‹ Œuvres complètes avec la nomenclature linnéenne et la classification de Cuvier, reviser et annotéesChapitre 82 sur 126 · C'est le lièvre variable (Lepus variabilis. Pallaâ · texte numérisé non relu

C'est le lièvre variable (Lepus variabilis. Pallaâ

int. Les lièvres dos pays chauds, d'Italie, d'Espagne, de Barbarie, sont plus petits que ceux de France et des autres pays plus septentrionaux : selon Aristote, ils étaient aussi plus petits en Egypte qu'en Grèce. II- sont également répandus dans tous ces climats : il y en a beaucoup en Suède, en Danemark, en Pologne, e*i Moscovie; beaucoup en France, en Angleterre, en Allemagne; beaucoup en Barbarie, en Egypte, dans les îles de l'Archipel, surtout à Délos a, aujourd'hui Idilis, qui fut appelée par les anciens Grecs Layia, à cause du grand nombre de lièvres qu'on y trouvait. Enfin, il y en a aussi beaucoup en Laponie b, où ils sont blancs pendant dix mois de l'année, et ne reprennent leur couleur fauve que pendant les deux mois les plus chauds de l'été. Il parait donc que les climats leur sont à peu près égaux; cependant on remarque qu'il y a moins de lièvres en < 'rient qu'en Europe, et peu ou point dans l'Amérique méridionale1, quoiqu'il y en ait en Virginie, en Canada e, et jusque dans les terres qui avoisinent la baie de Hudson d et le détroit de Magellan; mais ces lièvres de l'Amérique septentrionale 2sont peut-être d'une espèce différente de celle de nos lièvres, car les voyageurs disent que non-seulement ils sont beaucoup plus gros, mais que leur chair est blanche et d'un goût tout différent de celui de la chair de nos lièvres e; ils ajoutent que le poil de ces lièvres du nord de l'Amérique ne tombe jamais, et qu'on en fait d'excellentes fourrures. Dans les pays excessivement chauds, comme au Sénégal, à Gambie, en Guinée f, et surtout dans les cantons de Fida, d'Apam, d'Acra, et dans quelques autres pays situés sous la zone torride en Afrique et en Amérique, comme dans la Nouvelle-Hollande et dans les terres de l'isthme de Panama, on trouve aussi des animaux que les voyageurs ont pris pour des i ièvres, mais qui sont plutôt des espèces de lapins »; car le lapin est originaire des pays chauds, et ne se trouve pas dans les climats septentrionaux3, au lieu que le lièvre est d'autant plus fort et plus grand qu'il linhite un climat plus froid.

'/. Voyez la Description des isles de l'Archipel de Dapper. Amsterd., 1730 , p. 375.

b. Voyez les œuvres de Regnard. Paris , 1748, 1. 1, p. 180. Il Genio vacante. Parma ,1001 , t. II, p. 40. Voyage de la Harliniè e, Paris, 1 07 1 , p. H.

c Voyez la Relation de la Gaspésie, parle P. le Clercq. Paris, 1691,pageB 4SS, 489, "H , 498..

d. Voyez Le Voyage de Robert I. de. P ri . 1744 . t. Il, p. B17 ; > 1 la Balte des Voyages iê

e. Idem, , ibid. l<i m , IWd.

f. Voyez VHtslo re générait des Voyages, par M. l'abbé Prévo t,t. III, pa 135 el 898

oyezli Voyage de Da les, t. IV, p. 111; et le Voyageât Wafer,

i ilasnJ i IV, ]

i. i. | eti ( Levas brasiliensis. 6m

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