‹ Œuvres complètes. Avec les notes de MM. Parseval-Grandmaison, de Féletz, de Choiseul-Gouffier, Aimé-Martin, Descuret, etcChapitre 173 sur 411 · I.argior ; haud illi stabunt ylJicia parvo · texte numérisé non relu

I.argior ; haud illi stabunt ylJicia parvo

Ilos]ntia. » Et laevo pressit pcde, l;dia fatus,

Exanioiera, raj)iens inniaiiia pondéra ballei,

hipressunique nel'as : una snb iiocte jugali

Qui, cachant les forfaits des lâches Danaides, Inondèrent de sang leurs couches homicides ; Du travail de Clonus superbe monument.

Turnus s'en applaudit. Fatal aveuglement! Combien de son bonheur l'homme aisément s'enivre ! Sans prévoir l'avenir, au présent il se livre. Hélas! le moment vient, il ne tardera pas, Où l'orgueilleux Turnus paiera cher ce trépas ; Et, teignant de son sang ces marques de sa gloire, Maudira, mais trop tard, sa fatale victoire! Cependant de Pallas les amis gémissants Poussent en longs sanglots de lugubres accents , L'environnent en foule, et, l'arrosant de larmes, Rapportent ce guerrier étendu sur ses armes. O cher et triste objet ! ô combien ton cercueil Va porter chez Évandre et de gloire et de deuil ! Hélas ! à peine entré dans la lice guerrière , La mort avant le temps vient finir ta carrière. Console-toi ; le sort , en abrégeant son cours , Ajoute à ton grand nom ce qu'il ôte à tes jours.

Bientôt un avis sûr au généreux Énée Du malheureux Pallas apprend la destinée, Lui dit quel grand danger environne les siens, Qu'il est temps de voler au secours des Troyeus. Il part , moissonne tout sur son sanglant passage. C'est toi, Turnus, c'est toi que demande sa rage : Pallas et son trépas , Évandre et sa douleur, Sont présents à ses yeux , sont présents à son cœur ; Il n'a pas oublié les services d'Evandre, Sa table hospitalière et son accueil si tendre. De Sulmon et d'Ufens huit malheureux enfants Par ses terribles mains sont saisis tout vivants ; Du bûcher d'un ami, dont l'ombre les réclame. Bientôt leur sang captif arrosera la flamme. Magus au même instant se présente à ses coups; Le trait vole : aussitôt , tombant sur ses genoux ,

Ca;sa manus juvenum fœde , ihalamique cruentî; Qax Clonus Eurytides multo caelaverat auro;

5oo Quo nunc Turnus ovat spolio gaudetquc potitus. ISescia mens borainum fati, sortisque futurae.. Et servarc raodum, rébus sublata secundis! Turno tempus erit , magno quum optaverit emtiuu Intactum Pallanta, et quum spolia ista dicmque Oderit! At socii mullo gemitu lacrymisque lupositum scuto referunt Pallauta fréquentes. O dolor, atque decus magnum reditiire parenti! Ila'c te prima dies bollo dédit, hœc eadem aufert; Quum tamen ingentis Rutulorum linquis accrvos!

^'" IS'ec jain fama mal! tauti, sed certior auctor Advolat JEuex, tenui discrimine leti Esse suos : tempus versis succurrere Teucris. Proxima qua-que metit gladio, latumque per agmou Ardens liniitem agit ferro; te, Turne, superbum Cïde nova quœrens. Pallas, Evander, in ipsis Omnia sunt oculis; mensoe, quas advcna primas Tune adiit, dextneque datœ. Sulmone creatos Quatuor bic juveues; totidem, quos cducal Ufens, Viveutis rapit, iuferias quos inimolet umbris,

'■"O C.aptivoque rogi perfundat sanguine flammas. hide Mago procul uifcnsam conleuderat hastam ;

Page 1