LIVRE III. i
Et de cette conque azurée , Cuite dans Sèvre ', et décorée Avec un soin industrieux , Parmi cent parfums précieux Tirons ce nard délicieux Dont l'odeur seule fait qu*on aime , Qui prête un charme à Vénus même, Et l'annonce au banquet des dieux ^.
> Il y avait Sève dam toutes les éditûns.
a Édition de 1780:
Tirons ce nard dëlidenx Dont les Yolnptés et lenr mère Ont doté ma muse légère Pour prix de ses chants glorieux.
Ce qui désignait sans doute un vase de porcelaine de Sèvres plein de parfums, et donné par Catilie. Le poëte a déjà parlé , p. 70 , du fard de Ténus. U fait peut-être allusion i un passage de TOdyssée ( xvixi , 19a ) , où il est question du fsrd divin dont Vénus orne son beau visage , quand elle va se joindre au chœur des Gr&ces.
i54 LES AMOURS.
ELEGIE XVI