette femelle n'avait qu'un estomac et non pas. quatre, comme le dit le docteur Parsons. P. 550.

Phoque gassigiak. Sa description. Cette e>pèce se trouve sur les côtes du Groenland, et n'est pas voyageuse. Add , t. m, p. 555.

Phoque laklak (le) est un des plus grands animaux de ce genre, et se trouve au Kamtschalka. Add., t. m, p. 555.

Phoque neit-soak. Sa description. Add., t. m, p. 555.

Phoque utsuk ou urksuk (le) de M. Crantz, pourrait bien être de la même espèce que le phoque à ventre blanc; il en est peut-être de même du grand phoque de l'Acadie, dont parle le P. Charlevoix. Add., t. m, p. 551 et 552.

Physique expérimentale ; abus dans la

manière dont on l'enseigne. T. i, p. 31. — Vrai but de la physique expérimentale.

Physique et histoire naturelle. Nos connaissances en physique et en histoire naturelle dépendent de l'expérience et se bornent à des inductions. T. i, p. 34.

Pichou (le) de la Louisiane est le même animal que le margay du Brésil. T. m, p. 478.

Pics. Dans les îles, les montagnes s'élèvent ordinairement en forme de cône ou de pyramide, et on les appelle des pics. Le pic de Ténériffe, dans l'île de Fer, est une des plus hautes montagnes de la terre; elle a près d'une lieue et demie de hauteur perpendiculaire au-dessus du niveau de la mer; le pic de Saint-George dans l'une des Açores, le pic d'Adam, dans l'île de Ceylan, sont aussi fort élevés. T. i, p. 166. — Composition des pics. Ibid. — Us sont ordinairement embrasés. Ibid. — Origine et formation des pics ou des cornes des montagnes. P. 175.

Pics des montagnes. Comment ils ont été dépouillés des terres qui les couvraient et les environnaient. Add., t. i, p. 357.

Pieds fourchus. Énumération des animaux à pieds fourchus. T. iv, p. 135.

Pierres. Lorsqu'on tire les pierres Qt les marbres des carrières, on les sépare suivant leur position naturelle. Lorsqu'on les emploie, il faut, pour que la maçonnerie soit bonne et pour que les pierres durent longtemps, les poser sur leur lit de carrière ; c'est ainsi que les ouvriers appellent la couchehorizontale; elles se sont formées par couches parallèles et horizontales. T. i, p. 130. — Dans les carrières autour de Paris, le lit de bonnes pierres n'est pas épais, il n'a guère que dixhuit à vingt pouces d'épaisseur partout. Il y a des pierres dures dont on se sert pour couvrir les maisons, qui n'ont qu'un pouce d'épaisseur dans toute l'étendue de leur lit. Ibid. — Grosses pierres dispersées dans* les vallons et les plaines; leur origine. P. 307' et 308. — Ces blocs dispersés sont bien plus communs dans les pays dont les montagnes sont de sable et de grès, que dans ceux où elles sont de marbre et de glaise. Ibid.

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Pierres fines. Toutes les pierres fines et même le diamant ne sont, comme le cristal de roche, que des stalactites de cailloux ou de quelques autres matières vitrifiables T. i, p. 305.

Pierres gélisses. Dans tous les pays où l'on trouve dans les champs ou dans les autres terres labourables un très-grand nombre de coquilles pétrifiées, comme pétoncles, cœurs de bœuf, etc., entiers, bien conservés et totalement séparés, la pierre est gélisse , au moins dans la première couche. T. i, p. 160.

Pîerres qui se forment dans la vessie et dans la vésicule du fiel des animaux, sont d'une substance et d'une composition différente de celle des bézoards. T. m, p. 377.

Pilori, espèce de rat musqué aux îles Antilles; ses différences d'avec l'ondatra et le desman. T. m, p. 102 et 103.

Pinche, espèce de sagouin; sa description. T. iv, p. 1 64 et 1 65. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 165.

Pithèque, seconde espèce de singe. T. iv, p. 38. — Le pithèque d'Arislote est un singe sans queue. P. 39. — C'est le plus doux et le plus docile des singes. Ces animaux n'ont pas un pied et demi de hauteur; ils crient chin-ckin, c'est le nom qu'on leur a donné en Tartarie. P. 41. — Caractères distinctifs de cette espèce. P. 42.

Pithèque (le) n'est que le magot. Avertissement. — Observations de M. Desfontaines sur la nature et les habitudes de cet animal. Add., t. iv, p. 85etsuiv. — Autres détails concernant les mœurs de ce singe. P. 87. — Principales dimensions d'un individu de cette espèce. Ibid. — Description de cet individu. Ibid. et suiv.

Pitié. La pitié naturelle est fondée sur les i apports que nous avons avec l'objet qui souffre; elle est d'autant plus vive que la ressemblance, la conformité de nature est plus grande; on souffre en voyant souffrir son semblable. Compassion ; ce mot exprime assez que c'est une souffrance, une passion qu'on partage. L'àme a moins de part que le corps à ce sentiment de pitié naturelle, et les animaux en sont susceptibles comme l'homme. Ce sentiment diminue à mesure

que les nalures s'éloignent. Un chien qu'on frappe, un agneau qu'on égorge, nous font quelque pitié; un arbre que l'on coupe, une huitre qu'on mord, ne nous en font aucune. T. il, p. 554.

Placenta. Première origine et formation du placenta et des enveloppes du fœtus. T. i, p. 610. — Le placenta et les enveloppes du fœtus sont formées de l'excédant des molécules organiques fournies par les deux individus, lequel n'a pu entrer dans la composition du corps du fœtus. P. 616.— Explication et preuve de cette assertion. Ibid. — On ne peut pas dire que le placenta nourrisse le fœtus, pas plus que le fœtus nourrit le placenta, puisque, si l'un nourrissait l'autre, le premier paraîtrait bientôt diminuer, tandis que l'autre augmenterait, au lieu que tous deux augmentent ensemble. Seulement le placenta augmente d'abord beaucoup plus à proportion que l'animal, et c'est par cette raison qu'il peut ensuite nourrir l'animal ou plutôt lui porter de la nourriture, et ce ne peut être que par l'intussusception que le placenta augmente et se développe. P. 619. — Un mois après la conception, le placenta n'occupe plus que le tiers de la masse totale, au lieu que, dans les premiers jours, il en occupait la moitié. P. 635. — Description du placenta dans le fœtus humain. P. 640. — Le placenta, les enveloppes et le fœtus luimême se nourrissent tous par intussusception de la liqueur laiteuse contenue dans la matrice ; le placenta paraît tirer le premier celte nourriture, convertir ce lait en sang, et le porter au fœtus par des veines. P. 643 et suiv.

Plaines en montagnes. Ces plaines sont les meilleurs pâturages du monde. T. i, p. 167.

Plaisir et Douleur. Une lumière trop vive, un feu trop ardent, un trop grand bruit, une odeur trop forte, un mets insipide ou grossier, un frottement dur nous blessent ou nous affectent désagréablement ; au lieu qu'une couleur tendre, une chaleur tempérée, un son doux, un parfum délicat, une saveur fine, un attouchement léger, nous flattent et souvent nous remuent délicieusement : tout effleurement des sens est

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donc un plaisir, et toute secousse forte, tout ébranlement violent est une douleur. T. h, p. 332.

Planètes. Formation des planètes. T. i, p. 66. — Explication de la formation des planètes. P. 69 et suiv. — Les planètes principales sont attirées par le soleil, le soleil est attiré par les planètes, les satellites sont aussi attirés par leurs planètes principales ; chaque planète est attirée par toutes les autres, et elle les attire aussi : toutes ces actions et réactions varient suivant les masses et les distances. P. 68. — Les planètes tournent dans le même sens autour du soleil et presque dans le même plan. Cela suppose nécessairement quelque chose de commun dans leur mouvement d'impulsion, et fait soupçonner qu'il leur a été communiqué par une seule et même cause. P. 69. — Elles ont autrefois appartenu au corps du soleil, et la matière qui les compose a été séparée de cet astre par le choc d'une comète. Ibid. et suiv. — Toutes les planètes avec leurs satellites ne sont que la six cent cinquantième partie de la masse du soleil. P. 71 . — Les planètes les plus grosses et les moins denses sont les plus éloignées du soleil, et pourquoi. P. 75. — Raison pourquoi les planètes les plus denses sont les plus voisines du soleil. Ibid. — Les deux grosses planètes Jupiter et Saturne, qui sont les parties principales du système solaire, ont conservé le rapport entre leur densité et le mouvement d'impulsion dans une proportion très-exacte; la densité de Saturne est à celle de Jupiter comme 67 à 94 i, et leurs vitesses sont à peu près comme 88 | à 120 -',-, ou comme 67 à 90 ,". Ibid. — Les planètes ont été primitivement dans un état de liquéfaction. P. 78. — Elles ont pris leur figure dans ce temps, leur mouvement de rotation a fait élever les parties de l'équatcur en abaissant les pôles. Ibid. — Explication de la cause de leur mouvement de rotation et de la formation de leurs satellites. P. 79. — Dans chaque planète, la matière en général est à peu près homogène. Ibid. — Les planètes qui tournent le plus vite sur leur axe sont celles qui ont des satellites. Ibid. — Les planètes sont, en comparaison des comètes, des

mondes en ordre, des lieux de repos où, tout étant constant, la nature peut établir un plan, agir uniformément et se développer successivement dans toute son étendue. T. ni, p. 297.

Planètes. Comme le torrent de la matière projetée par la comète hors du corps du soleil a traversé l'immense atmosphère de cet astre, il en a entraîné les parties volatiles, aériennes et aqueuses, qui forment aujourd'hui les atmosphères et les mers de la terro et des planètes : ainsi l'on peut dire qu'à tous égards la matière dont sont composées les planètes est de la même nature que celle du soleil. Add., t. i, p. 331 et 332.

Plantes. Les productions des plantes sont beaucoup plus nombreuses que celles des animaux. T. i, p. 431. — Plantes dont la nature est artificielle et fatice. T. u, p. 479. — Dans les plantes, les espèces varient et prennent de nouvelles formes en assez peu de temps. T. in, p. 54.

Plantes marines. Ne sont autre chose que des ruches ou plutôt des loges de petits animaux qui ressemblent aux animaux des coquilles, en ce qu'ils forment comme eux une grande quantité de substance pierreuse, dans laquelle ils habitent comme les autres dans leur coquille. Les plantes marines, que d'abord l'on avait mises au rang des minéraux, ont ensuite passé dans la classe des végétaux, et sont enfin demeurées pour toujours dans celle des animaux. T. i, p. 153 et 154.

Platypigcs (Simia). Un des noms du babouin à longues jambes. Add., t. iv, p. 92.

Poids du corps de l'homme, relativement à sa grandeur. Jdd., t. n, p. 231 et suiv.

Poisons. Manière dont les substances animales et végétales peuvent devenir des poisons, et le moyen de reconnaître lorsqu'elles tendent à cet état. T. i, p. 656.

Poissons (les) à écailles engendrent avant que d'avoir pris le quart de leur accroissement. T. i, p. 593. — On peut à peu près reconnaître leur âge en examinant avec une loupe ou un microscope les couches annuelles dont sont composées leurs écailles ; mais on ignore jusqu'où il peut s'étendre. Ibid. — Raison pourquoi les poissons vivent plus

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longtemps que les autres animaux. P. 594.

— Dans les poissons à écailles il n'y a aucune copulation. P. 595. — Les poissons à écailles paraissent être amoureux des œufs que la femelle répand et non pas de la femelle même. lbid. — Les poissons vivent des siècles, parce qu'ils ne cessent de croître qu'au bout d'un très-grand nombre d'années. T. n, p. 75. — Les poissons doivent être les plus stupides de tous les animaux, parce qu'ils ont moins qu'aucun d'eux les facultés du sens du toucher. P. 131. — Ils produisent avant que d'avoir pris le quart ou même la huitième partie de leur accroissement. P. 517.

Polatouche, vulgairement Y écureuil volant. T. m, p. 116. — Ses ressemblances et ses différences avec l'écureuil, le loir et le rat lbid. et suiv. — Le polatouche n'est pas sujet, comme le loir, à l'engourdissement par l'action du froid. P. 117. — Il se trouve également dans les parties septentrionales de l'ancien et du nouveau continent. lbid.

— Habitudes naturelles du polatouche. lbid.

— Ses convenances avec la chauve-souris. P. 119. — Il est pour ainsi dire engourdi pendant le jour et ne prend de l'activité que le soir. lbid. — L'espèce en est peu nombreuse , quoiqu'il produise ordinairement trois ou quatre petits. lbid.

Polatouche ou Écureuil volant. Toutes les espèces de polatouches grandes et petites sont très-différentes du taguan ou grand écureuil volant des Indes méridionales.

Jdd., t. iv, p. 365.

Polatouche ou petit écureuil volant.

Habitudes naturelles de cet animal en captivité. Jdd., t. iv, p. 366. — Il paraît extrêmement frileux, et il est assez difficile de concevoir comment il résiste aux froids des climats du Nord, où il est indigène. lbid. et suiv.

Pôle, expédition au pôle. L'expédition au pôle et le passage par le nord-est paraît être impraticable; raison de cette présomption. L'on ne pourra passer de l'Europe à la Chine que par le nord-ouest, en entrant dans la baie de Hudson et cherchant ce passage vers les parties sud-ouest de cetto baie. Jdd., t. i, p. 365 et suiv.

Politesse. Origine de la politesse des mœurs. T. n, p. 67.

Pongo et Jocko, sont les noms que l'on donne à l'orang-outang sur les côtes occidentales de l'Afrique. Ce sont, de tous les singes, ceux qui ressemblent le plus à l'homme. T. iv, p. 23 et suiv. — Le pongo ou grand orang-outang est au moins aussi grand que l'homme et souvent plus grand et beaucoup plus fort. Il marche toujours debout; il se construit une hutte, un abri contre le soleil et la pluie; il se nourrit de fruits et ne mange point de chair. P. 26. — Les pongos vont de compagnie; ils tuent quelquefois des nègres dans les lieux écartés; ils attaquent même l'éléphant, qu'ils frappent à coups de bâton pour les chasser de leurs bois; on ne peut prendre de pongos vivants, parce qu'ils sont si forts que dix hommes ne suffiraient pas pour en dompter un seul ; on ne peut attraper que les petits tout jeunes. lbid. — Ils tâchent de surprendre des femmes pour les violer, ils les gardent avec eux, ils les nourrissent, etc. P. 27.

Pongo. Divers noms donnés à cette grande espèce d'orang-outang. Jdd., t. iv, p. 71.

— Habitudes naturelles de ce singe. P. 72 et suiv. — Sa taille ordinaire. P. 74.

Population à Philadelphie. En vingthuit ans la population, sans secours étrangers, s'est doublée à Philadelphie, dans l'Amérique septentrionale. Jdd., t. n, p. 286 et 287.

Porc-épic. N'est point un cochon chargé d'épines; sa description et ses différences d'avec le cochon. T. m, p. 406. — Ses ressemblances avec le castor. lbid. — Le porcépic n'a pas la faculté de lancer ses piquants comme on le croit vulgairement, lbid. — Seulement, lorsqu'il est irrité, il remue ses piquants, et il en tombe quelques-uns de ceux qui tiennent le moins à la peau. P- 407.

— Il est originaire des climats chauds, et cependant il peut vivre dans les climats tempérés, lbid. et suiv. — Il se trouve assez communément en Italie , surtout dans les montagnes de l'Apennin. P. 408. — Le porcépic n'est ni féroce ni farouche ; il est seulement jaloux de sa liberté, et perce la porte de sa loge pour sortir. P. 408. — Sa nour-

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riture dans l'état de liberté et dans celui de captivité. Ibid. — Ses piquants sont de vrais tuyaux de plumes , auxquels il ne manque que les barbes. P. 409.

Porc-épic de Malaca. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 407. — Ses habitudes. P. 408.

Porphyre calcinable. Il y a dans un lieu appelé Ficin près de Dijon , une pierre composée comme le porphyre, mais elle est calcinable et n'a que la dureté du marbre. T. i, p. 155.

Porphyre (le) rouge , est composé d'un nombre infini de pointes d'oursin. Elles sont posées assez près les unes des autres et forment tous les petits points blancs qui sont dans le porphyre : chacun de ces points blancs laisse voir encore dans son milieu un petit point noir qui est la section du conduit longitudinal de la pointe de l'oursin. T. i,

Portrait et description d'un enfant chargé de taches surmontées de poil pareil à celui du veau et du chevreuil. Voyez Peau.

Portraits et descriptions d'une Négresseblanche et d'un Nègre-pie. Voyez Nègreblanc et nègre-pie.

Position. L'analyse des positions est un art, qui n'est pas encore né, et cependant cet art serait plus nécessaire aux sciences naturelles que l'art de la géométrie, qui n'a que la grandeur pour objet. T. i, p. 630.

Poto. Voyez Kinkajou. Add., t. iv, p. 278. — Courte description du poto. Ibid. — Ses habitudes naturelles. Ibid. — Il n'est qu'une variété dans l'espèce du kinkajou. P. 279.

Pouc , espèce de rat qui se trouve dans quelques pays du Nord, et qui est plus grande que celle du rat domestique. Add., t. iv, p. 421.

Poulains (les) et même les jeunes chevaux jusqu'à l'âge de six ans, tettenl souvent les femelles chameaux en Arabie, où l'on prétend que celte nourriture les rend trèslégers à la course. Add., t. iv, p. 501.

Poule. Description de la matrice de la poule, de l'ovaire et des œufs qui y sont attachés. T. i, p. 478. — Raison pourquoi

les poules cessent de pondre lorsqu'elles couvent. P. 593.

Poulet. Description de .la formation du poulet dans l'œuf. T. i, p. 481 et suiv. — Le poulet crie avant même qu'il ait cassé la coquille de l'œuf qui le renferme ; explication de cet effet. P. 641.

Pouls. La fréquence du battement du cœur et des artères est d'autant plus grande que l'animal est plus petit. Le pouls d'un enfant ou d'un homme de petite stature est plus fréquent que celui d'une personne adulte, ou d'un homme de haute taille ; le pouls d'un bœuf est plus lent que celui d'un homme ; celui d'un chien est plus fréquent, et les battements du cœur d'un animal encore plus petit, comme d'un moineau, so succèdent si promptement qu'à peine peuton les compter. T. n, p. 23 et suiv.

Poumons (les) du fœtus qui n'a pas respiré vont au fond de l'eau , au lieu que ceux de l'enfant qui a respiré, surnagent. T. i, p. 641.

Pourpre (la guenon à face). Sa description. Add., t. iv, p. 104.

Présure naturelle dans l'estomac du veau, dont on se sert pour faire cailler le lait. T. ii, p. 441.

Principes mécaniques. L'idée de ramener l'explication de tous les phénomènes à des principes mécaniques , est grande et belle. Mais cette idée n'est qu'un projet, et ce projet n'est pas fondé. T. i, p. 452. — Les vrais principes mécaniques ne sont autre chose que les effets généraux que l'expérience nous a fait remarquer dans toute la matière. P. 453.

Prodige. Un prodige dans la nature, n'est autre chose qu'un effet plus rare que les autres. T. iv, p. 124.

Productions. Il se forme des productions nouvelles dans tous les animaux lorsqu'ils arrivent au temps de se multiplier ; les œufs, dans les ovipares; les corps glanduleux, dans les vivipares , etc. T. i, p. 596. — Dans les animaux , la production nombreuse dépend plutôt de la conformation des parties intérieures de la génération que d'aucune autre cause. T. n, p. 465. — Tous les animaux remarquables par leur grandeur no

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produisent qu'en petit nombre, au lieu que tous les petits animaux produisent en grand nombre, et le plus ou le moins dans la production tient beaucoup plus à la grandeur qu'à la forme : exemple tiré des chats comparés aux lions et aux léopards. T. m, p. 477.

Production des femmes. Voyez Femmes.

Profondeurs (les) dans les hautes mers augmentent ou diminuent d'une manière assez uniforme, et ordinairement plus on s'éloigne des côtes , plus la profondeur est grande. T. i, p. 464. — La profondeur de la mer à la côte est toujours proportionnée à la hauteur de cette même côte , en sorte que si la côte est fort élevée, la profondeur sera fort grande ; et au contraire si la plage est basse et le terrain plat, la profondeur est fort petite. P. 165.

Proportions (les) du corps humain ont été déterminées d'après un très-grand nombre de modèles par le simple coup d'œil des peintres et des sculpteurs , beaucoup mieux que par des mesures ; énumération de ces proportions. T. h, p. 63 et suiv.

Puant. Voyez Mouffette. T. m, p. 492.

— Les puants ou putois paraissent avoir passé d'Amérique en Europe. T. iv, p. 141 et 142.

Puberté (la) n'arrive que quand le corps a pris la plus grande partie de son accroissement. Tout marque dans ce temps la surabondance de la nourriture dans le mâle et dans la femelle. T. r, p. 456. — Signes qui précèdent et accompagnent la puberté. T. h, p. 33. — Signes communs aux deux sexes, et particuliers à chaque sexe, lbicl.

— Dans toute l'espèce humaine, les filles arrivent à la puberté plus tôt que les mâles ; mais chez les différents peuples , l'âge de puberté est différent et semble dépendre en partie de la température du climat et de la qualité des aliments; dans les villes et chez les gens aisés , les enfants arrivent plus tôt à cet état; à la campagne et clans le pauvre peuple, les enfants sont plus tardifs. Ibid.

— Raison pourquoi les filles arrivent plus tôt à cet état que les garçons. Ibid. et suiv.

— Dans les climats les plus chauds de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique , la plupart

des filles sont pubères à dix et même à neuf ans. P. 34. — Les traits du visage et la figure du corps changent si fort dans le temps de la puberté que la même personne pourrait souvent être méconnue. P. 386.

Puberté. Description de l'âge de la pu berté. L'existence de l'homme n'est complète que quand il peut la communiquer. Add., t. h, p. 226. — Le vœu de la nature n'est pas de renfermer notre existence en nousmêmes. Par la même loi qu'elle a soumis tous les êtres à la mort, elle les a consolés par la faculté de se reproduire. Ibid.

Pucerons (les) engendrent d'eux-mêmes et sans accouplement; il parait que Leeuwenhoeck a fait le premier cette observation. T. i, p. 577. — Les pucerons n'ont point de sexe , ils sont également , ou pères ou mères , et engendrent d'eux-mêmes sans copulation, quoiqu'ils s'accouplent aussi quand il leur plaît , sans qu'on sache si cet accouplement est une conjonction de sexes , puisqu'ils en paraissent tous également privés ou également pourvus. P. 595 et 596.

Puissance. C'est la même puissance qui cause le développement et la reproduction. T. i, p. 450.

Puissance du moule intérieur. Voyez Moule intérieur.

Puma (le) du Pérou, a été mal à propos appelé Lion; ses différences d'avec le vrai lion. T. m, p. 7.

Purpura. Le coquillage appelé Purpura a une langue longue , dont l'extrémité est osseuse et pointue ; elle lui sert comme de tarière pour percer les coquilles des autres poissons, et pour se nourrir de leur chair. T. i,p. 155.

Pus (le) qui sort des plaies contient une grande quantité de molécules organiques en mouvement. T. i, p. 656.

Putois. Naturel et tempérament du putois. T. h, p. 594 et suiv. — Il tue toutes les volailles avant que d'en manger et d'en emporter. P. 595. — Il attaque les ruches à miel , et force les abeilles à les abandonner. Ibid, — H produit trois, quatre ou cinq petits. Ibid. — Habitudes naturelles du putois. Ibid. — Les putois font une guerre continuelle aux lapins , une seule famille de

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putois suffît pour détruire une garenne. Ibid. — Les chiens ne veulent point manger de la chair du putois à cause de sa mauvaise odeur. Ibid. — Le putois a deux follicules qui contiennent la matière de la mauvaise odeur qu'il répand. Ibid. — C'est un animal des pays tempérés. P. 596. — Il craint le froid et ne se trouve pas dans les pays du Nord. Ibid. — Le putois d'Europe parait être du même genre que les mouffettes ou puants d'Amérique, dont les espèces sont plus nombreuses et la nature plus exaltée. T. iv, p. 141 et 142.

Putois rayé de l'Inde. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 329 et suiv.

Pygargus ( le ) des anciens, est le même animal que Valgazel ou gazelle d'Egypte et d'Arabie. T. m, p. 365.

Pygmées. L'opinion de l'existence des Pygmées est très-ancienne, et il parait que les Pygmées ou Péchiniens d'Ethiopie, et les Quimos des montagnes de Madagascar, pourraient bien être de la même race. Add., t. ii, p. 278.

Pyrites (les) , les marcassites et autres semblables minéraux ne sont pas disposés par couches horizontales, comme les matières plus anciennes du globe ; mais elles se trouvent au contraire dans les fentes perpendiculaires de ces couches horizontales. T. i, p. 284.

Quadrupèdes, marchent ordinairement en portant à la fois en avant une jambe de devant et une jambe do derrière en diagonale. T. ii, p. 377. — Le nom de quadrupède suppose que l'animal ait quatre pieds : s'il manque de deux pieds comme le lamantin, il n'est plus quadrupède ; s'il a des bras et des mains comme le singe, il n'est plus quadrupède, et l'on fait abus de cette dénomination générale lorsqu'on l'applique à ces animaux. T. îv, p. 10. — Les vrais quadrupèdes sont les solipèdes et les pieds fourchus; dès qu'on descend à la classe des fissipèdes , on trouve des quadrumanes ou des quadrupèdes ambigus, qui se servant

de leurs pieds de devant comme de mains, doivent être distingués des autres. P. 11. — Énumération des animaux auxquels le nom de quadrupède convient dans toute la rigueur de son acception, et de ceux auxquels il ne convient pas entièrement , et qui font une classe intermédiaire entre les quadrupèdes et les quadrumanes. Ibid. — Il y a dans le réel plus d'un quart des animaux auxquels le nom de quadrupède disconvient , et plus d'une moitié auxquels il ne convient pas dans toute l'étendue de son acception. Ibid.

Qualité. Les qualités générales de la matière sont toutes également des principes mécaniques , soit qu'elles tombent ou non sous nos sens. T. i, p. 452 et 453.

Questions auxquelles on ne peut répondre que parla question même. T. i, p. 440. — Il faut distinguer avec soin les questions où l'on emploie le pourquoi, de celles où on doit employer le comment, et encore de celles où l'on ne doit employer que le combien.

Question de fait , ne demande point de réponses. Ceux qui croient y répondre par des causes finales , prennent l'effet pour la cause. T. i, p. 441.

QUICK-HATHOWWOLVERENNE, petit OUrS

ou louveteau , pourrait bien être le même animal que le carcajou du Canada , qui est le même que le glouton du nord de l'Europe. T. m, p. 488.

Quimos. Petits hommes blancs des montagnes de Madagascar; leur description et leurs mœurs. Add., t. n, p. 275 et suiv.

Quimpezée , c'est le nom que les Anglais ont donné à l'orang-outang. T. iv, p. 23 (note b).

Races. Nécessité de croiser les races; le premier animal, le premier cheval, par exemple, a été le modèle extérieur et le moulo intérieur sur lequel tous les chevaux qui sont nés, tous ceux qui existent et tous ceux qui naîtront ont été formés ; mais ce modèle, dont nous ne connaissons que les copies, a pu s'altérer ou se perfectionner en communiquant sa forme et se multipliant. Il semble

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que le modèle du beau et du bon soit dispersé par toute la terre, et que dans chaque climat il n'en réside qu'une portion qui dégénère toujours, à moins qu'on ne la réunisse à une autre portion prise au loin ; en sorte que pour avoir de beaux chevaux, de beaux chiens, etc., il faut donner aux femelles du pays des mâles étrangers. T. n, p. 390 et

Race masculine et féminine &&ns\à môme espèce. T. m, p. 341.

Races. En croisant les races au lieu de les réunir, soit dans les animaux, soit dans l'homme, on ennoblit l'espèce, et ce moyen seul peut la maintenir belle et même la perfectionner. T. iv, p. 200.

Race. Ce que l'on doit entendre par race dans l'espèce humaine prise généralement. Add., t. n, p. 257.

Rachitique. Squelette d'enfant rachitique dont les os des bras et des jambes ont tous des calus dans le milieu de leur longueur; à l'inspection de ce squelette, on ne peut guère douter que cet enfant n'ait eu les os rompus dans le temps que la mère le portait, ensuite les os se sont réunis et ont formé ces calus. T. i, p. 647.

Raison. Pour donner la raison d'une chose il faut avoir un sujet différent de la chose, duquel on puisse tirer cette raison. T. i, p. 440.

Rapports (les) communs aux animaux, aux végétaux et aux minéraux sont d'être étendus, pesants, impénétrables. Les rapports communs aux animaux et aux végétaux sont les facultés de croître, de se développer, de se reproduire et de se multiplier. T'. i, p. 427 et 428. — Les grandes combinaisons ont produit tous les petits rapports. T. m, p. 416.

Rat. Dégâts et dévastations causés par les ratsduNord, appelés lemmings. T. h, p. 539. — Habitudes naturelles du rat. P. 605. — Le rat produit plusieurs fois par an, presque toujours en été; les portées ordinaires sont de cinq ou six. P. 606. — Les rats se tuent et se mangent entre eux pour peu que la faim les presse. Ibid. — C'est par cetto raison qu'il arrive ordinairement qu'après avoir été infesté de ces animaux pendant un cer-

tain temps, ils semblent souvent disparaître tout à coup et quelquefois pour longtemps. Ibid. — Variétés dans cette espèce. P. 606 et 607. — L'espèce entière, avec ses variétés, paraît être naturelle aux climats tempérés de l'ancien continent. P. 607. — Le rat appartient à l'ancien continent et n'exis tait pas dans le nouveau lorsqu'on en fit la découverte. Il a passé d'Europe avec les vaisseaux. T. ni, p. 30.

Rat d'eau. Habitudes naturelles du rat d'eau. T. n, p. 612. — Il ne fréquente que les eaux douces. Ibid. — Il a tous les doigts des pieds séparés, et cependant nage trèsfacilement. Ibid. — Les chiens le chassent avec une espèce de fureur. Ibid. — Les mâles et les femelles se cherchent sur la fin de l'hiver ; elles mettent bas au mois d'avril. Les portées ordinaires sont de six ou sept. Ibid.

Rat d'eau blanc du Canada. 11 parait être de la même espèce que notre rat d'eau d'Europe. Add., t. iv, p. 389.

Rat de Madagascar. Notice à son sujet.

Cet animal n'est point nn rat, quoiqu'il porte ce nom. Ses habitudes naturelles. Add., t. iv, p. 370 etsuiv.

Rat de blé. Voyez Hamster. Add., t. îv, p. 383.

Rat de senteur. Cet animal est commun aux Indes orientales, à l'île de France et à Maduré; sa morsure est venimeuse, et les Portugais l'appellent Cheroso. Add., t. iv,

Rat. Courte description d'une espèce do rat qui habite l'Arabie, suivant M. Pages. Add., t. iv, p. 382.

Rat perciial. Description de cet animal. Add., t. iv, p. 382 et 383.

Rats et Souris. Prodigieuse multiplication de ces animaux à l'île de France. Add-, t. iv, p. 381.

Rats. Nouvelle addition k l'article des rats et des souris. Add., t. iv, p. 381.

Raton. Courte description de cet animal T. n, p. 659. — Habitudes naturelles du raton. Ibid. — Il se sert de ses deux mainjointes ensemble pour prendre ce qu'on lui donne. Ibid. — Il grimpe fort aisément sur les arbres, quoiqu'il soit gros et trapu.

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P. 659 et 660. — Cet animal est naturel à l'Amérique et ne se trouve point dans l'ancien continent. P. 660. — Quoique origiginaire des pays chauds, il ne craint pas excessivement le froid. Ibld. — Il a l'habitude constante de tremper dans l'eau tout ce qu'il mange. Ibid. — Il mange de tout ce qu'il trouve. Ibid. — 11 tient de la nature du maki et un peu des qualités du chien. Ibid.

Raton. Détails historiques sur les habitudes de cet animal dans l'état de domesticité, par M. Blanquart de Salines. Add., t. iv, p. 270. — Adresse singulière de cet animal. Ibid. — Il ressent très-vivement les mauvais traitements et semble n'en jamais perdre le souvenir ; il trempe tous ses aliments secs pour les humecter, et préfère l'eau très-froide à l'eau tiède pour les tremper. C'est probablement faute d'une assez grande quantité de salive, qu'il humecte et laisse tomber au fond de l'eau tous les aliments secs avant de les manger. Son entier accroissement se fait en deux ans et demi. P. 271 et 272.

Raton-crabier , animal de l'Amérique méridionale, que j'ai ainsi nommé parce qu'il ressemble au raton parla figure, et que comme le crabier, il se nourrit principalement de crabes. Ses dimensions. Add., t. iv, p. 272. — Sa description. Ibid. et suiv. — Ses différences avec le raton.

Réflexions en forme d'avis sur la métaphysique des sciences. T. i, p. 27 et suiv.

Religion. Toute religion fondée sur des opinions humaines est fausse et variable, et il n'a jamais appartenu qu'à Dieu de nous donner la vraie religion. T. n, p. 570 et

Renard. Caractère du renard et ses habitudes naturelles. T. il, p. 580. — Ses ruses pour dévaster les basses-cours. Ibid. — Manière dont il cache et dépose en différents endroits les oiseaux ou les volailles dont il a fait rapine. Ibid. — Sa manière de chasser. P. 580 et 581. — Manière de le chasser. P. 581 . — Le renard est carnassier, vorace, et mange de tout. Ibid. — Il est très-avide de miel, et attaque les ruches et les guêpiers. Ibid. — Ses différences d'avec

le chien. P. 582. — Le renard ne s'apprivoise pas aisément, et jamais tout à fait. Ibid. — Il produit une seule fois par an et en moindre nombre que le chien; les portées sont ordinairement de quatre ou cinq, rarement de six, et jamais moins de trois. Ibid. — Manière dont la femelle cache et élève ses petits. Ibid. — La femelle devient en chaleur l'hiver. Ibid. — Les renards naissent les yeux fermés ; ils sont deux ans à croître , et vivent treize ou quatorze ans. Ibid. — Différents accents et différents tons dans la voix du renard, suivant les différentes affections. P. 582 et 583. — Le renard a le sommeil profond. P. 583. — Lorsqu'il est enchaîné, il ne se jette pas sur les volailles. Ibid. — Variétés nombreuses dans l'espèce du renard. P. 583 et 584. — Elle ne se trouve point dans les pays très-chauds. P. 584. — Elle est originaire des pays froids. Ibid. — La fourrure des renards blancs n'est pas fort estimée , parce que le poil tombe aisément; les gris argentés sont meilleurs; les bleus et les croisés sont recherchas à cause de leur rareté, mais les noirs sont les plus précieux de tous. C'est, après la zibeline, la fourrure la plus belle et lo plus chère. P. 584 et 585. — Le renard se loge souvent dans le terrier du blaireau. P. 585.

Renards du Groenland. Notice sur ces animaux. Add., t. iv, p. 324.

Renards de Kamtschatka. La fourrure de ces renards est de la plus grande beauté. Add., t. iv, p. 324.

Renards de Norwége. Il y en a de différentes couleurs; ils sont si nombreux qu'on fait tous les ans un commerce considérable de leurs peaux, dont on vend plus de quatro mille par année dans le seul port de Berghen. Add., t. iv, p. 324.

Renard. Addition à l'article de cet animal. Add., t. iv, p. 325.

Renard blanc Description d'un renard blanc. Add., t. iv, p. 325 et suiv.

Renne. Raison physique de ce que la femelle du renne a du bois comme le mâle. T. n, p. 519. — Il paraît que cet animal existait dans les hautes montagnes de France il y a deux ou trois siècles. T. ni, p. 322

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— Le renne ne se trouve actuellement que dans les pays les plus septentrionaux. Ibid. -— Sa description et sa comparaison avec le cerf. P. 326. - Ses habitudes naturelles. Ibid. — Le renne est devenu animal domestique chez les Lapons. P. 327. — Grande utilité que l'on tire de ces animaux. Ibid. — On attèle le renne à un traîneau, et il fait aisément trente lieues par jour. Ibid. — Manière dont les Lapons élèvent et condui. sent ces animaux. P. 327 et 328. — Le bois du renne est beaucoup plus grand et plus étendu que celui du cerf. P. 328. — Sa nourriture pendant l'hiver et pendant l'été. Ibid.

— Troupeaux de rennes chez les Lapons ; avantages qu'ils en tirent. Ibid. — Lorsqu'on les fait changer de climat ils dépérissent et meurent. Ibid.

Rennes sauvages et Rennes domestiques.

T. m, p. 328. — Les rennes sauvages sont plus forts que les rennes domestiques. Ibid.

— Description du traîneau qu'on leur fait tirer et de la manière dont on les attèle. P. 328 et 329. — Conformités du renne avec le cerf. P. 329. — Le renne jette son bois tous les ans et se charge de venaison. Ibid.

— La femelle ne porte que huit mois, et ne produit qu'un petit. Ibid. — Les jeunes rennes portent la livrée comme les jeunes cerfs. Ibid. — Les rennes n'ont acquis leur plein accoissement qu'à l'âge de quatre ans. Ibid. — On les soumet à la castration ; manière dont les Lapons font celte opération. Ibid. — Les rennes entiers sont trop difficiles à manier, et on ne se sert que des hongres. Ibid. — On ne garde qu'un mâle entier pour cinq ou six femelles, et c'est à l'âge d'un an que se fait la castration. Ibid,

— Il s'engendre des vers sous la peau des rennes en très-grande quantité. Ibid. — Soins qu'exigent les troupeaux de cette espèce. P. 529 et 530. — La surabondance de nourriture est plus grande dans le renne que dans aucun autre animal. Ibid. — Il est le seul dont le bois tombe et se renouvelle, malgré la castration. Ibid. — C'est la seule espèce d'animal dans laquelle la femelle porte un bois comme le mâle. Ibid. — Raison de la surabondance de nourriture dans cet animal, tirée de la qualité des aliments

qu'il prend. P. 331 . — Différence de la grandeur du bois dans les mâles, les femelles et les hongres. Ibid. — Lorsque ces animaux courent, les os de leurs pieds font un craquement que l'on entend de loin. Ibid. — Le renne est du nombre des animaux ruminants. P. 333. — Dans l'état de domesticité il ne vit qu'environ seize ans; mais dans l'état de nature, il doit vivre plus longtemps. Ibid. — Manière dont les Lapons chassent les rennes. P. 333 et 334.

Renne. Il y a deux races ou variétés constantes dans cette espèce. Add., t. iv, p. 536. — Dans tous les mouvements que font ces animaux, il se fait un craquement assez fort pour être entendu de loin ; ce même craquement se fait entendre aussi quoiqu'ils soient en repos, pour peu qu'ils soient émus ou surpris. Ibid. — Un de ces animaux pris à 76 degrés de latitude et amené a Amsterdam, ne pouvait supporter la température de ce climat trop chaud pour lui ; c'était un renne de la petite espèce. P. 538.

— Les rennes de la grande et de la petite espèce varient beaucoup par la figure et par les empaumures de leurs bois. P. 539.

— Description d'un jeune renne , par M. Allamand. Ibid. — Autre description d'un renne, avec des observations anatomiques , par M. le professeur Camper.

P. 540 et suiv. — Le renne ne prend son accroissement entier qu'en cinq ans. P. 540.

— Cet animal a, comme le daim, la pupille des yeux transversale, et des larmiers semblables à ceux des cerfs, qui se remplissent d'une matière blanchâtre, glutineuse et plus ou moins transparente. P. 541.

Renne, bois de renne. Les grands bois ou cornes fossiles trouvées en Irlande, doivent se rapporter au renne et non pas à l'élan. Add., t. iv, p. 535.

Renne femelle. Sa description. Add., t. iv, p. 534 et suiv.

Renne. Observation sur le craquement qui se fait entendre dans les pieds et les jambes du renne, et sur la maladie dont deux de ces animaux sont morts en France. Add., t. iv, p. 543 et 544. — En Laponie et dans les provinces septentrionales do l'Asie, il y a peut-être plus de rennes do-

mestiques que de rennes sauvages; mais' dans le Groenland les voyageurs disent qu'ils sont tous sauvages. Les plus forts de ces rennes du Groenland ne sont pas plus gros qu'une génisse de deux ans. P. 544.

Renne. Additions relatives aux habitudes et à la description du renne. Add., t. iv, p. 543 et suiv. — Autres additions relatives au même sujet. P. 544 et suiv.

Reproduction. Différents moyens dont la nature se sert pour la reproduction. T. i, p. 434. — Explication de la reproduction des végétaux et des animaux qui se reproduisent sans copulation ou par la séparation de leurs parties. P. 454. — La nutrition et la reproduction sont toutes deux non-seulement produites par la même cause efficiente, mais encore par la même cause matérielle. P. 460. — La matière qui sert à la nutrition et à la reproduction des animaux et des végétaux est la même; c'est une substance productive et universelle, composée de molécules organiques toujours existantes, toujours actives, dont la rénnion produit les corps organisés. P. 592.

Réservoirs. Grands réservoirs d'eau en Orient, faits par la main des hommes. T. i, p. 61.

Respiration. Expérience qui semble prouver qu'on pourrait élever des animaux , et peut-être même des enfants, pendant quelque temps sans les laisser respirer. T. n, p. 10 et 11. — Il serait peut-être possible d'empêcher de cette façon le trou ovale de se fermer, et de faire par ce moyen d'excellents plongeurs et des espèces d'animaux amphibies , qui vivraient également dans l'air et dans l'eau. P. 11.

Ressemblance (la) des enfants aux parents , prouve la vérité du système de l'auteur sur la génération. T. i, p. 46 1. — Pour bien juger de la ressemblance des enfants à leurs parents , il ne faut pas les comparer dans les premières années , mais attendre l'âge où, tout étant développé, la comparaison en est plus certaine et plus sensible. T. n, p. 386. — Dans l'espèce humaine , on trouve que souvent le fils ressemble à son père, et la fille à sa mère ; que plus souvent ils ressemblent à l'un et à

l'autre à la fois, et qu'ils tiennent quelque chose de tous deux ; qu'assez souvent ils ressemblent aux grands -pères et aux grand'mères ; que quelquefois ils ressemblent aux oncles et aux tantes ; que presque toujours les enfants du même père et de la même mère se ressemblent plus entre eux qu'ils ne ressemblent à leurs ascendants , et que tous ont quelque chose de commun et uu air de famille. Ibld.

Rêves. L'idée du temps n'entre jamais dans les rêves. T. n, p. 342. — Causes occasionnelles des rêves, lbid. et suiv. — Pourquoi presque tous les rêves sont effroyables ou charmants. P. 343.

Rhinocéros, appartient à l'ancien continent, et ne se trouve point dans le nouveau ; l'espèce n'en est pas nombreuse, et elle est confinée aux seuls climats méridionaux de l'Afrique et de l'Asie. T. m, p. 17. — C'est après l'éléphant le plus puissant des animaux quadrupèdes ; sa grandeur et ses dimensions. P. 2I9 et 220. — Il a les jambes beaucoup plus courtes à proportion de celles de l'éléphant, lbid. — Ses qualités individuelles et relatives. lbid. — Usage de sa corne. lbid. — : 11 a la lèvre supérieure mobile et terminée par un appendice. P. 221 .

— Description de cet animal ; nombre et figure de ses dents ; usage qu'il fait de sa longue lèvre. lbid. — Sa nourriture dans l'état de captivité. P. 223. — Son naturel et ses habitudes dans l'état de captivité. lbid.

— Description des parties de la génération du mâle. P. 224. — Il jette son urine en arrière, lbid. — Description de sa peau ; son épaisseur et sa fermeté. lbid. et suiv. — Rhinocéros qui n'ont qu'une corne et d'autres qui en ont deux. P. 225. — Il écoute avec une attention particulière tous les bruits qu'il entend, lbid. — Description et dimensions des cornes de cet animal. P. 226 et 227. — La corne du rhinocéros est fort estimée des Indiens. P. 227. — Son naturel et ses mœurs dans l'état de liberté. lbid. — Il se trouve dans tous les pays méridionaux de l'Afrique et de l'Asie, mais l'espèce en est bien moins nombreuse que celle de l'éléphant, lbid. — Il ne produit qu'un petit. lbid. — Accroissement de la corne à mesure

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que l'animal avance en âge. Ibicl. et 228. — Accroissement de l'animal, et la durée de sa vie. Ibid. — Qualités médicinales des différentes parties de son corps. Ibid. — Sa nourriture dans l'état de liberté. Ibid. et suiv. — Combats du rhinocéros avec l'éléphant sont imaginaires ; ces animaux ne se sont jamais battus que dans les arènes de Rome, lorsqu'on les y a forcés. P. 229. — Manière de les chasser et de les tuer. P. 230.

— Le rhinocéros a l'odorat bon et l'oreille excellente, mais il a les yeux mauvais. Ibid.

— Il ne rumine pas , quoique dans l'état de nature il ne vive que d'herbes. Ibid.

Rhinocéros (le) est soumis en Abyssinie comme animal domestique, et sert à porter des fardeaux, suivant M. P***. Add., t. iv, p. 445.

Rhinocéros à doubles cornes. Cette espèce de rhinocéros existe en Afrique et en Asie; témoignage à ce sujet. Figure et description de ces doubles cornes. Cet animal n'est qu'une variété dans l'espèce, à peu près comme la double bosse du chameau n'empêche pas qu'il ne soit de même espèce que le dromadaire, puisqu'ils produisent ensemble. Add., t. iv, p. 445.

Rhinocéros, jeune rhinocéros. Grandeur et grosseur de cet animal. Son accroissement et sa description.^^., t. iv, p. 444.— Et en particulier celle de ses parties naturelles. Quantité de nourriture qu'il faut à cet animal. Il peut devenir domestique en l'élevant fort jeune, et produirait dans cet état plus aisément que l'éléphant. P. 444 et

Rhincéros. Différence entre les rhinocéros d'Asie et ceux d'Afrique. Add., t. îv, p. 446 et suiv.

Rhinocéros cl 'Afrique (le) n'a pas de plis sur la peau comme celui d'Asie, et sa peau n'est pas à l'épreuve d'une grosse balle de mousquet. Add , t. iv, p. 446. — Il a toujours deux cornes. P. 447. — Sa description. Ibid. — On ne trouve de rhinocéros qu'à cent cinquante lieues de distance du cap de Bonne-Espérance, dont ils étaient autrefois plus voisins; on n'en voit guère que deux ou trois ensemble, et quelquefois cependant ils marchent en plus grand nom-

bre. Leurs mouvements, leurs courses. Ils aiment à faire des sillons sur la terre avec leurs cornes. Les femelles ne produisent qu'un petit à la fois ; elles ont deux cornes sur le nez comme le mâle, mais qui sont plus petites. Grognement et cris du rhinocéros. P. 448 et 449.

Ritbok. Cet animal paraît être une troisième variété dans l'espèce du nagor; sa description, par M. Allamand. Il appartient plus au genre des gazelles qu'à tout autre. Il ne va qu'en petites troupes. Ses autres habitudes naturelles. Add. , t. iv, p. 609 et suiv. Les femelles n'ont point de cornes, et sont plus petites que les mâles. P. 610.

— Différences du ritbok et du nanguer.

Rivières (les) dans leurs sinuosités suivent exactement la direction correspondante des montagnes. Lorsque dans une vallée, la pente de l'une des montagnes qui la borne est moins rapide que celle de l'autre, la rivière prend son cours beaucoup plus près de la montagne la plus rapide. T. i, p. 171 et 172.

— Pour l'ordinaire les rivières occupent le milieu des vallées , ou plutôt la partie la plus basse du terrain compris entre les deux collines ou montagnes opposées. P. 179. — Causes naturelles du changement de lit dans les rivières. P. 1 80. — La surface d'une rivière en mouvement n'est pas de niveau d'un bord à l'autre. Selon les circonstances , le courant qui est dans le milieu est considérablement plus élevé ou plus bas que l'eau qui est près des bords ; exposition de ces circonstances. P. 181 et 182. — Énumération du nombre des rivières qui tombent dans les grands fleuves. P. 191. Dans les rivières petites et grandes , les bords forment partout des angles alternativement opposés.

P. 2S1 et 242.

Roloway ou la Palatine. Description de cette guenon. Add., t. îv, p. 100 et suiv.

Rosée (la) produit plus de limon que l'eau des pluies. T. i, p. 122.

Roues (les) des moulins et des forges, tournent plus vile pendant la nuit que pendant le jour; preuve de ce-fait par l'expérience. Elles tournent d'autant plus vite qu'elles sont plus près de la vanne; explica-

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tion de te fait. Add., t. i, p. 357 et suiv.

Rougettes. Habitudes naturelles de ces animaux. Add., t. iv, p. 245.

Roussette et Rougette. Ce sont deux espèces très-voisines. T. ni, p. 111 et 112. — Ressemblances et différences de la roussette ec de la rougette. P. 412. — La roussette et la rougette sont toutes deux des climats chauds de l'ancien continent. Ibid. — Leurs ressemblances et leurs différences avec le vampire. Ibid. — Leurs habitudes naturelles, et le dégât qu'elles font. P. 114. — Ce sont des animaux carnassiers , et qui mangent de tout. P. 115. — Manière de les prendre en les enivrant de liqueurs fermentées. Ibid. — Elles vont ordinairement en troupes et plus la nuit que le jour. Ibid. — Examen et description de la langue de la roussette. P. 116.

Roussettes (les) volent en plein jour, et les rougettes ne volent que la nuit. Add., t. iv, p. 244. — Manière dont les roussettes se tiennent sur les arbres. P. 244 et 245.

Roussettes et Rougettes (les) se trouvent en grand nombre perchées sur les arbres à l'île de Bourbon. Prises dans la bonne saison, leur chair est bonne à manger. Détail historique et critique sur l'histoire naturelle des roussettes et des rougettes, par M. de la Nux. Add., p. 243 et suiv. — Elles ne sont point naturellement féroces, et ne mordent que quand on les irrite. P. 244. — Ces animaux étaient beaucoup plus nombreux dans l'île de Bourbon, il y a cinquante ans, qu'ils ne le sont aujourd'hui. Raison de cette différence. Us sont en chaleur au mois de mai, qui fait le milieu de l'automne dans ce climat. P. 246. — La durée de la gestation des femelles est de quatre mois et demi ou cinq mois. Les roussettes et les rougettes ne sont point des animaux carnassiers, mais frugivores. P. 246 et 247. — Manière dont elles prennent leur vol et parcourent les airs. P. 247 et 248. — Mais elles ne peuvent prendre leur vol étant à terre. Ibid. — Ce sont des animaux trèspropres sur leur corps. P. 249.

Ruminants. Le; animaux ruminants ne ruminent pas encore lorsqu'ils teltent. T. h, p. 438. — Ils ruminent beaucoup plus en

hiver, et lorsqu'on les nourrit d'aliments secs , qu'en été pendant lequel ils paissent l'herbe tendre. Ibid.

Rumination. Explication physique de la rumination. T. n, p. 437 et 438. — La rumination n'est qu'un vomissement sans effort. P. 438.

Russes. Leurs établissements sur la côte orientale de la Laponie. Voyez Laponie.

Russie (Description d'un grand chien mâle de). Add., t. iv, p. 316 et suiv. — Description de la femelle. P. 317.

Rut. L'effet le plus général du rut est l'exténuation de l'animal , et dans les espèces d'animaux dont le rut ou le frai n'est pas fréquent et ne se fait qu'à de grands intervalles de temps, l'exténuation du corps est d'autant plus grande que l'intervalle du temps est plus considérable. T. i, p. 464. — Temps du rut ; presque tous les animaux, à l'exception de l'homme , ont des temps marqués pour la génération : le printemps pour les oiseaux ; les chats se cherchent au mois de janvier, au mois de mai et au mois de septembre; les chevreuils, au mois de décembre ; les loups et les renards en janvier ; les chevaux en été ; les cerfs au mois de septembre et d'octobre ; presque tous les insectes ne se joignent qu'en automne, etc. P. 599. — Causes occasionnelles du rut dans le cerf et dans quelques autres animaux. T. ii, p. 524.

Sable. Ce que l'auteur entend par lo mot de sable. T. i, p. 145. — Le sable vitrifiable et la glaise, qui n'est que du sable vitrifiable décomposé , est la matière commune dont le globe est composé ; et tous les rochers , soit du genre vitrifiable , soit du genre calcinable, sont également appuyés sur la glaise ou sur le sable vitrifiable. P. 305. —Inondations de sable. P. 327. — Les sables vitrifiables ne sont que des fragments de verre. P. 136. — Le sable en so décomposant, produit les paillettes talqueuses , et par une décomposition encore

plus complète il devient glaise et argile. P. 137.

Sable vitrescible. Le sable vitrescible peut se réunir en masses plus ou moins dures, par le moyen de l'eau. Add., t. i, p. 354 et 355.

Saca ou Chat de Madagascar à queue tortillée. Add., t. iv, p. 341.

Saï , petite espèce de sapajou , qu'on appelle aussi pleureur, dont il y a deux variétés ; leur description , leur naturel , leur nourriture. T. iv, p. 157 et 158. — Caractères distinctifs de l'espèce du saï. P. 1 58.

Saïga, animal qui fait une espèce intermédiaire entre les chèvres et les gazelles. T. m, p. 352 et 353. — Description de ses cornes et ses convenances avec les gazelles. P. 353. — On se sert de la matière de ses cornes comme de l'écaillé ; cette matière est belle et très-transparente. P. 354. — Lesaiga ressemble plus aux gazelles qu'aux chamois et aux bouquetins par les habitudes naturelles. Ibid.

Saïga. Sa description, par Gmelin. Le saïga ne doit pas être confondu avec le saïga des Tartares Irkutzk, qui est l'animal du musc. Add., t. iv, p. 577. — L'espèce du saïga se trouve, selon M. Forster, depuis la Moldavie et la Bessarabie, jusqu'à la rivière dTrtisch en Sibérie. Sa nourriture dans l'état de liberté; son naturel. Il a la lèvre supérieure plus longue que l'inférieure; elle paraît pendante, et c'est probablement à cette forme des lèvres qu'on doit attribuer la manière dont cet animal paît, car il ne broute qu'en rétrogradant. Selon M. Forster, les saïgas vont la plupart en troupeaux, qu'on assure être quelquefois jusqu'au nombre de dix mille. Ce qui est plus certain, c'est que les mâles se réunissent pour défendre leurs petits et leurs femelles contre les attaques des loups et des renards. Leur voix ressemble au bêlement des brebis. Les femelles mettent bas au printemps, et ne font qu'un petit à la fois et rarement deux. P. 578. — On trouve quelquefois des saïgas à trois cornes, et même on en voit qui n'en ont qu'une seule, ce qui est confirmé par M. Pallas. Description du saïga, par M. Forster. Il n'y a que les mâles qui aient des,

cornes; les femelles en sont dépourvues. Saïga est un mot tartare qui signifie chèvre sauvage; mais communément ils appellent le mâle matgatch et la femelle saïga.

P. 578 et 579.

Saïmiri, petite espèce de sapajou, appelé vulgairement sapajou aurore ; c'est le plus joli des sapajous ; sa description et ses habitudes naturelles. T. iv, p. 158 et 159. — Caractères distinctifs de l'espèce du saïmiri. P. 159.

Saïmiri. Addition à son article. Add., t. iv, p. 177 et suiv.

Saison de vie et saison de mort dans les végétaux et dans plusieurs animaux. T. m, p. 416 et 417.

Sajous , ce sont des sapajous de moyenne grandeur dont il y a deux variétés , savoir : le sajou brun et le sajou gris; leur description, leur naturel ; ils peuvent produire dans nos climats : exemple à ce sujet. T. iv, p. 156. — Caractères distinctifs de l'espèce du sajou. Ibid. et 157.

Sajou brun. Addition à l'article de ce sapajou, et exposé de quelejues-unes de ses habitudes. Add., t. iv, p. 175 et suiv.

Saki, grande espèce de sagouin. Caractères distinctifs de cette espèce. T. iv, p. 160.

Salamandres. On trouve dans les salamandres des œufs et des petits vivants; elles ne sont vivipares que comme la vipère. T. i, p. 595.

Samoïèdes , peuple du nord de l'Asie.

Nouvelles observations sur ce peuple. Add., t. ii, p. 258 et suiv.

Sang. Circulation du sang avait été soupçonnée et annoncée avant Harvey ; mais c'est lui qui l'a démontrée. T. i, p. 479. — Première origine du sang dans le fœtus et dans le poulet. P. 618. — L'origine et la formation du sang du fœtus sont aussi indépendantes du sang de la mère que le sang du poulet dans l'œuf est indépendant de celui de la poule qui le couve. P. 619. — Le sang paraît plus tôt dans le placenta que dans le fœtus. P. 643. — Dans les premiers temps, et même jusqu'à deux et trois mois, le corps du fœtus ne contient que très-peu de sang; il est blanc comme de l'ivoire, et ne paraît être composé que de lymphe qui a pris de

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la solidité. P. 644. — Il n'y a nulle communication du sang de la mère avec le sang du fœtus. Ibid.

Sanglier. Différences du sanglier et du cochon domestique. T. n, p. 467. — La durée de la vie du sanglier peut s'étendre jusqu'à vingt-cinq ou trente ans. P. 469. — Les petits sangliers suivent tous leur mère jusqu'à l'âge de trois ans. P. 470. — Le sanglier, surtout le mâle, crie très-rarement; mais dès qu'il est surpris, il souffle avec tant de violence, qu'on l'entend de très-loin. P. 471. — Les sangliers ne sont pas naturellement carnivores, et cependant ils mangent de la chair corrompue. Ibid. — Le mâle, dans le temps du rut, demeure ordinairement trente jours avec la femelle.

P. 472. — Chasse du sanglier. Ibid. — Il est absolument nécessaire de couper les parties de la génération au sanglier dans le moment qu'on vient de le tuer, sans quoi sa chair ne serait pas mangeable. Ibid.

Sanglier (le) du Cap- Vert et de quelques autres endroits, a des défenses très-grosses et tournées comme des cornes de bœuf. T. iv, p. 119. — Notice au sujet de cet animal ; ses défenses du dessus ressemblent plus à des cornes d'ivoire qu'à des dents. Add., t. iv, p. 474.

Sanglier d'Afrique. Voyez Sanglier du Cap-Vert. Add., t. iv, p. 474.

Sanglier du Cap-Vert. Sa description.

Add., t. iv, p. 474. — Cet animal a refusé de s'accoupler avec une truie ordinaire, et même s'est mis en fureur contre elle et l'a tuée. Différences très-remarquables entre le sanglier du cap Vert et le cochon. P. 475 et suiv. — Sa description, par MM.PallasetWosmaer.il paraît par ces descriptions, et par quelques faits historiques qui sont à la suite, qu'il y a des variétés même assez remarquables dans cette espèce de sanglier d'Afrique. P. 476 et suiv. — Raison de douter si cette espèce n'est pas une simple variété dans l'espèce de notre sanglier d'Europe. P. 480. — Cet animal d'Afrique paraît exister également dans les terres du cap Vert, dans celles du cap de Bonne-Espérance et dans l'île de Madagascar. Ibid. — Histoire et description de cet animal, par M. Allamand. P. 481 et suiv.— H

court beaucoup plus légèrement que le cochon d'Europe. Autre expérience qui semble prouver que le sanglier d'Afrique est d'une espèce différente des autres cochons. P. 483.

Sanglier du Cap-Vert. Addition et correction à son article. Add., t. iv, p. 485.

Santé. Pourquoi la santé de l'homme est plus chancelante que celle des animaux.

T. n, p. 334 et suiv.

Sapajous et Sagouins. On a eu lort de les indiquer par les noms de singes, de cynocéphales, de kèbes et de cercopithèques; car, de la même manière qu'il ne se trouve dans le nouveau continent ni singes, ni babouins, ni guenons, il ne se trouve aussi dans l'ancien continent ni sapajous ni sagouins. T. iv, p. 7. — Caractères généraux et particuliers qui séparent les sapajous et les sagouins des singes, des babouins et des guenons; le premier de ces caractères est d'avoir la cloison des narines fort épaisse ; le second est d'avoir les narines ouvertes sur les côtés du nez et non pas au-dessous du nez; le troisième est de manquer de callosités sur les fesses, et le quatrième de manquer aussi d'abajoues ou de poches au dedans des joues. P. 8. — Le caractère général par lequel on peut distinguer les sapajous des sagouins, c'est que les sapajous ont la queue dégarnie de poil par dessous, et qu'ils peuvent s'en servir comme d'un doigt pour s'accrocher, au lieu que les sagouins ont la queue lâche et entièrement velue en dessous comme par dessus. Ibid. — Ces animaux peuvent être regardés comme les représentants, dans le nouveau continent, des singes, des babouins et des guenons, qui ne se trouvent que dans l'ancien. P. 140. — Ressemblances et différences détaillées des sapajous et des sagouins entre eux. P. 145 et 146. — Il y a huit espèces de sapajous et six espèces de sagouins; énumération de toutes ces espèces. P. 146 et 147.

Saricovienne, animal du pays de la Plata qui est grand comme un chat, et qui est d'une nature amphibie comme la loutre. Il a de même des membranes entre les doigts de pieds. T. ni, p. 504.

Saricovienne. La saricovienne ou grande loutre marine se trouve non-seulement sur

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les côtes de l'Amérique, mais aussi sur les côtes de Kamtschatka et des autres parties du nord-est de l'ancien continent. Add., t. iv, p. 303. — Faits historiques au sujet des saricoviennes de Kamtschatka. Leur naturel ; elles évitent les phoques et n'aiment que la société de leur espèce. Elles se tiennent en très-grandes troupes, lbid. — Leurs habitudes naturelles. P. 304. — Elles ont l'odorat très-bon, mais la vue faible et courte. Leur manière de courir. Elles nagent avec une très-grande célérité. Le mâle ne s'attache qu'à une seule femelle. Les femelles ne produisent qu'un petit à la fois et rarement deux. lbid. Le temps de la gestation est d'environ huit à neuf mois. Les petits, en naissant, ont déjà toutes leurs dents. Les saricoviennes vivent de coquillages et de poissons mous. Elles n'ont pas, comme les phoques, le trou ovale du cœur ouvert. P. 304 et 303. — La chair des jeunes est assez bonne à manger. Les peaux des saricoviennes font de très-belles fourrures et sont d'un grand prix. P. 305. — Chasse périlleuse de ces animaux. lbid. — Variétés dans la couleur de leurs fourrures, dont les plus belles sont celles qui sont de couleur noire. P. 3C6. — Il y a sous les longs poils un feutre bien fourni. La femelle est plus petite que le mâle, et sa fourrure plus noire. lbid. — Manière dont se fait la mue dans ces animaux. Leurs ressemblances avec la loutre terrestre. Description d'une saricovienne de Kamstchalka. lbid. et suiv.

Saiucoviennes de la Guiane (les) varient beaucoup pour la grandeur et la couleur. Leurs habitudes naturelles. Elles ont pour ennemis les jaguars et les couguars. Add , t. iv, p. 309.

Sarigue (le) est un animal du nouveau continent, qui ne se trouve pas dans l'ancien continent. T. ni, p. 504. — Deux caractères singuliers par lesquels on peut distinguer le sarigue de tous les autres animaux, lbid. — La femelle a sous le ventre une ample cavité , une espèce de poche dans laquelle elle reçoit et allaite ses petits- lbid. — Le sarigue, tant le mâle que la femelle, a le premier doigt des pieds de derrière sans ongle, et bien séparé des autres doigts, tel qu'est le pouce

dans la main de l'homme. P. 155. — Est un animal du nouveau continent et qui ne se trouve pas dans l'ancien. Examen et critique des assertions de quelques auteurs à ce sujet. P. 150 et suiv. — Le sarigue mâle n'a point de poche sous le ventre comme la femelle. P. 164. — Description du sarigue femelle, lbid. — Courte description de la poche que la femelle a sous le ventre. P. 165. — La poche que la femelle porte sous le ventre n'est pas le lieu dans lequel les petits sont conçus, comme l'ont dit plusieurs auteurs; cette femelle a , comme toutes les autres, une matrice à l'intérieur, lbid. — Dans les organes de la génération des sarigues, il y a plusieurs parties doubles qui sont simples dans les autres animaux. P. 166. — La conformation des parties de la génération des sarigues, tant mâles que femelles, est singulière et différente de celle de tous les animaux quadrupèdes, lbid. — Cet animal n'affecte pas uniquement les climats les plus chauds, lbid. — Il produit souvent et produit en grand nombre, quatre ou cinq, cinq ou six, six ou sept petits, lbid. — Ils sont extrêmement petits lorsqu'ils naissent, c est à-dire quand ils sortent de la matrice pour entrer dans la poche et s'attacher aux mamelles, lbid. — Dans ces animaux, la matrice n'est, pour ainsi dire, que le lieu de la conception, de la formation et du premier développement du fœtus, dont l'exclusion étant plus précoce que dans les autres quadrupèdes, l'accroissement s'achève dans la poche où ils entrent au moment de leur naissance prématurée. P. 167. — Les petits sarigues restent attachés et comme collés aux mamelles de la mère pendant le premier âge et jusqu'à ce qu'ils aient pris assez de force et d'accroissement pour se mouvoir aisément, lbid. — La poche que la femelle a sous le ventre ne doit pas être regardée comme une seconde matrice ni même comme un abri absolument nécessaire aux petits pendant le temps de leur développement.

lbid. — Les petits entrent dans la poche de la mère pour dormir, pour téter et aussi pour se cacher lorsqu'ils sont épouvantés : la mère fuit alors et les emporte tous; elle ne parait jamais avoir plus de ventre que

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quand il y a longtemps qu'elle a mis bas, et que ses petits sont déjà grands. P. 168. — Le sarigue marche mal et court lentement. Ibid. — Il grimpe sur les arbres avec une extrême facilité. Ibid. — Il se suspend aux branches des arbres par l'extrémité de sa queue, qui est musculeuse et flexible comme une main. Ibid. — Ses habitudes naturelles. Ibid. et suiv. — Il s'apprivoise aisément; mais il dégoûte par sa mauvaise odeur, qui est plus forte que celle du renard, et il déplaît par sa vilaine figure et par sa queue, qui ressemble à une couleuvre. P. 169.

Sarigue. Habitudes naturelles de cet animal. Jdd., t. iv, p. 347 et suiv.

Sarigue à long poil. Il est plus grand que le sarigue des Illinois. Ses ressemblances et ses différences avec ce dernier animal. Sa description. Add., t. iv, p. 353 et 354. — Il ne paraît être, comme celui des Illinois, qu'une variété dans l'espèce du sarigue commun. P. 354.

Sarigue des Illinois. Variété dans l'espèce du sarigue commun. Ses différences et ses ressemblances avec ce dernier animal. Jdd., t. iv, p. 352 et 353. — Sa description. P. 353.

Satellites des planètes , ont tous la même direction de mouvement dans des cercles concentriques autour de leur planète principale; leur mouvement est dans le même plan, et ce plan est celui de l'orbite de la planète : tous ces effets, qui leur sont communs, et qui dépendent de leur mouvement d'impulsion , ne peuvent venir que d'une cause commune, c'est-à-dire d'une impulsion commune de mouvement. La terre tourne sur elle-même plus vite que Mars, dans le rapport de 24 à 15, la terre a un satellite, et Mars n'en a point; Jupiter surtout, dont la rapidité autour de son axe est cinq ou six cents fois plus grande que celle de la terre, a quatre satellites, et il y a grande apparence que Saturne, qui en a cinq et un anneau, tourne encore beaucoup plus vite que Jupiter. T. i, p. 79 et 80.

Satherion. L'animal amphibie appelé satherion par Aristote, est vraisemblablement la zibeline. T. m, p. 506.

Saturne. L'anneau de Saturne doit être

parallèle à l'équateur de cette planète, c'està-dire à peu près dans le même plan ; raison de cette présomption. T. i, p. 80.

Satyre. C'est le nom que quelques auteurs ont donné au singe que les Indiens appellent orang-outang ou homme des bois; il appartient à l'ancien continent et ne se trouve point dans le nouveau. T. nr. p. 36.

Satyrion. L'animal amphibie appelé satyrion par Aristote, pourrait bien être le desman. T. m, p. 506.

Sauterelles. Prodigieuses dévastations causées par les sauterelles. T. h, p. 539.

Sauterelles. Différents peuples qui mangent des sauterelles. Jdd., t. h, p. 272.

Sauvages. Ils ne savent pas ce que c'est de se promener, et n'imaginent pas pourquoi nous nous donnons ainsi du mouvement qui n'aboutit à rien. T. h, p. 67. — Description des sauvages de l'Amérique, avec des réflexions sur leurs coutumes et leurs mœurs. P. 197 et suiv. — Les sauvages d'Amérique ne veulent pas souffrir l'esclavage, et ils aiment mieux se laisser mourir que de servir et travailler. P. 203.

Savants (les) sont déconcertés plus aisément que le vulgaire par l'étalage de l'érudition et par la force et la nouveauté des idées. T. i, p. 90.

Scherman ou Rat d'eau de Strasbourg.

Description de cet animal envoyé par M. Her mann. Jdd., t. iv, p. 389 et suiv.

Science. La seule et vraie science est la connaissance des faits : les faits sont dans les sciences ce qu'est l'expérience dans la vie civile. T.i,p. 14. — Les sciences abstraites ne peuvent s'appliquer qu'à très-peu de sujets en physique. Il n'y a guère que l'astronomie et l'optique auxquelles elles puissent être d'une très-grande utilité. T. i, p. 30 et 31.

Sciences mathématiques. Inconvénients qui se trouvent dans leur application à la physique. T. i, p. 31 . — Point le plus délicat et le plus important de l'étude des sciences; savoir bien distinguer ce qu'il y a de réel dans un sujet , de ce que nous y mettons d'arbitraire en le considérant. Ibid.

Sciences et Arts ; ce qui est vrai pour les arts, l'est aussi pour les sciences , seule-

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ment elles sont moins bornées , parce que l'esprit est leur seul instrument; parce que dans les arts, il est subordonné aux sens, et que dans les sciences il leur commande, d'autant qu'il s'agit de connaître, et non pas d'opérer; de comparer, et non pas d'imiter. T. iv, p. 13 et 14.

Semence dans les femelles. Les réservoirs de la semence des femelles sont les cavités des corps glanduleux qui croissent sur leurs testicules. T. i, p. 517.

Séminales. La liqueur séminale dans l'un et l'autre sexe est une espèce d'extrait de toutes les parties du corps. T. i, p. 456 — La femelle a , comme le mâle , une liqueur séminale, et ces liqueurs contiennent également des corps organisés et mouvants ; mais elles ont besoin de se rencontrer et de se mêler ensemble, pour que les molécules organiques qu'elles contiennent puissent se réunir et former un animal. P. 457. — La liqueur séminale dans les femelles a été admise par les anciens , et existe en effet aussi certainement que celle du mâle. P. 460. — Il n'était pas aisé de reconnaître précisément quelles parties servent de réservoirs à cette liqueur séminale de la femelle. Ibid.

— Il n'est pas nécessaire que la liqueur séminale, tant du mâle que de la femelle, soit en grande quantité pour former un embryon ; il suffit qu'elle se mêle au dedans de la matrice. Ibid. — Dans la jeunesse, la liqueur séminale est moins abondante , quoique plus provoquante ; sa quant: :é augmente jusqu'à un certain âge ; raison de ces effets. P. 462. — La liqueur séminale, volume pour volume, est près d'une fois aussi pesante que le sang dans le moyen âge , et plus pesante spécifiquement qu'aucune autre liqueur du corps. P. 463. — La liqueur séminale des femelles est plus faible et en moindre quantité que celle des mâles. P. 464.

— La liqueur séminale des femelles se forme et est contenue dans les corps glanduleux qui croissent sur les testicules. P. 497. — La liqueur séminale contient peu ou plutôt ne contient point d'esprit volatil. P. 504. — Liqueur séminale de l'homme ; observation sur cette liqueur. P. 521 et suiv. — Observations sur la liqueur séminale du chien.

P. 527 et suiv. — Observations sur la liqueur séminale des lapins. P. 530 et suiv. — Observations sur la liqueur séminale du bélier. P. 532 et suiv. — Observations sur la liqueur séminale de la chienne. P. 535 et suiv.

— Observations sur la liqueur séminale de la vache. P. 540 et suiv. — Observations sur la liqueur séminale des poissons. P. 547.

— Observations sur la liqueur du calmar. Ibid. et suiv. — La plupart des liqueurs séminales se délaient d'elles-mêmes , et deviennent plus liquides à l'air et au froid qu'elles ne le sont au sortir du corps de l'animal ; au contraire elles s'épaississent lorsqu'on les approche du feu et qu'on lenr communique un degré même médiocre de chaleur. P. 579. — La liqueur séminale du mâle entre dans la matrice; observation à ce sujet, qui démontre le fait. P. 583. — La liqueur séminale est souvent dans des états très-différents. P. 588. — La liqueur séminale du mâle, ainsi que celle de la femelle dans certains états et dans certaines circonstances peut seule produire quelque chose d'organisé. P. 623. — Il est trèsdouteux que la liqueur séminale du mâle puisse jamais arriver aux testicules de la femelle et y former un fœtus. P. 624. — La liqueur séminale, tant du mâle que de la femelle peuvent également pénétrer le tissu de la matrice et entrer dans sa cavité par cette voie; observations qui le prouvent. P. 625.

Sens (nos) ne sont juges que dos qualités extérieures des choses. Leurs qualités intérieures ne tombant pas sous nos sens , nous ne pouvons en avoir aucune idée que par leurs effets. T. i, p. 443. — Les sens sont des espèces d'instruments dont il faut apprendre à se servir. T. n, p. 42. — Les plaisirs du sens de la vue et de celui du toucher, consistent dans la régularité et dans la proportion des formes, et le plaisir de l'oreille consiste aussi dans la proportion des sons. P. 120. — Explication de la manière dont nos sens sont affectés , et ce qu'ils ont de commun entre eux; pourquoi l'oeil est affecté par la lumière , l'oreille par le son, etc. P. 126 et 127. — Il parait que la différence qui est entre les sens ne vient

TABLE DES MATIÈRES

que de la position plus ou moins extérieure des nerfs , et de leur quantité plus ou moins grande dans les différentes parties qui constituent les organes. P. 127. — Récit philosophique où l'on explique le développement des sens et la formation de nos premières idées. P. 133 et suiv. — Les sens doivent être regardés comme parties essentielles à l'économie animale. P. 317. — Sens interne et commun; explication de la manière dont il est affecté par le moyen des sens externes, et comment il produit et détermine le mouvement de l'animal. P. 321 et 322. — Différence du sens intérieur et des sens extérieurs. P. 322. — Les ébranlements subsistent bien plus longtemps dans le sens interne que dans le sens externe. Ibid. — Les ébranlements du sens de la vue durent plus longtemps que les ébranlements du sens de l'ouïe ; preuve de cette assertion. P. 323. — Tous les sens ont la faculté de conserver plus ou moins les impressions des causes extérieures ; mais l'œil l'a plus que les autres sens; et le cerveau, où réside le sens intérieur de l'animal , a éminemment cette propriété; non-seulement il conserve les impressions qu'il a reçues, mais il en propage l'action en communiquant aux nerfs les ébranlements, etc. P. 324. — Les degrés d'excellence des sens suivent dans l'animal un autre ordre que dans l'homme. Dans l'homme le premier des sens pour l'excellence est le toucher, et l'odorat est le dernier ; dans l'animal , l'odorat est le premier des sens et le toucher est le dernier. L'homme a le toucher, l'œil et l'oreille plus parfaits, et l'odorat plus imparfait que l'animal : en général , les sens relatifs à la connaissance sont plus parfaits dans l'homme, et les sens relatif» à l'appétit sont plus parfaits dans l'animal P. 326. — Les sens relatifs à l'appétit sont plus développés dans l'animal qui vient de naître, que dans l'enfant nouveau -né; il en est de môme du mouvement progressif et de tous les autres mouvements extérieurs. P. 328 et 329. — L'homme qui a voulu savoir, a traité les sens comme des organes mécaniques, des instruments qu'il faut mettre en expérience pjur lcsvérifieret juger de leurs effets. T. iv, p. 1 1 .

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