‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 36 sur 140 · LIVRE II. 6i · texte numérisé non relu

LIVRE II. 6i

Elle craindra de me désespérer.

Heureux Tamant, quitté de sa maîtresse, Qui la rencontre, et qu'elle voit pleurer * !

' Félix qui potuii prœsenti fiere pueUœ.

Propxrce , I , X9 y i5.

ELEGIE II

Je n'ai plus d'Eucharis! Que m'importe la vie? O nuit, viens dans ton ombre ensevelir mes yeux. Je n'ai plus d'Eucharisl Après sa perfidie, Je ne veux plus revoir la lumière des cieux.

Moi qui, près d'elle assis dans son char radieux, Marchais * environné de la publique envie ; Moi qui, paisible roi, dans son âme asservie Eclipsais l'univers et balançais les dieux ^, De sa haine aujourd'hui monument déplorable, Dans la foule importune esclave confondu , Triste, et mouillant de pleurs sa porte inexorable,

' Le rapprochement des mots eusis et marcluûs n'est peut-être pas fort heureux. Toutefois l'emploi du mot marcher a ici une emphase trèspoétique. C'est Vincedere des Latins.

Vos superbes rivales

Qui disputaient mon cœur et marchaient tos égales.

ZAÏas, HZ, 6.

Eux qui n'étaient pas faits pour marcher nos égaux.

Oltmpie, I, a.

' L'auteur a écrit en 1785,» effaçais tous les dieux » : nous avons repris la leçon de 1780 , qui nous a paru meilleure. C'est une imitation d'un vers de l'Iphigénie : *

Achille furieux

Epouvantait l'armée et partageait les dieux.

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