‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 61 sur 140 · LIVRE III. m · texte numérisé non relu

LIVRE III. m

Le breuvage divin ' qu'a goûté sa maîtresse ,

Le fruit que sa bouche a mordu, Son baiser du matin, sa première caresse, L'attente d'un bonheur mille fois suspendu, Et ce mot si touchant, ce seul mot,ye vous aune , Est peut-être aussi doux que la volupté même.

O ma divinité suprême.

Prolongeons , s'il se peut, des momens aussi courts. Laissons là la vieillesse et tous ses vains discours^. Je foule aux pieds ces biens que le vulgaire envie; Dans tes bras amoureux j'achèverais ma vie Loin du bruit des cités et du faste des cours.

Transportez-moi sous le pô^e du monde , Dans ces déserts glacés, où, tout couvert de peaux. Seul, errant tristement dans une nuit profonde, Le Lapon, emporté sur de légers traîneaux.

Promène incessamment sa hutte vagabonde^;

Transportez-moi sous l'ardent équateur,

> Édition de i8a3 :

Le breuTage enyié...

* FwanutSf mea Lesbia, atque amemus, Rumoresque semun tweriorwn Omnes unius testùnemus assis,

CiiTUi:.i.s, V.

3 Édition de 1780:

où toat couvert de peaux

D'informes nains , errans comme de tUs troupeaux , Promènent sur des chars leur tente ragabonde.

jia LES AMOURS.

Dans les sables mouvans de l'inculte Libye :

Oui, j'aimerai toujours les yeux de Catilie; Oui, j'aimerai toujours son sourire enchanteur'.

< Pone mepigris uhi mUla eampis Arborœstwa reereatur aura^ Quod lotus mundi nebuLe maUuque

Juppiter urget:

Pons sue eurru nimium propinqui Solis, in terra domibus negata :

Dulcê ridentem Lalagen amabo , Duicê loqueutem^

HORACB , I , Odn 32.

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