‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 51 sur 140 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Bien plus : des pleurs y s'échappant de tes yeux, Mouillaient ta joue et parcouraient tes charmes. Que je rougis de ma simplicité !

Oui, tu pleurais; et moi, tout agité, G>kitfe moi-même en seeret irrité , Je m'en voulais de causer tes alarmes f" Crédule, hélas! et j'essuyais tes larmes.

C'en est donc fait : ta main brise nos fers.

En me quittant tu ris encor, traîtresse !

Songe du moins aux maux que j'ai soufferts Pour retenir ta volage tendresse.

Tu le SMS bien : ton esclave amoureux N'a redouté ni les vents, ni la pluie.

Ni le soleil, ni le froid rigoureux'.

Ni les torrens roulant des rocs affreux ', Ni Jupiter sous un ciel en furie.

Et qui, dis-moi, célébra ta beauté ?

i^un etiamjiebas : at non egoJalUre doetms

Tergeham humentes eredulus usque gênas, .^

TiBULLByi, 9, 29.

n a aussi comparé un passage d'André Ghéoier, lequel défend aussi la leçon primitiTe :

Avec de tds duocnn, ah ! ta m'aurais /kii croire Aux clartés à^ soleil dans la nuit la plus noire.

' Pfon mihipigm notant hibemœfiigora no^Si Non mihi cum mmUa deddii imher aqua,

TlBULLB, I, 3,29.

• * Ce vers est d*une Suture savante et bien imitatiTe.

Paris encore est plein de mon délire:

Sept ans entiers j'ai chanté sur ma lyre

Et ta constance et ma félicité.

En te voyant, si la foule soupire,

Si tous les cœurs te décernent l'empire • *'

Des déités, reines de l'univers ,

Ingrate, hélas.! tu le dois à mes vers.

Qui, je voudrais dans la flamme rapide

Anéantir ces vers adulateurs ;

Oui y je voudrais que l'Océan avide

Eût englouti mes écrits imposteurs ^.

On connaîtra malgré moi l'infidèle : .

Vainqueur du temps, son nom vivra toujours ,

On oubliera qu'elle a troublé mes jours,

Et les amans ne parleront que d'elle.

^ Quin etiam attonita laudes tibi mente canebam. At me nunc nostri Pieridumque pudet.

nia ^elim rapida F'ulcanus carmina^amma Torreaty aut liquida deleat amnis aqua.

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