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î. « Lee Américaine ont les cheveux épais, noirs, lisses, i"".u'«, descendant très-bas 6ur le o front et ré istantàl'â e » i Me. D'Orbignj : L'homme américain , fc t , p. 945. )
calteques, les Péruviens, etc., étaient des hommes nerveux, robustes et même plus courageux que l'infériorité de leurs armes à celles des Européens ne semblait le permettre.
Le même auteur donne un tableau généalogique des générations mêlées des Europe ens et des Américains, qui, comme celui du mélange des nègres et des blancs, demanderait caution et suppose au moins des garants que M. P. ne cite pas ; il dit :
« 1" D'une femme européenne et d'un sauvage de la Guyane naissent les métis: « deux quarts de chaque espèce ; ils sont basanés, et les garçons de cette première com- « binaison ont de la barbe, quoique le père Américain soit imberbe; l'hybride tient « donc cette singularité du sang de sa mère seule ;
« 2o D'une femme européenne et d'un métis provient l'espèce quarteronne . elle est « moins basanée, parce qu'il n'y a qu'un quart de l'Américain dans cette génération ;
< 3° D'une femme européenne et d'un quarteron ou quart d'homme vient l'espèce « octavone qui a une huitième partie du sang américain : elle est très-faiblement « hâlée, mais assez pour être reconnue d'avec les véritables hommes blancs de nos cli- « mats , quoiqu'elle jouisse des mêmes privilèges, en conséquence de la bulle du pape « Clément XI ;
« 4" D'une femme européenne et de l'octavon mâle sort l'espèce que les Espagnols « nomment Puchnella. Elle est totalement blanche, et l'on ne peut pas la discerner " d'avec les Européens. Cette quatrième race, qui est la race parfaite, a les yeux bleus « ou bruns, les cheveux blonds ou noirs, selon qu'ils ont été de l'une ou de l'autre cou- « leur dans les quatre mères qui ont servi dans cette filiation ' a. »
J'avoue que je n'ai pas assez de connaissances pour pouvoir confirmer ou infirmer ces faits, dont je douterais moins si cet auteur n'eu eût pas avancé un très-grand nombre d'autres qui se trouvent démentis ou directement opposés aux choses les plus connues et les mieux constatées; je ne prendrai la peine de citer ici que les monuments des Mexicains et des Péruviens, dont il nie l'existence, et dont néanmoins les vestiges existent encore et démontrent la grandeur et le génie de ces peuples, qu'il traite comme des êtres stupides, dégénérés de l'espèce humaine, tant pour le corps que pour l'entendement. Il paraît que M. P. a voulu rapporter à cette opinion tous les faits; il les choisit dans cette vue. Je suis fâché qu'un homme de mérite, et qui d'ailleurs paraît être instruit , se soit livré à cet excès de partialité dans ses jugements, et qu'il les appuie sur des faits équivoques. IVa-t-il pas le plus grand tort de blâmer aigrement les voyageurs et les naturalistes qui ont pu avancer quelques faits suspects, puisque lui-même en donne beaucoup qui sont plus que suspects ? Il admet et avance ces faits, dès qu'ils peuvent favoriser son opinion ; il veut qu'on le croie sur parole et sans citer de garants: par exemple, sur ces grenouilles * qui beuglent, dit-il , comme des veaux ; sur la chair de l'iguane qui donne le mal vénérien à ceux qui la mangent ; sur le froid glacial de la terre à un ou deux pieds de profondeur, etc. Il prétend que les Américains, en général , sont des hommes dégénérés ; qu'il n'est pas aisé de concevoir que des êtres, au sortir de leur création, puissent être dans un état de décrépitude ou de caducité *, et que c'est là l'état des Américains ; qu'il n'y a point de coquilles, ni d'autres débris de la mer sur les hautes montagnes, ni même sur celles de moyenne hauteur1 «; qu'il n'y
a Recherches sur les Américains , t. I , p. 2Î1. t. Idem , ibidem. , t. I, p. 24.
'■■ Idem, ibidem, p. 25.