‹ Œuvres complètes; avec notes et variantes, précédées d'une notice historique sur sa vieChapitre 110 sur 137 · A UN MYRTE · texte numérisé non relu

A UN MYRTE

Croissez , l'honneiir de mon bocage ,

Jeune arbrisseau que j'ai planté :

La déesse de la beauté

Attend votre premier feuillage.

Croissez, ô myrte plus cliéri

Que ces ormeaux qui m'ont vu naître,

Un jour, votre rameau fleuri

Dans les airs s'étendra peut-être.

Sous votre abri voluptueux,

Zirpbé veut qu'on lui dresse un trône ^ :

Zirplié vous devra la couronne

Qui doit parer ses beaux cheveux.

Que la fraîcheur de votre ombrage

Nous plaira sur la fin du jour !

Croissez. Des fleurs l'amant volage

Frémit dans les bois d'alentour;

Phébus se couche sans nuage :

Et , si demain un sombre orage

' Dans le même Almanach que la pièce précédente, et avec la nièiiie signa tii re.

^ Voyez plus liaul , p. 26 1 .

■iSG A UN MYRTE.

S'élève et gronde à son retour, Que l'oiseau qui lance la foudre , En réduisant le chêne en poudre , Respecte l'arbre de l'Amour!

A MONSIEUR

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