A M. LE COMTE DE P
Tout s'anime dans la nature.
Doux Avril , tu descends des airs :
Vénus détache sa ceinture ; Les fleui^ émaillent Ja verdure, Et l'oiseau reprend ses concerts.
Quittez le brouillard de la ville Et ses embarras indiscrets ' ; Paisible habitant da Marais , Courez, dans ce vallon fertile Qu'ont embelli Flore et Gérés, De la campagne renaissante Respirer les douces odeurs,
' Le titre de l'édition de 1780, est « A M. DE P. » ; celui de 1785, « A M. le comte de P. » L'éditeur de z8a3 a écrit en tontes lettres, « A M. le comte de Parny. » ne se trompe pas ; pourtant nous avons laissé l'abréviation, ici et ailleurs. Le comte de Parny était frère du chevalier.
> Omitte mirari beaiœ
Fumum et opes strepitumque Romœ,
Horace, m, Od, ag, a.
L'épithète ^indiscrets ne semble pas heureuse.
8a LES AMOURS.
Et sur l'épine blanchissante
Cueillir ses premières faveurs.
Aux champs le printemps vous appelle :
Ah ! profitez de ses beaux jours.
Heureux favori des amours,
C'est pour vous qu'il se renouvelle :
Pour moi la peine est éternelle,
Et l'hiver durera toujours.