A UN MYRTE
Croissez , l'honneiir de mon bocage ,
Jeune arbrisseau que j'ai planté :
La déesse de la beauté
Attend votre premier feuillage.
Croissez, ô myrte plus cliéri
Que ces ormeaux qui m'ont vu naître,
Un jour, votre rameau fleuri
Dans les airs s'étendra peut-être.
Sous votre abri voluptueux,
Zirpbé veut qu'on lui dresse un trône ^ :
Zirplié vous devra la couronne
Qui doit parer ses beaux cheveux.
Que la fraîcheur de votre ombrage
Nous plaira sur la fin du jour !
Croissez. Des fleurs l'amant volage
Frémit dans les bois d'alentour;
Phébus se couche sans nuage :
Et , si demain un sombre orage
' Dans le même Almanach que la pièce précédente, et avec la nièiiie signa tii re.
^ Voyez plus liaul , p. 26 1 .
■iSG A UN MYRTE.
S'élève et gronde à son retour, Que l'oiseau qui lance la foudre , En réduisant le chêne en poudre , Respecte l'arbre de l'Amour!
A MONSIEUR