‹ Œuvres complètes. Avec les notes de MM. Parseval-Grandmaison, de Féletz, de Choiseul-Gouffier, Aimé-Martin, Descuret, etcChapitre 372 sur 411 · AUGUSTA DE BRUNSWICK · texte numérisé non relu

AUGUSTA DE BRUNSWICK

Proscrit , errant , sans foyer, sans patrie , Cet enfant nouveau-né d'une épouse chérie ' , Même en nous consolant, ajoutoil à nos maux; Mais des infortunés la généreuse amie Lui daigne ouvrir ses bras et sou ame attendrie.

Sous des auspices aussi beaux , Ah ! qu'il est doux d'arriver à la vie !

Tel ce bouton frais et vermeil ,

Qui dans l'hiver n'osoit éclore, N'attendoit , pour s'ouvrir, qu'un rayon du soleil ,

Ou qu'une larme de l'Aurore.

Heureux enfant ! du céleste flambeau Apprends-nous donc enfin à bénir la lumière-, Mêle ton doux souris aux larmes de ta mère ,

Et puisse , jusques au tombeau ,

T'accompagner dans la carrière Ce rayon de bonheui- tombé sur ton berceau !

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